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 Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]

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MessageSujet: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Mar 24 Aoû - 21:41

    La place des arts était un endroit formidablement intéressant pour toute personne un rien sensible à la vie intellectuelle d'un monde tel que Sphéra. Sur ces superbes pierres taillées un soleil caressant éclairait des foules de curieux, de poètes et de peintres. Parmi eux, un jeune homme aux gants rouges déambulait en regardant avec intérêt les dernières œuvres d'un dessinateur audacieux. Sur ses lèvres féminines se dessina un sourire approbateur et il passa son chemin. Oui vraiment ses portraits ne manquaient pas de beauté ni d'originalité. Dommage que les couleurs soient trop vives, mais c'étaient en progrès. Et pour cause! Chaque jour, Carol voyait la côte de ce petit prodige augmenter. Bientôt, il serait trop élevé pour que son admirateur puisse s'offrir la moindre de ses miniatures. A moins peut-être de vendre son appartement à Karnevale Avenue ? Oui bien sur, il y avait toujours cette option là en cas de pauvreté sèche. Ce deux pièces étaient de toutes façons trop grand pour lui et si bien situé que ce caprice pourrait lui rapporter une petite fortune lorsque la population de cette fantastique citée doublerait. Malheureusement, vendre cette propriété qui était son seul vrai bien, lui couperait toute retraite lorsque son frère deviendrait Traqueur.

    Carol finit par hausser les épaules. Il avait quitté Karnevale deux jours auparavant ce n'était pas pour, aujourd'hui, y penser avec désespoir. Il avait soudain eu besoin de régler quelques affaires familiales et surtout rassurer son cher frère sur ses idées politiques tout à fait digne d'un gentilhomme de sa condition: une allégeance certaine mais passive au souverain du monde. A cette pensée, le jeune homme poussa un soupir à fendre l'âme. Si seulement son frère partageait les mêmes visions que lui! Comme si seraient forts et unis, tandis que bientôt, l'un pourchasserait l'autre. Non, cela non plus, il ne devait pas y songer. Il fallait se concentrer sur le temps présent, sur les moments plaisants de sa courte vie. Et notamment son goût pour l'art sous toutes ses formes qui aujourd'hui, en cet endroit, était comblé.

    Toutes en avançant au coeur d'une foule vêtue selon la dernière mode, le jeune homme était entrainé par les sons, les musiques et les chansons qui par brides arrivaient à ses oreilles. Ses pas hasardeux finirent pas l'emmener vers une charmante fontaine. Sur son bord s'était hissé un jeune homme d'un vingtaine d'années qui, tenant une guitare biscornue, entonnait quelques vieille mélodie. C'était plutôt entrainant et les paroles étaient loin d'être idiotes. Mais ce qui l'interpella le plus c'était que, sans conteste, elle provenait de l'ancien monde. Certains de ses refrains étaient contée dans une langue qu'il comprenait avec peine. D'ailleurs, comme pour confirmer cette hypothèse, deux Traqueurs fendirent la foule de curieux qui entourait le chanteur; Ce dernier, de son point vu, les avaient repéré depuis leur entrée sur la place. Aussi avait-il prévu une chute parfaite à son couplet. Brutalement, l'eau de la fontaine se solidifia. Il y sauta, se laissa glisser avant de courir à perdre haleine en direction des petites ruelles de la capitale. Lorsque les policiers voulurent lui emboiter le pas, ils se jetèrent dans une eau de nouveau liquide et bouillonnante. De rage, ils contemplèrent leurs uniformes trempés. Le groupe d'amateurs se disloqua et le voisin de Carol murmura rêveusement.

    "Un homme d'Alzen sans doute..."


    Ou de Karnevale songea Carol avec mépris avant de lui-même s'orienter vers un petit café littéraire de sa connaissance. Assis en terrasse au milieu de plantes luxuriantes il commanda un thé, un livre emprunté à la main. Mais sa lecture fut bientôt interrompue par un raclement de gorge. La blondinet leva la tête et accueillit avec une certaine surprise le visage qui lui faisait face.

    "Mademoiselle Enora ?"

    La jeune femme acquiesça avec amusement. Son visage rond était encadré par de cheveux noirs. Aux dire de tous elle était ravissante. Surtout à ceux de Carol d'ailleurs. Ce dernier se leva prestement et dégagea la chaise en face de lui pour permettre à sa charmante compagne de prendre place. Il s'assit lui même et demanda.

    "Je suis ravi de vous voir ici. N'étiez vous pas à Alzen pour un festival.
    -J'en suis revenue. C'était passionnant et très amusant. Elle rit discrètement.
    -Je suppose... bien sur. Cette ville est tout à fait passionnante.
    -Comme tu dis, Carol. Et toi, tu te prépares pour le festival du chocolat ?
    -Eh bien. Je ne suis pas un grand amateur de sucreries. Carol rougit en la voyant lui adresser un sourire coquin.
    -Oh je vois. J'hésite à y aller. Cette foule, ce monde. Sauf bien sur... si j'avais un cavalier, un gentleman à mes côtés."

    Comprenant l'invitation, le jeune homme pesa ses mots puis finit par dire avec doucement.

    "Mon frère, Lewis ne doit pas en avoir."

    La plaisanterie la fit rire, mais elle reprit.

    "Tu as déjà un engagement, mon cher Carol ?
    -En quelques sortes. Une petite fille que j'ai rencontré pendant mon dernier voyage. Je l'ai aidé à retrouver son chemin. Je m'y suis attaché. je suis ai dis que je l'emmènerai surement à Amenthalys. Elle n'est jamais sortie d'Almancar voyez vous ?
    -Oh je comprends Carol. Tu as le coeur trop tendre! Tu prends sous ton aile n'importe quelle petite vagabonde et décides de lui apprendre la lecture et l'écriture. Eh bien je te verrai probablement au festival alors ?
    -Certainement."

    Répondit Carol un peu gêné. Enora se leva. Il admira sa taille fine et la vit disparaitre, sans un au revoir dans la masse grouillante du peuple d'Amenthalys. Carol s'accouda piteusement à la table, referma son livre et sirota sa boisson. Décidément, cette fille lui posait bien des problèmes. Après l'avoir sauvagement plaquée il y a six mois, elle le prenait encore pour son valet de pied, et savoir qu'il lui préférait une pouilleuse enfant piquait son orgueil. C'était regrettable. Car, en toute honnêteté, Carol était encore entichée d'elle, comme d'Alice, comme de beaucoup de filles avec lesquelles il avait eu une aventure. Il était un éternel amoureux, un cavalier bon perdant mais qui ne pouvait oublier définitivement quelques sentiments, quelques moments. Pitoyable coeur d'enfant pour le corps d'un homme de 24 ans! C'était risible n'est-ce pas ?

    Carol finit par s'ennuyer de ses rêveries amoureuses et conclut qu'il serait de bon goût que d'emmener Himmel chez le coiffeur avant de paraitre à ses côtés devant Enora. Il ouvrit son livre et poursuivit sa lecture tandis que le café se remplissait jusqu'à craquer.
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Mar 31 Aoû - 21:32

    Place des arts. Place de la beauté, places des amateurs de belles choses. Emilian faisait parti de ces amateurs. Certes, ce jeune homme n'était pas un expert en la matière, néanmoins, il pouvait être considéré comme un artiste de part sa profession quelque peu connu. C'est d'ailleurs dans un style vestimentaire à la fois à la mode et décontracté qu'il venait ici. Pourtant, Emy n'était pas celui qui avait décidé de porter ces vêtements, mais son percepteur. En effet, en bon « Je-m'en-foutiste » de son temps, ce cher Emy n'avait que faire de son style vestimentaire. Si ça ne tenait qu'à lui, il prendrait la première chemise et le premier pantalon qui lui tomberait sous la main. Et pourtant, même dans un lieu comme celui-ci, quelques regards se tournaient vers la silhouette du beau brun indifférent. Ce dernier se fichait de cela, personne ne le dérangeait. Normalement, personne ne devrait le reconnaître, alors pourquoi ces yeux tournés vers lui ? Emilian avait tout simplement oublié de se "camoufler" un minimum. Sans casquette, sans lunettes de soleil, sans foulard ou écharpe... Il était aussi vulnérable qu'un petit chaton nouveau né. C'était comme s'il y avait une pancarte au dessus de sa tête qui révélait son identité. Mais qu'importe ? Tant que personne ne venait le déranger, c'était bon.

    Arrivé vers une fontaine non moins agréable au regard, Emilian vit un jeune homme d'apparence une vingtaine d'année ou plus chanter une chanson avec une guitare qui avait l'air de dater.... Les paroles de la musique lui disait vaguement quelque chose qu'on lui avait apprit. Dans un air plutôt entrainant, le jeune brun se souvenait : des paroles du monde d'avant. Il ne comprenait qu'un chou de la musique, ce qui l'amusa un peu. Ce qui l'amusait moins était que d'un seul coup, deux autre hommes arrivaient vers le chanteur qui avait bien terminé sa musique réussit à s'enfuir grâce à son Karnevale. Étrange situation pour ce genre d'endroit normalement si paisible. Emilian n'y resta pas plus longtemps, pensant qu'il était dommage de gâcher une ambiance si chaleureuse comme celle-ci en envoyant des Traqueurs à la suite d'artistes itinérants comme celui qui venait de s'échapper de la foule.

    Continuant son chemin, le jeune homme en aurait presque oublié la raison de sa venue sur la Place des arts. Il devait revoir son agent artistique -autrement dit son impresario- pour des raison encore inconnues pour lui. A tous les coups, Emilian allait devoir travailler. Encore une fois. Cela ne le dérangeait aucunement. Il avait d'ailleurs un métier que beaucoup enviaient... Mais en ce moment, il voulait plus retrouver cette personne si étrange dont-il rêvait. Ash, son agent, lui avait donné rendez-vous dans un café littéraire. Et sans aucune protection, le chanteur à succès allait peut-être avoir quelque ennuis. Arrivé sur place, il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour voir Ash assit tranquillement à une table, livre en main, café à côté de lui. Emy était en retard, mais ça, c'était devenu habituel pour n'importe quel membre du staff auquel il appartenait, entre autre. Sans aucune gêne, il s'assit sur la chaise en face de son aîné qui lui sourit. Ce dernier reposa son bouquin et le salua.

      -Alors, comment vas-tu Emy ?
      -J'espère que tu ne m'as pas fait venir ici uniquement pour me demander ça. Fit-il d'un air las.
      -Bien sûr que non ! Rigola Ash. Tiens.


    Il lui tendit un petit cahier de musique. Sans plus de suspense, il lui expliqua que c'était ses nouvelles chansons. A lui de trouver les paroles qui iraient avec les airs. Emy soupira. Il n'aimait pas tellement faire ça, choisir des paroles. Habituellement, c'était plutôt l'inverse. Ash lui donnait les paroles et lui trouvait les mélodies. Rapidement, il regarda les portées, toutes parfaitement remplis. Les notes se suivaient une à une, parfois c'était des croches, parfois des siciliennes, parfois des doubles-pointés... Ça n'en finissait pas. Refermant le petit cahier, Emilian reprit la parole.

      -Combien de temps ai-je pour tout boucler?
      -Tu as encore trois mois. Ne te presse surtout pas ! Les autres aussi n'ont pas tellement envie de se remettre au travail !
      -Je vois...


    L'humour de son impresario était spécial. Mais Emy ne lui en voulait pas. Il se leva alors pour partir, saluant son agent. Mais à peine eut-il parcourut trois mètres qu'une autre foule apparut devant lui. Non pas pour lui -et heureusement- mais à cause d'un autre trouble fait qui tentait de s'échapper. Il ne savait pas pourquoi des Traqueurs lui couraient après, mais ça avait l'air assez divertissant pour qu'une centaine de personnes se rejoignent ici. Ils avaient l'air de bien s'amuser quand même. Assez pour que le chanteur se demande si ce n'était pas de la comédie. En tout cas, être à l'arrière n'avait rien de drôle. Surtout quand l'une des personne réussit à bousculer Emilian pour qu'il tombe sur quelqu'un qui n'avait rien demandé. Se relevant rapidement avec un léger mal de tête, il tendit une main à la personne qu'il venait de renverser sans le faire exprès, s'excusant platement. Un détail intrigua le jeune homme : pourquoi celui qui était à terre avait-il des gants rouge ?
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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Ven 17 Sep - 16:46

    Alors que Carol s'était levé pour demander un serveur un autre café, il sentit quelqu'un le frapper dans le dos. Le choc, aussi soudain qu'inattendu, le fit trébucher. Sans rien pour se rattraper, et l'épaule encore trop sensible depuis son dernier voyage à Karnevale, le jeune homme se contenta de s'écraser avec une délicatesse tout relative sur le sol. Plaçant à regret ses mains devant lui pour éviter de se fracasser le nez par terre, et ainsi risquer tous ses progrès depuis le début de sa convalescence, le jeune homme poussa un gémissement étouffé. Autour de lui quelques clients se retournèrent vaguement, pour l'observer. Ici et là, certains visages affectaient la compassion, mais le sentiment général allait de la raillerie à l'indifférence.

    Heureusement pour Carol, il n'eut pas à crier à l'ambulance, pour une fois. Il se releva péniblement cependant, une jambe après l'autre, se redressa avec lenteur. Époussetant sa chemise et son pantalon violacé, il ne prit même pas la peine de se retourner pour houspiller son agresseur. A la vérité, il le pensait déjà loin. La foule qu'il avait vu se diriger vers le café, depuis l'autre bout de la place, avait largement avancé alors, comme l'indiquaient les regards lointains autour de lui. Carol ferma les yeux. Ses pensées n'étaient ni occupées par ses genoux douloureux ni par à ses gants éraflés, mais d'avantage par ce pauvre type qui se faisait admirablement courser. Ce qui était étrange c'était que c'était le deuxième fugitif qu'il croisait en cette journée. Comme si, inévitablement, l'insurrection croissait dans Sphera. Au sein de la Capitale même, certains osaient narguer les Traqueurs. Qu'ils étaient fous, songea Carol, ils ne pensaient pas une seconde à la mort infernale qui les attendait si on les rattrapait. Mais peut-être étaient-ils suffisamment sots pour penser gagner Karnevale Avenue avant d'être découpés en petits morceaux ?

    Enfin, le gentilhomme aux gants rouges se retourna. Ses grands yeux bleus rencontrèrent ceux d'Emilian Saurel. En un instant, Carol reconnut en lui son agresseur. Bien sur, l'instant d'avant il supposait le briguant à six lieues de là, mais d'instinct, il le reconnut et ne pouvait se tromper. Pourtant loin de lui l'envie d'émettre le moindre reproche. Il n'attend ni excuse ni bienveillance de la part de qui jetait quelqu'un à terre sans raison. Ce n'était qu'un maladroit et Carol en voulait rarement à cette catégorie de personnes à laquelle il faisait partie bien malgré lui. Se contentant d'un d'un air surpris, il inclina sa tête et appela de sa belle voix un garçon de café.

    « S'il vous plait ? Un café crème »

    Oh bien sur, il n'aimait pas la crème, mais en prendre un de plus pur risquait de l'empêcher de dormir. Ce qui, en soit ne serait pas différent des autres nuits depuis qu'il avait rencontré Himmel. Mais chassant l'idée de cette enfant de son esprit, Carol entreprit de revenir à sa chaise. Dommage pour lui, l'homme lui barrait toujours la route. De son air poli de bourgeois de bonne famille, il désigna son siège et murmura:

    « Je vous prie de m'excuser. »

    Sur son visage trainait l'expression de la plus pure douceur. Peut-être que Lewis aurait déjà réclamé un duel (découverte récente d'un temps très lointain où on ne se laissait pas bousculer sans rien dire, époque bénie où le deuxième Waldorf aurait rêvé de vivre), où, s'il n'avait pas craint de se voir refuser l'entrée dans les rangs des Traqueurs, aurait engagé une vive altercation, venimeuse et déplaisante qui se serait soldée par, de toutes façons quelques coups de poings. L'inconvénient, lorsqu'on manie des mots comme des armes est que parfois, l'interlocuteur prend celles dont il dispose vraiment.

    Non, Carol était quelqu'un de foncièrement prudent et de bien élevé. Il préférait sacrifier un peu du reste d'honneur qui se résumait pour lui à une pitoyable peau de chagrin, que d'avoir à insulter son prochain. Ainsi, non pas que le souvenir de s'être trouvé envoyer valser contre le sol de la terrasse soit déjà oublié, il n'insistait pas. Il désirait d'avantage savourer son dernier livre que s'engager dans une discussion sans intérêt... ou encore siroter son fameux café crème qui ne devrait plus tarder maintenant. Quelques parts, derrière le comptoir, le serveur, dont les jambes étaient dissimulées par un long tablier blanc tout à fait pittoresque, ajoutait un peu de lait à l'eau bouillante d'une tasse.

    « Pardonnez moi, mais ne serez vous pas Emmilian Saurel ? »

    Demanda tout d'un coup Carol, frappé par la ressemblance avec un certain chanteur à succès. Non pas que le chant soit son art préféré (il préférait l'architecture) il avait quelque goût pour ce qui s'entonne distraitement, s'entend autour d'une galerie d'art. Quant à ce style musical précis, Carol devait l'admettre, il n'en était pas particulièrement friand, même s'il devait avouer que ce chanteur n'était pas sans voix. Mais de toutes façons, Carol avait toujours plaisir à échanger avec des artistes, pour peu qu'ils soient disposer à lui accorder quelques minutes de leur temps. Quelques soient leurs compétences.
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Dim 31 Oct - 16:20

    Non mais vraiment. Est-ce que Sphéra verra un jour la lumière de la paix ? Est-ce que cette planète n'avait pas déjà assez souffert comme ça pour que des imbéciles de l'ancien temps viennent la détruire encore plus ? Cette place qui, normalement, devait être dédiée à l'art, était-elle devenue infréquentable ? Combien de jours... De semaines... De mois... D'années allaient avoir besoin les sphériens pour comprendre que la véritable liberté se trouvait dans la paix et la quiétude ? Est-ce que ces rebelles allaient-ils déclencher une guerre ? Pourquoi faire ? Pour clamer leur soit disant liberté ? Pour que le monde les regarde eux et rien qu'eux ? Pourquoi ne pouvaient-ils pas rester sagement dans leur maison, reste tranquille ? Pourquoi est-ce qu'ils devaient toujours s'attirer des ennuis dans les coins de la capital les plus calmes ? Pourquoi tout ceci ?

    Ca aurait pu être les pensées d'Emilian qui, un peu sonné par le coup, n'avait pas les idées très claires. Mais en même temps, Emilian se fichait de l'opinion des autres. Tant que sa vie a lui allait bien, tout allait bien. C'était peut-être (voir surement) de l'égoïsme ou ne forme/variante de ce défaut si détestable, néanmoins, c'était vrai. Habituellement, tout se passait bien. Habituellement, la place des arts était calme. Habituellement, Emy ne se faisait pas bousculer et ne bousculait personne sur cette place. Où allait Sphéra ? Encore sonné, il fut surpris par le murmure de sa malheureuse victime. Il se déplaça donc sur la droite pour le laisser s'assoir à sa guise. Il se demandait ce qu'il pourrait bien faire maintenant... Un peu dur de bouger quand se dressait devant nous un mur épais d'une quinzaine de personnes et long d'une centaines de sphériens et sphériennes. Impossible donc d'aller voir ailleurs. De toute manière, ce café terrasse avait l'air sympathique, non ? Ou alors c'était son imagination. Emilian n'avait jamais trop aimé le bruit et l'excitation, et là, c'était le comble pour lui. Pourquoi n'avait-il pas choisit un endroit moins fréquenter pour voir Ash ?

        « Pardonnez moi, mais ne serez vous pas Emilian Saurel ? »

    Cette voix le fit légèrement sursauter. Oh bien sûr, il s'attendait bien à ce genre de question. Il l'avait entendu tant de fois, où qu'il aille. Jamais il ne pouvait sortir sans entendre cette question ô combien enregistré dans son cerveau. Alors il se retourna vers la voix. La surprise fut encore plus grande quand il vit que c'était celui qu'il avait bousculer sans le faire exprès. Est-ce qu'il allait neiger aujourd'hui ? D'abord la foule pas très maline qui regardait la traque d'un rebelle ensuite... ça ? Le chanteur n'aurait jamais cru qu'une personne qu'il aurait fait tomber lui adresse la parole. Bon, en tant qu'aristocrate bien élevé, il se devait de répondre.

        « En effet, je me nomme Emilian Saurel. Puis-je connaître votre nom ? »

    Et c'était en bon aristocrate bien élevé qu'il retournait la question. Non pas qu'il s'en fichait, simplement, on lui avait apprit à demander pardon avec le nom de la personne, auquel cas c'était un signe d'impolitesse. Mais de toute manière, il ne risquait pas de revoir cette personne. Après tout, il y avait tellement de monde dans la capitale. Même s'il devait l'avouer, il était plutôt intriguant. Pourquoi porter des gants (rouges qui plus est) en ce temps radieux ? Est-ce qu'il était malade ? Ou était-ce pour une raison plus personnel ? Ce petit détail mis quelque part dans la boîte crânienne du jeune homme, il ne lui restait plus qu'à trouver une occupation (autre que celle de trouver des paroles aux musiques récemment données) qui ne le lasserait pas au bout de quelques minutes. Voilà un autre défaut qu'il faudrait qu'il corrige : sa lassitude. A force d'avoir eu tout ce qu'il voulait depuis sa plus petite enfance, il se lassait trop vite des choses qu'il jugeait inintéressante voir complètement idiote. Un peu comme ce rassemblement devant cette chasse à l'homme.

    Les idiots resteront les idiots. Le monde n'est qu'une vaste scène pour jouer la comédie. La monde lui-même est une comédie. Avec son expérience dans le domaine du chant, Emy pouvait très bien penser cela. Cette foule en délire devant lui commençait à le mettre mal à l'aise. Quand est-ce que cette traque allait se finir ? Que cette place reprenne sa sérénité d'il y a peu. Que ces personnes reprennent une activité à peu près saine. Que ce monde se prospère. Que cette boule au fond de la gorge d'Emilian s'enlève pour de bon. Trop de monde d'un seul coup n'a jamais été sa tasse de thé. Et elle ne le sera jamais. Que ce soir à la Cour, chez lui, dehors... N'importe où. Alors que tout ceci cesse enfin, que la vie reprenne son court, que la terre recommence à tourner normalement. C'était limite si Emilian avait oublié l'homme aux gants rouges. Mais après tout, est-ce que cet homme se souciait de lui ?



[Désolé du retard et au passage, il est trop cowl ton vava *w*]
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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Dim 12 Déc - 19:58

    Le jeune homme brun s'avérait donc être ce fameux Emilian Saurel. Carol le remercia d'un signe de tête avec un air tranquille. En effet, il n'était pas vraiment du genre à se mettre à trépigner sur place en levant les bras au ciel. "HIIIII! Vous êtes un artiiiste". Très peu pour lui. Carol était quelqu'un de discret et, comme nous l'avons préalablement précisé, son intérêt pour la musique et la chanson populaire était tout à fait limité.

    L'espace d'un instant, il se retourna et de son air le plus doux, il observa les alentours, ce vague nuage de fumée au loin, qui précédait la fuite de l'inconscient. Pourvu que son Karnevale lui permette de se téléporter... Pauvre petit. Il avait été courageux de se heurter aux Traqueurs après tout! Et dans toutes cette populace qui le poursuivait, tenace, n'y avait-il pas quelques sympathisants des rebelles? Ha, si seulement la foule pouvait comprendre l'importance de la désobéissance civique. Mais ce n'était pas demain la veille. La foule n'est pas philosophe comme disait un certain Grec dans une époque où les hommes se promenaient en jupe.

    Pour en revenir à ce rêveur d'interlocuteur, Carol chassa loin de lui ces considérations révolutionnaires, ces rêves d'héroïsme qui ne lui ressemblaient pas. Toujours debout, retissant à s'asseoir sans l'invitation, le jeune bourgeois répondit à la question qui lui avait été posée:

    « En effet, je me nomme Emilian Saurel. Puis-je connaître votre nom ? »


    « Je m'appelle Carol Waldorf. Sinistre inconnu de son Etat.»


    Le gentleman sourit de ses belles lèvres pâles. Il offrit chaleureusement ses doigts gantés à la poigne d'Emilian. Il lui semblait d'usage qu'ils se servent la main, et prendrait sans doute mal le fait qu'on refuse ce geste viril. Mais dans ces apparences gracieuses et aimables, on pouvait tout de même remarquer une petite chose... le mouvement trop rapide de ce bras maigre. Un froissement du drap de sa chemise un peu brutal. Et pourtant, autant empressement ne se lisait dans la physionomie de Carol. Ses yeux bleus brillaient légèrement, ses joues blanches n'avaient pas tremblées, ses cheveux blonds, même, n'avaient pas frémi. Et pourtant, ce geste avait quelque chose d'anormalement vif. En vérité, Carol ne l'avait pas même perçu, mais il avait utilisé son Karnevale. Cela lui arrivait parfois, même quand il n'était pas sous pression, il avait pris l'habitude de s'en servir sans y penser. Ce pouvait être déroutant pour une personne qui n'en possédait pas, ou d'une autre sorte. Mais c'était presque incontrôlable. Et si peu important à son avis.

    Il dominait Emilian de toute sa hauteur, le toisant avec égard -en gentleman - malgré cet air indifférent et à peine poli qui flottait sur les traits de de chanteur. Mais, alors qu'on ne lui avait pas encore pris la main, le serveur revient. Ce garçon l'observa un instant. Il était roux, maigre, et blafard, habillé, tel un pingouin de noir et de blanc, avec un petit tablier, comme sorti d'un livre d'images pour enfant. Une véritable caricature, peut-être pour ne pas choquer les lieux communs de l'habillement des gens bien pensant ? Le jour où Carol verrait un serveur avec une crête bleue turquoise et des ranger orange, il adopterait ce café avec plaisir. mais là, il se contenta de rendre à cet individu son regard perplexe.

    « Votre café-crème Monsieur.»

    Comme Carol mit en peu de temps à répondre, cet immonde malappris, qui certes n'avait pas que cela à faire, déposa sur la table d'Emilian sa boisson et se retira dans l'arrière boutique. Le blondinet se frappa de sa main libre, son petit front. Difficile de trouver des gens bien éduqués dans ce monde de brutes .

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Hermine - Amenthalys
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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Lun 28 Fév - 12:57

La petite demoiselle avait sorti son pinceau fin, et, chaste comme un ange, innocente comme le nouveau né, s'était appliquée à dessiner des petites formes sur la vitre du café. Elle l'avait trouvé bien terne, pour un Café se trouvant dans l'Art Place. Pourquoi tous les bâtiments de cette ville étaient-ils si sombres ? Cherchaient-ils à refléter la sombre humeur que le ciel de fin d'hiver avait revêtu, très têtu, depuis déjà deux longues semaines ? La neige ne manquait pas à Amenthalys, mais elle n'allait pas tarder. Il faisait bien trop froid pour que les nuages ne daignent libérer seulement de la pluie.

Elle dessinait des formes gaies qui n'avaient pas réellement de sens précis ; pour Hermine, le plus important étaient les couleurs. Elle avait rangé son petit appareil photo dans sa sacoche, et il attendait patiemment, par terre, à côté de ses pots de peinture, avant de sauvegarder son œuvre éphémère. Climat ingrat !
Quelques artistes trop frileux pour faire leur numéro s'arrêtaient devant son travail, le sifflaient d'admiration ou le dédaignaient avant de passer leur chemin. Hermine n'écoutait pas, elle avait toujours eu cure du regard d'autrui quand il s'agissait de ses peintures et de ses photos. Il suffisait qu'elle soit elle-même satisfaite de son travail et tout irait pour le mieux, dans le meilleur des mondes.

Cependant, son travail n'était pas au goût de l'un de serveurs, qui, l'ayant remarquée, se stoppa net dans son travail. Il déversa sa commande avec précipitation, avant de sortir en beuglant du Café. Hermine se retourna, paralysée.


-Mais tu n'as pas honte ?! Les graffitis sont interdits ici ! Tu as trop peu d'argent pour t'acheter des toiles, sans venir te servir des vitres ! Allons, dégage !

Il s'apprêtait à saisir la sacoche de son appareil pour la faire valdinguer dans la rue, quand soudain...
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Sam 5 Mar - 18:29

Carol. Waldorf. Pour Emy, être connu ou non n'avait pas d'importance. Le plus important pour lui était simplement de vivre. En ces temps, à Sphéra, c'était un peu compliqué, mais dieu soit loué, les aristocrates n'étaient pas tellement touchés par tout ceci. Du moins, pas chez les Saurel. C'était incroyable combien de gens pouvait demander l'aumône dans cette cité pourtant nommée capital de l'empire. Et, lorsque ledit Carol lui tendit le bras, Emilian ne savait pas s'il venait d'avoir une hallucination ou si c'était juste son imagination. Mais on aurait dit que le bras de son interlocuteur avait eu un mouvement bien plus rapide que les gens ordinaires. "Ordinaires" était un petit mot pour qualifier les gens de Sphéra, mais qu'importe.

Alors que le chanteur allait prendre la poigne de Carol, une personne lui avait coupé la route. Un serveur. Banal dirait-on. Un gentil petit animal qui venait de déposer sur la table une tasse remplit. Il regardait avec son regard passablement lassé de va et vient des gens dans ce bar le garçon qui venait de prononcer une phrase qu'il avait dû répéter une bonne dizaine de fois jusque là. Bien entendu, tout le monde n'avait pas reçu une éducation à la noble, avec le milliard de couvert à savoir utiliser ou le maintien d'un dos droit (pour éviter une scoliose, aussi). Jusque là, tout était parfaitement normal, il n'y avait rien qui "bousculait" cette ambiance conviviale du café. Enfin. Il ne fallait pas parler trop vite. A peine quelques instants plus tard, un autre serveur, habillé exactement de la même façon que son confrère fit tomber à la renverse une commende -ou était deux ?- par terre pour se jeter sur une jeune fille dessinant sur les vitres du café. Très bien, ce n'était pas politiquement correcte. Ce n'était pas correcte du tout même. Mais, c'était bien connu : l'innocence pouvait conduire à des actes bien étranges. De plus, les dessins de la fille n'étaient pas si mal que ça. Enfin, dessins. Il préférait juger sur les couleurs. Tellement plus relaxant de voir des bâtiments colorés et non cet éternel façade sombre.

Mais lorsque le serveur prit possession d'un objet qui avait l'air d'appartenir à la brunette, le chanteur ne pu retenir un geste de bonté spontané. Le faire tomber avec une ombre. Pratique le Karneval quand il le voulait bien. Le serveur tomba à terre, lâchant le petit objet. Tout est bien qui finit bien ? Ah qui sait. Même dans ce coin sensé être synonyme de paix et de calme, rien n'était joué. Les preuves étaient toutes concrètes.

« Qu'est-ce que Sphéra va devenir ?... »

Petite pensée personnelle. Secrète. Il était étrange qu'une personne de son rang s'inquiète au sujet de Sphéra. Qui oserait douter de l'empereur ? Lui qui avait instauré toutes les règles de ce monde, lui qui, tout puissant, pouvait faire exécuter n'importe qui dans le plus grand des silences. Il se retourna vers Carol, l'air désolé. Erm. Oui, c'était rare, mais il arrivait à Emilian de faire une autre mine que celle d'une blasé total de la vie.

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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Mer 23 Mar - 20:25

    Sa commande posée sur la table, Carol commença donc son café. Ses yeux bleus, mi-clos sous l'effet de la boisson chaude qui coulait dans sa gorge. Cependant, le regard d'Emilian ne lui échappa, dirigé qu'il était vers l'une des vitres de la terrasse, située derrière lui. Carol se retourna donc légèrement, sans pour autant fausser compagnie à son interlocuteur.

    Le spectacle qu'il découvrit le surpris et ses sourcils se haussèrent, formant un arc délicat au-dessus de ses yeux. Devant lui, une petite fille brune aux lunettes rouges s'appliquait à dessiner des lignes et des boucles formant d'interminables arabesques toutes de couleurs différentes. Ce tableau eu bientôt raison d'une bonne partie de la surface impeccable du verre avant qu'un serveur n'est pu la surprendre. Furieux, il laissa choir son plateau dans un fracas de porcelaine et d'eau bouillante pour se lancer à la poursuite de l'artiste incomprise qui, heureusement, pour elle, s'écarta bien vite de son œuvre. Alors qu'elle détalait déjà, le garçon du café - qui n'était autre que l'immonde malappris auquel Carol avait eu affaire quelque seconde plus tôt – ramassa une besace brune qui trainnait là. Certainement, l'avait elle oubliée dans sa précipitation. Peut-être contenait-elle des objets précieux ? Mais il était probable qu'elle ne risquait pas de la revoir de ci tôt. Et pourtant...

    Soudain le serveur trébucha sans aucune raison. Il s'écroula et sa prise lui échappa. Pourvu que la jeune fille soit suffisamment rapide, elle aurait récupéré son bien avant que le rouquin n'ait le temps de se relever. Carol quant à lui, n'était pas du tout enclin à bouger de sa chaise, tant il tenait à ne pas se faire remarquer. Il se contenta de porter à nouveau à ses lèvres sa tasse tout en admirant le nouveau décor. C'était en vérité un petite merveille que cette peinture. Les rayons du soleil filtraient à travers le verre, empruntant la couleur des arabesques qui pénétraient dans le café comme la lumière de projecteurs multicolores, illuminant la banale terrasse d'ombres chatoyantes. Sur sa chemise blanche, un doux pan de vert et un autre de jaune traçaient des figures chimériques. Sa tasse s'était quant à elle parée de bleu et le front d'Emilian d'un rose du plus bel effet. Carol ne put réprimer un rire amusé devant le chanteur.

    « Qu'est-ce que Sphéra va devenir ?... »

    Lui demanda-t-il avec un air penaud. Le gentilhomme conserva son sourire et tourna de nouveau les yeux vers le serveur. Ce dernier regardait, désespéré le travail de la petite fille, sans prendre garde aux clients qui s'émerveillaient tour à tour devant cette ambiance féerique soudainement apportée. Une jeune femme aux boucles marrons observait ses mains se ganter de rouge. Carol contempla les siennes et murmura d'un air rêveur, comme pour lui même :

    « Je me le demande parfois. »

    Et dans cette journée qui avait mal commencée, Carol observait désormais le climat changer peu à peu, se mouvoir comme un serpent au soleil, pour se couler vers un horizon meilleur. A partir de rien, ce café s'était teinté de magie. Avec la simple volonté d'une petite fille. Par son banal acte, certainement non-prémédité, elle avait éclairé les visages de dizaines d'inconnus. Il suffisait parfois de quelques couleurs pour changer le monde. Comme une goutte d'eau qui tombe dans une marre, et créée d’innombrables vaguelettes, Hermine avait changé la platitude du réel.

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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   Mer 23 Mar - 20:32

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MessageSujet: Re: Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]   

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Le gentilhomme aux gants rouges [Terminé]

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