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 Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]

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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Dim 27 Juin - 17:47

Il lui offrit le plus beau des cadeaux qu'elle pouvait espérer en ce moment de souffrance interieure: La fuite. Puisque réconforter cet homme perdu entre folie et désespoir était impossible, il ne lui restait plus qu'à aller loin, là ou elle n'entendrait plus ces lamentations. Mais ce présent avait une contrepartie assez embarassante. Il prit sa main. Peut-être n'était-il tout simplement pas conscient que, si son harpon avait été plus près, et malgré tout ce qu'il lui avait fait, sa tête serait transpercée au moment même. Mais malheureusement, il était dans la pièce d'à côté et donc, privée de tout moyen de contre-attaque, Himmel se contenta d'un sursaut puis d'une expression de dégoût camouflée. Le seul contact qu'elle approuvait était celui de sa chère mère, celui de sa peau abimée trop tôt qui gardait comme souvenir d'Amenthalys la douceur et une légère fragrance de cuivre qu'elle avait hérité de sa vieille chambre.

Elle était tellement aigrie par ce contact volontaire qu'elle en oublia presque d'écouter la phrase qu'il dit. Ce fut seulement quand il fut parti pour arranger quelque détail que son cerveau daigna lui redonner le contrôle d'elle-même. Impossible de décliner cette proposition, ou il en résulterait un suicide peu agréable. Il revint plus vite que l'éclair pour lui demander si elle désirait vraiment venir. Elle se leva d'une manière peu gracieuse et alla chercher ses bottes dans la pièce d'à côté, bouchant ses oreilles pour ne plus rien entendre.

Himmel sortit en premier, observant les marches qu'elle descendit lentement. A sa gauche, un miroir. Elle observa son corps sans formes, son visage gris, ses cheveux ternes, avant de reprendre sa marche et de sortir pour retrouver cette rue ou elle avait débarqué quelques heures plus tôt. L'animation était la même, des gens et des spectres se baladaient au son de quelques chaines hi-fi que quelqu'un avait installé clandestinement pour faire entendre sa musique a ce monde trépidant. Le soleil déclinait lentement, la température devenait un peu plus basse, mais elle était toujours assez haute pour qu'elle n'aie pas froid avec la robe grise qu'elle portait. Un léger vent se leva, faisant voler le sac de noeuds que constituait ses cheveux. Elle sentit la présence de Carol derrière elle et se retourna afin de l'avoir parfaitement dans son champ de vision. Son regard devait forcément être différent maintenant qu'elle lui avait dit en face qu'elle voyait l'inverse de ce que lui, personne normalement constituée, voyait.

Quant à elle, elle attendit des indications supplémentaires et écouta les bruits de cet endroit, plus vivant encore que n'importe quel autre, qui renforça son impression d'anormalité déjà bien grande. Dans son monde rempli de mort, cette vue sur la vie même était semblable à un paradis. Et peu importe si il y avait quelques morts, ceux-la étaient heureux et ajoutaient de la gaieté à ce paysage déjà réjouissant à ses yeux. Ses yeux s'illuminèrent, de même qu'un sourire plein d'émotion apparut en secret, et, face à cette rue bondée, elle caressa pendant un instant la vision d'une vie comme elle la rêvait: loin de celle qu'elle menait actuellement.

Mais elle dut se rendre à l'évidence: jamais ce souhait ne se réaliserait.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Lun 28 Juin - 16:12

  • Je ne m'étais pas rendu compte du mouvement de recul d'Himmel lorsque nous avions échangé un contact. En vérité, je n'aurai jamais pensé qu'une poignée de main aussi innocente puisse effaroucher quelqu'un encore moins rendre agressif. Certes, certains êtres, en des circonstances spéciales ou à cause de quelque croyance ne supportaient pas cela. Les femmes violées par exemple. Elles haïssaient pendant des semaines voir des mois le fait de toucher quelqu'un. Mais pourquoi une petite fille serait prête à guillotiner le premier gentleman qui aurait l'audace de lui prendre la main ? Un geste aussi fugace et doux pouvait-il vraiment effrayer une personne normale ? Mais après tout les adolescents n'étaient pas très à l'aise avec leurs corps. Je devais avoir perdu l'habitude de leur compagnie. Et n'étais-je pas plus vieux qu'elle ?

    Malgré l'absence de paroles et sans avoir confirmer quoique ce soit, Himmel se leva et descendit dans l'escalier sombre de l'appartement. Je la regardai passer avec un regard étonné puis finis par hausser les épaules. Qu'avais-je fait ? Je refermais la porte avec une petite clef avant de la glisser dans ma poche. J'emboitai le pas de ma compagne et bientôt un hall d'entrée minuscule et mal éclairé succéda aux degrés tristes. Elle ne s'y trouvait pas, elle avait dû ouvrir la porte et la laisser se refermer derrière elle. Brusquement, je me sentis inquiet pour elle. Savait-elle que je ne la suivait pas ? Ou avait-elle délibérément voulu fuir de mes bavardages assommants ? A moins qu'elle se soit faite enlevée ?

    En quelques enjambées, je joignis la porte et l'ouvris à toute volée puis me précipita dans la rue. Mais mon angoisse se dissipa bien vite car devant moi se tenait ma petite protégée aux cheveux emmêlés. Toute droite, son regard vert probablement absorbé par l'activité incessante de la rue. Je me détendis et finis même par sourire tant j'étais soulagé. Et alors que je la couvais d'un regard chaleureux, elle se retourna comme pour s'assurer de ma présence. Surpris par ce soudain mouvement et honteux d'avoir était pris en train de sourire béatement, je pris un air stupéfait. Pour empêcher mon malaise de se propager et de me transformer soudain en pivoine écarlate, je dépassai Himmel et désignait au loin un étrange bâtiment.

    "Venez Mademoiselle Himmel, vous ne serez pas déçue."


    Assurai-je avec aplomb. Je me retournai finalement vers elle, ma gêne un peu atténuée par la perspective de cette promenade. D'un signe de main amusé en guise de parole je l'invitai et me suivre et filait à présent dans la foule.

    "Savez vous d'où vient cette tour Mademoiselle Himmel ? Pouvait vous en discerner le sommet ?"


    Je fis quelques pas, espérant de nouveau qu'elle me suivrai. Mais mon regard était déjà perdu dans la contemplation de cet édifice. Une tour, si on pouvait réellement qualifier de ce banal mot une construction aussi étrange. Il s'agissait d'un empilement de fer et de courbes élancées, futuristes et magnifiques qui filaient vers le ciel. Comme pour y atteindre les étoiles, elles tendaient vers l'espace et disparaissaient dans les nuages. Tenter d'en observer le sommeil depuis Karneval était impossible, tant elle était imposante. Mais elle avait guidé bon nombre d'hommes et de femmes à travers Sphera. Cette création n'était pas seulement belle et incroyable mais elle était d'une grande utilité. Il fallait y penser.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Lun 28 Juin - 19:56

Il sourait. Pourquoi? Peut-être pour la même raison qu'elle, quoique, la vue d'une rue grouillante de monde comme celle-la n'inspirait peut-être pas toujours du bonheur. Dès qu'il s'aperçut qu'elle le regardait, il fila, la dépassant tellement vite qu'il fit voler ses longs cheveux. Elle se retourna, suivant le mouvement, et le vit qui montrait du doigt une... Chose indescriptible qui n'était pas très visible de l'endroit ou ils étaient. Carol semblait visiblement confiant a propos du potentiel de la chose, car il assura qu'elle ne serait pas déçue. Puis, d'un geste qui indiquait que c'était normalement le moment ou elle devrait le suivre, il sombra dans l'amas rapproché de la foule de Karnevale Avenue. Sans hésiter une seule seconde, Himmel se lança à sa poursuite. L'exercice n'était pas aisé, se faufiler entre les gens, éviter de se faire bousculer pour se faufiler plus vite, se faire voir pour éviter de se faire bousculer pour tomber dans l'oubli le plus total... Mais, a force d'acrobaties et de vélocité, elle parvint à rattraper le jeune homme en quelques dizaines de secondes.

Ils se rapprochaient de cette tour. Mais elle ne pouvait pas en voir le sommet, qui disparaissait sous une épaisse couche de nuages. L'édifice en lui même était assez singulier. Des volutes de fer qui tournoyaient dans un mouvement gracile, tout en continuant leur ascension vers le ciel. Le tout n'était pas incroyable en lui même, mais la hauteur rendait cette création quelconque, extraordinaire. Comme cette tour dont parlaient certains spectres, une tour que les hommes avaient voulu construire pour être à l'égal de Dieu. Une vieille dame gentille et avenante lui avait raconté ce mythe un jour au bord d'un lac boueux, quand elle était petite.

Absorbée par cette vue magnifique, comme elle l'était il y a quelques minutes avec la rue, la réponse vint, mais lentement et monotonement, tandis qu'elle s'approchait religieusement de ce nouvel "objet" qui fascinait son esprit. Ils étaient à présent juste devant, pourtant, de la-bas, elle paraissait si lointaine... Etait-ce son empressement qui avait fait passer le temps si vite? Sa main pouvait toucher le métal froid et ses yeux pouvaient voir son reflet dans le tour qui avait surement du être astiquée il y a peu.


-Non, je ne peux pas voir et je ne sais pas... Ca me rappelle juste une histoire d'il y a cinq millénaires qu'on m'avait racontée, sur une tour plus haute que les nuages.... Mais son nom ne me revient plus.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Sam 24 Juil - 13:22

    Je lui souris sans vraiment y penser. J'étais en vérité, absolument ravi de la voir ainsi, ses yeux grands ouverts portés vers cette tour immense, indescriptible qui s'élevait vers les nuages. Comme une enfant, elle contemplait ce spectacle avec une admiration qui me rendit ma bonne humeur. Nous étions à présent juste aux pieds de la construction. Le métal noir reflétait deux silhouettes immobiles, déformées et grotesques dont l’une souriait béatement. Sans doute celle-ci n’était autre que moi car je n’osais imaginer qu’un jour ma belle compagne puisse avoir une aussi ridicule expression. Je secouais distraitement la tête pour la faire disparaître. J'espèrais y parvenir avant qu'elle ne me remarque, et pour plus d'efficacité, je levais mes yeux vers le ciel. Parmi les nuages, je vis mon regard se perde en cherchant le sommet de la tour. Les brumes tintées de pourpre et d'or s'élevaient mollement pour voyager sur un océan assombri, poussées par un vent chaud qui nous parvenant comme une caresse. L'espace d'un instant, je me sentis prêt à m'abîmer dans l'atmosphère avant de me prendre à rêver d'un autre don. J'aurais aimé savoir voler, comme cet oiseau qui fendait l'air avec grâce. S'il y avait un Karneval de la sorte j'aurai aimé le rencontrer pour vivre un peu le rêve d'Icar.

    Mais de ces douces rêveries, mon adorable ange me tira. D'une voix pensive, elle entonna quelque parole qui me firent de nouveau sourire. Ainsi, même au fin fond d'Almencar on connaissait suffisamment de références bibliques pour parvenir à en faire étalage ? J'acquiesçai docilement et tournant de nouveau mes yeux vers sa petite figure rose. Un soupir léger s'échappa de mes lèvres, comme l'expression d'un cours d'histoire appris il y a longtemps. Gracieusement, je lui donnais le nom qu'elle recherchait donc. Ma voix grave brisa le précieux silence. Mais puisque c'était pour lui répondre je m'en donnais la permission.

    Peut-être parlez vous de la Tour de Babel, mademoiselle ?

    Je posais la question mais je connaissais la réponse. J'étais allé, contrairement à elle, dans les meilleures institutions d'Amenthalys, capitale des lettres. Je connaissais de nombreuses choses que le commun des mortels ignoraient, par manque de lecture ou à cause de la propagande de notre empire. Mais voilà, tout ce qui avait survécu au catastrophe n'avait pas été jeté aux flammes et quelque personne comme moi n'ignoraient pas les textes relatifs aux anciennes religions. J'avais à ce propos bien du mal à croire, en étudiant ces textes, que des hommes fussent assez crédules pour les considérer comme étant les représentations d'une histoire véritable. Mais après tout, un mensonge n'était-il pas préférable aux ténèbres de l'ignorance ? Ce devait alors être la façon de penser de leurs prêtres ? Oui certainement, et je n'étais pas de cet avis. Aurais-je été, ainsi, en d'autre temps, une sorte de sorcier rebelle ? Ou plutôt un philosophe des lumières ? Voilà un emploi qui m'aurait fort plu je crois. Mais n'incarnais-je pas en ces temps modernes, une nouvelle bête noire ? Bientôt traqué par mon propre frère.

    Aimeriez vous aller à son sommet Himmel ?

    Demandai-je poliment, en invitant la jeune fille avec un sourire chaleureux.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Dim 25 Juil - 22:56

Babel. Ce nom sonna dans son esprit, s'y propagea et réveilla des souvenirs et des sensations d'enfance qu'elle pensait disparues à jamais. Et, pendant qu'elle montait l' interminable escalier en colimaçon qui débouchait sur le haut de cette tour -et, comme elle le découvrirait plus tard, une vue sur tout Karnevale- après avoir répondu positivement à sa demande et ouvert le chemin, elle se sentit toute drôle, comme revenue au temps de son enfance. Elle eut un rire nerveux. Commencer à penser comme ça alors qu'elle avait toute la "vie" devant elle... Mais ce qu'elle allait voir allait vite chasser ces pensées.

Plus elle marchait, plus elle voyait les gens qui devenaient de plus en plus petits et plus les nuages duveteux se rapprochaient. Leurs bruits de pas à l'unisson instauraient une ambiance, mélangés à celui de la foule lointaine, des oiseaux et du vent. Ils marchèrent plutôt rapidement et ils furent en haut avant même de s'en aperçevoir. Mais la vue en valait la peine.

Ils étaient seuls ici. La seule compagnie qu'ils auraient serait celle des oiseaux et autres animaux volants de passage. Mais peu importe. Les yeux de la jeune fille s'écarquillèrent devant le spectacle vivant qui s'offrait à ses yeux. Sur un fond de champs verdoyants, on voyait Karnevale Avenue tout entière, jusque dans la moindre petite rue inaccessible, ou des grand-mères discutaient gaiement. Elle aurait pu rester trois jours encore si elle en avait l'occasion, car ce spectacle qu'elle admirait, celui de la vie, était sans fin réelle. Même aux heures les plus avancées, Karnevale vivrait encore au rythme des boîtes de nuit et des fêtes. Un fantôme passa sous son nez en lui faisant une grimace, à laquelle elle répondit par un regard ennuyé. Il sembla surpris, mais fila à nouveau dans l'air et disparut bientôt. Le soleil décroissait lentement, laissant l'air tiède, même à cette hauteur, et la brise douce qui caressait leurs visages juvéniles n'avait rien de désagréable. Cela lui suffisait amplement pour se sentir heureuse, au fond d'elle. Mais déjà le ciel se teintait de reflets orangés et le ciel se dégageait en prévision d'une nuit aux mille et une étoiles
.
Himmel s'appuya contre la rambarde et se pencha vers ce petit monde sous ses yeux, faisant fi du danger de tomber et de rejoindre ses amis les morts, comme une enfant. Ce sentiment de bonheur qui l'habitait était grisant au possible, il lui donnait envie de courir, sauter, partir plus loin encore et vivre de nouvelles sensations. Mais son sang-froid n'était plus à démontrer, et ces pulsions restèrent enterrées au plus profond d'elle même, même si quelqu'un la connaissant aurait bien vu qu'elle n'était pas dans son état normal. Ses yeux scintillants parcourant le ciel, son corps s'agitant contre la barrière, cherchant à se rapprocher de cette vision de rêve, tout cela montrait qu'elle vivait un moment inoubliable.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Ven 30 Juil - 14:49

CECI EST UN POST PNJ

Bonjour. Je suis un homme. J'ai vingt-deux ans. Je m'appelle Legaki "Sepranlaypié" Danson-Penthalon pour la version longue (toute ressemblance à un évènement futur est totalement fortuite). Gaki pour la version courte. Aujourd'hui, j'ai rendez-vous avec ma petite amie. Enfin, ma nouvelle. On s'est rencontrés dans une agence de speed-dating. J'étais un peu désespéré de ne pas avoir de rencard à l'époque. Heureusement pour moi et mon porte-monnaie, le courant est tout de suite passé entre nous. On s'est donné rendez-vous sur l'avenue principale de Karnevale, aujourd'hui à onze heures, devant un magasin. Elle est venue. J'étais là. J'avais choisi des vêtements cool, elle aussi. On avait plus l'air de deux copains que de deux amoureux en fait. Il suffisait de voir comment on tapait la manette en jouant à Czeslaw Kart Double Cash. On se baladait tranquillement, quand je lui ai demandé si elle voulait me suivre. Ou ça? Pour voir le clou du spectacle, of course. Je lui ai demandé si elle avait déjà vu la tour géante. Ses yeux me lançèrent un regard excité: elle avait toujours rêvé d'y monter, mais elle venait toujours les mauvais jours, évidemment.

Nous avons monté les marches en pariant qui irait le plus vite. Elle a gagné, bien sur. Trois minutes et vingt secondes. Une vengeance probable pour la défaite cuisante que je lui ai infligé avec Sven et son ToutouKart. Je cours pour la rattraper, elle observe déjà la vue en compagnie d'un homme de mon age et d'une petite fille. Elle se rapproche et me tend la main avec un sourire qui signifie "Sans rancune". J'arrive pour la prendre, mais les baggys, voyez-vous, ne sont pas la meilleure solution de marche. Je trébuche, comme souvent, ce qui la déséquilibre.

Ce a quoi je ne m'attendais pas, c'est qu'elle percute la petite fille. Qui s'en va valdinguer par-delà la barrière. Je me relève avec des yeux énormes. Le temps est au ralenti. Sa robe grise ondule, ses yeux verts nous regardent puis elle tombe, ses cheveux blonds flottant à sa suite. Qu'est ce que j'ai fait?
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Mar 3 Aoû - 23:47

    Et nous avons commencé à escalader la Tour de Babel, nos pas résonnants sur les degrés de pierres. D'abord enjoués, précipités, je dus vite me rendre à l'évidence: je n'étais plus si jeune que cela, dès les trois palliés passées, mes jambes me firent souffrir. En jetant un regard exténué à mon amie, je vis qu'au contraire elle semblait ravie de nous voir grimper comme des forças les marches de ce calvaire. J'essayais tant bien que mal de dissimuler une respiration appuyée. Au bout de ce qui me semblait être une éternité, sous le soleil moribond, nous atteignîmes enfin la haute plate-formes qui surplombait l'édifice, le coiffait comme un Olympe raboté. Je dissimulais ma fatigue mais un sourire chaleureux, qui à la réflexion devait exprimer tout mon soulagement d'être enfin arrivé. Tandis que je reprenais ma respiration comme un petit vieux, appuyé contre le museau une sculpture, faisant fi de toute notion artistique, je vis Himmel se diriger vers le bord de l'étage, s'accrochant aux pierres pour mieux laisser son regard vagabonder sur les environs. Je ne tardais pas à la rejoindre à mon tour et, je pus alors partager ce paysage enchanteur, baigné des derniers doigts rougeâtres de l'astre qui s'abîmait à l'horizon. Karnevale s'étendait à nos pieds, ainsi que la campagne verdoyante autour de nous. Et je souris. Si seulement mon frère pouvait voir cela...
    Soudain fâché par cette idée inopportune, je résolus de tourner le dos à ce spectacle sublime comme pour mieux me punir. Oui, j'étais un véritable gamin. Mais comment, sinon, chasser mon cher Lewis de mes pensées? A chaque choix que je songeais à quelques choses, son image me frappait de nouveau, comme pour me rappeler à elle, à mes torts, à mes mensonges.
    Je laissais donc Himmel profiter tranquillement de la vue, pour me morfondre sur mon sort, le visage un peu renfrogné, comme un enfant traîné de force par sa mère chez un coiffeur. Mon regard vagabonda un moment sur les badauds qui papotaient rêveusement de leurs futures nuits, des boîtes branchées, des bons restaurants... Je rajustais ma chemise et mes gants lorsque j'entendis des rires bruyants. Par un pur réflexe, je levais les yeux et découvrit une jeune fille - plus jeune que moi, ou peut-être du même âge ? Je ne saurais le dire - qui se rua vers nous. Elle s'immobilisa en souriant, tentant de reprendre son souffle en admirant le paysage. Elle se retourna à temps pour voir un garçon ahuri par sa propre course, le visage rougi par l'effort, débouler de l'escalier.
    Je ne prêtais pas beaucoup d'attention à ses deux jeunes gens ravis mais, comme je n'avais rien à faire d'autre que de me torturer, j'optais finalement pour leur accorder encore quelques secondes de mon regard bleuté. Et bien m'en pris!
    La fille s'approcha de son compagnon, tournant le dos à ma propre amie, pour lui serrer la main, comme lors d'une rencontre sportive d'Alzen. Mais, je ne sais trop pourquoi, le garçon se prit soudain les pieds dans son vêtement - ce qui en temps normal m'aurait fait soupirer de mépris - et bouscula rudement son adversaire. Mais malheureusement l'histoire ne s'arrêta pas là: lademoiselle heurta à son tour quelqu'un...

    Himmel. Comme au ralenti, je tournais ma tête vers elle et la vit basculer. Très, trop lentement dans le vide. Tel un cauchemar abominable, je la vis écarquiller les yeux sans pouvoir bouger. Je regardais son corps chuter, sa robe onduler, ses cheveux tourbillonner follement autour de son visage... Et soudain, comme si le temps avait retrouvé son rythme naturel, mon cerveau me fit réagir. Peut-être était-ce la peur qui remplit mes veines d'adrénaline ? Toujours est-il que je me précipitais. Je sautais sans même m'en rendre compte, je pris appui sur la balustrade et me propulsais vers elle. Alors que l'un de mes bras se lançait en direction des épaules d'Himmel, ma main droite saisit brutalement la rampe. Si bien que ma chute fut si courte que je ressentis à peine la sensation de vide.
    Mes doigts se refermèrent sur l'épaule de ma compagne et je la tirai violemment vers moi, la plaquant même comme ma poitrine. Au même instant, comme si cela avait été calculé par un metteur en scène pointilleux et sadique - un dieu quelconque peut-être ? - je saisissais la balustrade. Brutalement, je ressentis nos deux poids additionnés dans mon épaule. Cent kilos à nous deux. Je poussais malgré moi un rugissement de douleur et je crois bien qu'un larme m'échappa.
    Cependant, malgré la souffrance lancinante, nous ne pouvions rester dans cette position indéfiniment. Il fallait que nous regagnons la plateforme. Je risquais un coup d'oeil et à mon grand soulagement, le couple nous tendait leur bras pour nous attraper. L'espace d'un instant, j'oubliai que c'était entièrement leur faute si nous étions ici et leur adressai un rictus reconnaissant, me forçant à sourire.

    Attrapez la..

    Leur lançai-je. Je soutenais alors mon amie en la tenant sous l'aisselle, mon bras passé dans son dos. Concentrant tout mon pouvoir et l'énergie qu'il me restait je la propulsais vers eux. Par chance, l'un des dons de nos agresseurs était d'étirer ses bras et il cueillit la main d'Himmel avant de la remonter. Quant à moi j'oscillai un moment pour accrocher mon deuxième bras à la balustrade. En coinçant mes pieds dans les aspérités de la roche j'atteignis enfin la plateforme. Je basculai et m'écroulai tel un cachalot échoué sur le sol froid. Complètement immobile.


Dernière édition par Carol Waldorf le Sam 28 Aoû - 23:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Dim 8 Aoû - 15:52

Himmel sentit un choc. Et ce ne fut que bien trop tôt qu'elle vit le sol en dessous d'elle, qu'elle se sentit tomber et presque mourir. Elle observa ses assassins pendant sa culbute, mais le temps fut trop court pour qu'elle puisse dire quelque chose ou même réaliser plus profondément ce qui lui arriva. Elle était pourtant calme, même trop. Etait-ce la surprise qui la privait de l'usage de sa voix? Peut-être. Le temps passait au ralenti, elle aurait même pu compter les nuages qui cachaient la lune naissante. Une voix, ou plutôt un râle, lui parvint. "Viens.... Viens.... Nous rejoindre...." qu'elle disait. La jeune fille aux cheveux blonds ferma ses yeux. Il n'y avait plus moyen d'éviter son destin maintenant, alors elle s'abandonna aux ténèbres apeurantes de la résignation et accepta sa mort prochaine...

Le choc qu'elle sentit ne fut pas vraiment fort, ni même douloureux. Peut-être était-ce sa perception de la douleur qui était atténuée. Elle sentit de la chaleur. Peut-être était-ce le sang qui s'échappait de son frêle petit corps. Puis elle entendit un bruit d'effort, de respiration, elle sentit des battements. Mais pourquoi si proche? N'était-elle pas au pied d'une tour, toute agonisante? Elle se risqua a ouvrir un oeil pour vérifier, et fit de grands yeux en voyant la face de Carol toute tordue par l'effort qu'il produisait pour les maintenir en vie. Cette chaleur -elle en avait presque oublié son aversion pour tous les contacts physiques-, ces battements, c'étaient ceux de son coeur qui semblait sur le point de dérailler. Et, malgré tout, même si ils risquaient de mourir pour de bon, il la serrait contre lui avec une force inhumaine, comme si il tenait plus que tout à ce qu'elle vive. Elle resta sans voix et ne fit rien, puisque son cadeau empoisonné lui était inutile en de telles circonstances, si ce n'était pour voir des esprits rieurs lui murmurer qu'ils attendaient sa venue avec impatience. Il utilisa ses dernières forces pour la propulser vers la main élastique que lui tendait l'homme perché sur la barrière. Elle se posa sur la terrasse, chassa quelques vertiges et regagna ses esprits. Esprits regagnés juste à temps pour voir débouler l'Amenthalysien et le rattraper à trois dans sa chute afin de lui eviter quelques dégâts supplémentaires. Ils le posèrent délicatement sur le sol et la jeune fille reprit son air serieux, prit le pouls de l'homme et dit d'un ton mécanique:


-Tout va bien. Il lui faut juste du repos.
Gaki: "Désolé! Désolédésolédésolédésolédésolé... *il s'écroula sur le sol en écrasant un de ses bras* J'ai failli tuer quelqu'un..."
Mel: "Allez, le plus important, c'est qu'ils sont en vie. Tu peux te rattraper. *elle lança un regard à Himmel et baissa la tête* Enfin, cela ne m'empêche pas d'être désolée, moi aussi. Vraiment. J'espère que tu accepteras nos plus plates excuses."
-Je les accepte.
Mel: "Super! Alors on va t'aider, en guise de dédommagement. N'est-ce pas?"

Les inconnus prirent chacun un bras de Carol et le portèrent sur toute la descente comme si il était aussi léger qu'une plume. Himmel suivait derrière à un rythme plus lent. Une fois en bas, l'énergique Mel lui demanda:

Mel: "Alors, par ou est-ce que vous habitez?"
-.... J'ai oublié. Et, entre nous, je préfère ne pas y retourner.
Mel: "... Bon, alors on va chez moi, c'est plutôt spacieux."

Plutôt spacieux? Himmel venait de s'assoir sur une chaise dans le salon quand elle se remémora ces mots. Rien que cette pièce faisait deux fois sa pauvre cabane perdue en Almancar. Cette femme devait rouler sur l'or. Celle-ci avait du voir la tête qu'elle tirait car elle eut un petit sourire:

Mel: "Oui, je n'ai jamais eu trop de problèmes d'argent grâce à mon Karnevale. C'est pour ça que je peux me payer du speed-dating et du sport à gogo. J'ai même du mal à trouver ou le dépenser..."

Himmel hocha la tête, signe qu'elle avait entendu, et fila vers la chambre ou se reposait son valeureux sauveur. Il devait être minuit, ou même un peu plus. Mel, le coeur sur la main, avait dit qu'ils pourraient rester autant qu'ils voudraient -et avait demandé si Carol était son cousin-. La jeune fille attendit encore quelques heures dans le silence, puis s'endormit sur sa chaise...
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Dim 29 Aoû - 20:37

    Tout était silencieux lorsque je m’éveillai. Au travers de la fenêtre, les rayons de la lune filtraient pour se promener dans la chambre où j’étais allongé. Les stores vénitiens hachaient les silhouettes des immeubles endormis. Le calme était presque oppressant. Je tentai de se redresser. Une douleur atroce me fit grimacer. Des souvenirs, sans ménagement, me revinrent en mémoire.

    La veille, Himmel, la tour de Karnevale Avenue, la chute… Himmel.

    Je me souvenais à peine de l’avoir vu tomber dans le précipice. Soudain et l’espace d’un instant, la souffrance physique fut oubliée et une immense crainte me serra le cœur jusqu’à ce que je la vois. Toute proche de mon lit, affalée sur une chaise, son petit menton contre sa poitrine, ses beaux yeux clos. Je souris malgré moi et me recouchai.

    Les minutes s’écoulèrent et bientôt, j’eus de nouveau mal. J’attendis encore un peu, le souffle de plus en plus court, le visage contracté par la souffrance. Que pouvais-je donc faire ? Je ne savais même pas où j’étais. Cependant, il s’avéra rapidement que je ne pouvais rester dans cet état là. Prenant mes précautions pour ne pas réveiller mon amie, qu’apparemment quelqu’un avait sauvée quand je m’étais évanoui, je quittai la chambre. J’essayais je ne pas faire de bruit de marchant en direction de l’unique porte. Je tournais la poignée, la regardai puis sentis mon cœur se serrer. Si je partais… la reverrai-je ? Cette pensée me pétrifia. Je contemplais ses cheveux blonds baignés d’une lumière diffuse. Ce que je ressentis m’effraya. Oui… peut-être valait-il mieux que nous ne nous revissons pas ?

    Je baissais la tête, abattu par cette idée, même si je la considérais comme juste. Je devais la protéger, j’étais si vieux par rapport à elle ! Je refermai la prote. La pièce que je découvris était une immense baie vitrée donnant sur Karnevale Avenue. Un bruit provenant de la cuisine me fit sursauter. Une fille vêtue d’une chemise trop grand pour elle, tenant une canette d’un quelconque soda vint vers moi. Je reconnus en elle la fille qui avait bousculé Himmel et l’avait précipitée dans le vide. En voyant son sourire enjoué je me demandai si elle, justement, s’en souvenait ?

    « Déjà réveillé ? Il est tôt pourtant. »

    Son ton, anodin et bavard me surpris, mais j’avais trop mal pour m’emporter. De toutes façons je n’étais pas quelqu’un de violent ou d’impulsif, encore moins avec les filles. J’avais un petit côté vieille école je crois.

    « Quelle heure est-il ?
    -Deux heures du matin. Ca va ?
    -Pas tellement. Je crois que je me suis déboité l’épaule hier… Je ne sais pas trop comment à vrai dire.
    -C’est sans doute quand tu as sauté de la tour pour sauver Himmel. C’était héroïque. »

    Je devais avouer que je ne me souvenais alors de rien après la vision de ma chère amie tombant. Je passai ma main gauche sur mon visage et m’aperçus que curieusement, personne n’avait pensé à retirer mes gants rouges. De même que mes chaussures d’ailleurs, qui avait l’air de se plaire beaucoup à mes pieds.

    « Je me suis écrasé au sol ? » Le fait que je sois en vie ne m’avait pas effleuré l’esprit. C’était un peu ridicule j’en conviens, mais le fait d’avoir sauvé une personne, tout seul et ce en risquant ma peau et surtout, en réussissant était impossible à envisager. Mel, car c’était son nom, je l’appris plus tard, explosa le rire.

    « Non pas du tout, tu as réussit à remonter.
    -Oh…
    -Et tu t’es effondré. Tu es chez moi maintenant. »

    Ses paroles ne me rappelaient toujours rien, elles semblaient être le récit de quelque chose que je n’avais pas vécu… réellement. Comme d’un rêve par exemple, en plus flou peut-être. Mais la douleur était une preuve suffisante en cet instant. A vrai dire, elle devenait de plus en plus intenable au fur et à mesure du réveil. Je préférais donc ne pas insister et demandai, tentant de ne pas trop afficher sur mon visage, la souffrance qui me dévorait l’épaule.

    « Est-ce que l’hôpital de Karnevale est loin ?
    -Non, juste à côté…
    -D’accord j’y vais. »

    Je ne laissais pas le temps à Mel de m’expliquer par où il y aller. J’avais un très bon sens de l’orientation et savait, en autre, lire des panneaux. Quant à m’accompagner… je n’en avais aucune envie. Je souhaitais plutôt réfléchir et rassembler mes neurones pour retrouver le fil de la soirée. Cette situation était pire que lors des soirées arrosées. Pour une fois qu’on me disait héroïque…

    « Oh euh… Est-ce que… tu pourrais dire quelques choses à Himmel de ma part ?
    -Bien sur !
    -Dis lui, s’il te plait, que je rentre chez moi, à Amenthalys. Je sais qu’elle déteste mon appartement ici et je ne sais pas où elle vit le reste du temps alors… dis lui que je lui enverrai bientôt une lettre chez toi . Si elle part, tu feras suivre cette lettre ?
    -Evidemment… Carol c’est ça ?
    -Oui. »

    J’ouvris la porte qu’elle m’indiquait comme l’entrée et disparus dans le couloir.
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MessageSujet: Re: Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]   Lun 30 Aoû - 22:36

La nuit fut courte mais réparatrice. Elle avait sombré dans un sommeil profond dont elle ne se réveilla que quelques heures plus tard, et la première vision qu'elle eut fut celle d'un lit vide et défait. Pas inquiète pour un sou, la jeune fille s'étira ,premièrement car le bois n'était pas un materiau très confortable, et deuxièmement car les efforts de la veille avaient laissé leurs marques de fatigue. Un fantôme était en train de regarder le papier peint avec attention, mais elle l'ignora et sortit de la chambre pour arriver dans le salon ou elle trouva Mel, qui regardait la télévision tout en buvant une canette de cola. Elle était habillée de vêtements simples, mais, on le voyait, avec des materiaux nobles et des finitions impeccables travaillées comme de la dentelle. Elle n'aurait jamais assez de toute une vie pour se les offrir, c'était sur. La jeune femme rit et prit la pose devant Himmel façon mannequin:

Mel: "T'as vu? Je te parle pas du nombre de regards que cet ensemble rafle sur l'avenue principale. Enfin, viens, assieds-toi!"

La jeune fille prit place sur un fauteuil moelleux et allait prendre la parole lorsqu'elle l'interrompit avec un sourire.

Mel: "Je sais ce que tu vas dire: Ou est passé mon valeureux sauveur?"

-Je ne l'aurais pas formulé de cette façon, mais oui.

Mel: "Il est parti dans la nuit, d'après lui, il s'est déboîté l'épaule, c'était pas très beau à voir. Ensuite il m'a dit de te dire... *elle marqua une longue pause accompagnée d'une longue gorgée de soda* qu'il rentrait chez lui, à Amenthalys, qu'il sait que tu détestes son appartement ici et que comme il ne sait pas ou tu habites, il enverra bientôt une lettre pour toi ici. Ensuite il est parti à l'hôpital... Alors, ou est-ce que tu vis, princesse?"

-Je vois.... Almancar.

Mel s'assombrit. Son visage enjoué devint comme celui d'une poupée, figé dans une éternelle expression douce:

Mel: "Comment est-ce que quelqu'un ferait pour habiter là-bas? Ce n'est pas un endroit ou vivre... *Voyant que le visage d'Himmel devenait de plus en plus sombre, elle reprit son ton joyeux* Enfin bref! Je suppose, vu ta démarche, que tu ne vas pas rester chez moi éternellement. Mais bon, je pourrai bien trouver quelqu'un pour ramener cette lettre à bon port."

Une heure plus tard et quelques verres de jus d'orange avalés, la banshee était sur le pas de la porte, remerciant une dernière fois Mel pour son accueil. Elle avait refusé de prendre ce qu'elle lui offrait, sauf quelques piécettes, car voyager avec un accoutrement d'une telle valeur était presque une invitation à se faire dépouiller. Son sac étant resté dans l'appartement de Carol en compagnie de son harpon, elle ne pouvait compter que sur son don, ses jambes et sa chance. Après avoir acheté quelques denrées, elle se dirigea vers la sortie de Karnevale Avenue.

Elle ferma les yeux.... Le vent soufflait sur la vallée sans fin et plus aucune trace de ce monde merveilleux.

Il était l'heure de partir.
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Une rencontre aux portes des rêves [Terminé]

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