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 Un chagrin nocturne [PV Clarice]

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Alrik Helljoka
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MessageSujet: Un chagrin nocturne [PV Clarice]   Dim 15 Avr - 16:37

      J'ai toujours aimé les nuits très sombres, depuis très petit. J'avais la miteuse habitude de sortir alors que tout le monde dormait, je me baladais pour de longues heures sous un ciel obscurci et orné par cet étrange et magnifique astre de la nuit. Pourquoi ? Je n'ai pas une raison spéciale, à part peut-être le fait que j'avais depuis longtemps adoré la nuit et le mystère qu'elle apportait. Ce mystère délicieux, cette peur de l'inconnu et l'excitation qui s'en suit, et cet espoir immortel nourri par l'envie de découvrir des choses indécentes tapis dans le noir. Je me rappelle même qu'une fois, n'ayant même pas dépassé les dix humbles années, dans la modeste maison que je détenais avec ma famille, j'avais marché des kilomètres et des kilomètres durant une douce nuit dans les rues étroites d'Opale. Je ne savais pas où j'allais, j'étais un petit enfant innocent … bon, peut-être pas aussi innocent que ça mais j'étais tout de même un petit enfant vulnérable. Mes pas me guidèrent où mon cerveau le leur ordonnait, et mon cerveau me guidait où la lune le lui ordonnait. Cela avait toujours été ainsi, la nuit m'émerveillait au plus haut point. Ces petites étoiles éparpillés tout autour de la lune sur le vaste firmament composaient les détails parfaits d'un fabuleux paysage.

      De la fenêtre de mon petit appartement, je regardais la lune danser harmonieusement, suivant ce beau rythme symphonique que jouait depuis un bon temps le vent. Un froid piquant s'engouffra et me fit frissonner. Je regardais dans tous les sens, je n'avais même pas de lumière dans mon appartement. Qui en avait besoin en tout cas ? Je ne revenais ici que pour dormir. Je mangeais dehors, passait mes journées dans le club d'hôtes ou à vagabonder dans les rue de la Karnevale Avenue, cet appartement n'était en aucun cas une maison pour moi. Mon souvenir de maison a été détruit le jour même de la mort de Mère et de la fuite lâche de Père. Depuis le jour maudit, j'avais mon regard carmin ne s'était plus posé sur les belles ruelles d'Opale. La tristesse m'envahit et créa une chaleur mystique dans mon corps. Je n'avais jamais pu me débarrasser de tous ces sentiments de chagrin, la douleur me suivait où je vais et mes souvenirs étaient tous sanglants. J'étais tellement un bon menteur que mon visage ne laissait voir aucune émotion, toujours impassible et aux traits presque inexistants.

      Je me levai et ma tête toucha presque le plafond. Le palier sous mes pieds grinça. C'était une belle nuit, ce serait dommage de la gâcher en restant ici dans l'appartement. Je me dirigeai donc lentement vers la porte, l'ouvris et sortis. Je fis tourner deux fois la clé dans sa serrure puis descendit les escaliers qui menaient aux rues mystérieuses de Karnevale Avenue. Il était minuit dépassée, rare étaient les gens qui se baladaient dans les rues à cette heure ici. La plupart étaient soit chez-eux soit dans la boîte de nuit de l'Avenue. Je sentis une bouffée d'air froide me gifler en plein visage, me faisant vibrer de haut en bas, dressant toutes les poils de mon corps. Je marchais le long d'une allée sombre, avoisinant un jardin aux arbres nombreux. Je me dirigeai vélocement vers un. Je me saisis et grimpa tant bien que mal l'arbre. Je m'adossa au tronc de l'arbre, et me perdit une nouvelle fois dans mes songeries.
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: Un chagrin nocturne [PV Clarice]   Dim 15 Avr - 21:33

Karnevale Avenue de nuit. Un lieu qu'on aurait pu qualifier de magique. C'était déjà magnifique durant la journée, mais dès que la nuit tombait, Clarice avait l'impression qu'un nouveau monde se découvrait. Elle n'était pas une habituée du coin, connaissant surtout Alzen et Amenthalys.

Qu'importe. Changer d'air n'était pas plus mal, et au moins, la population de Karnevale Avenue était plus avenante que nulle part ailleurs. Couleurs, bonne humeur, fêtes. On aurait pu résumer la vie là bas avec ces quelques mots.

Ce soir, elle était venue se reposer à Karnevale Avenue. Décompresser. Son métier de messagère itinérante lui permettait ne pas s'encroûter dans une ville, lui rapportait de quoi bien vivre, mais avait fini par devenir une routine. Deux jours à Amenthalys, trois à Alzen, deux à Opale, retour à Alzen... Ainsi va la vie. Le temps file, ne ralentit ni ne s'arrête, et surtout, ne remonte pas.

Oui, ce soir Clarice était en petite forme. Ça ne lui était pas arrivé depuis un petit moment et c'était malheureusement le lot de tout être humain. C'est donc avec un certain soulagement qu'elle s'éloigna de ce qu'on aurait pu appeler le cœur de la fête, à savoir le Midnight de Roxanne d'Essling.

Marchant à travers les allées et les ruelles, toujours plus loin de la source de vie de l'Avenue, Clarice s'engagea dans un jardin, rempli de nombreux arbres qui lui parurent accueillants. Manque de chance, elle entendit quelqu'un perdu dans ses songes. Un jeune homme. Perché dans un arbre.

Elle aurait bien passé son chemin, mais c'est comme si ce lieu l'appelait, comme s'il avait de quoi lui remonter le moral. Elle s'installa donc sous un des arbres, se mura dans un silence de quelques minutes avant de murmurer d'une voix rauque.

« Bonsoir. Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas l'intention de vous déranger. Je veux juste... Quelques minutes ici... »

Elle l'entendit louper une respiration, et se demander comment elle avait pu détecter sa présence, vu son silence, son immobilité. Un petit sourire s'étira sur ses lèvres et reprit de son ton murmurant et rauque.

« Chacun ses capacités... »
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Alrik Helljoka
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MessageSujet: Re: Un chagrin nocturne [PV Clarice]   Dim 15 Avr - 23:12

      J'avais tout simplement besoin de rester seul, ici. Je voulais penser à tout ce qui s'était passé depuis que j'avais soufflé ma douzième bougie. N'importe quel autre enfant aurait sûrement abandonné, aurait craqué dès lors qu'il a vu de ses propres yeux sa mère mourir et son père s'enfuir. Ce n'est point facile, ni pour moi ni pour n'importe quelle autre personne. J'ai tellement souffert, et on dit souvent que la souffrance nous apprend des choses que le bonheur ne nous donne point. J'ai appris à être fort et à ne jamais baisser les mains. Si ce n'est que je ne veux tout simplement pas exploser en chaudes larmes, exposant ma tristesse et ma morosité, j'aurais depuis longtemps ce masque qui ne cachait que très bien tous mes sentiments les plus profonds. J'avais parcouru Sphéra du côté d'Opale jusqu'à Almancar, plus qu'une fois, plus que deux, plus que dix. Mais jamais je n'ai trouvé un lieu ou une personne pour apaiser mes douleurs, jamais on n'a pu me faire oublier mes chagrins, me faire tomber mon masque pour que je commence une toute nouvelle vie, pour que mes plumes commencent la rédaction d'un nouveau chapitre neuf. Karnevale Avenue me procurait un semblant d'espoir, de joie. J'étais ici avec des gens aux passés différents, tragiques pour quelques uns, joyeux pour d'autres, inconnus pour une minorité, j'étais avec des gens avec qui je m'étais très rapidement familiarisé. Nous avons cependant un point commun : notre futur. Notre cause nous a ralliés, et c'est cette même cause qui va, j'en suis sûr, tracer les différents chemins de nos futurs, c'est cette même cause qui illuminera au mieux nos journées prochaines. Je gardais espoir, je voyais la lumière au bout final du tunnel sombre dans lequel je marchais, jamais elle ne s'était éteinte depuis que j'avais trouvé l'entrée de Karnevale Avenue.

      J'avais grimpé très rapidement l'arbre, m'étais assis sur une dure branche et regardait le large firmament. Les étoiles et la lune étaient depuis toujours une source de calme pour moi, des moyens qui me permettaient de réfléchir clairement et nettement. J'étais perdu dans mes rêveries quand, tout à coup, je vis quelqu'un entrer dans le jardin où j'étais. Une silhouette de femme. Je ne fis aucun son, aucun mouvement, ne voulant point être trouvé et donc dérangé. Je suivis ses pas qui s'arrêtèrent à côté de l'arbre sur lequel, tel un corbeau maudit, j'étais perché. Elle s'assit donc sous l'arbre. Quelques secondes passées, après avoir détourné mon attention d'elle, elle prit la parole. Apparemment, elle s'adressait à moi. Je fus surpris, comment a-t-elle donc pu savoir que j'étais ici malgré mon silence religieux et mon immobilité de trépassé ? Comment donc ? Après un bref moment, elle ajouta d'une voix doucereuse : « Chacun ses capacités ... ». Que devais-je donc comprendre de sa réplique ? Était-ce là l’œuvre d'un Karnevale ? Était elle aussi doté ? Ce ne me surprendrait en tout cas. Rares étaient les gens à Karnevale Avenue qui ne détenaient pas un pouvoir. A vrai dire, je n'en ai jamais rencontré aucun. Je finis donc par prendre la parole.

      « En effet … ce serait particulièrement aimable de conserver le calme régnant sur la nuit ! »

      En même temps que les mots franchissaient mes lèvres, mes mains s'aventuraient dans ma ceinture. Je pris les deux couteaux que je portais toujours sur moi. Chacun d'une main, j'ouvris deux plaies bien larges dans mes avant-bras. Puis, je pensai très fort à deux pistolets à peine plus grands que mon poing. Aussitôt, le sang qui avait commencé à sortir des plaies se transforma en ces deux même pistolets que dans ma tête je voyais. Je les glissai dans les paumes de ma main, et attendit … en silence.

      J'avais perdu ma foi et ma confiance en le monde !
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Clarice Jensen
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MessageSujet: Re: Un chagrin nocturne [PV Clarice]   Dim 15 Avr - 23:43

Elle entendit tous ses doutes, sa peine, sa rage, sa haine pour son père. Il n'était que souffrance. Un masque glacé, et à l'intérieur, un cœur brisé. Puis, il s'était interrogé sur sa demi phrase, déjà bien agacé qu'elle vienne se poser près de lui, avant de lui rétorquer d'un ton glacial.

« En effet … ce serait particulièrement aimable de conserver le calme régnant sur la nuit ! »

Et il se prépara à une offensive, usant de son Karnevale pour se créer des revolvers. Un soupir souleva sa poitrine.

« Tu sais, j'aimerais que tu évites de me cribler de balles. Ici, c'est la paix qui règne. Si tu cherches les ennuis, les bagarres, l'adrénaline... Choisis une autre ville. »

Il était aussi tendu que la corde d'un arc, prêt à frapper, tuer même. C'en était effrayant, jamais Clarice n'avait rencontré un garçon aussi meurtrier de nature. Il fallait désamorcer la bombe qui s'apprêtait à exploser si elle voulait obtenir un petit peu de paix.

« Écoute, tu ne me connais pas, tu n'as donc aucune raison de me faire confiance, et encore moins d'être aimable. Cependant, je n'ai pas l'impression de t'avoir attaqué physiquement, et je te serai donc grée de baisser tes armes. Ton ennemi, ce n'est pas moi et tu le sais. »

Malgré elle, son ton s'était fait dur, tranchant, à l'image de son humeur déclinante. Il ne fallait tout de même pas abuser. Chacun avait ses emmerdes, et c'était pas pour autant que tout le monde s'entretuait dès qu'il y avait un pet de travers. Le jeune homme s'énervait de plus en plus. Mauvaise tactique. Elle verrouilla la colère qui montait en elle, poussa un nouveau soupir et s'enjoignit mentalement de rester calme. Sa voix se fit plus douce.

« Désolée d'avoir dérangé ton havre de paix. »

Et elle s'éloigna de quelques arbres, s'asseyant contre un tronc qui la protègerait de possibles tirs s'il passait à l'action. Rester calme, et le laisser s'apaiser. Rester calme, respirer, ne pas se laisser aller à la colère. Ne pas se laisser submerger par la sienne. Elle resterait ici, silencieuse, et la discussion reprendrait s'il le souhaitait. Mais ça, c'était pas gagné.
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