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 [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah

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MessageSujet: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Ven 9 Mar - 21:21


Vladimir avait compris que Raziel avait compris. Et il ne comptait pas que sur la destruction des mécanismes pour faire tomber Alzen ; il voulait la pourrir de l'intérieur. A cette occasion, des attentats de taille seraient provoqués par d'autres soldats. Seraient visés le quartier des sciences, les annexes de la tour du Savoir et la futurist town. Vladimir ne tenait pas tant à détruire Alzen qu'à ce que les Alzéniens pousse Raziel à abdiquer.

Jack et Clarice, Alzéniens, connaissaient bien les aéronefs. Mewalck, nouvelle recrue, avait été chargée de la conception des bombes dont elle avait chargé les bombardiers improvisés. Ils avaient été équipés par ses soins comme des avions de chasse, au cas où une bataille devrait avoir lieu dans les airs. Elle se doutait néanmoins que les plus puissants soldats seraient envoyés empêcher la destruction des mécanismes. Ils n'auraient donc rien à craindre.

Enfin, presque rien.

Pepper/ Alecto / Clarice
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Pepper McCanelo
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 10 Mar - 16:36

Alzen, la belle Alzen, l’étincelante Alzen. Il n’y avait pas à dire, même si Pepper lui préférait la capitale et son charme raffiné, distingué, il éprouvait une affection particulière pour la ville volante, où il avait travaillé pendant plusieurs années, et, surtout, où vivait Alecto, où il l’avait rencontré…Y retourner ne lui avait jamais demandé le moindre effort, c’était toujours un plaisir. Même depuis les récents évènements, ces attaques Karnevaliennes qui avaient eu un écho retentissant, faisant fleurir les unes de tous les journaux d’Amenthalys et, surtout, faisant naître un sentiment de malaise chez le cuisinier. Que les Karnevaliens fassent du grabuge, c’était habituel, même si ces derniers temps, cela semblait s’intensifier. Que l’on envoie des traqueurs régler le problème, c’était normal, c’était leur travail. Mais voilà, là-haut, il y avait un traqueur en particulier, un auquel Pepper pensait sans arrêt, un qu’il ne supporterait pas de savoir blessé. Quand bien même cela serait son travail. Alors il avait senti la tension monter, pendant que la presse rapportait les bilans quotidiens des réparations, des mesures prises par les autorités pour ramener les choses à la normale. La tour du Savoir qui s’écroule, ce n’était pas rien, cela avait fait du bruit, et cela continuait à en faire. Et le restaurant qui ne désemplissait pas, ces dernières semaines, l’obligeant à une présence constante, lui interdisant de sauter dans le premier aéronef venu, de monter jusqu’à la ville volante pour aller retrouver Alecto, seul moyen, il le savait, d’apaiser cette inquiétude irrationnelle qui le prenait. Jusqu’à la veille. Une accalmie soudaine dans les réservations, un nombre assez bas pour que son équipe gère cela sans lui. Il leur faisait confiance, normalement ils ne devraient pas faire tout sauter en son absence.

Alors il avait foncé. Pris le premier aéronef. Fait quelques courses dans une quelconque supérette d’Alzen, puisque les placards de son amant étaient toujours vides, ou alors remplis de cochonneries, tout comme ceux de sa sœur. Et puis il était arrivé. Avait sonné à la porte. Avait senti son cœur bondir lorsque le blond lui avait ouvert, ses cheveux encore humides d’une douche récente gouttant sur son t-shirt. Il avait beau savoir qu’il n’était sans doute rien d’autre qu’un plan parmi tant d’autres pour Alecto, il avait beau avoir passé l’âge pour ce genre de minauderies, cela ne l’empêchait pas d’être amoureux. La soirée s’était déroulée, sans accro, comme toujours. Pepper en cuisine, frère et sœur dans la salle à manger, puis Callisto avait regagné ses quartiers pendant que les deux autres s’adonnaient à des activités… Plus privées. Et tandis qu’au milieu de la nuit, le brun se réveillait, comme à son habitude, pour observer Alecto dormir, il sentait que l’inquiétude qui ne le lâchait plus depuis quelques temps se dissipait un peu.

Pourtant, au matin, tout revint. Parce que ce n’était pas normal qu’Alecto soit levé aussitôt sans rechigner. Parce que Pepper sentait que cette mission si importante pour laquelle il se réveillait aux aurores risquait de mal tourner. Voir très mal tourner. Ce n’était rien de plus qu’un pressentiment, rien de plus qu’une vague sensation chez quelqu’un qui s’éveille en sentant le lit se vider. Mais c’était suffisant pour qu’il demande à accompagner Alecto, une proposition qui même à ses oreilles sonnait de manière ridicule. En quoi un pauvre cuisinier, fût-il renommé dans les trois villes, pourrait être utile dans une mission donnée à un des traqueurs de l’Empereur ? Au mieux, il gênerait, au pire, il ferait tout capoter. Alors bien sûr, le blond avait refusé, en toute logique. Et Pepper avait capitulé. D’accord, d’accord, sa proposition avait été stupide. Mais il devait lui promettre d’être prudent, d’accord ? C’était sans doute un peu trop en demander dans ce métier, mais bon. Alors il l’avait laissé partir. Avait attendu quelques instants, hésitant, ne sachant trop s’il devait être raisonnable ou laisser libre cours à ce fichu pressentiment. Et au final, la raison avait perdu, il avait enfilé une veste, rempli ses poches de divers objets métalliques traînant par-là, et entamé une filature discrète. Filature qui se révéla justifiée lorsque, au détour d’une ruelle dans laquelle il avait vu Alecto s’engouffrer, il le découvrit face à une jeune femme n’ayant pas l’air franchement pacifique. Dans le doute, il ne se montra pas tout de suite, mais raffermit sa prise sur une petite cuillère dans sa poche, tout en notant la présence de quelques gouttières dans le coin. On ne savait jamais.
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Z. Alecto Lytras
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Dim 11 Mar - 1:06

    Au début, une soirée comme les autres, ou presque, cet ex qui vient préparer à manger, ta sœur qui se pointe, par l’odeur alléchée, un repas pantagruélique si l’on le compare à tes habitudes gastronomiques... Le tout avait évidemment fini sur les plumes.
    Quand Pepper venait, le schéma restait relativement le même, parfois il te traînait dans un supermarché, t’apprenait à lire les étiquettes, puis vous rentriez et faisiez voler les draps. Tu te contentais de tout ça, tu butinais égoïstement, papillon volage, bien heureux de savoir qu’il existait à portée de main une fleur à visiter dès que tu te lassais des autres.
    L’estomac rempli et la libido soulagée, tu avais sombré dans un sommeil réparateur. Jusqu’à ce que ton téléphone de fonction te sorte de ta torpeur, tôt le matin, t’envoyant un ordre de mission.
    Apparemment, les rebelles préparaient quelque chose, tournaient autours d’Alzen… Et toi, glorieux traqueur, tu avais pour mission de les empêcher d’agir. Cool.

    Tu haïssais les missions d’action, ton truc étant plutôt l’observation, la recherche de karnevaliens et draguer la stricte secrétaire du QG alzennien des traqueurs (qui n’avais toujours pas cédé à tes avances, cela dit). L’action, les batailles… Pouah, non merci. Tout cela soulevait trop de poussière, or, la poussière était une grande ennemie du teint frais. Tu te souvenais avoir été envoyé en mission à Opale, une fois. OPALE. Sable et poussière, tu avais bien vite vidé tes tubes de crème hydratante sur ta peau desséchée, ce qui avait fini par coûter une petite fortune.
    Alzen était une ville bien plus propre, ses habitants étaient civilisés au moins… Mais là où disparaissait l’aride poussière, le vent se pointait et s’engouffrait dans ta blonde chevelure parfaitement entretenue. Et il n’en fallait pas beaucoup pour que ta masse capillaire soit mise sens dessus dessous. Obsédé par ton apparence que tu étais, tout cela te débectait.
    Enfin, pauvre fonctionnaire, tu devais bien obéir aux ordres et t’étais donc levé.

    Deux cafetières et une douche plus tard, tu te préparais devant ton miroir à partir quand Pepper t’avait proposé de t’accompagner. Tu avais manqué d’en cracher ta brosse à dents. Proposition stupide, tes collègues se riaient déjà de toi et de tes manières précieuses, mais qu’en serait-il si tu devais te faire aider dans tes missions par un chef cuisto ? Tout attentionné et maîtrisant les métaux qu’il était, ta fierté ne souffrirait pas d’un tel coup de main.
    Tu pensais avoir été clair et avait laissé l’amenthalysien. Il n’avait pas besoin de clés après tout, et peut-être serait-il adorable au point de faire la vaisselle que tu avais laissé s’entasser depuis sa dernière visite…

    Bref, tu avais donc enfilé ta veste d’uniforme et sa coupe que tu trouvais si peu flatteuse, vérifiait que ton insigne, brodée sur le cœur, soit correctement placée. Tu te mettais de route sur le vieil aéronef de fonction que l’on t’avait laissé. Les engins de compétition étant laissés aux plus haut gradés, aux éléments les plus méritants.
    Une tournée plus tard, et tu repérais un véhicule louche, se posant dans une ruelle. Quelqu’un, enveloppé dans une longue et sombre cape, un homme fin, ou une grande femme… Tu la hélais mettant en évidence ton insigne qui brillait sous les premiers rayons de soleil.

      « -Excusez moi, mais pourrais-je voir vos papiers ? Il semble un peu tôt pour traîner dans les parages, surtout que vous ne semblez pas faire partie du service de maintenance. »


    En effet, non loin de là se tenait le bâtiment par où l’on pouvait accéder aux sous-sols d’Alzen, où étaient présents les mécanismes de gravitation de la ville. Autant dire que si des rebelles y accédaient, ce serait bien embêtant.
    Tu regardais l’inconnue par dessus les verres de tes lunettes, rapidement. Bingo. Karnevalienne. Tu plissais un instant les yeux, grimaçais. Son karnevale était assez embêtant. Restait à espérer qu’elle ne soit qu’une civile perdue, ou tes plus grands secrets risquaient d’être réveillés. Ces choses dont tu avais honte.
    D’avoir négligé d’utiliser ton après-shampoing ce matin, par exemple. Coup de vent, tes mèches étaient bien rebelles aujourd’hui. Bad hair day. En fait, il n’y avait même pas besoin de lire dans tes pensés pour voir ça.
    Haa. Pourvu que l’on en finisse au plus vite, tu détestais être décoiffé. Cela te mettais de mauvaise humeur.
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Dim 11 Mar - 14:43

Un soupir. La nuit avait été longue. Clarice n'avait pas réussi à s'endormir, bien trop tendue et excitée quant à la perspective de sa mission matinale : détruire les mécanismes de gravitation de la ville, dans des sous sols d'Alzen. Alzen... Bonne vieille Alzen. Ville où tout avait commencé et où tout s'était fini. La vie douce d'une fillette choyée, puis, les illusions brisées lorsque son Karnevale avait été révélé.

Il était l'heure d'agir. De détruire les mécanismes de gravitation, et de faire descendre cette fichue ville de son « piédestal » aérien. Raziel courait à sa chute, et ses toutous aussi.

Elle avait été mise en garde par d'autres rebelles quant à la présence fort probable de Traqueurs. À cette idée, elle espéra qu'elle aurait la chance de n'en croiser aucun, et que sa mission se déroule sans anicroche. Agir en solo, discrètement, et repartir comme si de rien n'était, se fondre dans l'ombre...

Cependant, Clarice n'avait jamais fait partie des gens qui avaient beaucoup de chance au naturel... Ainsi, lorsqu'elle se posa dans une ruelle d'apparence tranquille, et qu'elle entreprit de se rendre au lieu de sa mission, elle entendit clairement les pensées d'un homme... Un Traqueur.

A ses yeux, elle paraissait louche, et il se demandait ce que qu'elle pouvait bien faire dans ce coin et à cette heure. Ah... bonne vieille cape... il s'était demandé, l'espace d'un instant s'il avait affaire à un homme ou une femme.

 -Excusez moi, mais pourrais-je voir vos papiers ? Il semble un peu tôt pour traîner dans les parages, surtout que vous ne semblez pas faire partie du service de maintenance.

Un nouveau soupir. Ç'aurait été trop simple de pouvoir agir rapidement. Clarice se retourna et le fixa d'un air neutre, et, au fur et à mesure que lui comprenait la nature de son Karnevale, elle, le savait, et avait pu entendre certaines craintes. Un fin sourire s'étira sur ses lèvres.

« Eh bien, eh bien. Il ne faut pas vous exciter comme ça... Enfin, si... pour vos cheveux... Ils sont dans un état lamentable... »

Bim. Elle avait fait mouche, le voilà qui pâlissait et s'empressait de tâtonner ses cheveux en s'engueulant mentalement de ne pas avoir utilisé son après-shampoing et en s'inquiétant des séquelles qu'ils en garderaient. Une vraie princesse celui-là... ça risquait de devenir un tantinet comique, voire ridicule à ce train là.

Un avertissement résonna dans sa tête : ~ il doit avoir des ressources cachées... relax, ne le tacle pas trop fort trop rapidement... ~

Elle s'apprêtait à parler à nouveau, lorsqu'elle perçut une vague de pensées d'une tierce personne.

~ allons bon... Encore un ?! C'est pas vrai, quelle poisse... ~

Nouveau soupir, mais cette fois ci imperceptible. Un autre homme... complètement fou d'amour pour le premier. On se serait cru dans un navet romanesque où, pour le coup, le chevalier venait secourir son prince... Quoique... princesse, ça correspondait tout à fait au traqueur qui lui faisait face.

Inquiétude de l'homme caché pour celui qu'il désirait de tout son être et tout son cœur, prêt à l'affronter, elle, pour le défendre. Il avait repéré des gouttières et re-comptabilisait les objets métalliques dans ses poches. Il agissait donc sur le métal...
Deux contre une... ça ne s'annonçait vraiment pas comme une partie de plaisir... Mais la vie en elle même n'était pas une partie de plaisir... N'est ce pas Clarice ?

Encore un soupir. Elle lança d'un ton narquois, le regard néanmoins glacial :

« Et si vous disiez à votre petit ami de nous rejoindre au lieu de le laisser crever de peur pour vous, là bas tout seul ? »

Et, joignant le geste à la parole, elle montra du menton l'endroit où l'autre inconnu s'était planqué.

Léger sursaut de la part du Traqueur et de son amant, une fugace pensée l'un pour l'autre et inversement, qui permit à la jeune femme d'en apprendre encore un peu plus.

~ Alecto et Pepper... Pepper et Alecto... L'un voudrait que ça soit un plus qu'un amant... et l'autre... l'autre... ne veut pas perdre sa liberté... Intéressant... C'est toujours utile à savoir. ~

Le dénommé Pepper s'approcha donc d'Alecto, qui s'inquiétait surtout de savoir ce qui se passerait si ses collègues apprenaient qu'il avait besoin de l'aide d'un civil pour accomplir ses missions.

« Vous n'avez vraiment pas la carrure d'un Traqueur... à la limite d'un type juste assez valable pour tourner deux trois publicités. Pourquoi ne pas rentrer chez vous avec votre amant, le laisser prendre soin de vous, vous amuser... Enfin bref, me foutre la paix et me laisser faire ce que j'ai à faire ? Cette voie n'est pas la vôtre. Rentrez chez vous tous les deux. »

Elle se redressa, froide, et les fixa, attendant leur choix.
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Pepper McCanelo
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 17 Mar - 21:05

Exactement comme les écrevisses, Pepper devenait écarlate lorsqu’il était grillé. Ou, plus précisément, ses joues prenaient une délicieuse teinte coquelicot, comme lorsque la jeune femme avait signalé sa présence à Alecto, le plongeant au passage dans une profonde confusion. Comment avait-elle deviné sa présence ? Il était pourtant certain de ne pas s’être montré, et de n’avoir fait aucun bruit. Mais surtout, surtout. Son petit ami ? Si l’on exceptait le fait que, même s’il aurait bien voulu, cela ne risquait pas d’être le cas de sitôt, une question demeurait. Comment ? Comment avait-elle su ? Soit elle connaissait Alecto, ce qui semblait peu probable, soit elle s’était renseignée sur lui, ce qui l’était tout aussi peu, soit… Il y avait de nombreuses possibilités après tout, peut-être aussi que ce savoir était le fruit d’un don, la demoiselle semblait avoir tous les attributs des Karnevaliens, et parmi eux seule une minorité ne possédait aucun pouvoir. Cette explication semblait la plus sensée de toutes celles qui lui venaient, bien qu’il s’interrogeât sur la nature exacte de ce pouvoir. Enfin, il n’était plus temps d’y réfléchir, pour l’instant, quitte à s’être fait repérer en beauté, autant s’avancer, comme elle l’y invitait avec tant de délicatesse.

Alors puisqu’il le fallait bien, il s’avança, le regard soigneusement fixé sur la jeune femme pour éviter celui qu’il devinait meurtrier d’Alecto. Non seulement il faisait exactement le contraire de ce qu’ils avaient convenu, mais en plus, il le ridiculisait en plein mission. Ce qui n’était pas franchement le meilleur moyen de séduire quelqu’un, il devait bien en convenir. Enfin, ce qui était fait était fait, il était un peu trop tard pour regretter, d'autant plus que son mauvais pressentiment semblait bien décidé à ne pas s'en aller de sitôt. Mais ce n'était pas le moment de le ressasser et, s'il ouvrit la bouche n arrivant à la hauteur d'Alecto, ce ne fut même pas pour proférer des excuses de toute façon inutiles puisqu'elles ne risquaient pas d'être acceptées avant un certain temps.

    - T'inquiète pas, va, tes cheveux ne sont pas si terribles que ça.


De simples mots prononcés à mi-voix, prononcés juste assez fort pour qu'Alecto les entende, juste pour rassurer celui qu'il savait si sensible sur tout ce qui touchait à son apparence. Des mots qu'il ne croirait certainement pas, qu'il prendrait pour un mensonge destiné à apaiser et sa crainte de ne pas montrer un physique parfait, et sa colère d'avoir été suivi. Et c'est vrai qu'après tout, il y avait bien un peu de cela. Oh, ce n'était pas tout à fait un mensonge –il avait déjà vu le blond dans des états de pire désastre capillaire-, mais il fallait bien avouer que le vent avait quelque peu joué avec les mèches si soigneusement coiffées peu de temps auparavant, et qu'elles ne l'étaient plus tant que ça. Mais à peine avait-il eu le temps de prononcer ces quelques mots que la jeune femme reprenait la parole, glissant dans sa tirade une nouvelle pique à destination du blond qui aurait pu faire pouffer Pepper tant elle sonnait vrai, et surtout tant elle collait aux désirs de gloire de son amant, si la situation n'avait pas été si tendue. Elle leur suggérait de rentrer chez eux ? Il ne demandait pas mieux, sauf que quelque chose lui disait que les choses ne risquaient pas d'être si faciles. Sauf qu'il y avait quelque chose dans sa voix, dans son attitude, qui lui murmurait qu'Alecto, lui, allait refuser. Et une chose était certaine, c'est que maintenant qu'il était là, Pepper ne repartirait pas sans le blond.

    - Et pourquoi ne feriez-vous pas de même ? Si chacun rentre chez soi bien tranquillement, l'incident sera clos, n'est-ce pas, Alecto ?


Aucune ironie dans sa voix, aucun sarcasme, un léger sourire conciliant se dessinait même sur ses lèvres, le même qu'il arborait lorsque qu'une dispute s'amorçait entre ses commis et qu'il lui fallait désamorcer la chose avant que cela n'explose. En exposant cette solution somme toute simple, Pepper était parfaitement sincère, même s'il se doutait que cela ne servirait à rien.
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Z. Alecto Lytras
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Dim 18 Mar - 1:18

    Aux mots « petit ami », plusieurs visages défilèrent sur ta conscience, car, il fallait bien l’avouer, n’ayant aucune relation officiellement gravée dans le marbre, tu ne pouvais que compter tes exs, ceux et celles qui avaient été des coups de deux ou trois soirs et non d’un unique, quelques personnes qui t’avaient demandé de leur accorder plus de temps, des gens que tu voyais encore, parfois… En fait, personne ne pouvais réellement être affublé d’un tel statu, tu t’enorgueillissais d’être sans attaches, libre comme le vent alzenien. Vent qui commençais à te taper sur les nerfs en fait.
    Une personne proche ? Ha, cela devait être Pepper. En effet, l’homme, écarlate sortait de derrière sa cachette, l’air embarrassé, comme en viel enfant prit la main dans le sac, il semblait tenter de noyer le poisson, te complimentant sur tes cheveux, souriant… Tu soupirais profondément, réfléchissant au moyen le plus douloureux de lui faire comprendre que, non, quand tu refusais qu’il te suive, cela comptait aussi s’il se cachait.

    Les paroles de la femme terminent de te mettre de mauvaise humeur, s’alliant à ton saut du lit trop matinal et au côté mère poule incestueuse de Pepper. Tentant de te donner une contenance, tu réajustais le col de ton manteau, réajustais tes lunettes. Jouer dans des publicités ? C’était déjà fait, et tu en attendais bien plus de ton futur. Ce travail de traqueur, s’il pouvait faire rêver bien des courageux sphériens, ne t’intéressait pas réellement. Ce n’étais qu’un moyen de gagner de l’argent, te permettant d’épargner les clopinettes que tu ne dépensais pas en baume capillaire afin d’assurer ton avenir que tu espérais encore brillant.
    Les publicités n’étaient qu’un avant-goût, tu rêvais de gloire, de jouer, d’échapper à un anonymat stérile en exhibant ton être sous l’objectif des caméras. Entendre la karnevalienne tenter ainsi de réduire à néant tes ambitions te mettait donc sévèrement en colère.
    Elle pouvait bien lire tes pensées, mais cela ne voudrais pas pour autant dire qu’elle comprenais tout ce qui avait trait à ta vie. Ces réflexions, là, tu les lui dédiais, dans un coin de ton cerveau. Tous ces gens qui tentaient de te conduire vers une carrière moins idyllique, tous, tu ne leur adressais que du mépris.
    Ton heure viendra. Et peu importent les sacrifices que tu devrais faire d’ici là.

    Voilà que l’on tentait des négociations à l’amiables, totalement en désaccord avec tes ordres. Capturer les karnevaliens, les plus vivant possible, en gros, cela se résumait à quelques mots, certes bien plus professionnels entre les lèvres de ton supérieur. Tu soupirais, t’étonnant toi même de n’avoir point encore expliqué ton opinion à tout ce petit monde. Tu commençais donc par darder tes yeux sur Pepper, chassant de ton visage toute moue, tout sourire qui aurait pu lui laisser espérer que tu lui pardonnais, ou l’autorisais à rester là.

      « Très bonne idée Pepper. Tu vas donc nous laisser tranquillement et ne pas tenter de faire mon travail à ma place, tu n’aimerais pas que je vienne piétiner tes hors d’œuvres ? »


    La comparaison avait de quoi faire rire, mais tu étais trop sur les nerfs pour faire de l’humour. La présence de l’amenthalysien était ridicule, inutile. Enfin, pas si inutile, il aurait pu t’aider, avec son karnevale, mais ses attitudes pacifistes étaient déplacées, tu devais faire ton travail de traqueur, et non pas compter les coquecigrues pour passer le temps. Il avait un bon fond, mais il était capable de proposer à la rebelle d’aller prendre un café et des petits fours. Le monde n’étais pas ci conciliant, tu avais une mission, et la demoiselle devait également en avoir une. Le petit-déjeuner gourmand n’était pas une option. Et puis, de quel droit osait-il tenter de commenter ta coiffure ? Ce n’était pas comme s’il s’y connaissait en soins capilaires.

      « Quand à vous je dois bien évidemment vous demander de vous rendre sans faire d’histoires, bien que cela ne semble pas vous enchanter. Sinon, je me serais obligé d’utiliser les droits que ma fonction m’octroient pour vous empêcher de nuire. »


    Un vocabulaire bien technique, mais l’on vous apprenait, avant une arrestation à donner l’occasion aux suspects de se rendre, tout en les maintenant sous pression. Tu sortais donc ton revolver, prêt à faire feu si la demoiselle tentait quelque chose.
    Un geste inconscient, car il fallait bien avouer que tes techniques de tir étaient désastreuses, mais c’était un point que tu oubliais, tu avais confiance en toi, peu importent les domaines. S’il te fallait tirer, tu tirerais.
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Dim 18 Mar - 2:30

Un énième soupir. C'était prévisible.
La proposition aimable du dénommé Pepper tombait à l'eau. Le Traqueur n'avait aucune envie de... rentrer chez lui.

Manque de chance. Adieu les bons petits plats.

Et il était encore de plus mauvaise humeur. À croire que les propos de la jeune femme l'avaient profondément énervé... Ah pardon, c'était bel et bien le cas. Clarice ne put qu'en sourire, satisfaite.
Elle entendit ensuite qu'il lui adressait des pensées méprisantes et ne put qu'avoir un sourire plus large. Ça l'enchantait grandement. Elle poussa un soupir amusé lorsque Alecto rembarra le pauvre petit Pepper énamouré.

« Ce n'est pas parce que tout ne se déroule pas comme vous le souhaitez que vous devez vous montrer désagréable avec votre amant. Il n'y est pas pour grand chose si vous avez choisi ce poste et que ça se passe mal. En plus, il veut vous protéger. Vous devriez être... touché ? C'est relativement... classe comme comportement. La starlette que vous devriez devenir au lieu de perdre votre temps avec ce job ridicule devrait s'en inspirer. »

Le ton était moqueur et dur, mais la Karnevalienne ressentait un peu de pitié pour ces deux hommes.

~ Si c'est pas moche d'être amoureux à ce point et de ne recevoir qu'un intérêt inconstant... et si c'est pas malheureux de se voiler la face comme ça... ~

Elle regarda Pepper devenir rouge de honte, et baisser la tête. La pique lancée par le Traqueur l'avait touché en plein cœur, et il était vraiment attristé de la tournure que prenaient les évènements. Alecto lui pardonnerait il un jour ? Le perdrait il à cause de cette filature découverte ?

« Alors... pour répondre à votre question Pepper, non je ne compte pas rentrer chez moi. Après, si vous pouvez l'embarquer chez vous – énonça t-elle en désignant Alecto du menton – je ne serais pas contre. Et pour le moment, non, il n'a pas l'air... enclin à vous pardonner votre comportement... Ce qui est bien dommage, vous avez été tellement prévenant. »

Elle s'était adressée calmement au cuisinier, un semblant d'excuse dans la voix.

Le Traqueur, quant à lui s'énervait crescendo, la micro remarque sur sa coiffure avait l'air de l'avoir définitivement mis de mauvais poil pour la journée. Un vrai ours sorti de son hibernation. Et les réponses de la Karnevalienne ne faisaient rien pour le calmer. Plus il s'énervait, plus elle s'amusait.

Clarice le regarda sortir son revolver et lui débiter ce que l'on aurait plus appeler des droits... en l'occurrence, celui de se taire et de le suivre bien gentiment sans faire d'histoire.
Quelle bonne blague. Elle dut se retenir d'éclater de rire tellement sa déclaration lui paraissait mal prononcée.

« Je ne voudrais pas être déplaisante, mais, si vous voulez être un acteur reconnu, que les producteurs s'arracheront, il va vous falloir mettre bien plus de cœur dans votre tirade, parce que là, c'est complètement loupé. »

Il tirerait sans hésiter s'il le fallait. Soit, elle éviterait la balle. Quoique... elle pouvait constater qu'il ne savait même pas tenir son revolver correctement. Et il viserait comme un pied...

Mais sur quel rigolo était-elle tombée ?

Elle aurait presque eu envie de lui expliquer comment on tenait ce genre d'arme... Encore eut il fallu pour cela qu'elle oublie qu'ils étaient ennemis. Elle ne put donc que lui offrir un regard mi figue mi raisin.

« Sérieusement... Vous devriez ranger votre jouet... Vous allez finir par vous blesser... Ou le blesser lui. – désignant cette fois ci Pepper du menton – Au lieu de vous énerver, là, contre nous, fâchez vous plutôt au plumard, ce sera nettement plus productif et sans doute très torride. »

Le ton était redevenu badin, taquin, mais ses interlocuteurs n'avaient pas franchement l'air de goûter à la plaisanterie.

Clarice songea à son poignard, et se félicita qu'Alecto lui ait détaillé entièrement les capacités de Pepper en songeant au Karnevale de ce dernier et aux possibles avantages qu'il aurait pu en retirer si ce dernier n'avait pas été aussi pacifiste. Il n'empêchait qu'elle n'était pas rassurée. Ce cuistot était bien plus inquiétant que le Traqueur.
Qui plus est, il avait l'air définitivement résolu à ne repartir qu'avec le blondinet, même si ce dernier l'humiliait devant elle. Et il repartirait avec lui en un seul morceau.

~ Complètement gaga et têtu... Va pas falloir trop égratigner Sa Majesté si tu veux garder toutes tes plumes ma fille. ~

Enserrant son poignard sous sa cape, elle inspira longuement, s'incitant au calme et recula de quelques pas, sans perdre un seul des deux hommes des yeux.

« En vous souhaitant une bonne journée messieurs ! »


Et, alors que le Traqueur la prenait en joue et tirait, la manquant d'un bon mètre, elle s'esquiva dans une ruelle adjacente, et cavalcada vers l'accès aux sous sols l'intéressant.

Spoiler:
 
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Pepper McCanelo
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 24 Mar - 1:10

Evidemment. Il aurait dû s’y attendre, après tout. Il l’avait suivi, avait trahi la confiance, si l’on pouvait l’appeler comme cela, qui régnait entre eux, c’était normal qu’Alecto se venge, ne serait-ce qu’avec des mots, pour l’instant en tout cas. Mais toutes ces pensées rationnelles n’empêchaient pas Pepper de se sentir blessé. Parce que le blond le connaissait bien, parce qu’il savait jouer sur la corde sensible, les cordes sensibles. Que ce soit son travail ou le fait qu’il le renvoie comme ça, comme un gamin qui lui jouerait dans les pattes. Surtout qu’il semblait pas mal lui en vouloir, plus que toutes les autres fois où il s’était montré un peu trop protecteur, un peu trop possessif, un peu trop amoureux, en somme.

Et voilà que la rebelle s’y mettait, qu’elle… Prenait sa défense ? Ça en avait tout l’air. Oh, cela partait d’une bonne intention, il lui semblait le sentir, mais peut-être était-ce juste sa gentillesse naturelle à lui qui le poussait à voir le bien partout. Surtout que ses airs pacifiques étaient étranges, sa politesse, cette manière qu’elle avait de discuter avec eux sans réellement se montrer menaçante, alors que tout Sphéra ne bruissait que des rumeurs des attaques de ces féroces rebelles, cela donnait à la scène un air légèrement irréel, bizarres. Et puis surtout… Comment pouvait-elle savoir qu’Alecto n’avait aucune envie de lui pardonner sa filature ? Cela se voyait-il tant que ça, cela était-il lisible sur son visage alors que lui-même se leurrait au point de caresser l’espoir de pouvoir recoller les morceaux rapidement ? A moins que… Oui, cela pouvait être une hypothèse. Il se pouvait tout à fait qu’elle sache tout cela grâce à ce don qu’il soupçonnait depuis tout à l’heure, cela semblait même une explication valable, plus valable que celle qui sous-entendait que cette jeune femme qu’Alecto rencontrait pour la première fois, il en était certain, sache mieux lire dans les traits du blond que lui qui les connaissait par cœur, lui qui pouvait les redessiner de mémoire dès qu’il fermait les yeux. Mais quel était ce don, alors ? Cela pouvait être tout et n’importe quoi, en allant du savoir universel à la télépathie. Alecto devait sans doute déjà le savoir, ce genre de données n’ayant aucun secret pour lui, mais Pepper, lui, devrait se contenter de simples déductions, à moins que le blond ne daigne l’informer, ce qui semblait fort compromis, et pourtant l’amenthalysien ne pouvait effacer de son esprit l’impression que cela pourrait toujours être utile pour la suite.

Et puis voilà qu’Alecto sortait son revolver de sa poche, tirant Pepper de ses réflexions dans un vague élan de panique. Parce que pour avoir déjà vu son amant à l’œuvre lorsqu’il s’agissait de viser, que ce soit pour lui lancer une salière oubliée à l’autre bout de la cuisine ou un coussin devant la télévision, il savait qu’il ne fallait guère compter sur les talents de tireur du traqueur. Au mieux, il louperait la traqueuse, au pire… Le brun ne voulait même pas y songer. Et pourtant, par un effet de contradiction propre au genre humain, la première chose qu’il fit fut d’imaginer. Et de frissonner. Tout à ses visions d’horreur, il n’écouta même pas la tirade d’Alecto, qui somme toute n’était qu’un discours à la fois protocolaire et formel, sans aucun doute appris par cœur. La réplique de la rebelle, en revanche… Enfin, surtout la dernière partie. Celle qui évoquait à Pepper des images plus ou moins vertueuses, d’autant mieux illustrées qu’il avait eu droit à leurs petites sœurs cette nuit-là. Ce qui eut pour effet immédiat de faire rougir de nouveau sa peau qui avait fini par retrouver une couleur à peu près normale, sauf que cette fois-ci la jolie couleur écarlate provenait de la toux qu’il essayait de refréner, et par laquelle il tentait de masquer tant bien que mal la gêne occasionnée par ce à quoi il pensait. Non, franchement, ce n’était ni le lieu, ni le moment pour ce genre d’enfantillages.

Et ça l’était d’autant moins que la karnevalienne venait de prendre la poudre d’escampette, aussitôt suivie d’une balle qui prit bien rapidement un itinéraire différent, finissant sa course par une rencontre avec une poubelle, sur laquelle elle eut la délicatesse de ne pas ricocher, s’y enfonçant plutôt avec un bruit retentissant. Et quelques secondes après, c’était au tour d’Alecto de s’élancer, partant sur les traces de la rebelle qui s’était engouffrée dans une ruelle que Pepper n’avait même pas remarquée jusque-là. Ce fut alors son tour de s’élancer sur les talons du blond, bien décidé à ne pas le lâcher d’une semelle. Il accélera juste ce qu’il fallait pour le rattraper, puis se maintint à sa hauteur, et articula entre deux foulées :

    - Ecoute… Je sais que… Tu m’en veux… Je n’aurais pas dû… Te suivre. Mais maintenant… Que je suis là… Autant que je… Reste. Après tout… Je pourrais… Me rendre utile…


Ce n’était pas vraiment une proposition, plutôt une affirmation. Il était hors de question qu’il reparte maintenant, alors que la situation commençait à présenter un danger potentiel, et qu’il savait parfaitement que la bagarre n’était pas le loisir préféré d’Alecto. Pas alors qu’il se savait capable de faire pencher la balance en la faveur du blond. Il n’avait rien contre cette rebelle en particulier, mais l’amour avait tendance à exacerber un côté protecteur déjà bien trop développé chez lui, et il ne laisserait personne faire le moindre mal au blond. La preuve se trouvait dans sa main, qui déjà fusionnait plusieurs morceaux plus ou moins grand de métal en une forme qui ressemblait de plus en plus à un couteau de cuisine au fil bien aiguisé. Il n’était pas sûr d’avoir à s’en servir, mais on ne savait jamais, après tout…
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Z. Alecto Lytras
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 24 Mar - 21:17

    Avec un juron retentissant, tu t’élançais à la poursuite de la rebelle. Elle était rapide la bougresse, mais tu avais eu la chance et l’avantage de suivre un entraînement chez les traqueurs, et quoique puisse en penser la jeune femme, la fonction entretenait remarquablement bien les capacités physiques de ces fonctionnaires. Enfin, une chose te ralentissait. Pepper, se répandant en excuses avec un regard mouillé de chien battu. Sans cesser de courir, gardant toujours un oeil sur la fuyarde, tu lui sifflais quelques mots.

      « Reste si ça te fait plaisir, mais ne t’avises pas de me gêner Pepper. »


    Virage en épingle, il y avait fort à parier de la karnevalienne tentait de semer ses poursuivants, renversant quelques obstacles sur son passage, obstacles que tu t’empressais d’éviter de quelques sauts lestes dont on vous enseignait les bases. Un corps sain dans un esprit sain, le credo des traqueurs, ou bien l’inverse peut-être… Bref, tu prenais l’adage au pied de la lette mais ne sachant pas quels exercices devaient rendre l’esprit « sain », tu restais à tes batifolages libertins et compensait en soignant ton hygiène de vie.
    Respire Alecto, respire. Cette femme savait pertinemment où il lui fallait taper pour te blesser, mais ce n’était pas une raison pour t’affoler. Tu remets tes lunettes, te concentres. Tu effectuais ce travail pour gagner ta vie, car il en fallait bien un, cela t’importait peu que l’empire se serve de ton don, se serve de toi. Et tous ces gens qui désapprouvaient autant ton travail actuel que celui qui t’attendait plus tard n’étaient pas dignes de ton attention. Qu’ils aillent se faire foutre.

    Pepper était légèrement derrière toi, bien qu’un bonne forme, le cuisinier n’avait évidemment pas accès au même entraînement, tant et si bien qu’il ne pouvais pas parfaitement gérer les obstacles ou le rythme soutenu de la course. Enfin, l’essentiel était qu’il suivait. Sans faiblir, tu t’adressais de nouveau à lui, veillant à ce que tes paroles s’accordent à ta respiration, dans le cas contraire, parler en courant ne se soldait que par un point de côté que tu ne pouvais te permettre.

      « Et tu me fera le plaisir d’éviter de penser à n’importe quoi. La demoiselle lit dans nos esprits. »


    Oh, bien sûr, tu savais bien que l’ordre « Ne pense pas à un troupeau de dromadaires » aboutissait à coup sûr au dessin des bestioles en question dans les esprits pleins de contradiction. Mais au point où tu en étais, l’amenthalysien pouvait bien penser à ce qu’il voulait.
    L’écart entre ta petite personne et la fuyarde se creusait. À force de patrouilles, tu connaissais ces petites ruelles, leurs directions, leur tracé. Un coup de vent s’engouffre entre les murs, tes cheveux prennent cher, une nouvelle fois. Ça t’agace. Ça t’apprendra à oublier l’après shampoing. Tu ôtes tes lunettes un instant dardais tes yeux sur la fuyarde. Quel temps fait-il demain ? Tu frises quand il pleut.
    Tu attrapes un objet sphérique à ta ceinture. Mon dieu, tu as les cheveux dans la figure. Callisto rentrait-elle ce soir ? Elle était sur un tournage, mais ça devait finir tôt. Pepper pourrait bien vous préparer quelque chose ce soir encore. Il devait se faire pardonner.
    Tu lance l’objet. Normalement, l’institut de la rue sortait une nouvelle gamme de produits dans deux jours. En général, ils profitaient de ces occasions pour solder les soins. Ha, oui, tu aurais bien besoin d’un bon massage. Et si jamais tu en avais l’occasion, tu achèterais de la crème à Cal, elle se plaignait de ne plus en avoir. On disait aux infos que des bestioles avaient attaqué des civils opaliens. Que faisaient les chasseurs du désert ?
    La sphère roule, à la hauteur de la rebelle. La dernière nuit avec Pepper avait été pas mal, même si cet imbécile avait tenu à le suivre. Ses plats étaient délicieux et diététiques, on pardonnait. Il devait y avoir une représentation jeudi au théâtre. Le vent est doux ici, il décoiffe moins. Tu avais déjà monté une pièce de ce dramaturge. Les pinces à linge étaient roses et vertes. Ho, avec une troupe amateur qui n’avaient pu trouver une salle pour la représentation, mais enfin. Le montant de la facture d’eau était démesuré. Tu te rappelais du texte, il était assez tordu.
    « Regarde. Vois la nature. L’organisation spirale de cet escargot, la parfaite rectitude mouchetée poivre et sel de ce lézard, le tranchant de cette feuille d’asphodèle… » « Je suis entré dans la tente trente-quatre avec en guise de chapeau ma tête posée au dessus comme un aboutissement du crâne humain. Crâne humain, que répond-tu quand on te parle ? Crâne humain que ressens-tu quand on pense à toi ? Mes pensées arpentent le sol et vont l’une après l’autre faire quadrature pour former un cercle. (Tu sors un mouchoir de ta poche) Mon crâne est comme une pierre au milieu de ma pensée Un sentiment de l’ordre du sang coule maintenant dans mes veines de malheur et m’émeut dans le sens de l’écoulement de l’univers : l’eau qui passe sous ce pont (tu le plaque sur ton visage) verse vers le un ! Devant le visage de ma mère, ma naissance fut un suicide serein. »
    Alors qu’à toute allure, tu te répètes ton texte, la sphère explose. Fumigène au poivre, le vent est tel que toute la rue est enfumée, tout est calculé, cette fumée irrite fortement les voies respiratoires et supprime la visibilité. Tu es désolé pour Pepper qui lui n’a pas su qu’il fallait sortir un mouchoir. Le carré de tissu contre ton nez, tu t’élances vers la rebelle.

    Tu entends la toux due à l’épaisse fumée, elle trahit la position de la karnevalienne, en peu de temps, tu es près d’elle, tu lui passe d’autorité une menotte autour du poignet droit, l’autre extrémité étant fixée autours de ton poignet gauche. Cela serait sans doute considéré comme une mauvaise idée, mais enfin.
    Penser de manière décousue, faire de ton esprit une boîte pleine de mots mais vide de sens, pleine d’informations inutiles, un flot de détails. Cela avait dû marcher, la jeune femme ne devait pas pouvoir effectuer un réel tri parmi toutes les informations qu’elle recevait.
    Narquois, tu lui communiquais mentalement le titre de l’œuvre dont tu avais récité quelques passages.
    L’acte pas connu, Éreval Rinanova, dramaturge contemporain un peu frappé aux textes impossibles.


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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 24 Mar - 23:22

Courir. Mettre de la distance entre les deux hommes et elle. Mais surtout, surtout, ne pas s'éloigner de l'accès au sous sol. Prochaine ruelle à gauche, renverser une poubelle pour les ralentir. À droite maintenant. Ne pas s'arrêter. Respirer, faire attention à ne pas attraper un point de côté.

Merde, elle n'avait pas pris le bon croisement, et elle ne pouvait pas revenir sur ses pas, les deux hommes étant sur ses talons. Clarice se traita mentalement d'idiote et s'engagea dans une autre ruelle, entendant Alecto et Pepper sur ses talons. Le Traqueur pensait à tout un tas de choses décousues, l'état de ses cheveux, sa sœur...

La jeune femme entendit quelque chose rouler vers elle, mais rien, rien ne pouvait lui permettre d'y échapper, la ruelle était droite, le prochain virage était loin, bien trop loin, pas de poubelle sur laquelle grimper pour ensuite essayer de s'enfuir par les hauteurs.

Ne pas paniquer, il y avait toujours une solution à chaque problème.

Alecto pensait désormais à un texte, les répliques d'une œuvre. Il lui cachait ses pensées. Le petit malin.

~ Sa Majesté est plus futée que ce que je croyais... Il m'a bien eue ~

Et du côté de Pepper, il n'y avait rien à relever d'intéressant. Il encaissait le fait qu'elle lise dans leurs pensées, et se demandait ce que contenait la sphère qu'Alecto venait de lancer, espérant que ça ne blesserait personne.

~ Jamais vu un mec aussi gentil. Il est vraiment bizarre... ~

La sphère explosa et une épaisse fumée l'engloba, ainsi que tout le périmètre alentour. Clarice se mit à tousser, et ses yeux à pleurer. Un fumigène au poivre !

~ L'enfoiré ! ~

Une main devant sa bouche pour calmer sa toux, les yeux fermés, Clarice tâtonnait avec sa main libre, essayant de trouver le mur pour le longer par la suite.
Il fallait qu'elle se baisse, qu'elle progresse à quatre pattes s'il le fallait, un lieu enfumé l'était toujours moins au niveau du sol normalement.

Malheureusement, la chance n'étant pas de son côté, elle n'eut pas le temps de se baisser. Une main saisit son poignet droit, refermant une menotte dessus. Alecto était fier de lui, fier de lui avoir balancé un flot d'informations qui l'avaient perdue, et qui lui avaient permis de l'attraper. Il lui avait conté des répliques de L’acte pas connu, d'Éreval Rinanova. C'était à son tour d'émettre des pensées narquoises.

Si jamais elle vivait assez longtemps pour croiser cet Éreval, elle lui ferait bouffer ses œuvres fissa. C'était dit.

Plusieurs quintes de toux la secouèrent, mais elle parvenait à réfléchir à un plan pour filer entre les pattes du Traqueur.

Elle entendait la toux de Pepper.

~ Eh bien, Princesse n'a pas été tendre avec lui non plus. On parie combien qu'il arrivera à se dire qu'il a mérité de se prendre un fumigène au poivre ? ~

Réfléchir. Trouver une solution à ce problème. Elle était « enchainée » au Traqueur pour le moment, mais ce n'était pas irréversible. Elle continua de tousser pour se donner le plus de répit possible.

Et Alecto continuait de se gausser mentalement, s'auto-congratulant.

~ Toi, tu vas te prendre un sacré retour d'ici quelques minutes quand je me serai taillée... Rira bien qui rira le dernier ! ~

Sa main gauche était libre, et ça tombait bien, elle savait s'en servir. Les yeux luisant de larmes à cause du fumigène, elle darda un regard triomphant sur Alecto.

« Hey Starlette, ne pense surtout pas à où sont les clés de cette paire de menottes ! »

Bingo ! Dans la poche intérieure de son uniforme.

Une gifle retentissante claqua sur la joue du Traqueur, et après un instant de stupeur, il se plia soudainement en deux. La rebelle venait de lui asséner un coup de genou bien placé, malgré sa répugnance pour cette technique.

~ A la guerre comme à la guerre après tout. ~

Alors que le Traqueur gesticulait, se tordant de plus en plus, Clarice fut assez vive pour lui soustraire la clé de sa liberté, parvint maladroitement au bout de deux essais à se libérer de la menotte, tremblante sous le coup de l'adrénaline qui avait fini par la fuir, et, alors que Pepper fonçait vers elle, elle poussa le Traqueur plié sur lui pour le ralentir, sachant pertinemment qu'il s'inquiéterait d'abord de l'état du blond.

Clarice venait de gagner deux ou trois minutes tout au plus.

Elle reprit sa cavalcade.
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Pepper McCanelo
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Lun 26 Mar - 23:30

Alors c’était bien ça. La télépathie. Il y avait pensé, bien sûr. Au milieu de millions d’autres choses, dont soudain il eut honte, ne doutant pas un seul instant qu’elle devait les connaître. Comme les images qu’elle avait appelées, par exemple, celles de cette nuit, d’autres nuits, passées ou rêvées, tellement de choses. Et l’appel du troupeau de dromadaires, bien sûr. Plus il essayait de ne plus penser à rien de gênant, plus les images revenaient, plus il rougissait. Mais par dessus la gêne, c’était du soulagement qui perçait, soulagement qu’Alecto veuille bien de lui, ne le renvoie pas comme un malpropre, ce qui laissait présager un temps de pardon moins long que ce qu’il craignait. Non, ne plus penser à ça. Ne plus lui donner d’armes pour les déconcentrer. Se concentrer sur la course, un pied devant l’autre, un pied devant l’autre. Ne plus penser. Et alors Pepper comptait ses pas, évitait tant bien que mal les obstacles, surveillait du coin de l’œil Alecto qui courait quelques pas devant lui, s’efforçait de ne pas laisser son regard glisser sur le postérieur de blond, ne pas penser, ne surtout pas penser, un, deux, un, deux, droite, gauche, expiration, inspiration. Le couteau avait fini de prendre forme, il l’émoussa, à peine, juste de quoi ne pas se tuer s’il tombait. L’aiguiser ne lui prendrait guère de temps, c’était un geste quotidien, habituel, il le faisait quasiment tous les jours en cuisine, une demie seconde, pas plus. Une poubelle renversée, un écart pour l’éviter, c’était plus prudent que de bondir par-dessus comme le faisait Alecto, ne pas penser, avancer. Et le blond qui portait la main à sa ceinture, un instant, l’inquiétude qui prend, serait-il blessé, une fourberie de la rebelle, mais non, ce n’était que pour en sortir une sphère qu’il lança, qui roula, qui s’approchait bien vite de la jeune femme qui fuyait au loin. Un instant, l’Amenthalysien lança un regard interrogateur au blond, bien que ce dernier, lui tournant le dos, ne risquait pas de le voir, et ne lui dirait certainement pas ce que contenait cette sphère qui semblait être, pour ce que Pepper en savait, sinon un explosif, au moins quelque chose du même genre. Trop de risques, elle ne manquerait pas d’entendre, de le lire dans leurs esprits, et de réagir en conséquence, ce qui ruinerait le plan qu’il semblait avoir formé. Alors il se contenta d’attendre, inquiet, le résultat, espérant qu’Alecto n’avait pas eu l’inconscience de lancer quoi que ce soit de trop dangereux. Ils étaient après tout eux aussi bien proche de l’objet, assez proches pour être blessé le cas échéant, et s’il y avait bien une chose qu’il préférait éviter, c’était de voir la moindre plaie toucher le blond. N’était-ce pas pour ça, après tout, qu’il l’avait suivi ? L’instinct protecteur était très développé chez lui, bien trop, on le lui disait parfois, mais il n’y pouvait rien. Et continua à s’inquiéter jusqu’à ce qu’enfin, le fumigène explose, répandant son irritant contenu dans l’air.

Bien sûr. Il aurait dû s’en douter dès qu’il avait vu Alecto sortir le mouchoir de sa poche, mais après tout, ce geste avait été suivi de si près de l’explosion qu’il n’avait même pas eu le temps de faire le moindre lien. Des quintes de toux le secouèrent, ses yeux s’embuèrent, se mirent à le brûler. Il les ferma, imposant la barrière de ses paupières entre lui et la fumée, tandis que, dès que ses poumons lui offrirent une pause, il tirait sur sa manche, isolant un morceau de tissu, et l’appliquait contre sa bouche et son nez, maigre filtre qui lui permettrait peut-être de pouvoir reprendre un semblant de souffle. Là-bas, à quelques mètres de lui, il entendit un tumulte, une cohue, la voix de la karnevalienne, puis de nouveaux bruits de lutte, et soudain, celui d’une course. Il entrouvrit les yeux, juste pour essayer de discerner quelques chose, suffisamment peu pour que la fumée ne pénètre pas, juste à temps pour voir Alecto lui foncer dessus, une expression de douleur peinte sur le visage. Comme par réflexe, ses bras se refermèrent sur le blond, le réceptionnant avant qu’il ne tombe au sol. La fumée pénétrait de nouveau ses poumons, la maigre protection qu’il leur avait offerte disparaissant du même coup. Mais cela n’avait pas d’importance, pour l’instant, ses mains étaient bien trop occupées à parcourir le corps du blond à la recherche du moindre signe extérieur de blessure. Dieu merci, il ne lui semblait pas voir la moindre goutte de sang, mais après tout, dans cette fumée, comment savoir ? Et les pas de la karnevalienne qui s’éloignait déjà… Vite, il lui fallait prendre une décision. Soit il restait là, s’occupait d’Alecto, la laissait fuir et perdait toute chance de se faire pardonner un jour, soit… Soit il démontrait que sa présence ici, loin d’être une gêne, se montrait utile, il le laissait là et la rattrapait, la retenait. Sauf que pour cela, il lui fallait abandonner Alecto, et que ce choix était difficile, si difficile. Pourtant, la réflexion fut de courte durée. Parce qu’entre le laisser là et la perspective de le perdre pour toujours, il savait ce qu’il craignait le plus. Un rapide baiser sur le front du blond, plus un effleurement, un réflexe irrépressible, des paroles chuchotées au creux de son oreille.

    - J’essaye de la retenir le plus longtemps possible, à tout de suite…


Et il le lâcha, doucement, de manière à ce qu’il ne tombe pas puis, courbé en deux par les dernières quintes de toux provoquées par la fumée se dissipant, partit à la poursuite de la rebelle, se fiant au pas qu’il entendait s’éloigner, accélérant toujours plus, autant que le lui permettaient ses poumons en feu. Et finalement, en tournant au coin de la ruelle, il l’aperçut, à l’autre bout. Impossible de la rattraper, elle était trop loin. Il lui fallait l’arrêter, la ralentir, trouver le temps de la rejoindre. Un plan, vite. Ne pas trop y réfléchir, elle pourrait le déjouer. Un regard rapide autour de lui, et finalement, Pepper trouva. Aussitôt, sans se donner le temps de penser à ce qu’il faisait, sa main se posa sur la gouttière qui s’enfonçait dans le sol, juste à côté de lui. Et, sous l’impulsion de son karnevale, c’est sa jumelle, quelques mètres plus loin, devant la rebelle qui courait toujours, qui se déforma, formant une barre de métal à hauteur de mollet, cette hauteur qui pouvait faire trébucher même les meilleurs coureurs. S’il avait fait assez vite, elle n’aurait pas le temps de l’éviter. Et bingo, la voilà qui tombait, au sol, tandis que lui avait repris sa course aussitôt la transformation terminée. Plus que quelques mètres, et il serait sur elle, plus que quelques mètres, et il pourrait la retenir. Plus que quelques mètres, et ses chances d’être pardonné effectueraient une remontée en flèche. Enfin, seulement si tout se passait bien, et qu’il arrivait à la maintenir au sol jusqu’à ce qu’Alecto arrive. Ce qui n’était pas gagné.
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Z. Alecto Lytras
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Jeu 5 Avr - 21:51

    Tu avais plutôt bien joué ton coup, c'était du moins le sentiment que tu avais. Jusqu'à ce qu'une interdiction fuse, ne pas penser aux cl... Merde, merde. Tu fronçais les sourcils en sentant que, de nouveau, la situation t'échappait. Manque de concentration aurait dit ton instructeur chez les traqueurs, et tu aurais écopé de quelque corvées pour les semaines à venir. Mais ce n'était pas un entrainement, et la bougresse ne retenait pas ses coups. Ça, tu l'appris douloureusement alors qu'une soudaine douleur irradiait d'une partie fort sensible de ton anatomie. Le borborygme qui s'échappa d'entre tes lèvres révélait une partie de ta présente douleur. Tu sentis vaguement la main de la rebelle se faufiler jusqu'à la poche intérieure de ton si peu seyant uniforme, mais n'étais pas en mesure de l'empêcher de mettre la main sur le petit morceau de métal.
    La vague de douleur t'avait coupé le souffle, tu perdais toute faculté cognitive. Tout juste parvenais-tu à te sentir catapulté loin de l'autre sauvage. Tu atterris, ou du moins ta chute est-elle amortie par quelques bras que tu connais bien. Pepper, tu ouvres la bouche, voulant lui ordonner de faire quelque chose, attraper la furie, lui broyer les ovaires, n'importe quoi. Mais alors que tu ouvres le bouche, le souffle perdu te reviens, et avec lui l'âcre fumée, issue de ta propre stratégie. La toux te coupe la parole, tu manques de t'étouffer, crache tes poumons, tes yeux irrités papillonnent compulsivement, tentant d'endiguer le flot lacrymal provoqué par l'épaisse brume.
    On te lâche, tu amortis ta chute par réflexe, tentant de trouver au plus près du goudron un peu d'air pur susceptible de t'offrir une respiration qui ne soit pas sifflante. Pepper va tenter de l'arrêter ? Ah mais tu l'espère bien, tu lui en aurait voulu s'il avait décidé de te ramener chez toi, laissant la karnevalienne perpétrer à son aise quelques actes terroristes. Avec le souffle te reviennent quelques maigres capacités réflexives que tu emploie dans leur totalité à insulter l'impudente. Qu'importe qu'elle t'entende, tant mieux même. Le tourbillon de tes pensées donne naissance à de nouvelles expressions colorées, assez pour que même un vendeur de tapis opalien n'ose en faire usage contre un chamelier qui bloquerait son étal au marché. Dommage que la demoiselle ne possède pas un karnevale d'empathie, ainsi aurait-elle pu réfléchir un peu avant de placer son genou n'importe où. Égoïste que tu étais, tu refusais ce trait aux autres, ne supportant pas que les autres placent leur personne au premier plan. La leur uniquement, et tu n'étais pas eux, t'exemptant ainsi de cette situation.

    Allons, allons, quelques respirations d'air pur, quelques quinte de toux, quelques très longs instants et tu tentais de te reprendre, malgré la cuisante insulte qui avait été faite à ta virilité. Plaçant ton col devant ton visage pour protéger ton nez, plissant les yeux, tu te relevais en grognant. D'une démarche aussi ridicule que claudicante, tu t'extirpais du nuage de fumée et utilisait la douleur, la rancœur comme source de motivation pour avancer. L'empereur pouvait bien aller se faire foutre, là, c'était pour ta petite personne qu'il te fallait choper cette rebelle. Pour ta virilité blessée. Pauvre petite chose sensible.
    D'un pas rapide, relatif à là terrible blessure qui t'avait été infligée par la sauvageonne, tu atteignais la ruelle où se tenaient Pepper et la rebelle. Rebelle au sol, te réjouissais-tu au milieu de tes pensés hargneuses qui promettaient mille trépas douloureux à l'odieuse demoiselle. Un signe de tête à l'amenthalysien pour son bon boulot, signe qui aurait dû être cordial, mais l'expression dure de ton visage, tes sourcils froncés, tressaillants, te donnaient cet air de type en colère contre le monde entier, si bien que que ton amical signal paraissait lourd de reproche. Enfin, il y avait plus important que la communication silencieuse.
    La karnevalienne semblait avoir été bien sonnée par sa chute mais tentait alors de se relever pour continuer sa course. Tu refusais de lui en laisser le temps, attrapant son bras que tu lui tordais dans le dos, tu la plaquait contre le sol, la maintenant d'un genou appuyé sur le bassin. De peur qu'elle tente encore une atteinte à ton entrejambe, tu lui empoignais les cheveux pour lui maintenir face contre terre.
    La mêlée ressemblait ainsi diablement à une dispute de harpies s'empoignant les permanentes pour sauver la dernière jupe en cuir rose en taille trente quatre lors des soldes monstre dans les grands magasins alzenniens. Un combats de fillettes, mais tu laissais de côté ton poste de traqueur impérial, tes exigences de fonctionnaire. Une bagarre de cour de récrée, ce pauvre Pepper, pour devoir assister à cet enchevêtrement de corps rageurs, était bien à plaindre. Où était passé la majesté de ton statut ? Envolée, tu déployais plus d'énergie pour venger ton orgueil que pour Raziel. Qu'importe. Ah, tu souffrais bien, mais tu était rancunier petit Alecto.
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Ven 6 Avr - 1:19

Sa chute lui sembla longue, interminable. Le cuistot avait pensé tellement rapidement à son plan qu'elle n'avait pas eu la possibilité d'espérer esquiver la gouttière qui s'était étendue devant ses jambes. Le saut de haie, c'était pas son fort. Enfin pour le coup, c'était plutôt le saut de gouttière déformée... Pourtant, avec ses grandes jambes, elle aurait pu accomplir des prouesses. Mais non, là, elle s'était justement lamentablement étalée.

La douleur irradiait dans plusieurs zones de son corps. Elle avait l'impression d'être redevenue une petite fille, qui venait de choir en s'emmêlant les pieds à cause de sa robe à froufrous. Ses genoux étaient peut-être écorchés... ses mains, elles, l'étaient vraiment. Quelques gouttes de sang coulaient sur ses paumes. Clarice ravala les larmes qui menaçaient de rouler sur ses joues. Elle était sonnée et peinait à remettre ses idées en place. Pourtant, sa tête n'avait pas heurté le sol.

Elle n'avait juste pas pensé que Pepper la poursuivrait, et encore moins qu'il passerait à l'offensive. Elle secoua la tête, espérant par là récupérer sa lucidité.

Sa mission. Elle devait accomplir sa mission. Sa réelle mission. Elle essaya de se relever, sentant bien que son corps n'appréciait nullement de devoir repartir si vite, mais quelque chose attrapa son bras et le lui tordit violemment dans le dos, avant de la plaquer avec violence sur le sol, et d'attraper ses cheveux pour la forcer à fixer le sol.

Son Karnevale lui permit d'entendre la rancune du Traqueur. Il avait récupéré bien plus rapidement que ce qu'elle avait escompté, et il était parvenu à claudiquer jusqu'à elle, avant même que son ami le cuistot ait pu tenter quoi que ce soit d'autre. Sur le moment, la rebelle le regretta. Pepper aurait sans nul doute été moins violent que la starlette émasculée. Il se serait peut-être même excusé de l'avoir mise en mauvais état. Ou pas. Elle avait quand même amoché sa moitié.

Blondinette avait l'air sacrément furieuse et ne cessait de la penser comme étant une barbare, une sauvage. Elle lui lança d'une voix un peu pâteuse.

« Faudrait quand même pas abuser. Parce que dans le genre sauvage... Vous vous retrouvez en bonne position aussi là... Et j'imagine au vu de vos pensées que c'est même pas la peine... d'espérer que vous me lâchiez. »

Évidemment que ce n'était pas la peine. Mais ça faisait pas de mal d'avoir une once d'espoir...

Soudainement, une explosion retentit dans un quartier voisin, et le sol trembla.

De la surprise se peignit dans l'esprit des deux hommes, et, bonheur intense, le Traqueur lâcha la Karnevalienne. Aucun d'eux ne comprenait ce qu'il se passait.

Ayant pu profiter du court temps plaquée au sol pour reprendre ses esprits, et endiguer mentalement sa douleur physique, chose relativement utile accessoirement parlant, la jeune femme en profita pour rouler hors de portée du duo. Lorsqu'elle eut mis assez de distance entre les deux hommes qui se regardaient comme deux merlans frits et elle, Clarice leur offrit un sourire goguenard, sa supériorité retrouvée, et toute trace de douleur apparemment envolée.

« Vous étiez tellement focalisés sur l'idée du mécanisme... » Elle étouffa un rire. « Pardon... Tout ceci est tellement risible... Vous pensiez tellement que j'avais été envoyée pour le détruire... ça a été aisé de vous mener en bateau et d'en rajouter une couche pour vous éloigner de ma mission principale... À savoir... Celle ci. »

Et elle sortit un petit objet caché dans ses vêtements. Un gadget alzénien.

« Avec les remerciements de la maison ! Profitez en plutôt pour vider les lieux messieurs. Je serais ravie de vous recroiser hors de ces murs ! »

Elle poussa le petit bouton du gadget, et une explosion retentit dans un quartier adjacent. Sous l'air stupéfait des deux amants, air qui se mua rapidement en colère noire, elle sortit un deuxième objet de ses vêtements. Clarice sourit, agitant devant elle une petite boule de fumigène dont elle avait délesté le Traqueur.

« À plus ! »

La jeune rebelle fit rouler le fumigène vers eux. Alors qu'ils se ruaient tous deux sur elle, la boule déversa son contenu dans la ruelle, les enfermant à nouveau dans une fumée épaisse qui les fit tousser et pleurer à qui mieux mieux.

Clarice reprit sa course folle, cependant claudicante, choisissant diverses ruelles dans ce labyrinthique fatras. Des explosifs l'attendaient un peu partout. Sa véritable mission commençait maintenant.

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 14 Avr - 17:57

Alzen toute entière sembla pousser un terrible cri de douleur, alors que ses cœurs palpitants s'éteignaient progressivement.

Sous les pieds des malheureusement alzeniens, la terre trembla pendant plusieurs minutes. Mais c'était toute la cité volante qui était parcourue de spasmes d'une agonie prochaine et inévitable.

Trois mécanismes étaient déjà décédés.
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Dim 15 Avr - 23:35

Alors même que Pepper terminait de réduire la distance le séparant de la rebelle dans l’intention clairement affichée de l’immobiliser en attendant l’arrivée d’Alecto, celui-ci fit son entrée, bien plus tôt que prévu. Et alors que c’était tout sauf le moment, alors qu’il y avait bien d’autres choses sur lesquelles il aurait dû se concentrer, l’Amenthalysien se sentit envahi d’une vague de soulagement intense. Alecto allait bien, Alecto n’était pas trop amoché, Alecto allait pouvoir arrêter cette rebelle et ils rentreraient chez lui, et là, il pourrait lui présenter ses excuses, encore une fois, et peut-être même que le blond lui pardonnerait, puisqu’après tout, il avait réussi à faire cesser la course de la jeune femme. Et si elle était encore en train d’écouter ses pensées, eh bien tant pis. Qu’elle sache qu’il en fallait plus pour le déstabiliser.

Et le plus en question, ça pouvait être, par exemple, le signe de tête plus qu’équivoque de l’alzénien. Ces sourcils froncés étaient troublants… D’un côté, Pepper se doutait bien que le blond n’aurait pas pris la peine de lui adresser le moindre geste si cela avait été pour lui signifier son mécontentement, mais de l’autre… De l’autre, il y avait ce visage fermé, bougon, qui pouvait exprimer beaucoup de choses mais certainement pas la gratitude. Enfin, après tout, de nombreuses raisons pouvaient venir expliquer cet air contrarié : souffrance d’avoir été frappé en un point sensible de son anatomie, sensibilité exacerbée aux piques de la rebelle qui, Pepper devait bien le reconnaître, avait le chic pour toucher là où cela faisait mal, fierté froissée de l’avoir laissée échapper, et de devoir, bien involontairement, se reposer sur un pauvre cuisinier… Autant de facteurs qui pouvaient transformer en une mimique assez effrayante ce que Pepper décida être, au final, un geste de remerciement.

Mais il valait mieux qu’il se concentre sur ce qui se jouait sous ses yeux, Alecto qui maintenait la jeune femme au sol, lui tenant les cheveux, peut-être devrait-il intervenir, avant que cela ne tourne au pugilat de harpies… Quand soudain, boom. Quelque part dans le lointain, quelque chose explosa. La surprise se peignit instantanément sur les traits de Pepper, en miroir de celle que l’on pouvait lire sur le visage d’Alecto, tandis qu’un sourire étirait les lèvres de Clarice qui s’arracha à l’étreinte d’un blondinet trop abasourdi pour la retenir. En moins de temps qu’il n’en fallait pour dire ‘‘Amenthalys’’, elle s’était relevée et les narguait, sa morgue et son air goguenard de tout à l’heure pleinement retrouvés. L’oreille guettant une potentielle nouvelle explosion, Pepper n’écoutait qu’à moitié des propos qu’à vrai dire il ne comprenait pas vraiment. Un mécanisme ? Quel mécanisme ? Lui, tout ce qu’il avait fait, c’était écouter son instinct et suivre Alecto, on ne lui avait jamais parlé d’un quelconque mécanisme. Cela semblait en revanche être le cas du blond, qui s’était entre-temps relevé et affichait un air que l’on aurait pu rapprocher d’une décuplation de sa colère précédente par la frustration de s’être fait, semblait-il, berné en beauté.

Enfin, de toute façon, elle ne leur laissa pas la moindre chance de réagir, ni surtout le temps, avant de sortir de sa poche un gadget qui, à vue de nez, pour l’Amenthalysien moyen qu’était Pepper, pouvait se trouver dans n’importe quelle boutique un tant soit peu spécialisée d’Alzen. Sauf qu’au vu de son effet, il dut bien vite réviser son jugement, lorsqu’après une courte pression sur un bouton, une nouvelle explosion rententit, bien plus proche cette fois-ci, trois rues plus loin tout au plus. Suffisamment proche pour faire sursauter Pepper. Suffisamment proche aussi pour l’abasourdir, au point qu’il n’esquissa pas le moindre geste pour le retenir quand elle s’enfuit, ne réagissant que quelques secondes plus tard, lorsque le fumigène explosa et que les premières volutes de gaz vinrent lui brûler les bronches. Comme si son corps se souvenait des désagréables sensations qui l’avaient déjà submergé quelques minutes plus tôt, il retrouva alors toute sa réactivité et, attrapant presque inconsciemment la main d’Alecto, se mit à courir dans la direction où il avait entendu les pas de Clarice disparaître. Une course bien étrange, une main serrant étroitement celle du blond, l’autre plaquée contre sa bouche pour filtrer les rares inspirations qu’il s’autorisait, les yeux à moitié fermés pour les protéger des gaz irritants, courbé en deux aussi bien par la toux que pour aller chercher près du sol un air moins saturé, Pepper ne devait pas être bien reluisant. Mais cela n’avait strictement aucune importance. Pour l’instant, tout ce qu’il voulait, c’était sortir de ce nuage, pouvoir respirer. Et il y parvint enfin, arrivant à une zone où l’atmosphère était plus pure, moins irrespirable, et, lâchant enfin la main d’Alecto, s’appuya contre un mur, terrassé par une quinte de toux plus violente que les autres.

- Je… Je m’arrête un peu… Continue, je te rejoins... Dès que je…

Dès qu’il pourrait respirer à nouveau, mais sa phrase avait été coupée par une nouvelle quinte. De toute façon, le blond s’était déjà éloigné, tout entier concentré sur sa mission, ou, plus plausible, sa vengeance. Quant à Pepper, lui, il resta là où il était, et aurait pu y demeurer un certain temps, si le fait de voir s’éloigner son amant ne l’avait pas inquiété au plus haut point et, surtout, si le sol ne s’était pas soudain mis à trembler. Quelque chose se passait, quelque chose de mauvais. Alors il était temps de les rejoindre de nouveau, après tout, il pouvait encore les retrouver, il ne s’était pas écoulé un très long moment depuis qu’Alecto avait disparu au coin de la ruelle…
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Jeu 19 Avr - 21:37

    Les mots qui traversaient indifféremment tes pensées et tes lèvres semblaient être issus d’une langue étrange, tribale et bien éloignée de toute construction verbale intelligible. Quoique, on pouvait discerner une en ce charabia le fruit d’une orgie de jurons ayant forniqué jusqu’à produire ces termes composites, hybrides, barbares et inintelligible.
    Car oui, il fallait bien l’avouer, ta pauvre petite personne, malgré tes grandes responsabilités (que tu aimais t’inventer) avait été bien bernée, menée à la baguette. Ces explosions le prouvaient bien. Évidemment, on t’avait prévenu que des rebelles s’intéressaient de très près aux mécanismes d’inversion gravitationels de la ville. De ta ville, ta chère et tendre ville, témoin de tes premiers pas. Ta ville que tu avais quitté tout jeune, le temps de goûter à la cultivée Amenthalys. Une mère abandonnée plus tard, ta petite famille avait fait machine arrière, revenant sur la cité volante et ses zéphyrs mordants.
    La détestable demoiselle n’était donc point artisane de la chute, juste destinée à tromper la vigilance des troupes impériales, disperser les forces de sa majesté Raziel… Tu en fus presque soulagé, en cas d’échec ni ta hiérarchie, ni tes collègues ne t’auraient épargnés. Non, en fait ils ne t’épargnaient jamais, mais ça, c’était plus dû à tes habitudes de séducteur raté que tu gardait même durant tes temps de travail. Si tu avais été une femme, nul doute que tu serais venu bosser en talons aiguille, les ongles laqués de rouge vulgaire, les yeux fardés comme pour conclure un rendez-vous. Dieu merci, ta virilité (bien que toute subjective) posait quelques barrières te maintenant dans une certaine décence. Ou presque.
    En fin, le fait était-il qu’en cas de problème, genre, collision violente avec le sol entraînant des milliers de morts, tu ne serais pas le premier à blâmer, tes puissants collègues étant sans doute sur le dossier à quelques pâtés de maison de là. Petite rectification tout de même, s’ils étaient en train de protéger les mécanismes, tu ne doutais pas qu’ils réussiraient, eux au moins, dans leur mission. Donc, si tu laissais échapper la vile demoiselle, tu serait le boulet à blâmer.

    Tel était le cheminement de ta pensée alors que ce brave Pepper vous extirpait de l’opaque nuage de fumée. Nuage qui, au passage avait eu le chic pour te faire un peu cracher tes poumons. Sorti de ce triste fumigène, tu avais ainsi acquis la conviction que cela allait mal se passer pour toi si rebelle te filait entre les doigts.
    Ne perdant donc pas de temps, tu t’élançais à sa poursuite, laissant ce pauvre Pepper cracher ses poumons. Les tiens n’étaient pas dans un meilleur état, tu commençais néanmoins à être habitué à respirer tes propres fumigènes (le sens du vent change vite à Alzen, hélas) et avais pu acquérir assez de ténacité chez les traqueurs pour ne pas te laisser distancier. Oh, évidemment, ta respiration difficile n’était pas très adaptée pour qui veut faire un footing, tant et si bien que vint vite dans ton flanc une désagréable douleur, plus connue sous le nom de point de côté. Maladie fort connue des écoliers torturés sur quelque terrain de sport et découvrant l’endurance.
    Ha, il fallait bien l’avouer, tu n’étais pas le dernier des génies, mais tu entretenais ta forme quotidiennement, atteignant donc un bon niveau, indispensable à la profession à partir du moment où l’on faisait plus que du tri de documents. Après l’avoir perdue de vue pendant un temps, tu retrouvais donc la fuyarde. Elle pouvais bien lire dans tes pensées, peu importe, après tout, tes dernières réflexions, tu pouvais bien en faire part…
    Oh, parfait, voilà qu’elle s’engouffrait dans un cul de sac. Ou presque un cul de sac. Une grille fermait la ruelle, mais il suffisait de grimper pour s’en sortir… Enfin, cette bonne vielle grille avais eut l’avantage de la ralentir, si bien que tu pus en quelques foulées t’en rapprocher et interrompre sa fuite d’un sifflement perçant, ce genre de son dont les professeurs d’éducation physique sont spécialisés.

      « Avant que tu ne nous entraînes pour un tour complet de la ville, pose-toi deux minutes. Je suppose que tu sais déjà ce que j’ai à proposer. »


    Ton plan avait en effet pris racine entre tes deux oreilles, ce qui signifiait que la karnevalienne y avait eu accès. Ainsi qu’à toutes tes acerbes insultes, mais il ne fallait pas s’offusquer pour si peu, voyons.
    En signe de paix, tu montrais tes paumes, vides, signe universel de non agression. Geste innutile, elle pouvais lire dans ta tête que tu ne comptais pas la poignarder dans le dos.

      « Cessons les amabilités d’usage, je te propose un arrangement, bien que ça ne me fasse pas plaisir. En fait je te retournerais bien par terre une deuxième fois histoire de finir de te faire comprendre que j’ai mieux à faire que te jouer à chat, mais tu le sais déjà. »


    Tu avais pour objectif de lui demander une sorte d’alliance, aussi factice que temporelle, un plan simple, fonctionnant dans les deux cas de figure les plus probables. Qu’elle reste avec toi, le temps de voir comment les choses tourneraient. Soit (et c’était le plus probable selon toi) tes puissants collègues mettaient-ils en déroute les rebelles et tu t’arrangerais pour que –sans que ta responsabilité ne soit mise en cause- elle s’en tire d’une manière ou d’une autre, soit (et cela te paraissait fantaisiste) les rebelles réussissaient-ils à faire tomber la ville (tu les insulterais sans doutes longuement, mais ce n’était qu’un détail) et vous vous arrangeriez bien gentiment pour évacuer fissa. Un plan de flemmards en quelque sorte. Sûrement y aurait-il des points à discuter, mais ce sera plus tard.

      « J’allais te dire ce que je prévoyais, mais étant donné que je viens de le récapituler, je suppose que ça va ? Certes Pepper ne comprendra-t-il rien en arrivant, mais on s’en occupera après. Le fait est que tu te retrouves à faire diversion en faisant exploser tout et n’importe quoi, ce qui est juste inutile et barbare. De mon côté on m’a envoyé pourchasser de la rebelle loin de là où se situe l’action, en gros, même si ça ne me plaît pas, on ne sert strictement à rien pour nos camps respectifs. Enfin, tu risques juste de tuer des innocents civils, ce qui ne fait pas vraiment peur à tonton Raziel hein. »


    Nulle affection dans le surnom, les histoires politiques te laissaient juste indifférent, tu n’avais pas choisi d’être patriote par goût. De plus la situation était-elle profondément contre-productive, la karnevalienne n’avait pas l’air d’un monstre psychopathe assoiffé de sang, son but était de t’éloigner du théâtre des opérations, ce qui était fait.

      « Ce que je veux dire, c’est que nous ne pourrons rien faire d’autre que de gaspiller notre énergie pour rien et donc, même si je ne t’aime pas, ça ne sert à rien de continuer de courir. Tes explosions non plus, dans les deux cas de figure c’est totalement inutile, autant attendre de voir ce qui se passe, vu qu’on nous a éloigné de là où c’est intéressant, à savoir les mécanismes. »


    Tu étais bien un peu remonté envers tes supérieurs qui avaient dû te trouver trop incapable pour protéger ta chère ville, mais le mal était fait. Tu étais rancunier Alecto, certes, mais pas réellement vengeur, les insultes suffisaient à nettoyer un affront, sans être pacifiste, tu ne nourrissais pas la spirale de la violence pour rien. On appelait ça la flemme. En fait, le don de la demoiselle t’arrangeait bien, une personne normale aurait sans doute cru qu’un piège se cachait là, mais elle au moins pouvait bien voir que tu n’avais pas de telles intentions (quoique si jamais tu pouvais finir de lui faire regretter son coup de genou, ça se discutait) (mais tout cela était du domaine personnel et non pas une histoire d’héroïsme patriotique).
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Ven 20 Avr - 12:57

Clarice sprintait, bifurquant ruelle après ruelle, évitant de songer aux quelques élancements d'une de ses jambes. Elle trouva néanmoins le temps de s'amuser des propos injurieux d'Alecto. Starlette furieuse d'avoir été bernée, qu'est ce que c'était bon à entendre.

~ Eh bien, bonjour les termes colorés ! À se demander qui de nous deux est sauvage... Il paraît relativement primitif entendu comme ça... ~

Elle avait eu un sourire mental lorsque Pepper avait regardé son détonateur à distance comme une poule qui aurait trouvé un couteau. Elle passa une de ses mains écorchées dans sa chevelure en grimaçant. C'était pas que, mais elle avait horreur qu'on lui attrape les cheveux, elle gardait un très mauvais souvenir de cette possible atteinte à sa personne.
Ah... ils s'étaient extirpés de la zone enfumée... Et le cuistot restait en arrière. La jeune femme grimaça, se demandant ce que le Traqueur allait lui réserver cette fois.

Elle faillit s'arrêter en plein milieu d'un croisement en l'entendant formuler ses réflexions, tant sa surprise fut grande. Un arrangement ?! Est ce que la fumée du fumigène qu'il avait inspirée lui avait grillé les neurones ? Après toutes les crasses qu'ils s'étaient respectivement faites, il escomptait lui proposer un arrangement à l'amiable ? Quelle idée saugrenue... un sourire s'étira sur ses lèvres, et elle étouffa un début d'éclat de rire moqueur. Elle attendait l'entourloupe, qui ne manquerait sans doute pas d'arriver.
Et là, elle s'arrêta vraiment un instant. Parce qu'en plus il était sérieux... Toute trace d'amusement disparut de son visage. Ce fut presque au pas qu'elle s'aventura dans la ruelle d'après, analysant chaque mot du Traqueur, les pesant, les retournant en tout sens.

De son côté, Pepper se remettait en route pour les rejoindre. Il aurait fait une sacrée tête en entendant ce à quoi son amant pensait, c'était certain. Il aurait sans doute même apposé une main sur son front, comme une mère aimante, avant de lui demander s'il n'avait pas un peu de fièvre, par le plus grand des hasards. Cette bonne vanne. Clarice serra les lèvres, après avoir ressenti un pincement au cœur. Elle savait pourquoi elle était très piquante envers le duo... Ils avaient la chance d'être ensemble, eux. Enfin... Depuis qu'elle s'était vue offrir une peluche par Morgane, elle n'était plus si seule... Elle espéra d'ailleurs qu'elle allait bien... Puis chassa ce sentimentalisme de son esprit. Ce n'était clairement pas le moment de s'arrêter à des considérations émotionnelles, elle était là pour bosser... enfin, pour faire du terrorisme... Bon, ce n'était qu'une très légère précision sans importance pour les autres ça...

Elle remarqua la grille qui fermait la ruelle. Rien d'infranchissable, elle pouvait toujours passer de l'autre côté et regarder Alecto arriver histoire de rajouter une petite protection entre eux deux, des fois que la situation revirerait à nouveau à une épique dispute de donzelles. Un sifflement strident retentit à ses oreilles et elle grinça des dents.

« Avant que tu ne nous entraînes pour un tour complet de la ville, pose-toi deux minutes. Je suppose que tu sais déjà ce que j’ai à proposer. »

Elle lança d'un ton grincheux en se retournant pour lui faire face.

« Blondie, ne me siffle pas comme un chien, c'est déplaisant. Et oui, bien évidemment, j'ai tout entendu. »

Clarice jaugea longuement le Traqueur s'approcher, paumes vides, le laissant débiter son petit topo, lui lançant un regard moqueur lorsqu'il parla de la recoller par terre, tiquant un peu lorsqu'il qualifia sa mission d'« inutile et barbare », puis souriant lorsqu'il décida qu'elle n'était pas un... monstre psychopathe assoiffé de sang.

~ Assoiffée de sang... Je savais que je pouvais faire peur, mais à ce point... ~

Lorsqu'il eut enfin cessé de discourir, elle garda un instant le silence, choisissant bien ses mots.

« Pour sûr que ça ne dérangera pas ton patron deux trois explosions, ça ne le dérange pas d'enfermer des innocents... Et... tout de même, je n'avais nullement en prévision de faire sauter un quelconque explosif en plein milieu d'une place remplie, je ne m'abaisse à votre niveau. Enfin, je doute que toi, tu sois capable de réussir cet... exploit. »

Une pique pour la route, le ton de la jeune femme était acerbe, elle comptait faire mariner et énerver encore un moment son vis à vis avant de lui transmettre une quelconque réponse. Il était vrai qu'elle n'était là que pour accomplir une mission qu'on aurait pu appeler de seconde zone, mais renoncer à mettre le capharnaüm était contraire aux ordres... Après, lui énonçait clairement une proposition contraire à ses ordres... N'était il pas temps d'accepter un compromis ? Elle ne pourrait pas jouer à cache cache indéfiniment, et il avait raison sur un point... Risquer de tuer des civils innocents était inutile, ressemblait de près à ce que Raziel aurait pu orchestrer, et ce n'était pas pour cela que les rebelles se battaient. Un très long silence...

« J'espère très sincèrement que tu ne comptes pas retourner ta veste entre temps, parce que là, je puis t'assurer qu'on t'appellera Madame définitivement... »

Les deux opposants se fusillèrent longuement du regard, preuve que l'armistice était loin d'être solide. Il lui fit bien comprendre qu'à ce compte là, il lui arracherait les ovaires sans hésiter.

« Essaie donc qu'on rigole. »

Il détestait qu'elle ait ainsi accès à ses pensées, et était tout ce qu'il y avait de plus dégoûté parce qu'il ne pouvait lui laisser aucun doute quant à la véracité de ses propos, histoire de la faire trembler un peu.

« Ah ça, pour sûr, c'est vachement pratique comme Karnevale. D'ailleurs, si à l'occasion tu pouvais souffler quelques mots à ton Pepper, c'est pas que le détail de vos ébats me dérange mais bon... Un peu quand même. »

Ah enfin, il rageait sévèrement et en profitait pour virer à l'incarnat. La satisfaction se peignit une nouvelle fois sur les traits de la jeune femme.

« Soit, je crois que de toute façon, c'est la meilleure option que nous ayons, non ? Coopérer... »

Sur le moment, cela lui arracha un peu la gorge d'accepter ce compromis, mais bon, il fallait savoir mettre de côté son orgueil parfois. Voulant apparemment faire preuve de bonne volonté, elle leva doucement le détonateur qu'elle tenait toujours... et, les yeux dans les yeux du Traqueur, opéra une légère pression dessus, faisant exploser une boutique de vêtements à quelques pas de là.

« Oups, mon doigt a glissé. Mais bon, cette boutique était juste franchement inutile. Allez, c'était ma dernière crasse. »

Avec un sourire franchement mesquin, elle laissa tomber le détonateur au sol, alors qu'Alecto commençait à l'insulter franchement, saisissant son revolver, et la loupait de trois bons mètres en tirant. Nouveau silence entre les deux adversaires.

« Sérieusement cocotte... Tu vises comme un pied... Comment as tu pu devenir Traqueur ? Même moi j't'aurais pas loupé à une telle distance. »

Elle l'entendit mentalement brailler qu'il n'avait pas vraiment voulu la viser, que son échec était volontaire, parce qu'il voulait lui faire regretter son coup de genou définitivement. Regard dubitatif, suivi d'un nouvel affrontement d'yeux. Un énième sourire de victoire sur ses lèvres, puis un soupir amusé.

« Allez, j'ai tué personne... et j'ai abandonné mon détonateur. Lâche ta pétoire, tu vas définitivement finir par te plomber tout seul. »

Clarice tendit sa main à Alecto. Maintenant qu'elle avait en quelque sorte eu le dernier mot, elle pouvait accepter franchement la proposition. Ce dernier rangea son joujou, ce qui lui fit lever les yeux au ciel, et broya concrètement sa main dans la sienne.

« C'est qu'elle a de la force quand elle veut la demoiselle... »

Il bouillonnait de rage et lui conseillait mentalement de la fermer. Pourtant, cet accord ne stipulait en rien qu'elle n'avait plus le droit de l'emmerder jusqu'à overdose... Pourquoi se serait elle privée ? Les deux compères de fortune tournèrent la tête comme un seul homme, les mains toujours serrées, lorsqu'ils entendirent Pepper arriver, et purent apprécier son visage se peindre d'une surprise et d'une incompréhension évidente.
La rebelle étouffa un rire, avant de grimacer lorsqu'Alecto broya à nouveau sa main. Elle était tombée sur un duo sacrément comique.
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Pepper McCanelo
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Ven 20 Avr - 20:09

Pepper avait déjà eu de nombreuses occasions de visiter Alzen, il y avait même vécu un certain temps dans sa jeunesse. Mais jamais, jamais il n’avait pris conscience d’à quel point les ruelles que la ville volante renfermait pouvait être tortueuses, en particulier lorsqu’on y cherchait quelqu’un. Ou, plus précisément, lorsque l’on cherchait à rejoindre quelqu’un qui était parti en courant déjà une petite minute auparavant, voire plus, et qu’un tremblement de terre plus qu’inquiétant masquait les bruits de pas et autres éclats de voix sur lesquels vous comptiez pour vous guider. Enfin, au pire, ce n’était pas ce qui allait l’empêcher de rejoindre Alecto. Ni ça, ni ses poumons en feu qui lui interdisaient de se lancer à la poursuite du blond aussi vite qu’il l’aurait souhaité. Parce que ces ruelles, pour tortueuses qu’elles fussent, avaient au moins l’avantage d’être, pour une grande partie, des cul-de-sac aisément repérables qui, dans un jeu pour enfant, auraient tracé au stylo rose fluo un chemin pour que la souris puisse retrouver son fromage. Et il semblait bien que ces fumigènes aient eu un effet assez inattendu sur ses réflexions, pour qu’il en vienne à de tels exemples, mais ce n’était pas franchement le moment de penser à ça. Non, pour l’instant, il fallait plutôt qu’il se concentre sur sa course, un pied devant l’autre, à droite ou à gauche ? Gauche, droite se terminait par un mur de briques. Des décisions simples, rapides, faciles à appliquer et qui finirent par l’emmener droit vers ce qu’il cherchait. Surtout lorsqu’une nouvelle explosion lui confirma qu’il était sur la bonne voie, lui faisant accélérer l’allure face à une crainte bien irrationnelle. Après tout, cette rebelle n’avait pas l’air suffisamment stupide ou suicidaire pour se faire exploser elle-même, au contraire, elle avait jusque-là montré un instinct de survie assez développé. Il n’y avait donc aucune raison qu’Alecto soit blessé, absolument aucune. La preuve, il commençait à entendre leurs voix, même si le vacarme qui régnait dans la ville des sciences l’empêchait de distinguer un traître mot de ce qu’ils disaient. Ils ne devaient plus être très loin, encore un tournant et…

Encore un tournant et il les vit. L’Amenthalysien ne savait pas vraiment à quoi s’attendre, peut-être une bagarre féroce et dignes des plus accro des fashion victim pendant des soldes éclairs chez un grand couturier, peut-être même un peu de sang, on ne savait jamais, après tout, Alecto avait une fierté à redorer, la rebelle, si elle ne semblait pas spécialement violente, pouvait toujours avoir très bien caché son jeu… Surtout qu’il lui avait semblé entendre, mais peut-être n’était-ce que le fruit de son imagination, le bruit d’un coup de feu suivant de très près l’explosion. Alors oui, il s’attendait à beaucoup de choses, tentait de refouler ses craintes tant bien que mal. Mais ça, ça. Non, vraiment, il n’aurait jamais imaginé les trouver en train de se serrer la main d’une manière qui aurait pu paraître solennelle si la rebelle n’avait pas arboré une expression à mi-chemin entre le rire et la grimace, et si Alecto, lui, n’avait pas été en train de, semblait-il, broyer avec application la main de la jeune femme. Là, tout de suite, maintenant, face à cette scène plus qu’incongrue, il n’avait plus qu’une chose à faire. D’abord, arrêter de courir. Les observer un instant, bouche bée. Et, enfin, le plus important, porter la main à son visage, et s’appuyer le front dedans en se massant les tempes. Longuement. Parce que là, il lui en aurait fallu très, très, très peu pour que ses nerfs lâchent, tout simplement. Trop de tension se relâchant d’un coup, cela pouvait s’avérer assez difficile à gérer, et le coup de grâce lui fut donné lorsqu’il réalisa qu’a priori, ils avaient… Fini par arriver à une sorte de paix, peut-être fragile, peut-être à durée limitée, mais une sorte de paix quand même. Soit ce qu’il avait suggéré avant que ne commencent les courses poursuites, coup de genoux, balançage de fumigènes divers et autres croche-pieds à coup de gouttière. En effet, il ne manquait plus grand-chose à ses nerfs. La preuve, ses épaules commencèrent à se secouer, de manière étrange et de plus en plus marquée, vite suivies par le reste de son corps. Et finalement, il explosa dans un grand éclat de rire, devant cette situation même pas drôle, le genre de rire qui vous prend quand la tension retombe, quand vous vous moquez de vous-même de vous être tellement inquiété. Et lui, il riait, parce que là, il avait craint le pire, et qu’il se retrouvait au final devant deux personnes qui avaient l’air d’avoir conclu l’accord de leur vie, et que, par-dessus le marché, il ne savait même pas en quoi consistait le marché en question.

Quelques instants passèrent, au bout desquels il finit par calmer les hoquets de rire qui le secouaient, devant les regards interloqués des deux autres qui, la rebelle mise à part puisqu’elle avait dû en lire les raisons dans ses pensées –encore qu’elle ne devait peut-être pas tout à fait saisir en quoi la chose était si risible- ne devaient pas comprendre grand-chose au pourquoi du comment de ce soudain fou rire. Du revers de la main, il essuya les larmes qui s’étaient échappé de ses yeux pendant sa crise de rire et s’adressa à eux, la voix prête à repartir pour un second tour.

    - Je vois que vous avez… Fait la paix, hum ? Bien bien…


Une petite pause, nécessaire, le temps de réprimer les nouveaux éclats qui menaçaient de s’échapper de sa gorge, gorge qu’il éclaircit d’ailleurs avant de reprendre, tandis que le sol tremblait de nouveau sous leurs pieds, de manière plus intense encore que les fois précédentes.

    - Je ne sais pas exactement comment vous vous êtes débrouillés, et je crois que je préfère encore ne pas le savoir, ou sinon je ne réponds plus de rien mais… Qu’est-ce que vous diriez de, je ne sais pas moi, partir d’ici ? J’ai sans doute moins d’information que vous dans cette histoire, mais j’ai comme l’impression que ces secousses, là, elles sont ni normales, ni inoffensives. Donc… Comme vous avez l’air d’avoir réussi à vous… Mettre d’accord, je suggère qu’on s’en aille et que…


Il ne continua pas sa phrase, le fou rire menaçant de le prendre à nouveau après qu’il ait réévoqué leur toute récente entente, à laquelle il ne comprenait rien, et ne voulait surtout rien comprendre. De toute façon, il en avait dit bien assez pour qu’ils le comprennent.
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Z. Alecto Lytras
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Ven 20 Avr - 23:23

    La jeune femme avait narquoisement laissé glisser son doigt sur le détonateur, provoquant une nouvelle explosion dans une rue non loin de là. Ha, bien heureusement, tu ne savais pas qu’elle venait de détruire une boutique de vêtements où tu avais tes habitudes. Non, sinon, tu l’aurais maudite pour avoir détruit le vendeur que tu prévoyais d’inviter boire un verre, un de ces jours, histoire de voir s’il était aussi agréable à toucher qu’à regarder. Quoique, non, en fait, non, il était encore bien tôt le matin et c’était un jour de congé, ainsi, le délicieux vendeur devait juste dormir –peut-être aux côtés de sa donzelle attitrée, mais ce n’aurait pas été le premier couple que tu brisais, au pire tu pouvais toujours réconforter la demoiselle après… Oh, non, la rebelle avait juste dû réduire en cendres le stock du magasin, rendant ta carte de fidélité inutile, ce qui était peut-être pire que de défigurer le vendeur.
    Enfin, quoi qu’il en soit, tu ne savais rien de tout ça, les murs de l’étroite ruelle te cachaient la vue, sinon, peut-être aurais-tu été plus méchant, peut être aurais-tu vidé le baril de ton pistolet de fonction, ce qui aurait été, à n’en pas douter, plus dangereux pour la population que les quelques bombes karnevaliennes. Oh, j’exagère à peine. Le fait était que tu avais, rageant d’être si peu écouté, tiré un coup de feu destiné à effrayer la demoiselle. Tu l’avais raté exprès, tu ne voulais pas la tuer, non, enfin, si mais pas tout de suite, un jour. Dans tes pronostics la balle aurait dû la frôler à dix centimètres près… Oh, tu t’étais amélioré depuis tes débuts. Disons juste qu’elle l’avait frôlé à trois mètres près. C’était assez peu.
    Enfin, l’explosion était une blague (certes, susceptible de tuer deux ou trois civils, mais enfin) avec un rictus en forme de sourire forcé, tu rangeais ton arme à ta ceinture, en profitant pour épousseter ta veste d’un geste désinvolte. Cet uniforme dont les traqueurs se voyaient affublés était bien informe, coupé dans des matières synthétiques rêches et sans éclat, mais enfin, tu n’appréciais pas pour autant de te voir couvert de poussière. Une fois présentable, tu tendis la main à la demoiselle avec un charmant sourire forcé. Oh, elle pouvait bien voir que cette amabilité était feinte, mais autant sauver les apparences. Broyant la menotte de toute ta poigne de fonctionnaire surentraîné, tu te délaissais de ton sourire une fois Pepper arrivé puis mettais fin à cette si cordiale poignée de main. Le marché était conclu, nul besoin d’en rajouter.

    Et voilà que l’amenthalysien, non content d’arriver en retard se mettait à rire. Tu lui envoyais en regard courroucé, après tout, l’heure était grave, et tu avais déployé des trésors de diplomatie pour détendre la situation. Enfin, ça ne t’empêchait pas de t’essuyer la main sur ta veste et de vouloir ouvertement faire ingérer sa masse capillaire à la demoiselle, mais c’était quand même diplomate de ta part. Enfin, tes motivations étaient surtout dues à ta flemme d’agir pour rien, mais le calme était revenu. Bref.
    Une vile idée te vint. T’éloignant de la karnevalienne, tu allais glisser quelques mots à l’oreille de Pepper.

      « Surtout, ne pense pas aux nuits qu’on a passées ensemble. Et surtout pas la fois où tu avais amené de la chantilly. »


    Tu souriais, tapotais le haut du crâne de l’amenthalysien comme on récompense un gentil chien. Ha, les joies de la psychologie inversée. Tu envoyais une œillade à la rebelle, ravi d’envoyer en son esprit des images qui ne manqueraient pas d’être quelque peu gênantes. En fait, tu te faisais un peu exhibitionniste. Soupir à cette pensée, après tout, si on ne pouvait rien cacher, autant cesser de jouer la vierge effarouchée. Tu avais jeté ta pudeur en posant pour une ligne de lingerie, il y a quelques années de cela, on voyait peu ton visage sur les photos en clair obscur, mais il n’aurait pas été étrange que ton corps bien entretenu ait déjà été vu par une bonne partie de la population sphérienne.
    Enfin, ces histoires de gens à poil s’amusant avec une bombe de chantilly n’avaient pas grand-chose à voir avec la situation, ainsi, retournant à ces préoccupations plus actuelles tu te retournais vers les deux autres.

      « J’appellerais pas ça une Paix, Pepper, mais disons que j’attendrais avant de lui faire manger ses cheveux. Enfin, on ne sert à rien, ni l’un ni l’autre alors je vais pas gaspiller mon énergie à jouer à chat. »


    Tu fut coupé par de nouvelles explosions, les tremblements agitant le sol s’intensifièrent, manquant presque de te faire tomber (mais un traqueur a un bon sens de l’équilibre voyons.) le bruit venait vraisemblablement d’au-delà de la zone d’action de la jeune femme, ce qui la mettait, heureusement pour elle, hors de tout soupçons. Des vitres éclataient, des cris se faisaient entendre. Alzen souffrait, à cause des rebelles et sans doute aussi à cause de tes collègues bourrins. Alzen tremblait et, bien que tu fusses encore persuadé que la ville résisterait facilement aux terroristes, il ne faisait pas bon de rester ici. Tu connaissais les capacités de tes compagnons de travail, tu savais bien qu’à côté d’eux tu ne faisais pas bien peur, mais s’il s’avérait que le camp adverse possédait des pareils atouts….

      « On dirais que tes amis s’en donnent à cœur joie là bas. Ou les miens, enfin bref, je doute qu’il soit très futé de rester dans le coin, la ville risque de subir de gros dégâts je propose qu’on attrape le premier aéronef et qu’un se tire fissa. »


    Pas de discussion, faisant demi-tour à pas rapide, bien que suffisamment lentement pour que les deux autres suivent sans se perdre, tu retournais vers l’endroit où tu avais laissé ton véhicule de fonctions. Dans ta tête poussèrent quelques pensées inquiètes, pour ta sœur, pour ta mère. Pourvu que la ville tienne le coup. Tu savais Callisto en tournage, mais où exactement ? Et ta génitrice, vivant dans la misère, pourrait-elle s’enfuir à temps si les choses tournaient mal ? Mentalement, tu incitais la rebelle et Pepper à se dépêcher un peu, plus que quelques centaines de mètres avant de retrouver le véhicule…
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 21 Avr - 2:51

La rebelle regarda le Traqueur s'essuyer ostensiblement la main sur son uniforme, en même temps que son sourire crispé s'évaporait.

« T'es pire qu'un môme, et puis tu ne m'as même pas fait mal. Crétin. ».

Et elle essuya la sienne derechef sur ses propres vêtements. À se demander lequel était le plus puéril des deux... On lui aurait posé la question, sa réponse aurait été « Cet abruti, bien évidemment ». En revanche, elle avait vraiment mal à la main. Le son d'un rire la fit regarder vers Pepper. Tant Alecto qu'elle le dévisagèrent avec un air complètement surpris. Ses nerfs avaient lâché. Il était tout à fait vrai que si chacun des deux ennemis avait accepté dès le début la proposition du cuistot, des... petits désagréments auraient été évités. Elle commenta brièvement les pensées de Pepper à Alecto.

« En gros, il nous considère comme deux mioches... qui ont... conclu l'accord de leur vie. Et rassure toi Blondie, moi aussi je veux te faire bouffer tes cheveux. Pas que d'ailleurs... »

Un nouvel affrontement de regard, qui se solda ensuite par une écoute de Pepper qui leur proposait de mettre les voiles. Décidément, il craquait sévère, au vu des efforts magistraux qu'il faisait pour ne pas repartir en fou rire. Et Alecto qui voulait à nouveau lui faire avaler sa tignasse... était il jaloux de sa chevelure pour à ce point la bassiner avec ? C'était une question qu'elle ne manquerait pas de lui... La chantilly ?!

~ Oh putain... Non... NON ! ~


Elle bloqua du mieux qu'elle put les pensées de Pepper, qui virait couleur tomate un jour de grand soleil, pas assez vite cependan, pour empêcher des images de jaillir, la faisant à son tour rougir de gêne. Elle se sentait vraiment mal pour l'Amenthalysien, qui n'avait rien fait pour mériter tout cela. Le regard furieux qu'elle lança au Traqueur qui leur tournait le dos - en savourant son attaque gratuite - valait toutes les menaces de mort du monde.

« T'es vraiment un sale type... Il se tape toute l'inquiétude du monde et toi tu le... »

Retenant un flot d'injures, elle ramassa une petite caillasse sur le sol, et la rangea dans son poing, se redressant pile avant qu'il ne se retourne vers Pepper et elle.

« J’appellerais pas ça une Paix, Pepper, mais disons que j’attendrais avant de lui faire manger ses cheveux. Enfin, on ne sert à rien, ni l’un ni l’autre alors je vais pas gaspiller mon énergie à jouer à chat. »

« C'est pas avec ça que tu vas crever le grand écran choupette... De une tu es juste ridicule, de deux... tes cheveux quoi... Un souci avec les miens d'ailleurs ? Mademoiselle veut peut-être les mêmes, histoire de ressembler à quelque chose de différent qu'un épouvantail ? Veux tu que je te transforme définitivement en Madame des fois que ça t'arrangeait la tignasse ? »

Le ton de Clarice était carnassier, Alecto l'ayant mis hors d'elle définitivement. Elle n'allait pas manquer de lui faire payer sa dernière crasse au centuple. Le sol se remit à trembler, de plus en plus fortement. Ça sentait la fin d'Alzen tout ça... Elle était sûre que quasiment tous les mécanismes étaient décédés, et qu'il vaudrait mieux ne pas rester sur place quand le dernier passerait l'arme à gauche, histoire de ne pas finir en pancakes ou en hachis dans le meilleur des cas.
Et Starlette qui pensait que ses collègues avaient fait du super boulot... Il était définitivement dans un monde à part s'agissant de ce qui se passait réellement...

Un soupir de mépris passa les lèvres de Clarice, et elle se mit à suivre le duo en claudiquant, écoutant Pepper qui essayait tant bien que mal de se remettre de la honte cuisante qu'il venait d'encaisser, se perdant au contraire de plus en plus dans des pensées très gênantes, puis Alecto, qui s'inquiétait pour sa famille. N'y tenant plus, elle balança sur son crâne la caillasse qu'elle tenait toujours dans son poing fermé, l'atteignant, car elle savait viser au moins, elle.
Il s'arrêta, tourna aussi sec la tête, furieux, se doutant fortement que l'attaque venait d'elle, mais ne pouvant s'empêcher de darder également un regard noir sur le pauvre Pepper. Elle rejoignit le duo en quelques enjambées claudicantes, un air suffisant sur ses traits, puis, haussant les épaules en le regardant bien dans les yeux, lui lança d'un ton mielleux.

« Eh bien, grouille toi, on est pas prêts de sauver nos peaux si tu restes à gober les mouches tout en comptant sur le vent pour te recoiffer. »

L'ambiance était plus qu'électrique et Alecto prêt à la chopper par les cheveux pour les lui faire déguster fissa. Ce fut Pepper qui prit les choses en mains, attrapant par le bras les deux mules et les trainant vers le véhicule de fonction du Traqueur songeant avec lassitude qu'il avait définitivement affaire à des enfants ingrats... Clarice ne put s'empêcher de faire une dernière remarque illustrant parfaitement ses pensées, et murmura d'un ton narquois avant de monter dans le véhicule du Traqueur.

« Tout à fait, Papa Pepper. Tu peux même coller une fessée à Alecto pour asseoir définitivement ton autorité. »
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Pepper McCanelo
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 21 Avr - 15:39

Attendez. La… Chantilly ? Une multitude de nuit traversèrent l’esprit de Pepper, jusqu’à ce qu’il retombe enfin sur cette fois-là. Une nuit, quelques mois plus tôt, où il lui avait pris l’idée saugrenue d’apporter chez Alecto des fraises. Ainsi que la bombe de chantilly qui allait avec. Sauf que le repas qui précédait avait été copieux, que Callisto n’était pas là… Le dessert avait donc été détourné à des fins nettement plus récréatives, si on me passe l’usage du terme.

Et c’est ici que se termina la séquence souvenir, lorsque Pepper, écarlate, se rendit compte de ce à quoi il était en train de penser. Et surtout, puisque sans cela, ce genre de rappel n’aurait posé aucun soucis, lorsqu’il se souvint que, parmi les trois personnes ici présentes, il y en avait une qui pouvait avoir accès à tout ce qui lui passait par la tête. Ce qui en l’occurrence était franchement gênant. Pour le coup, il en eut presque envie de mettre une claque derrière la tête d’Alecto, parce que là, non, vraiment, il aurait pu éviter. Tout comme le petit tapotement sur sa tête, franchement humiliant. D’ailleurs, la rebelle aussi était devenue écarlate, preuve s’il en fallait qu’elle avait, bien évidemment, tout entendu. Enfin, au moins, cela avait eu l’avantage de lui couper toute envie de rire, c’était déjà ça, ce fou rire nerveux aurait pu s’avérer assez handicapant s’il avait continué sans manifester le moindre signe d’arrêt. La prochaine étape était maintenant de cesser de penser à ce genre de scène en se concentrant sur autre chose, ce qu’Alecto disait, par exemple, et qui ressemblait vaguement à une explication. Ne surtout pas imaginer ce que cela aurait pu donner avec du chocolat fondu. Ce n’était donc pas une paix, mais juste un cessez-le-feu. Tant pis, tant mieux, il ne savait pas trop, mais cela lui convenait, du moment que les deux semblaient d’accord avec le fait que le plus tôt ils mettraient les voiles, le mieux ce serait. Enfin, cela ne l’empêcha pas de retenir un soupir lorsque la rebelle en remit une couche sur les légers problèmes capillaires d’Alecto, comme si elle n’en avait déjà pas fait assez. Mais bon, pour cette fois, le blond ne sembla pas relever, ce qui était déjà ça, et leur proposa de se mettre en route. Ce qui sembla être pour Pepper la meilleure idée possible, sur laquelle il préféra se concentrer, plutôt que de se laisser parasiter de nouveau par les souvenirs que son amant avait déclenché de manière a priori parfaitement voulue. Surtout, surtout, éviter d’y penser. Allez, avec un peu de bol, peut-être que le trajet jusqu’au premier aéronef en question qui, selon toute vraisemblance, devait être celui que Pepper avait filé jusqu’à trouver Alecto dans une ruelle, se ferait sans problème, et surtout sans que l’un des deux ne recommence à asticoter l’autre, sans quoi il risquait bien vite de se retrouver au milieu d’une bataille rangée, ce qui n’était pas franchement le moment.

Sauf que, Pepper aurait dû s’en douter, depuis maintenant un assez long moment qu’il assistait au face à face entre ces deux personnes censées être des adultes responsables mais qui agissaient de plus en plus comme des sales gosses dans une cour de récré, rêver à un moment de calme tenait de la pure utopie. Non mais franchement. Un caillou. Elle venait de lancer un caillou sur la tête d’Alecto. Pour un peu, l’Amenthalysien aurait pu se croire revenu à la maternelle, sauf que cette fois, c’était lui qui jouait le rôle de l’instituteur qui devait tenter de calmer ses deux élèves les plus turbulents. Et Alecto qui, en plus, osait lui jeter un regard accusateur, alors qu’il n’y avait strictement aucune manière par laquelle il aurait pu être l’auteur du jet rocheux. Levant les mains autour de son visage en signe d’innocence, Pepper ferma un instant les yeux, réfrénant l’envie qui le prenait soudain d’en prendre un pour taper sur l’autre. Ce n’était pas franchement le meilleur moment pour se chamailler, et il le leur fit bien comprendre en s’interposant fermement entre les deux, les attrapant chacun par un bras.

    - Bon, maintenant, ça suffit, on a autre chose à faire que de se bagarrer. Il me semblait que vous aviez fait la paix, hum ? Et vous êtes peut-être un peu trop grands pour vous chamailler comme des gosses, n’est-ce pas ?


N’importe qui les voyant ainsi, lui les guidant vers l’aéronef d’un air ferme et résolu, les empêchant par la même occasion de continuer leurs gamineries, tout en leur faisant la leçon, aurait tout de suite pu rapprocher la scène d’un père épuisé par ses enfants. Et Clarice ne se priva d’ailleurs pas de le faire remarquer, alors qu’elle commençait à monter à l’avant de l’aéronef qu’Alecto venait de déverrouiller. Un nouveau soupir, et Pepper la retenait par une épaule, montrant la porte arrière du véhicule.

    - Non non non. Alecto, tu conduis, et toi… Je sais même pas comment tu t’appelles, mais bref, ce n’est pas le moment, tu vas à l’arrière. Et je vous préviens. Je ne veux pas vous entendre du trajet, on a d’autres soucis nettement plus importants là.


Comme pour lui donner raison, une nouvelle secousse, plus forte encore que les précédents, ébranla la ville entière, accompagnée d’une ou deux explosion et de hurlements. Cela permit aussi de camoufler le fait qu’il n’avait même pas relevé la proposition somme toute alléchante de la rebelle, mais qu’il chassa aussitôt de son esprit, puisque ce n’était pas le moment du tout. Un dernier froncement de sourcil à l’égard des deux sales mômes qui l’accompagnaient, et il s’installa sur le siège passager convoité un peu plus tôt par la rebelle. Et maintenant, direction la terre ferme. En espérant que les deux autres ne seraient pas trop insupportables.
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Z. Alecto Lytras
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♠ Karnevale : Détecteur de Karnevales.
Karnevaliens, je vous vois, sauf à travers quelque chose. AVEC DES LUNETTES C'EST PRATIQUE SI SI.
♠ Sexualité & Statut : Bisexuel, libertin, volage.
♠ Mon rêve : La célébrité, la luxure, les projecteurs et les paillettes, la vie d'acteur, de star , en fait.

MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 21 Avr - 16:39

    Tes cheveux étaient sacrés, juste totalement sacrés. C’était bien pour cela que tu haïssais les jours de pluie qui les rendaient encore plus rebelles que les karnevaliens les plus endurcis. Tu relevais la tête avec hargne, « Nff », un bruit excédé. Au moins faisais-tu des efforts pour être présentable en toutes situations, toi au moins.
    Tu choisissais, bien heureusement de ne pas répondre à la rebelle, bien que tes pensées fussent pleines de hargne. Ha, caillou, tu poussais un cri de douleur quand la pierre percuta l’arrière de ton crâne. Pas besoin de lire dans les pensées pour savoir d’où provenait le projectile. Tu fusillais la demoiselle du regard, lui adressant quelques pensées menaçantes, notamment à propos d’une douloureuse utilisation que l’on pouvait faire d’un épilateur électrique approché du crâne. Tu jetais un coup d’oeil colérique à Pepper, un coup d’œil signifiant « Tu as vu ce qu’elle a fait ? Tu as vu ? Et tu n’as rien fait pour l’empêcher ? Rien ?! On est obligés de la prendre avec nous ? » Oui, vous étiez obligés. Cela faisait en quelque sorte partie de votre contra, de ce bancal plan que vous aviez mis au point en quelques mots. Avec un soupir de frustration, car tu ne pouvais pas la laisser se faire écraser par une poutrelle en acier, tu sortais de ta poche le gadget servant au déverrouillage du véhicule.
    Tu tiquais, sur un terme de vocabulaire utilisé par ton brun amant.

      « On a pas fait la PAIX. C’est elle qui a commencé. Et qui continue. Toujours ! »


    Ou presque toujours, mais tu étais de nature bien ingrate. Votre immaturité bacassablesque avait de quoi désespérer Pepper. Enfin, quoi qu’il en soit, tu lui étais reconnaissant pour avoir renvoyé la karnevalienne sur la banquette arrière, tu n’aurais pas supporté sa présence à tes côtés plus de cinq minutes. Le voyage aurait donc risqué d’être bien périlleux, et sûrement écourté par la chute soudaine d’une passagère dans la forêt d’Orphée.
    T’installant sur le siège du conducteur, tu allumais le moteur. Le véhicule, estampillé aux couleurs de sa majesté Raziel, n’était pas tout jeune. Il lui faudrait bien quelques instants de chauffe. Tu mis au profit ces longues secondes, durant lesquelles l’engin décollait doucement du sol, pour t’attacher les cheveux. Sortir de la ville allait se révéler sportif, autant éviter que ta chevelure ébouriffée par le vent et l’épique lutte, ne vienne troubler ta vision. Enfin, l’aéronef s’était soulevé au dessus du sol.

      « Ceintures, maintenant. »


    Murmurais-tu à l’adresse de Pepper, surtout. Le ton était injonctif. Tu te fichais totalement de savoir si la karnevalienne comptait s’attacher, une habitude propre aux gens civilisés. Mais le trajet risquait de secouer quelque peu, c’étais comme elle voulait. Brusquement, tu lançais le véhicule, écrasant les passagers contre leurs sièges.
    C’était parti. Des hauts bâtiments tombaient aléatoirement des vitres brisées, des pans de mur et autres éléments de construction. Une ville volante n’est théoriquement pas exposée aux secousses sismiques, ce qui expliquait que les bâtiments aient été construits pour résister aux vents violents plus qu’aux tremblements de terre. La pluie de gravats te forçait à effectuer de dangereux slaloms, sans compter que tu devais également éviter les autres véhicules paniqués qui, eux aussi, évacuaient la ville. Attentif et ayant quelque peu forgé tes réflexes grâce aux entraînements, tu t’en tirais sans trop de mal, si l’on exceptait un bloc de béton qui plomba la carrosserie à l’arrière du véhicule. À peu de choses près, tu aurais pu te débarrasser de la rebelle. Dommage.
    Du coin de l’œil, tu observais la foule grouillante qui sortait, paniquée, des bâtiments. Tu fus quelque peu rassuré de voir que des moyens d’évacuations avaient été mis en place et que les alzenniens s’entassaient dans des aéronefs collectifs qui devaient leur permettre de regagner la terre ferme sans trop de souci… Du moins l’espérais-tu. Des pertes étaient malgré tout à prévoir, hélas.
    Après encore quelques minutes de conduite acrobatique, vous étiez sortis de la ville. Alzen s’agitait spasmodiquement, des centaines d’aéronefs volaient autours, comme une nuée d’abeilles autour de leur ruche attaquée. Tu stabilisais le véhicule de fonctions quelques instants, le temps de corriger ta posture. Tu en profitais pour vérifier le tableau de bord et si personne n’avait vomi son petit-déjeuner.

      « Pas trop secoués ? Non ? Bien, cap sur Amenthalys alors. »


    Tu avais décidé de toi-même de la direction à prendre, mais cela te paraissait le plus logique, tu avais quelques points d’attaches dans cette ville-ci, Pepper y habitait et la rebelle. La rebelle se débrouillerait. La route pour Opale risquait d’être trop longue et dangereuse, les aéronefs craignaient fortement les tempêtes de sable et celui-ci était assez abîmé comme ça. Et puis Opale… Hum. L’air y était trop sec.
    Il allait vous falloir une paire d’heures ou un peu plus pour attendre la ville des arts. Tu espérais que l’aéronef tiendrait le coup, une collision avec un chauffard énervé avait abîmé la direction assistée, le véhicule ne volait plus très droit. Tu tentais d’allumer la radio, mais seuls quelques grésillements retentirent dans l’habitacle. En route, vous tourniez le dos à la ville partant dans la direction d’Amenthalys. Tu espérais que la rebelle squattant la banquette arrière ne rendait pas le trajet trop difficile.
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: [Event] VIII. Hard Rock Hallelujah   Sam 21 Avr - 17:39

Alors qu'elle s'apprêtait à prendre place sur le siège passager, Pepper la retint par l'épaule, lui demandant de filer s'installer à l'arrière, pour, semblait-il, éviter que le voyage ne se termine en un crash, chose bien évidemment tout à fait prévisible au vu de l'entente absolument cordiale qu'elle entretenait avec Alecto.
Il était drôlement confiant... Elle aurait très bien pu sortir la dague qui ne la quittait jamais pour aller les égorger tous les deux... Mais c'était vrai... Ils avaient conclu un accord. Saloperie d'accord qu'elle commençait à regretter d'ailleurs.

« C'est Clarice. Pas Karnevalienne, ou rebelle. Sinon je vous appelle Cuistot et Traqueur. »

Et sans autre forme de cérémonie, elle alla s'installer sur la banquette arrière. Les dames d'abord tout de même, bien qu'Alecto correspondait à l'appellation dame... Mais il devait conduire. Elle espéra qu'il était plus doué avec un aéronef qu'avec son arme, parce que sinon, ils allaient rejoindre le décor fissa.

Alzen agonisait, lentement, mais sûrement. Le sol tremblait de plus en plus violemment, des bâtiments volaient en éclats... le chaos avait pris place. Ne pas songer à ses... parents, à leur restaurant. Ils ne représentaient plus rien pour elle, et elle ne voyait décemment pas pourquoi elle aurait dû s'inquiéter de leur sort. S'arrachant à cette pensée, elle entendit le désespoir des habitants, leur panique. Combien seraient ils à mourir une fois Alzen descendue de son piédestal ? Excellente question. Son esprit divagua vers les pensées de son cher ami blond, définitivement prêt à la lourder dans le paysage dès qu'il le pourrait.

« Ne t'inquiètes pas, Alecto », Dieu que son prénom résonnait comme une insulte entre les lèvres de la jeune femme, « moi aussi j'ai enclenché ma ceinture, tu peux voler tranquille. »

Frustration du Traqueur, qui bien vite se concentra sur la sortie de la ville, partie la plus dangereuse de leur... escapade. Ce fut pourquoi elle se tut, décidant d'attendre avant d'escompter lui lancer quelques dernières amabilités, savamment distillées et espacées, qui se finiraient par leur séparation à Amenthalys.
Au moins, le bougre savait conduire, bien qu'il ait laissé un bloc choir sur la carrosserie arrière... Définitivement, le cessez-le-feu n'en était pas un, mais une guerre froide et minutieuse. Et ça, c'était franchement dégueulasse, parce qu'elle n'avait pas le droit de trop répliquer, sinon Papa/bon toutou Pepper allait lui faire la leçon, et la lancer dehors, au grand plaisir de Majesté Alecto. Un soupir.

« Oui Alecto, je me débrouillerai une fois arrivée à Amenthalys, ce n'est pas la peine de t'inquiéter outre mesure pour moi. »

Son ton était calme et relativement badin, son visage des plus innocent, Pepper ne pouvait donc que lui lancer des regards en coin, quelque peu réprobateurs, au fur et à mesure qu'Alecto se crispait aux commandes de l'engin.

« Alors dis lui d'arrêter de penser des choses désobligeantes. J'en ai assez de subir des attaques mentales gratuites. C'est donnant donnant. Je me tairai lorsqu'il cessera. »

Après tout, autant utiliser l'autorité du pseudo Papa. Elle ne faisait pas preuve d'une grande maturité, et ignorer Alecto était définitivement la meilleure marche à suivre. Cependant, elle ne supportait pas de ne pas avoir le dernier mot.

« Ferme la avec mes cheveux et raconte moi plutôt une nouvelle fois des passages de L'acte pas connu, d'Éreval Rinanova ! C'était culturellement intéressant ça au moins, et ça te sera bien plus utile pour plus tard. »

Après qu'Alecto l'eut injuriée mentalement et promis de nouvelles possibilités de manger ses cheveux – possibilités qui ne lui tirèrent qu'un très long soupir et un levage d'yeux au ciel -, Clarice se cala du plus confortablement qu'elle put, et ferma les yeux, se laissant bercer par les tirades qu'il déclamait enfin mentalement.


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[Event] VIII. Hard Rock Hallelujah

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