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 Ailen O'Ceann

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MessageSujet: Ailen O'Ceann   Dim 13 Nov - 4:44


O'Ceann Ailen
"Je tisserai des chants, au soir et au levant... Un point pour chaque étoile, chanson de toile..."



Nom ▬ O'Ceann
Prénoms ▬ Ailen
Surnom ▬ La tisseuse de rêve
Âge ▬ 19 ans (quelques précisions à ce sujet plus bas, dans "Autres)
Nationalité ▬ Amenthalys
Rang Social ▬ Haute noblesse
Sexualité ▬ Hétérosexuelle
Particularités Physiques ▬ Apparence de fragilité (peau pâle, petite taille, corps frêle, tombe facilement malade), chevelure rousse, couleur peu commune visible de loin lorsqu'elle ne relève pas sa capuche, vêtements de qualité, à l'air luxueux, mais très simples d'apparence, pantalons bouffants ou robes amples dans les tons sombres, ainsi qu'une grande cape verte à capuche, aura de mystère flottant autour d'elle, notamment grâce à son regard absent et rêveur
Métier ▬ Elle était musicienne à la cour. Elle se clame désormais ménestrelle itinérante.
Habitation ▬ Elle vit désormais à Karnevale Avenue, bien qu'elle n'y ait pas encore de domicile fixe. Elle ne peut en aucun cas retourner dans son manoir d'Amenthalys

I GOT THE POWER


Karnevale ▬ Maîtrise du son, ou plutôt de la musique. Ce n'est pas pour rien que ceux qui l'ont entendue jouer ou chanter la nomme la tisseuse de rêve. Sa musique crée un phénomène étrange : quiconque l'entend a l'impression de ressentir pleinement ce qu'elle voulait faire passer dans le morceau. Si c'était une histoire, il aura l'impression de la voir se dérouler devant ses yeux. Si c'était un sentiment, il ne le ressentira pas forcément lui-même, mais celui-ci lui sera transmis. Hélas, elle ne peut pas désactiver ce pouvoir. Bien que ses sentiments restent impénétrables en temps normal, ceux-ci sont inévitablement dévoilés lorsqu'elle joue ou chante.

Armes ▬ Une petite dague en argent, au manche finement décoré. Elle ne sait pas encore trop s'en servir, mais elle est agile, rapide et progresse vite.
Équipements ▬ Sa harpe, sa flûte et sa voix ? Que dire de plus, sinon une bourse bien remplie ?


TRY TO RULE THE WORLD WITH...


Caractère ▬ Etrange demoiselle que notre Ailen. Vous l'avez peut-être connue autrefois, quand elle rayonnait à la cour d'Amenthalys, gaie et rêveuse, toujours souriante, un peu bizarre dans sa façon de penser, mais très sociable. Eh bien... J'imagine que vous ne pourriez peut-être même pas la reconnaître si vous la croisiez aujourd'hui. En deux ans passés au fond d'un cachot, vous avez le temps de changer de personnalité. Ailen n'est aujourd'hui plus que l'ombre d'elle-même. C'est un fait. Et rien ne pourra jamais redevenir comme avant. Les illusions perdues de l'enfance ne reviendront jamais.

Cependant, un seul trait de sa personnalité s'est au contraire amplifié durant ce séjour. Rêveuse, elle l'est plus que jamais. Le rêve est quasiment devenu un monde, pour elle. Elle a cet univers qui lui est propre, à l'intérieur de sa tête, où elle se réfugie quand tout va mal, ou... Oui, quasiment tout le temps, en fait. Elle s'isole et reste dans son coin à rêvasser ou à jouer de la musique. C'est une façon pour elle d'échapper à la dure réalité. Quand elle rêvasse, les yeux perdus dans le vide, elle semble oublier tout ce qui se trouve autour d'elle et n'entendra pas forcément si on lui parle. De manière générale, elle ne fait pas beaucoup attention à ce qui l'entoure, du moment que cela ne lui paraît pas un danger potentiel. Elle est très calme et il est quasiment impossible de la faire sursauter, ce qui peut être parfois assez perturbant pour ceux qui l'entourent. Elle ne regrette pas cet isolement, qui, selon elle, lui permet de ne pas prendre de risque, dans ce monde où l'on ne sait jamais à qui l'on parle. De toute manière, les autres ne vont guère vers elle. Son côté mystérieux donne plutôt aux gens envie de l'observer de loin. La plupart du temps, quand les gens viennent lui parler, ils la trouvent étrange et finissent par s'en aller. En effet, son mode de pensée souvent poétique peut paraître absurde à ceux qui ne cherchent pas à comprendre. Dès son arrivée, une foule de rumeurs se sont mises à courir sur elle, toutes plus folles les unes que les autres. Elle pourrait communiquer avec les esprits, ou même serait elle-même un esprit dissimulé parmi les mortels, entre bien d'autres. Bien entendu, rien de tout cela n'est vrai, mais bon... Cependant, paradoxalement, sa musique, empreinte de son Karnevale, intrigue, fascine, et attire. Mais rares sont ceux qui osent aller engager la conversation avec la "tisseuse de rêves", d'autant qu'elle n'est pas très bavarde, bien au contraire.

Elle a énormément de mal à accorder sa confiance et est même parfois un peu paranoïaque. Mal à l'aise en présence des autres, où qu'elle soit, elle déteste que ceux qui ne la connaissent pas ou mal la touchent. Mais elle est très douce de nature et incapable d'être vraiment méchante ou d'envoyer balader les gens. Quand on se moque d'elle ou qu'on la maltraite, elle se laisse simplement faire, s'enfermant dans ce monde qui n'existe que dans son esprit. Concernant ses amis, elle n'en a aucun, alors elle-même ne sait pas trop comment elle réagirait envers eux. Sans doute s'attacherait-elle très fortement à eux, puisque ce seraient les seules personnes sur qui elle pourrait compter. Qui sait ?... Elle a également acquis un certain pessimisme, qui la fait toujours s'attendre au pire. Mais de cette manière, elle n'est jamais déçue. Comme quoi, cela n'a pas que des inconvénients.

Ailen n'a jamais perdu sa passion pour la musique et la danse, bien que pratiquer soit devenu plus compliqué depuis l'apparition de son Karnevale. C'est sa deuxième façon d'échapper à ce monde, au même titre que le rêve. Elle a le sentiment d'être née pour vouer sa vie entière à cet art. Depuis que son père lui a conté la véritable histoire de ce monde, elle se sent investie d'une mission : conter la vérité dans sa musique, montrer aux gens ce qui s'est réellement passé, tout en les enchantant de ses envoûtantes mélodies...

Phobies ▬ Elle est un brin misanthrope. Elle est également légèrement claustrophobe et passe beaucoup de temps dehors, les murs ayant tendance à l'oppresser. Mais ce qui lui fait le plus peur, c'est sans doute, l'obscurité. Pas celle de la nuit, non. Elle s'y sent en sécurité. Mais celle d'une pièce sombre, sans lumière, comme... un cachot.


ONCE UPON A TIME


Biographie ▬ Ailen O'Ceann, tel est mon nom... Mon histoire ? Pourquoi vouloir la connaître ? Elle est si insignifiante, comparée à celle de ce monde... Vous y tenez à ce point ? Très bien... Je suppose que je n'ai pas le choix. Je vais vous la conter, cette histoire dont je n'ai jamais fait part à personne d'autre.

Pour comprendre ma vie, il faut d'abord connaître celle de mes ancêtres. Ma famille remonte à très loin dans le temps, bien plus loin que vous ne pouvez l'imaginer. Ce n'est pas pour rien qu'elle fait partie de la haute noblesse. Mes parents avait fréquenté les proches de l'empereur, et même l'empereur lui-même, tout comme leurs parents avant eux. Cependant, les ancêtres dont je souhaite vous parler sont bien plus vieux que cela. Oui, ils faisaient partie de ceux que l'on appelait les survivants. Ils avaient connus le temps où Sphéra se nommait encore la Terre. Oui, la Terre. Etrange nom, n'est-ce pas ? Et leur pays se nommait Irlande. Ils survécurent donc aux catastrophes, et contribuèrent à la création d'une nouvelle humanité, aux côtés de l'empereur Aziel et des autres survivants. Et cette histoire fut contée, de génération en génération, dans ma famille. Quand l'empereur souhaita que ce passé fût oublié, cette pratique passa sous silence, mais jamais cette histoire ne disparut dans l'esprit de la famille O'Ceann. Elle m'est également parvenue, et je ne le regrette pas, bien que cela allait me causer bien des problèmes.

Je naquis donc un matin d'hiver, dernière descendante de la noble famille O'Ceann, qui avait, disait-on quelque lien de parenté avec celle de l'empereur. Mon enfance se déroula dans le luxe le plus total. Nous avions un grand manoir à Amenthalys. J'avais tout ce que je pouvais désirer. Cependant, je n'étais pas une enfant oisive, loin de là. Bien entendu, je n'allais pas courir les rues avec les autres enfants, ni pratiquer une activité physique, quelle qu'elle soit. En effet, j'étais née avec une constitution assez fragile, et j'étais très mauvaise dans les domaines qui demandaient de la force. Soulever des objets lourds me fatiguait vite, et, en courant, j'avais plus de chance de tomber que de gagner un cent mètres. Cela se voyait d'ailleurs dans mon apparence. Ma peau était très pâle. C'en était presque inquiétant. Cela se remarquait d'autant plus qu'elle contrastait avec mon abondante chevelure de feu et faisait ressortir mes yeux d'un étrange bleu océan. J'étais petite par rapport aux autres. Même aujourd'hui, je ne fais qu'un mètre cinquante-cinq. Et on me qualifiait souvent de poids plume. Je n'ai d'ailleurs guère dépassé les quarante kilos. Ma silhouette était harmonieuse, par chance. Je n'avais pas l'air trop maigre, malgré mon aspect un peu frêle.

J'occupais mes journées de manière très instructive, sans cesse plongée dans les livres de l'immense bibliothèque familiale. Me sentant artiste dans l'âme, je me tournai également très vite vers l'art. Guère douée en dessin et peu attirée par le théâtre, la musique semblait m'être destinée. Et pour cause, car selon mes professeurs, triés sur le volet, j'avais un don pour cela. La flûte, la harpe et le chant n'eurent bientôt plus de secret pour moi. Ce que je préférais, c'était improviser. Tel était mon don. Les notes venaient naturellement sous mes doigts, sans jamais sonner faux, et les paroles me venaient à l'esprit sans même que j'aie réellement besoin d'y réfléchir. Je dansais également, compensant la force qui me manquait par mon agilité et une certaine grâce. Quand je jouais, j'avais le sentiment d'être libre, de parcourir le monde entier, et même de me tenir sur cette fameuse "Terre", aux côtés de mes glorieux ancêtres. Ces émotions qui m'emplissaient alors étaient impossible à décrire, trop intimes pour être désignées par des mots. J'appartenais à la musique. Mon existence entière était vouée à la musique. Et mon devoir, j'en avais le sentiment, était de répandre l'Histoire, la vraie, pas celle que l'on trouvait dans les livres, à travers le monde, grâce à ma musique, comme le faisaient autrefois les ménestrels qu'il y avait dans les histoires que me contaient mes parents.

Vers mes treize ans, on me présenta à la cour comme un véritable prodige de la musique. J'étais gênée de ce titre. Mais je pressentais que ce n'était pour ma lignée qu'une manière de gagner plus encore en notoriété. Je n'étais qu'une bête de foire, en quelque sorte... Je ne méritais pas encore d'être nommée ainsi. On me mit à l'épreuve, souhaitant entendre mon jeu et ma voix. Le petit groupe d'aristocrates en furent ravis et décidèrent que je deviendrais plus tard une des musiciennes de ce lieu. Mon destin avait dors et déjà été décidé. Je ne crois pas au hasard. Sans doute avait-il déjà été décidé le jour-même où j'avais touché un instrument pour la première fois de ma vie. Je m'entraînai, plus durement encore, très sévère avec moi-même, mais toujours dans une parfaite extase. La musique, que j'aimais tant, allait devenir mon métier. Qu'aurais-je pu rêver de plus, moi, l'insouciante jeune fille noble qui ne demandait qu'à enfin briller en société ? Je ne pouvais pas encore jouer en face de la cour, mais j'allais dehors, parmi le peuple pour chanter mes histoires. Mes chansons contaient, à mots couverts, la véritable Histoire de ce monde. Mais jamais je ne l'aurais clamé haut et fort. J'avais perdu mes illusions depuis un certain temps, déjà et savait qu'il serait mauvais pour moi si l'on apprenait que je savais ce genre de choses. Les gens réagissaient très fortement à mes chansons. Des rumeurs se formèrent. On disait que j'étais capable de faire passer mes émotions par la musique directement dans le cœur des gens, que certains y voyaient même des visions. Sans que je ne pusse l'empêcher, on m'affubla du surnom embarrassant de "tisseuse de rêves". Qui aurait cru que mon pouvoir commençait lentement à se développer ? Personne, pas même mes parents. Les rumeurs parvinrent à la cour, et même aux oreilles de hauts aristocrates. Un récital fut organisé au palais, en présence de hauts dignitaires et des gens de la cour. J'en fut si heureuse. Mais c'était là que tout devait basculer.

Je décidai de mettre sur mes chansons des paroles plus anodines, sait-on jamais. Mais ma composition raconterait toute l'histoire de Sphéra, à commencer par les catastrophes naturelles qui avaient détruit la Terre. Ainsi, personne ne pourrait le remarquer, mais j'aurais avancé un peu plus dans la mission que je m'étais fixée. Je m'installai derrière ma harpe en toute quiétude. Je n'avais plus le trac depuis bien longtemps. Je me mis à jouer, caressant les cordes avec douceur et tendresse. Ma voix s'éleva, légère, mélancolique. Je me sentais euphorique. Enfin, j'étais reconnue. Enfin, je jouais au palais. Et puis... Tout se passa très vite. Je ne compris pas tout de suite pourquoi la couleur du visage de certaines personnes, au premier rang, avait changé. Leur sourire s'était effacé. Tout le monde semblait pourtant subjugués par ce qu'ils venaient d'entendre. Mais, ils n'applaudissaient pas, comme ils auraient dû le faire d'habitude. Ils chuchotaient entre eux, surexcités et surpris. Je finis par percevoir quelques bribes de leurs conversations. Pendant que je jouais, ils avaient vraiment eu l'impression de se trouver ailleurs. Un mot revenait régulièrement dans les conversations : Karnevale. Je restai immobile, ne sachant pas trop comment réagir. Une foule de questions se bousculaient dans ma tête. Ils avait donc "vu" mon histoire ? Mais alors... Je me tournai vers les hauts dignitaires qui m'avaient invités. Si les autres ne pouvaient pas comprendre, eux avaient dû bien saisir ce qu'ils avaient vu. Une soudaine peur, glacée, se répandit, d'abord dans ma nuque, puis dans tout mon corps, compressant ma poitrine et m'obligeant à réprimer un frisson. Ils SAVAIENT. Ils savaient que je savais. Et surtout, ils avaient vu que j'avais transmis ces images qui peuplaient mon esprit à d'autres, qui devaient l'ignorer.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, je me retrouvai en prison. On me confisqua mes instruments et m'abandonna là, dans l'obscurité. Je m'estimais déjà heureuse de ne pas être morte. Je ne devais sans doute la vie qu'à mes liens de parenté éloignés avec la famille de l'empereur. Mes parents, de toute façon, ne firent rien pour me sortir de là. Je ne savais pas trop ce qu'ils pensaient. Mais j'avais dans l'idée qu'ils avaient préféré rester dans les faveurs de Raziel en évitant de prendre ma défense. Je connaissais leur égoïsme et leur soif de reconnaissance. Ils m'avaient élevé avec amour, mais... L'enfant prodigue qui devait leur apporter de la notoriété ne leur avait finalement attiré que des ennuis. D'une certaine manière, je comprenais leur point de vue, mais je me sentais affreusement trahie. Heureusement, on ne m'avait pas non plus coupé les cordes vocales pour m'empêcher de chanter. Chanter. C'est cela qui m'a fait tenir, dans l'obscurité des cachots pour prisonniers politiques. Je crois d'ailleurs que cela a aidé d'autres personnes. Car je n'étais pas seule. Il y avait d'autres cellules, à proximité. J'entendais leur respiration. Mais rares étaient ceux qui se risquaient à parler. Je restai là un certain temps. Six mois, un an ? Sur le moment, je n'aurais su dire. J'avais cessé de compter les jours, lassée d'attendre un quelconque signe de mes parents. Ma vie n'était rythmée que par les heures des repas, lorsque l'on nous apportait notre maigre ration quotidienne. J'étais passée du luxe à un enfer. Je devais en ressortir transformée. Car, oui, j'en suis ressortie. Un jour, on m'amena un compagnon de cellule. Je ne pouvais pas vraiment voir à quoi il ressemblait. Je savais juste qu'il se nommait Alan. L'ambiance changea un petit peu, à partir de cet instant. Malgré les risques que cela impliquait, Alan parlait sans cesse. Il refusait d'avouer les raisons pour lesquelles il était arrivé en ces lieux, mais nous racontait ce qui s'était passé à l'extérieur pendant que nous étions enfermé. Cela faisait en fait deux ans, déjà, que j'étais ici. La situation n'avait apparemment pas vraiment changé, si ce n'était qu'on parlait de rebelles, même si on ne savait pas trop qui ils étaient et où ils pouvaient bien se cacher. Je ne saurais trop l'affirmer, mais je crois que ce jeune homme fut mon premier amour. C'était ma lumière dans les éternelles ténèbres de notre cellule. Il fut toujours gentil avec moi, me souriant sans cesse, même dans ses moments de déprime. Jamais il ne chercha à me toucher, si ce n'était que d'innocentes étreintes qui nous rassuraient quelque peu l'un et l'autre. Deux mois après son arrivée, il m'annonça qu'il avait un plan pour nous échapper. J'avais peur, mais je ne pouvais que lui donner raison. Nous n'avions rien à perdre, après tout. La mort ne valait-elle mieux pas qu'une vie passée dans cette prison ? Une semaine plus tard, à l'heure du repas, je fis comme il me l'avait demandé et, lorsqu'un garde nous apporta à manger, je me mis à chanter, imposant à l'homme l'image d'une riante prairie. Pendant que l'homme était ainsi perdu, Alan l'étrangla à travers les barreaux. Le garde n'opposa guère de résistance et mon ami put ainsi récupérer les clés et ouvrir notre cellule, enfin.

Nous courûmes dans les escaliers, le plus vite que nous le pûmes, sans même aider les autres. Je n'arrive plus trop à me souvenir de ce moment. L'épuisement m'avait très vite gagné. Je me souviens juste qu'Alan m'avait aidé et que nous avions finalement abouti à l'air libre. Il me cacha dans une ruelle, et, avant que j'eusse le temps de dire quoi que ce soit, sortit pour entraîner les gardes loin de moi, me disant de rendre à cette fameuse Karnevale Avenue, dont, disait-il, il venait. Si tout allait bien, nous nous retrouverions là-bas. Il disparut, nos poursuivants sur les talons. Je ne devais plus jamais le revoir... Pleine d'espoir de cette promesse, je me faufilai chez mes parents. Ils étaient absents, m'épargnant un cas de conscience. Même deux ans plus tard, je ne pouvais, ni ne voulais regarder ces traîtres en face. Je dérobai une belle somme d'argent, ainsi qu'une fine dague que je trouvai dans l'armurerie de mon père et quittai pour la dernière fois le domicile familial. J'achetai quelques vêtements amples, dans lesquels il était facile de bouger, robes sombres et pantalons bouffants. J'y ajoutai une ample cape vert foncée à capuche qui me permettrait de dissimuler mes cheveux roux, trop reconnaissables et visibles de loin.

Il me fallut trois années de plus pour parvenir à Karnevale Avenue. En effet, je ne savais rien de cette ville. J'avais à peine quitté le palais et le manoir de ma famille. Il me fallut aussi trouver des renseignement sur ce fameux lieu où Alan m'avait donné rendez-vous. Durant ce temps, je vivais modestement, dans les rues, vivant de mes talents de musicienne et de danseuse, après m'être un peu dérouillée. J'avais réussi à acheter une harpe et une flûte, à me refaire une vie. Rien n'était plus comme avant, cependant. J'avais développé en prison une certaine paranoïa et je n'arrivais plus à accorder ma confiance à personne. Je changeais régulièrement de quartier, de peur que trop de rumeurs ne se forment à cause de mon pouvoir. Puis un jour, j'entrepris de quitter la ville dans la direction d'Opale, en quête de cet endroit dont j'avais tant besoin. Vous devinez la suite, n'est-ce pas ? Le hasard n'existe pas en ce monde...

WHO ARE YOU ?


Ton prénom/pseudo ▬ Noémie, mais tout le monde m'appelle Mei (ou May, même prononciation, selon si je suis parmi des fans du Japon ou des amis de ma fac d'anglais).
Ton âge ▬ 18 ans
Moyenne de connexion ▬ Euh... Tous les jours normalement. Après, ça peut varier durant les partiels.
Ton niveau de RP ▬ Je pense écrire assez bien et je fais très peu de fautes d'orthographe. Pour la longueur, ça peut varier d'une vingtaine de lignes à deux pages word, selon l'inspiration. En général, cela tourne autour d'une page word.
Multicomptes ▬ Aucun.
Comment as tu connu le forum ▬ Ça fait un moment que je l'avais glissé dans mes favoris, au cas où, le forum m'ayant attirée au premier abord. Je crois que c'était un partenariat avec un autre fo', mais je serais incapable de me souvenir duquel.
As-tu bien lu le règlement ? ▬
Quel est le personnage sur ton avatar ? ▬ Kyouko, Mahou Shoujo Madoka Magica, couleurs modifiées
Autres ▬ J'espère que l'âge de mon personnage ne gênera pas. Je n'avais pas vu les MAJ du règlement avant de créer Ailen. Cependant, Ailen ne se battra pas "avec des gros missiles", si c'est la vraisemblance qui vous embête. Aller sur les champs de bataille n'est pas trop son style. Si vraiment c'est impossible, n'hésitez pas à le dire et je lui donnerai 25 ans, mais très franchement, ayant en fait créé le personnage d'Ailen dans un de mes romans bien avant de découvrir ce forum, je préfèrerais la garder telle quelle. Sinon, j'adore le design du forum. Il accroche vraiment l’œil et correspond très bien à l'ambiance du background. Juste un tout petit détail, cependant : dans un empire, on ne parle pas de famille royale, mais impériale, de même pour le palais, normalement.J'espère m'amuser parmi vous. :3

Information Event : Dans quel camp ton personnge va-t-il jouer ? ▬ Son propre camp. Eh oui, Ailen n'est pas vraiment attachée à qui que soit, et n'a pas d'autre but de révéler au monde la véritable histoire de Sphéra à travers sa musique. Ce n'est pas une guerrière et elle est quasiment incapable de se défendre. Elle n'a pas sa place sur un champ de bataille. Si elle est actuellement considérée comme une rebelle par l'empereur, elle ne cherchera pas particulièrement à aider les rebelles, si ce n'est en leur jouant de mélancoliques ballades. Mais... Qui sait ce que lui réserve l'avenir ? Une rencontre peut parfois changer bien des choses...



Dernière édition par Ailen O'Ceann le Dim 13 Nov - 23:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ailen O'Ceann   Dim 13 Nov - 17:59

Re-Bienvenue =)

Evidemment j'ai tiqué sur l'âge mais il m'a fallu lire ta fiche pour comprendre. Etant donné son camp et son indifférence totale vis à vis de la guerre - qui me semble bien étrange vu ce qu'elle a subi - je ne m'opposerai personnellement pas à l'âge que tu lui as donné.

Tu lui as donné un caractère particulièrement intéressant et j'imagine sans me tromper je pense, que ton personnage s'entendra très bien avec celui de Lhaar et celui de Morgane. Je te conseille d'aller faire un petit tour dans leur fiche, un lien est toujours pratique pour commencer le jeu, surtout si tu ne participes pas à l'Event.

L'histoire est très bien ficelée et te donne mon feu vert ; attendons celui de Morgane, notamment pour l'âge.

L'Event actuel étant déterminant pour la suite du forum, je te conseille vivement de suivre son avancée dans le sujet correspondant. Tu ne peux pas le voir comme J'AI FAIT FOIRER LA PA, AHAH, mais il est disponible du côté des daily news ;)

J'espère que tu te plairas parmi nous !







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MessageSujet: Re: Ailen O'Ceann   Dim 13 Nov - 18:27

Merci bien. :)

Concernant son indifférence, il est vrai que je n'ai peut-être pas été très claire dans la fiche. Pour résumer, bien sûr qu'elle déteste l'empereur. Mais si, moralement, elle est plutôt du côté des rebelles, elle a conscience qu'elle ne pourrait rien faire pour eux et n'aurait pas sa place sur un champ de bataille. Cela est d'autant plus compliqué que ses parents se trouvent dans l'autre camp, et qu'elle ne sait pas trop penser d'eux. Bien qu'elle se sente trahie, elle ne peut pas s'empêcher de les aimer encore. De plus, je ne l'ai pas précisé, mais elle a encore du mal à réaliser qu'elle a aidé à tuer un homme, même si c'était pour sauver sa peau.

Je vais jeter un coup d’œil aux fiches que tu m'as conseillées. Pour l'âge, toujours le même problème. C'est que j'aime bien la faire arriver dans un nouvel endroit quand je commence un nouveau RPG. Et là, j'avoue que je ne saurais pas comment meubler les six années manquantes. J'essaierai, si c'est nécessaire, mais ce ne sera pas évident.

En attendant l'avis de Morgane. ♥
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MessageSujet: Re: Ailen O'Ceann   

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Ailen O'Ceann

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