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 A Matter of Faith [PV Ildace]

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Ligeia D. Hawthorne
♥ Dream of Freedom...

♦ Inscription le : 30/10/2011
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♦ Etoiles ★ : 132
♠ Humeur : Insouciante ♫
♠ Emploi(s) : Fabricante de poupées sur Karneval Avenue
♠ Nationalité : Alzen
♠ Karnevale : Maîtrise Marionnette
♠ Sexualité & Statut : Hétérosexuelle célibataire
♠ Mon rêve : Trouver un ami
♪ Fiche : Fiche de présentation.
♪ RP(s) en cours : Rps en cours (complet)
♪ Relationships : Contacts de Ligeia

MessageSujet: A Matter of Faith [PV Ildace]   Lun 21 Nov - 6:31

Ligeia venait de fermer et de quitter sa boutique pour se rendre à Amenthalys, afin de se refaire un stock de tissus et autres matériaux nécessaires qu’elle ne trouvait pas à Karnevale Avenue. Il y avait à Amenthalys un large choix qu’elle ne trouvait nulle-part ailleurs ; sûrement parce que dans la riche capitale mercantile, les belles étoffes étaient recherchées des aristocrates qui avaient les moyens de dépenser des sonnes astronomiques pour des choses aussi futiles. Mais en ce qui concernait Ligeia, c’était son gagne-pain, et elle le prenait très au sérieux. Elle ne proposait jamais de tissus bons marchés – sauf s’ils étaient exceptionnellement résistants -, et optait toujours pour la meilleure qualité possible. C’était sa marque de fabrique. Et si elle n’était pas très sociable, elle savait en revanche se montrer vagabonde et aimait visiter des endroits inexplorés.

Ayant à peine quitté Karnevale Avenue, elle fut surprise par la vision d’un homme littéralement affalé contre un mur dans la rue. L’air plus mort que vivant, il était allongé, un chapeau sur le visage.
Intriguée et inquiète, Ligeia surmonta sa timidité pour s’approcher de lui et se pencher. Délicatement, elle retira le chapeau. Il avait les yeux fermés et ne semblait visiblement pas conscient. Elle regarda autour d’elle, mais elle semblait seule dans la rue. Il fallait qu’elle fasse quelque chose, il semblait mal en point et visiblement personne ne l’avait remarqué. Elle était peut-être étrange, mais à aucun moment ne lui vint à l’esprit qu’il s’était peut-être simplement endormi dans cet endroit saugrenu.
Comprenant qu’elle ne pourrait avoir l’appui de personne, elle décida de faire preuve d’initiative. Il était peut-être malade, blessé, ou peut-être avait-il perdu conscience : il fallait qu’elle l’aide. Elle vérifia donc une dernière fois qu’elle était bien seule puis se mit à le fixer, et doucement, telle une marionnette d’on l’on tire les fils, l’homme se releva, bras et tête pendants, yeux toujours fermés, et il se mit à marcher lentement. D’extérieur, il aurait sûrement semblé être un ivrogne, marchant de façon pataude et sans énergie, mais elle n’était pas habituée à contrôler des corps aussi grands, surtout en se contrôlant elle-même en même temps, et se sentait un peu gauche. Elle fut obligée de le laisser s’appuyer sur son épaule pour que, clopin-clopant, ils fassent marche arrière.

Elle ne pensa pas non plus au problème que pourrait poser le portail de Karneval Avenue, ignorant que l’homme qu’elle soutenait tant bien que mal avait tenté en vain d’y accéder à plusieurs reprises, mais il la laissa passer sans difficultés. Peut-être parce que son compagnon était inconscient, ou bien parce que la pureté de Ligeia était telle qu’elle suffisait pour deux. Peut-être simplement que ce jour était le bon. Difficile de savoir. Pour Ligeia, ce n’était rien d’autre qu’une question de foi. Tout juste si elle n’était pas incrédule en entendant parler de ces personnes qui ne pouvaient aller à Karnevale Avenue.

N’étant pas très forte, concentrée à la fois sur ses mouvements et ceux de l’homme, elle commença à fatiguer bien vite, mais persévéra sans lâcher prise. Heureusement, son appartement n’était pas très loin. Le faire monter les marches pour accéder à son appartement personnel à l’étage avant de le laisser reposer sur son lit fut l’épreuve suprême, mais elle ne faillit pas. Elle se laissa tomber à côté du lit en soufflant puis, après avoir recouvert ses esprits, s’affaira à prendre la température de l’homme et à vérifier pudiquement et sans révéler un centimètre de peau s’il n’était pas blessé quelque part, mais il paraissait en bonne santé. Elle en déduisit qu’il avait du s’évanouir suite à un manque de nourriture, de soleil ou peut-être qui sait, était-ce dû au stress. Ligeia savait ce que c’était, elle-même facilement nerveuse et stressée.

Elle décida de le laisser reposer et en profita pour lui préparer du porridge, mais n’osant pas le réveiller pour le nourrir, elle posa le bol sur la table de chevet à côté du lit avec un verre d’eau, et ramena une chaise à ses côtés pour surveiller son réveil.

Etonnant, ce spectacle, songea-t-elle soudain. Qui eût cru qu’un jour quelqu’un pénétrerait son appartement, pourtant assez grand pour accueillir deux personnes, bien que modeste ? Elle était persuadée que jamais personne ne poserait ne serait-ce qu’un pied ici, et pourtant… elle se rappela toutefois de ne pas s’emballer à cette idée : les circonstances étaient particulières, elle ne le connaissait pas. Probable que dans la vie il ne se serait jamais intéressé à elle et elle n’aurait de toute façon pas osé l’approcher. Elle soupira. Non, avoir un ami ce n’était encore pas du domaine de ses compétences.
Elle scruta son visage, impénétrable, espérant qu’il allait bien. Prise d’une subite impulsion, elle se pencha et posa sa tête sur son torse pour écouter son cœur : oui, heureusement, il battait, et régulièrement. Elle eut un soupir de soulagement, mais ne se redressa pas tout de suite. Elle aimait ce son, ces battements de cœur qui n’était pas le sien. Ca lui semblait rassurant, c’était comme une mélodie, une berceuse… sans s’en rendre compte, elle ferma à son tour les yeux…
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MessageSujet: Re: A Matter of Faith [PV Ildace]   Mar 22 Nov - 2:02

    Oh non, il n’était pas blessé et non, il n’avait pas perdu connaissance. La raison pour laquelle il dormait d’un sommeil aussi profond, si profond qu’il ne remarqua même pas le contact des mains d’une jeune femme sur son corps alors que, normalement, il se serait réveillé tout de suite était qu’il s’était endormi d’épuisement.

    Tout avait commencé à Amenthalys. Le célèbre tueur de traqueurs s’était rendu dans la ville où il était le plus recherché pour remplir un contrat. Bien sûr, il savait parfaitement qu’il aurait de la misère à accomplir sa mission dans une ville où il lui faudrait se cacher dans l’ombre sans cesse puisque son visage était affiché un peu partout, mais le défi était ce qui l’animait. D’autant plus que, cette fois, il lui fallait s’introduire dans le palais. Il avait eu une envie folle d’aller faire un tour dans les quartiers de l’empereur pour lui couper la gorge, mais Ildace savait très bien que ses chances de réussites étaient minces et qu’il allait obtenir ce qu’il désirait en étant patient. En sage homme, il ne fit donc qu’assassiner celui qu’on lui avait demandé de tuer, considérant cette attaque en plein milieu du palais comme une insulte qu’il lançait à l’empereur. Cependant, il eut été évident que le mercenaire se fasse prendre après que l’acte est été fait. Du palais alors il fut poursuivit dans le désert où il dû courir sans arrêt jusqu’à Opale où sa tentative de fuir ses poursuivants échoua et où il fut forcé de voler un dromadaire. Incapable de se trouver de l’ombre où se cacher dans le désert, il avait dû continuer jusqu’à ce que la verdure revienne, mais il lui fallu des jours avant de se retrouver dans les grandes plaines où l’ombre manquait toujours. Bien sûr, il avait un moment de répit la nuit venue et avait l’occasion de se reposer deux heures tout au plus avant que des chiens très bien entraînés ne retrouvent sa trace par l’odora. Vous me direz sûrement qu’il aurait pu tuer les hommes qui le suivaient, mais Ildace tuait rarement sans raison. S’il avait un contrat, il n’hésitait pas à tirer sur la gâchette, mais sinon, il lui fallait une très bonne raison.

    Après des jours de fuite éreintante, alors qu’il courait le plus vite possible pour fuir les traqueurs qui avaient entrepris de le rattraper, il aperçu une ville au loin, en plein milieu de nulle part. Alors qu’il avait cherché cette ville pendant plusieurs années, il la voyait maintenant devant lui, mais ne pris pas conscience de ce qu’elle était puisque la fatigue envahissait son corps en entier. Il ne fit que s’approcher du mur le plus près, sachant sans vraiment le savoir qu’ainsi les hommes ne le verraient pas, car, dans un côté de son cerveau, il savait qu’il s’agissait de Karnevale Avenue. La fatigue l’envahissait tant et tant que, à peine les poursuivants partis, il plaça son chapeau sur ses yeux et s’endormit dans les doux bras de Morphée.

    * * *

    Le même rêve. Chaque fois le même rêve, toujours le même rêve. Il avait de nouveau 9 ans. C’était le jour où il s’était véritablement rendu compte de la nature du pouvoir qu’il possédait : Se fondre dans les ombres. Il était si excité à l’idée de posséder un tel pouvoir qu’il l’avait mis en pratique toute la journée. Cependant, le soir venu, il se retrouva prisonnier d’une des ombres dans laquelle il était entré. Il hurlait, criait à s’en déchirer les cordes vocales avec l’espoir que quelqu’un l’entende. Dans son rêve, il avait 37 ans et hurlait comme dans le passé. Des mains aussi sombres que la nuit vinrent l’attraper par le cou pour le noyer dans cette obscurité sans fin.

    Ildace se réveilla en sursaut, mais quelque chose l’apaisa presque aussitôt. Joulia sa tendre femme était là, couchée sur son torse comme elle faisait si souvent. Son doux visage fit fondre son cœur jusqu’à ce que l’hallucination disparaisse, remplaçant le visage de sa douce en celui d’une jeune femme au visage délicat, à la peau aussi fragile que la porcelaine. Une femme couchée là, la tête sur son torse, le visage paisible, innocent.

    Il resta immobile, une multitude de questions traversant son esprit en même temps dont une qui fut particulièrement ébranlante : où était-il ? Sous cette pensée, il ne pensa même pas à réfléchir, il ne fit que pointer son révolver sur la tête de la jeune femme. Normalement, il ne tuait ni les femmes, ni les enfants, mais il ne savait pas où il était et qui elle était. Peut-être était-elle une traqueuse, malgré ses traits fragiles, Ildace avait appris à se méfier des apparence.
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Ligeia D. Hawthorne
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MessageSujet: Re: A Matter of Faith [PV Ildace]   Mar 22 Nov - 3:29

Presque sans s'en rendre compte, la jeune femme, épuisée, avait finit elle aussi par tomber dans un sommeil artificiel - artificiel parce qu'elle avait toujours le sommeil léger et qu'elle attendait trop le réveil de l'homme pour tout à fait s'abandonner aux bras de Morphée. Plus que jamais elle était donc sensible aux moindres bruits. Ce qui la réveilla d'abord, ce furent les battements de coeur du torse sur lequel elle était appuyée qui avaient quitté leur rythme lent et régulier d'un corps endormi pour celui, plus alerte, d'un homme réveillé, et méfiant. Son cerveau encore embrumé ne réagit pas tout de suite. Et puis elle sentit quelque chose contre son front de dur et de froid, et ouvrit doucement ses grands yeux ambres pour faire face à une main dirigeant un revolver sur elle. Elle prit conscience de plusieurs choses: l'homme s'était réveillé, il braquait une arme à feu sur elle et enfin, elle s'était endormie sur son torse. Étrangement, ce fut cette dernière pensée particulière qui la fit sortir de sa torpeur. Ses joues prirent une teinte délicatement rosée et aussitôt, sans même analyser le canon de l'arme qui suivait de près ses faits et gestes, elle se recula avec vivacité, malgré la chaleur réconfortante et confortable qu'elle avait trouvé sans le vouloir contre le torse de l'homme.

Probablement inconsciente, elle ne se sentait nullement menacée par l'arme. Trop naïve pour croire qu'on puisse abattre quelqu'un si froidement. Trop innocente.
Alors que son teint retrouvait des couleurs normales, la tête baissée, cachée par ses longues boucles d'ébènes, elle se sentit stupide et honteuse et comme souvent, se mit à tortiller ses doigts pour le cacher. Puis elle se rappela qu'il ne la connaissait pas et qu'il ne savait pas où il était. Il avait des raisons d'être inquiet. Tout en évitant de le regarder, elle balbutia:
    «Je.... hem...» Elle s'éclaircit la gorge et retenta: « Je ne vous veux pas de mal.»
Si ç'avait été le cas, elle ne lui aurait bien sûr jamais laissé ses armes. A peine si elle les avait remarqué, intriguée, espérant qu'il ne s'agissait pas d'un traqueur. Elle agissait si impulsivement! Elle réalisa soudain que c'était peut-être à elle d'être inquiète. Elle avait peut-être amené un traqueur dans le nid des Karnevaliens... Elle tenta de se rassurer en se disant que le portail ne l'aurait pas passé, mais après tout, il était inconscient, peut-être que cela faussait la donne... elle n'en savait rien.

Plus blême encore que d'habitude, elle décida d'agir raisonnablement. Il ne savait peut-être pas qu'il était à Karnevale Avenue. Il n'avait aucun moyen de savoir si elle-même possédait un Karnevale et si elle était une rebelle. Si elle ne lui disait rien et qu'elle se comportait normalement, elle avait une chance de s'en sortir. En revanche, elle était piètre menteuse et espéra qu'il ne poserait pas de questions. Mais il lui fallait d'abord s'assurer qu'il n'était pas dangereux. Il pouvait aussi bien être un Karnevalien en fuite après tout. Il se trouvait près du portail, ce qui signifiait peut-être qu'il y avait accès et ne représentait donc pas une menace. Dans tous les cas, elle devait s'en assurer. Elle prit une voix qu'elle espéra sereine et assurée bien qu'elle maîtrisait mal la panique qui s'était doucement installée derrière:

    «Ne tirez pas, je ne représente pas un danger pour vous. Je ne suis pas armée, vous si...»
Pour preuve de sa bonne foi, elle montra ses mains vides et sa robe simple dans laquelle elle aurait difficilement pu cacher une quelconque arme, puis se tourna vers le porridge à présent froid, le prit et lui tendit:
    «Je vous ai préparé du porridge.»
Réalisant que cela n'expliquait rien et surtout, qu'il refuserait probablement de manger quelque chose qu'il n'avait pas préparé, elle ajouta doucement en reposant le bol sur ses genoux:
    «Vous étiez allongé par terre, inconscient. Je vous ai cru blessé, alors je vous ai amené chez moi...»

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MessageSujet: Re: A Matter of Faith [PV Ildace]   Mer 23 Nov - 1:35

    Il s’était mis, malgré lui, à paniquer. Il pouvait presque entendre les battements de son cœur qui allaient à toute allure. La chose qu’il redoutait le plus était qu’il se soit fait finalement prendre par les traqueurs. Mais si c’était le cas, serait-il toujours vivant ? Si c’était bien ce qui était arrivé, alors il serait plus logique d’avoir un homme robuste qui le surveille à ses côtés et non une jeune dame aussi frêle. Il aurait été logique de le mettre dans une cellule si jamais il avait été capturé. La théorie sur les traqueurs s’annulait alors. Mais où était-il donc, et pouvait-il vraiment faire confiance à cette femme. Peut-être était-elle une simple citoyenne de je ne sais quelle ville qui avait été alléché par la récompense qu’on mettait sur sa tête.

    Pour chercher réponse à ses questions, ses yeux firent un tour rapide dans la petite chambre. Il n’y avait pas grand-chose qui aurait pu l’informer sur les intentions de son hôtesse. La chambre était très simple, si simple, qu’elle l’enterrait encore plus profondément dans son questionnement. Il pourrait toujours s’enfuir en s’enfonçant dans une ombre, peut importe qui elle était, mais il en avait assez de la noirceur, il désirait plus que tout voir le soleil, ressentir ses chauds rayons sur son visage. Cependant, le rideau devant la fenêtre l’empêchait d’accéder à son désir. D’autant plus qu’il avait perdu toute notion du temps. Il ignorait si c’était le matin, le midi ou l’après-midi et ne lui demander surtout pas de vous dire quelle date nous étions.

    Il fallu que la dame se mette à parler pour que son attention revienne sur elle et qu’il se rende compte que son arme était toujours pointé sur son front. Malgré ce qu’elle disait, il ne baissa pas pour autant son arme. Des menteurs, il en existait beaucoup. Quand elle affirma cependant qu’elle n’avait pas d’arme, les yeux d’Ildace ne firent que descendre au niveau des cuisses de la dame, sachant que c’est le premier endroit où une femme cache un poignard quand elle porte une robe, mais rien dans les plis de sa jupe ne pouvait indiquer qu’elle portait une arme. Il finit donc par descendre son révolver, le gardant cependant toujours dans sa main, refusant de baisser complètement sa garde.

    Il baissa lentement les yeux sur le porridge qu’elle lui présentait sans y donner grand intérêt. Son regard se posa ensuite sur le verre d’eau sur la table de chevet. De l’eau… chose qu’il aurait vraiment besoin. Bien sûr, ses habitudes lui conseillaient de ne pas boire ou manger ce qu’un inconnu lui présente, mais il sentait sa gorge si sèche qu’il n’aurait jamais pu parler. Il prit alors un énorme risque en attrapant le verre d’eau pour le caler, mais raffermit tout de même sa poigne sur son arme, prêt à réagir s’il ressentait quoi que ce soit d’anormal. Si ce n’est qu’un bien être incroyable, il ne ressentis rien d’autre qui pourrait faire croire qu’elle aurait pu y mettre de la drogue, ses muscles se relâchèrent donc légèrement.

    Puis il l’entendit mentionner qu’elle l’avait trouvé inconscient. Il avait perdu connaissance ? Quand cela avait-il pu se produire ? Et si c’était le cas, comment était-ce possible qu’ils ne l’aillent pas capturé. Une seule hypothèse vint naître à son esprit, mais il n’osait pas le demander. Comment pouvait-il s’être retrouvé là si jamais il ne l’avait trouvé ? Les premières paroles qu’il prononça alors furent les deux questions qui le hantaient le plus.

    – Qui êtes-vous et où suis-je ?

    Il n’avait pas l’air du genre à vouloir rigoler. Il la regardait droit dans les yeux, le visage dur, de marbre et attendait une réponse claire.
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Ligeia D. Hawthorne
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MessageSujet: Re: A Matter of Faith [PV Ildace]   Lun 28 Nov - 8:56

Malgré sa tentative pour le rassurer, l’homme semblait toujours sur ses gardes, scrutant la modeste et simple chambre de Ligeia comme s’il s’attendait à voir surgir des Traqueurs de chaque recoin obscur. Elle ne pouvait l’en blâmer, mais cherchait une solution pour l’apaiser définitivement. Il lui apparaissait cependant que seule la confiance, qu’elle savait pourtant particulièrement difficile à acquérir, pourrait la tirer de ce mauvais pas. Il en était de même pour elle. De toute façon, elle ne sentait pas d’ondes négatives de sa part. Et plus elle y pensait, plus l’idée qu’un Traqueur eut pu tomber inconscient devant Karnevale Avenue ainsi lui semblait absurde. Néanmoins elle n’était pas sans défense. Elle était prête à agir s’il s’avérait dangereux. Nul doute qu’il l’avait déjà deviné, ce qui expliquait l’arme toujours fermement tenue dans sa main, bien que n’étant à présent plus braquée sur son front. Dans ce monde, les armes à feu n’étaient pas toujours les plus redoutables. C’était au moins une chose que Ligeia savait.
Néanmoins, elle devait admettre qu’elle avait eu un petit soupir de soulagement lorsqu’il avait abaissé le canon de son arme. Elle n’aimait pas trop les armes, à vrai dire.

L’homme, quant à lui, semblait trop assoiffé pour rester vigilant jusqu’au bout et accepta son verre d’eau qu’il avala presque cul sec malgré un premier regard méfiant. Elle lui reprit le verre et se releva pour lui resservir de l’eau. Il devait probablement scruter ses moindres faits et gestes, mais de toute façon elle était restée à portée de vue. Elle remplit à nouveau le verre depuis une cruche posée sur la table, y trempa elle-même brièvement ses lèvres pour se désaltérer (et peut-être aussi un peu pour prouver qu’il n’y avait aucun risque et que l’eau était saine), puis ramena le verre et le reposa sur la table de chevet, au cas où il avait encore soif. Elle avait envie de toucher son front pour voir s’il avait de la température, mais eut le bon sens de s’épargner un geste aussi imprudent. Elle resta donc sagement assise sur la chaise à côté du lit.

Il ne semblait pas très bavard – difficile de dire s’il était de nature taciturne, si c’était à cause de sa gorge, ou tout simplement car il tentait d’assimiler tout ce qui avait pu se passer. Elle se tut donc, attendant qu’il parle, prête à lui laisser tout le temps qu’il lui faudrait pour retrouver ses esprits. Enfin, il prit la parole pour énoncer deux questions, claires et directes :
    – Qui êtes-vous et où suis-je ?
Il la fixait d’un air sévère, il n’avait visiblement pas envie de plaisanter. Ligeia répondit d’un ton qui se voulait rassurant mais pas moins sérieux – alors que quelques minutes plus tôt elle était encore décidée à lui cacher la vérité coûte que coûte, elle répondit honnêtement sans sourciller :
    « Je m’appelle Ligeia, je suis une Alzenienne réfugiée à Karnevale Avenue, qui est l’endroit où vous êtes. Dans ma maison, plus précisément, juste au-dessus de ma boutique. Je vous ai trouvé au pied du portail, vous sembliez mal en point et… »
Elle se tut, ayant déjà mentionné ce qui s’était passé quelques minutes plus tôt, soudainement mal à l’aise. Elle n’aimait pas parler trop longtemps. Elle prenait trop conscience d’elle-même dans ces cas là, ça la gênait.
Il restait un point obscur en revanche qu’elle prenait soin d’éviter : comment une si frêle jeune fille avait bien pu, toute seule, déplacer sur une si longue distance le corps d’un homme robuste et d’âge mûr ? Elle n’était pas certaine que la réponse lui aurait plu. Elle était en revanche plus préoccupée par la santé de son interlocuteur.
    « Vous vous sentez bien ? J’ai des comprimés pour le mal de tête, et vous devriez peut-être manger. J’ai fait le porridge moi-même, je les réussis assez bien vous savez ? Ah, et bien sûr je n’ai rien mis dedans, je peux même le goûter si vous voulez. Enfin, je devrais le réchauffer, c’est meilleur. »
Elle s’interrompit une fois de plus avant de le noyer dans un flot de paroles dont il se fichait éperdument, mais bizarrement, pour la première fois peut-être de sa vie, le silence la mettait mal à l’aise. Elle se sentait jaugée et observée, chose dont elle avait peu l’habitude, elle réalisait qu’elle n’aimait pas vraiment cela. Sans trop savoir pourquoi elle s’excusait – le flux de paroles intempestif, le fait de l’avoir emmené ici contre son gré, ou la peur qu’il avait eue en se réveillant, peut-être tout cela à la fois :
    « Désolée. »
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MessageSujet: Re: A Matter of Faith [PV Ildace]   Ven 2 Déc - 2:27

    Ildace s’était résolu à croire que la jeune femme était inoffensive… pour l’heure. Il s’attendait tout de même à la voir sortir une arme. Qui sait, certaines personnes avaient le pouvoir de faire sortir des armes de nulle part. Avec l’existence des karnevales, il ne pouvait pas baisser complètement sa garde. Mais malgré sa méfiance, il cala tout de même le deuxième verre qu’elle lui présenta, visiblement rassuré par le fait qu’elle en ait bu une gorgée avant de le lui donner. Et encore une fois, rien ne se passa, il était toujours intact.

    Alors qu’il profitait du bien être que lui procurait l’eau qu’il venait d’avaler, qu’il ressentait avec bonheur son corps se réhydrater, il entendit d’une oreille distraite la femme se présenter, puis mentionner les mots Karnevale Avenue. Il sortit alors de sa torpeur et se tourna vers elle. Il se leva finalement du haut de ses deux mètres vingt, sa tête touchant presque le plafond et se dirigea vers la fenêtre où il ouvrit les rideaux. La lumière vint alors inonder la pièce et il ferma les yeux de bonheur. Il ouvrit ensuite la fenêtre, le vent frais s’engouffrant dans la pièce. Son visage au soleil, il prenait le bain de soleil qu’il avait dû éviter de prendre durant toutes ces journées qu’il avait passé à fuir. Il pouvait maintenant se reposer, profiter.

    Sa main alla alors se porter à son cou, là où se balançait le collier qui avait auparavant appartenu à sa défunte femme. Il se retourna finalement vers la jeune femme qui s’était remis à expliquer la façon dont elle l’avait trouvé. Un détail lui fit cependant froncer les sourcils. Comment est-ce qu’une femme aussi frêle aurait pu l’amener jusqu’ici. Il mit cette question de côté, mettant la faute sur un karneval, probablement. Elle se mit ensuite à déblatérer toutes sortes de choses sur le porridge qu’elle lui avait préparé. Elle le serrait dans ses mains, comme si elle craignait qu’il lui fasse quelque chose. Elle devait penser qu’il était un traqueur ou quelque chose dans le genre. Croyant que c’était sa taille qui l’intimidait, il retourna s’asseoir sur le lit, l’entendant s’excuser, laissant tomber un lourd silence dans la pièce.

    Après une minute de silence complet, seulement animé du brouhaha à l’extérieur, il reposa ses yeux sur elle. Il ne se présenta pas, craignant au fond qu’elle reconnaisse le nom qui était affiché partout dans les villes. Il ne fit que prononcer un seul mot, un mot qui représentait pour lui un signe de profonde gratitude.

    – Merci.

    Puis il reprit le silence, fixant un instant le porridge qu’elle tenait dans ses mains. Il n’avait pas vraiment faim, mais il en demanda, plus pour lui faire plaisir qu’autre chose. Il désigna donc le plat du doigt.

    – J’en prendrais bien un peu.
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Ligeia D. Hawthorne
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MessageSujet: Re: A Matter of Faith [PV Ildace]   Mar 13 Déc - 18:57

Ligeia fut rassurée de voir que l'homme semblait plus apaisé et apte à lui faire confiance. Mais quelque part au fond de son cerveau, une petite voix lui disait que s'il craignait autant d'être piégé, ce n'était sûrement pas que par méfiance naturelle. Il devait avoir quelque chose à se reprocher. Bien sûr, cela ne voulait pas nécessairement dire qu'il était mauvais. Elle était naïve, mais pas idiote, elle connaissait les abus de pouvoir de l'Empereur, elle-même avait vu des Karnevaliens particulièrement rebelles et/ou puissants disparaître du jour au lendemain sans explications... elle savait ce qu'il se tramait. Son père en était mort. Elle plus que quiconque connaissait les complots qui se tramaient dans l'ombre lorsque chacun dort du sommeil du paisible. Elle ne s'était pas réfugiée ici pour rien non plus, même si elle n'avait encore rien à se reprocher et n'avait jamais rien mené contre l'Empereur... elle était la fille de son père, et elle n'excluait pas la possibilité qu'un jour elle fasse quelque chose qu'elle pourrait regretter. Comme là, par exemple. Une fois de plus elle réalisa à retardement que s'il était recherché, elle prenait un énorme risque en l'hébergeant chez elle. Elle inspira profondément en se rassurant mentalement: ils ne pouvaient pas la trouver, ici. Elle était en sécurité, pour le moment.

Elle aurait aimé confirmer ces intuitions, mais n'osait pas poser de questions à son hôte: il était probable qu'il n'y répondrait de toute façon pas. Il était, si c'était possible, plus laconique et taciturne qu'elle - la différence étant que le silence avait tendance à la rendre nerveuse quand elle n'était pas seule, et à lui faire déblatérer tout et n'importe quoi, ce qui souvent n'arrangeait pas les choses.

Pourtant, quand il s'était levé pour ouvrir la fenêtre, inondant la pièce de soleil, et qu'il avait offert son visage aux rayons de l'astre diurne, elle avait eu ce pressentiment. Qu'il était quelqu'un de bon. Malgré sa taille des plus imposantes - contraste renforcé par sa petite taille à elle - elle avait envie de lui faire confiance.
Tournant à son tour sa tête vers le soleil, elle avait légèrement reculé sa chaise pour ne cependant plus être à sa portée. Si Ligeia préférait la nuit et les jours de pluie, ce n'était pas que par goût. Le soleil était mauvais pour sa peau. Elle n'avait pas le droit de s'exposer trop longtemps. Fragile, une fois de plus...

Elle leva les yeux vers l'homme qui s'était rassis, ils restèrent silencieux un moment jusqu'à ce que l'homme énonce le mot qu'elle s'attendait le moins à entendre de sa bouche: "Merci".
Elle fronça les sourcils d'un air surpris, puis gênée, elle détourna le regard en répondant de sa petite voix:
    «Ce n'est rien...»
Elle fut encore plus surprise quand il lui demanda du porridge. Consciente qu'il faisait peut-être ça par politesse, bien que touchée, elle répondit:
    «Vous n'êtes pas obligé, vous savez...»
Sa voix s'éteignit sans conviction, heureuse d'avoir pu parler sans balbutier, puis elle posa le bol sur la table de chevet afin qu'il puisse s'en emparer s'il le désirait. Même s'il en avait besoin, il était probable qu'il n'aie pas très faim pour le moment - elle-même n'avait jamais faim dès son réveil.

Finalement, elle posa la question qui lui brûlait les lèvres:
    «Y'a-t-il un nom par lequel je peux vous appeler?»
La formulation n'était pas hasardeuse, si elle avait choisi ces termes, c'était précisément pour lui laisser la possibilité de lui donner un faux nom. Mais elle s'était déjà présentée, et comme elle préférait parler aux gens qu'elle pouvait nommer, elle n'avait pas pu s'en empêcher. Un faux nom valait mieux que pas de nom du tout, après tout.

[HRP désolée pour le retard, je devrai être plus réactive pour la prochaine fois!]
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A Matter of Faith [PV Ildace]

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