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 Love. Gimme love. || PV Sven Spiria. ♥

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Electre Nocturnys
✝ Tu ne t'attendais pas à me voir?

♦ Inscription le : 10/10/2010
♦ Mes messages : 103
♦ Etoiles ★ : 172
♠ Humeur : Changeante ; « I'm so fed up. »
♠ Emploi(s) : Traqueur ; « We all fall down like toy soldiers. »
♠ Nationalité : Amenthalysien
♠ Karnevale : « J'étais là tu vois, lui à côté de moi. Et je voyais sur son corps les plaies les marques les bleus, j'en croyais pas mes yeux. Et lui qui me disait ; " J'suis un dur. Tu vois les brûlures là sur mes bras ? J'les sens pas ... J'les sens pas. " J'étais là, j'ai rien dis, et puis j'suis parti de chez lui. Si j'y suis retourné ? Plus jamais ... Plus jamais. » ; CONTRÔLE DU SANG.
♠ Sexualité & Statut : Bisexuel ; C'est compliqué.
♠ Mon rêve : Anéantir les Karnevales ; « Raise your weapon. »
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MessageSujet: Love. Gimme love. || PV Sven Spiria. ♥   Dim 24 Oct - 22:42

    https://www.youtube.com/watch?v=lLTFUpTP6v4&feature=related J’ai vraiment chialé en écrivant tout en écoutant ça, vraiment. xD Peut être pour ça que j’ai fais très court. V___v’ J’ai fais comme si ce RP s’était produit avant la rencontre de Lucan avec Electre.

    « Lady hear me tonight
    Cause my feeling is just so right
    As we dance by the moonlight
    can't you you're my delight

    Lady I just feel like
    I won't get you out of my mind
    I feel love for the first time
    And I know that is true
    I can tell bye the look in your eyes.
    »

    J’ai longtemps attendu, longtemps espéré aussi. Que tout ne soit mascarade, qu’un jour viendrait où je me réveillerai de ce cauchemar grotesque qu’était ce quotidien infernal, pourtant rien n’est jamais venu, rien n’est jamais apparu devant mes yeux rouges ennuyés. Quand bien même je jetai des regards tout autour, le paysage semblait vide, figé, mort. Comme mon cœur qui cessait de battre. J’ai commencé par accepter, doucement, tout doucement, que ma vie avait basculé irrémédiablement, sans que je n’ai eu le temps de réagir, que le bonheur s’était effacé de ma destinée, il avait filé entre mes doigts, qu’il avait laissé place à des tourments si terribles qu’ils m’effrayaient encore aujourd’hui, broyant mes pensées dans une purée sombre et visqueuse d’idées folles. Non, je n’ai pas accepté, je me suis plutôt résigné. Oui, ceci est le mot le plus exact, pour qualifier ce drame qui déchiqueta ma vie, nos vies, notre amour naissant que je chérissais tant, au creux de mes mains, comme une flamme protégé du vent gelé qu’était l’extérieur. Mais on a soufflé, trop fort pour que je ne puisse céder, on a soufflé, de toutes ses forces jusqu’à ce que le feu s’éteigne, jusqu’à ce que l’humain que j’étais disparaisse dans le désespoir et le vide, l’oubli et la haine. Il est parti, il ne s’est pas même pas retourné, tandis que je tendais ma main dans un dernier élan d’espoir, pendant que les larmes emplissaient mes prunelles devenant vides peu à peu. Pas un regard, pas un sourire, pourtant ma passion ne s’est pas tu, j’ai réussi à la préserver du Diable, bien dissimulée au milieu de ma poitrine. Elle a finit par se nicher dans mon cœur pour ne jamais s’en échapper, elle a creusé sa place, bien profondément, bien douloureusement, pour que jamais je ne suisse oublier, ou oser le faire. Pour qu’elle devienne mon quotidien, qu’elle me fasse surpasser les évènements, ceux horribles qui savaient me décrochaient des cris de détresse, des gémissements plaintifs.

    J’ai vécu des années et des années, passants comme des siècles, attaché à ces chaînes de fer qui laissaient dans ma chair des traces les plus immondes, effroyables, laissant mon sang teindre ma peau de cette couleur divine, signe de vie. Tsss. Il me semble même qu’aujourd’hui, les cicatrices ressurgissent lorsque, doucement, je masse ma peau meurtrie. Ces stigmates semblent se transformer en bourreaux, qui jusqu’à la fin m’accompagneraient, jusqu’au dernier pas dans le vide, jusqu’à cette chute inlassable. Ils m’apparaissent comme des sourires moqueurs, dont le seul but serait de précipiter ma fin, pourtant si proche, que j’effleurai du bout des doigts, tentant de repousser ce vide ténébreux, ce néant éblouissant. Voilà pourquoi il m’était impossible d’oublier, on avait gravé au plus profond de mon corps ce que j’aurais voulu éviter, ce que jamais je n’avais voulu vivre. Et cette vie, je l’aurais bien abandonné, sans regret. Mais il vivait encore, du moins j’espérais.

    Et lui, pendant ce temps là ? Se prélassait-il, doucement, aimé par des proches ? Par ce monstre qui nous avait engendrés, je frissonnais, tremblant presque, rempli de dégoût face à cette bête qui était le principal acteur du drame de la famille Nocturnys qui avait volé en éclat comme peu de famille ont le don de faire. Ma mère, quant à elle, était devenue folle, sans que je puisse la raisonner. Elle m’avait laissé à la merci de ces hommes, de ces êtres horribles qui avaient fait mon malheur. Maintenant, il restait d’eux des souvenirs si réels, si poignants qu’ils me réveillaient en sursaut la nuit. Mais je soupirais, je fermais les yeux, et je me rendormais.

    Mais un jour je l’avais rencontré, elle qui, avec ce sourire flamboyant, avait su égayé ma vie, illuminer cette obscure habitude qui était mienne, qui me faisait baisser les yeux, par soumission. Elle avait su peindre une aura magnifique sur mon visage, elle avait su sortir mon cœur de l’immobilisme, ne serait-ce qu’un peu, elle avait su me rendre un peu plus vivant, un peu moins mort. Et je l’aimais pour ça, je l’aimais. Quand bien même ce n’était pour moi qu’une liaison peut-être éphémère, quand bien même je ne pouvais m’empêcher de laisser mes pensées divaguer vers Lucan, il y avait en elle ce je ne sais quoi qui, certaines nuits, me faisaient chavirer irrémédiablement, jusqu’à ce que je n’aie d’yeux que pour elle, et pour cette expression magnifique qu’arboraient ses traits fins et délicats. Peut être que ce soir était l’un de ces fameux moments. Les violons chantaient, les pianos laissaient leur musique parfaite danser près de nos oreilles. Mon bras gauche enlaça la taille fine de la jeune femme tandis que l’autre caressait sa nuque doucement. Mes lèvres s’étiraient en un sourire éclatant, mes prunelles cramoisies miroitaient.

    « Ce soir est une belle nuit. Tâchons d’en faire un moment inoubliable, Sven. »


Dernière édition par Electre Nocturnys le Lun 25 Oct - 11:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Love. Gimme love. || PV Sven Spiria. ♥   Lun 25 Oct - 1:35

Until the day I die,
I spell my heart for you ~~ ♥


Cette nuit portait en son sein un petit quelque chose que je ne saurai définir clairement. Elle m’enivrait, vraiment. A moins que ce ne soit la présence du jeune homme à mes côtés qui me faisait me sentir si bien ? Probablement. Non, assurément même. Oui, Electre, cet homme. Ce héro. Celui qui avait calmé le gouffre béant abandonné quelque part en moi, provoqué par la disparition de Rinta. Ce n’est pas parce que je ne dis rien que mes sentiments sont morts. Oui, mon frère me manque, horriblement même. Sept ans sans nouvelles, savez-vous seulement à quel point s’en est douloureux ? L’angoisse qui vous ronge malgré vous de se poser des questions sur le devenir de cette personne en question ? Ignorez s’il va bien alors que vous en êtes au fonds de vous convaincue, s’en est à la fois grisant et énervant. Oui, énervant au possible. Ca agit comme une maladie, qui s’insinue partout en vous, dans la moindre petite parcelle de votre corps et même plus loin encore, l’âme peut en être affectée. Si tel est le cas, vous pourriez vous jeter dans le vide pour accéder à l’objet de votre ultime recherche. Mais moi, je me refusais à un tel sacrifice. Je savais que mon frère allait bien, tous les ans depuis son « départ » il m’envoyait une carte pour mon anniversaire en soignant de prés le fait de ne jamais mettre d’adresse ou de donner un indice sur l’endroit ou il se trouvait. Ca me faisait mal et pourtant, ça me remplissait aussi de joie. Alors si tous les ingrédients étaient réunis pour que je ne m’inquiète pas, pourtant l’angoisse continuait de creuser à travers mes organes ? Cette ignorance faisait plus que m’énerver, pire, je commençais à la haïr.

Heureusement qu’IL était là. Je me souviendrais toujours de notre première rencontre. Je débarquais fraichement d’Alzen, mon sac sur l’épaule, négligemment tenu par ma main et le regard valsant au loin lorsque je me suis fait alpaguer dans la moindre douceur par des estafettes de l’empereur et plaquée au sol. Pour plus de « sécurité », ils m’avaient immobilisé les mains dans le dos – à trois contre une il était clair que je ne pouvais lutter – et leur « chef » fit glisser sur la peau de mon cou la lame de son épée de poche après m’avoir préalablement forcer à le regarder en me tirant par les cheveux, ce qui m’avait arraché un gémissement douloureux et contrariés. Sur le coup je m’étais dis que c’était vraiment trop bête de mourir ainsi. De plus, je n’avais jamais fait usage de mon Karneval en public alors pourquoi un tel comportement ? On m’aurait dénoncé ? J’en bouillais d’avance, si cela s’avérait être exact, je retrouverais la personne en question et lui ferait chèrement payer le fait de m’avoir balancé. Enfin, encore fallait-il que je m’en sorte vivante.. Ce qui n’était pas couru d’avance.
C’est la qui l’est intervenu. Au moment ou j’allais utiliser mon électricité, il à débarqué de je ne sais ou. La diplomatie ? Oui oui, il l’a testé en effet mais ça n’as pas rencontré grand succès auprès de ces abrutis de soldats. Il est donc monté rapidement d’un cran et ses poings furent mes sauveurs. Oui, romancé comme cela on pourrait croire à un preux chevalier venu secourir la pauvre princesse retenu prisonnière d’un dragon, je sais. Je n’ai jamais eu la fibre pour raconter pleinement ce genre d’aventures. Et puis, si l’on regarde bien, un preux chevalier, n’était-ce pas ce qu’il était en définitive ? Moi, je n’avais rien –et ce n’est d’ailleurs toujours pas le cas aujourd’hui – d’une princesse mais malgré tout il était venu à mon secours. Les abrutis mis à terre, ils repartirent vite la queue entre les jambes et criant des insanités à son égards, l’orgueil et l’égo vexés à un très haut niveau. Tant mieux ! Qu’ils aillent couiner comme les chiens qu’ils étaient chez leur maître l’empereur.

Par la suite, Electre m’as aidé à me relever puis, de fils en aiguilles nous sommes restés ensembles. Je sentais chez lui une profonde tristesse, comme une cicatrice qui refuserait de se refermer. Vous expliquer ça, je ne le pourrais pas. Mais, au fonds de moi, il y a eu alors comme une force incendiaire qui voulait, à défauts de soigner cette blessure, au moins calmer la douleur qui la hantait, comme si l’on y appliquait un baume. Oui, je voulais soigner ce regard triste. Je voulais rendre une vraie vague de vie à ce visage si beau.
Plus je le voyais et moins je voulais passer du temps loin de lui. Au fur et à mesure il était devenu comme une drogue, une obsession dont je n’aurais pu me passer sous aucun prétexte. Chez moi c’est animé un sentiment nouveau, une sensation qui semble vous faire vivre, vous faire vous accrocher de toutes vos force –puisse t’elles venir des Enfers également - à la vie mais qui en contrepartie, vous brule de l’intérieur lorsque l’on à pas la personne souhaitée à nos côtés. Ce fameux ressenti, c’est l’amour. Et oui, naturellement, je suis tombée amoureuse d’Electre. Et je l’aurais apparemment contaminé, ce qui me rend aussi joyeuse que l’aurore après une très et trop longue nuit.
Désormais nous voilà à Almenthalys, ville dans laquelle il à dû se rendre pour voyage, ou affaire je n’en sais rien. Je ne lui ai jamais demandé ce qu’il faisait de sa vie et pour moi ce n’est qu’un détail. Tant qu’il me sourit tout va bien pour moi aussi. Le reste importe peu. La salle de bal d’Almenthalys. J’en ai souvent entendue parler pour son architecture et son ambiance raffinée. En effet, je ne pouvais que témoigner, tout était exquis, un vrai chef d’œuvre pour les yeux. Même moi, qui sui plutôt baigné dans le High Tech et le moderne, j’avoue avoir eu un coup de cœur pour cet endroit. C’était sans doute ce qui faisait le charme de cette cité. Et partager ce moment avec mon cher et tendre ne faisait que rendre cette soirée encore plus belle qu’elle ne pouvait déjà espérer l’être.

Tout était splendide, la vue, sur la mer de Galbe, les orchestres avec leurs douces musiques enivrantes, les odeurs des fleurs récemment cueillies qui se rependaient partout dans la salle. Merveilleux. Et pourtant je commençais à être lassée de ce genre d’occupations. C’est vrai, depuis que j’avais rejoins mon aimé ici il y à quelques heures (une chance que je sois dans les parages à ce moment là ! Ma bougeotte me sert mine de rien !) Nous n’avions fait que danser encore et encore. En soit ce n’était pas du tout désagréable mais maintenant que nous étions réunis, j’aurais aimé que l’on s’occupe à autre chose. J’aurais espérer qu’il le comprenne plus tôt d’ailleurs. Je me suis donné à lui corps et âme c’est le cas de la dire. Soit, je jouerais alors la carte de la finesse pour le lui faire comprendre ~.
Oh, en définitive, il semblerait que je n’aurais même pas eu besoin d’user de ce stratagème pour lui faire comprendre mes envies. Ses bras m’enlacent, oh, que j’aime ça lorsqu’il le fait. Je me retiens de lui sauter au coup pour dévorer ses lèvres qui me manquent tant à chaque instant qu’elles ne chevauchent pas les miennes de leur infini douceurs. Il me suggérée faire de cette nuit, déjà belle, un moment inoubliable ? Parfait ! Nous sommes donc branchés sur la même longueur d’onde. Sa voix aura toujours le mérite de me faire fondre en toutes circonstances. Mes bras viennent s’enrouler lentement autour de son cou pour amener la distance qui sépare nos visages au minimum. Mes yeux arborent un regard langoureux à l’extrême, passant de ses pupilles pourpres à la plage non loin sans doute calme et dépeuplée à cette heure-ci. A moins qu’il n’est ai endroit à lui ici ? Peut importe, je me décide à me lancer :

« La rendre inoubliable ? Je ne suis pas contre Electre, à quoi penses-tu chéri ? »
Ma voix, qui s’était faite sensuelle, avait logiquement tout pour l’ensorcelé. Mes lèvres effleurent les siennes au ralenti sans vraiment s’y poser. J’attends sa réponse.
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MessageSujet: Re: Love. Gimme love. || PV Sven Spiria. ♥   Lun 25 Oct - 12:58

    Encore et toujours la même chanson. Elle est faite pour nous, tu ne trouves pas ? <3 Je t’aime. Tellement.

    https://www.youtube.com/watch?v=lLTFUpTP6v4

    « And all I did was sit and cry
    I cried and cried and cried all day
    Until the neighbors went away

    They couldn't take my loneliness
    I couldn't take their phoniness
    My father had to go to work
    I used to think he was a jerk

    I didn't know his heart was broken
    And not another word was spoken
    He became a shadow of
    The father I was dreaming of.
    »

    Almenthys était ma ville natale, celle où j’avais vu le jour, où nous avions vu le jour plutôt, ensemble, pour la seule et unique fois, non ? Elle fut le berceau de nos premiers pas, de nos premiers regards croisés, de nos premiers amours. Pourtant, je n’avais fait naître qu’une passion à sens unique, fallait-il croire. Je m’étais doucement inventé un monde purement fictif, au plus profond de mon esprit, je l’avais alimenté de mes sentiments les plus brûlants, j’avais fais de ces idées une réalité splendide. Tout du moins, c’est ce que tout me portait à croire. Que je n’avais été qu’un stupide idiot, de penser, ou plutôt espérer, qu’un jour ton sourire ne serait pas qu’uniquement poli, non, qu’il deviendrait avide, désireux, attirant. J’ai attendu sur le pas de la porte, longtemps, des jours entiers même, bravant le froid, la pluie, le gel, les flocons de neige venu frapper mon visage. J’ai attendu que vous reveniez, un sourire aux lèvres, les bras tendus pour une étreinte des plus chaleureuses, celles dont on redoute la fin, celles dont on ne souhaite que l’éternité agréable. J’ai tellement espéré que ce ne soit qu’une blague, stupide certes, mais une réalité fausse. Je vous aurais sévèrement réprimandé, de m’avoir laissé sous entendre que vous m’aviez abandonné, que je n’étais rien. Pourquoi t’avait-il emmené et pas moi ? Pourquoi toi et pas nous ? Pourquoi avoir laissé Maman alors que tout allait si parfaitement bien ? J’ai fini par comprendre, que ce qui disparaissait chez Maman mourrait à jamais, que ce regard vide n’était pas que passager, qu’il habiterait nos traits jusqu’à la fin. Et j’ai finis par comprendre, qu’elle aussi ne s’en remettrait pas. Puis je l’ai vu, approcher l’alcool d’un peu trop près, j’ai vu ce sourire devenir folie, j’ai vu son amour devenir souffrance. Mais je t’aimais, Maman, je t’aime, pour ce que tu as fais, pour cette part de toi qui n’a jamais voulu abandonner. Père, tu l’as détruite, oui, c’est toi qui la tuera, j’en suis sûr, avec ton Karnevale dégoûtant. Et pourtant jusqu’à la fin elle t’aime. Tu me dégoûtes, tellement, tellement, tellement. Depuis cette ballade sans retour, depuis que tu as tout laissé en plan sans même t’excuser, sans même dire au revoir. La haine naquit. Doucement, tout doucement, se frayant un chemin dans mes pensées, annihilant celles heureuses, faisant fleurir les idées morbides à ton égard. J’ai commencé à te haïr, si profondément que j’en criais, j’en hurlais, je t’insultais de tout les noms les plus atroces qui défilaient dans ce tourbillon torturé d’émotions. Je te déteste, tellement, tellement, tellement. Et tous ceux qui te ressemblent, toutes ces pourritures dotés de ces pouvoirs immondes, tous ceux qui nous détruisent, qui me détruisent. Je veux vivre enfin en paix, enfin tranquille, je veux qu’ils crèvent tous, je veux voir tout ce que j’ai toujours rêvé d’avoir. Je veux vivre bordel.

    Je refusais de perdre à nouveau ce qui m’était cher. J’avais déjà laissé partir trop de choses, trop de gens, tant de proches qui jamais n’étaient revenu. Je voulais d’une justice dans ce monde obscur, je voulais enfin être reconnu. Ma haine m’aveugla, dans un sifflement mauvais, peu à peu, et jamais, ô non jamais, je ne l’ai retenu. Je me suis jeté dans ses bras, c’était les seuls qui m’étaient accueillants, qui me désiraient. Je ne me suis même pas retourné pour tenter de capter une réaction, non, j’ai choisi ma voie et je m’y suis engagé. J’ai continué à subir, pourtant maintenant j’avais décidé de me battre. Et c’est ce que j’ai fais, non ? J’ai voulu trouver quelque chose de droit, j’ai voulu punir ces monstres ignobles. Tant de fois, j’ai vu éclater des combats, tant de fois j’y ai pris part, une aura de folie planant au dessus de mon crâne. Le sang ruisselle sur mes mains depuis lors. Je n’ai aucune honte à ça. Pire, j’aime ça.

    Et Sven, mon amour, c’est comme ça que je t’ai trouvé. Preuve que j’avais choisi la bonne voie, preuve qu’un soupçon de justice existait dans ce bas monde, preuve que moi aussi je pouvais connaître le bonheur. Il était évident qu’il m’était impossible de te cacher mes peines, mes souffrances qui broyaient mon cœur, mon regard. Pourtant tu n’as jamais demandé de détails, tu ne m’as jamais forcé à tout te raconter douloureusement. J’ai décidé de ne rien te dire, à propos de Lucan, à propos de mon passé. Cela t’aurais fais fuir, non ? Tu m’aurais laissé, comme tout ce monde auparavant, comme tous ceux qui m’avaient jeté un regard dégoûté. Je voulais continuer à chérir celui amoureux que tu m’adressais, je voulais continuer à effleurer tes lèvres des miennes. C’est pour cela que je t’avais emmené à la salle de bal, pour cette musique enivrante qui nous ferait tout oublier, ces longs moments où je dois obéir aux ordres, obéir à mon devoir de Traqueur. Ces longues missions sans te voir. Tu me manques. Lucan me manque. A croire que jamais personne ne reste avec moi. Mais toi, je veux te garder, à jamais, dans le creux de mes mains, une flamme invincible.

    Ton bras effleura doucement la peau de mon cou, je frémis, frissonnai, un sourire aux lèvres. Je n’arrivais à détacher mon regard de ton visage, si magnifique, si splendide. Oh, Sven ... Je t’aimais tant, te désirais tant, la moindre parcelle de ton âme, de ton cœur, de ton corps. Je me focalisai sur toi, et non pas sur les nombreux autres humains qui évoluaient à nos côtés, nous lançant par moment des regards envieux, jaloux, attendris. Mes prunelles rouges vives suivirent tes mouvements, effleurèrent tes lèvres s’approchant des miennes à la limite du possible. Je retins un léger rire, happant la moindre de tes paroles avec délice. L’une de mes mains vint se positionner sur l’une de tes joues, tandis que je déposai un léger baiser sur ta bouche, avant de poursuivre le long de ta mâchoire puis de ta nuque, glissant à ton oreille dans un murmure :

    « Sven, je reconnais ce sourire. Mais ne trouves-tu pas qu’il y a un peu trop de monde ici pour ce genre de choses ? »

    Les lèvres étirées en un sourire en coin, lentement, doucement, je caressai tes omoplates, dessinant du bout des doigts des courbes langoureuses, remontant jusqu’à ta nuque, doucement, tout doucement. Enfin, je fis un pas en arrière, saisissants tes mains, entrelaçant nos doigts dans une caresse tendre. Je plantai mes iris dans les tiennes, passionnées, aimantes. Tout gorgeait d’amour ici, je voulais m’abandonner.

    « Tu es magnifique mon amour. Tellement magnifique. »

    Et ne plus jamais revenir.
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MessageSujet: Re: Love. Gimme love. || PV Sven Spiria. ♥   Lun 25 Oct - 15:06

Je t'aime aussi ♥♥♥♥
{Rebirthing - Skillet *w*}, elle m'as trop inspirée! \o*


Love you ♥



Je sais, je risque de me répéter mais bon, après tout, quand l’on à plus assez de mots pour décrire l’instant présent nous ne pouvons faire autrement que d’user de vocalise déjà apparues plus tôt dans notre gorge. Oui, j’aimais cette situation. Lui et moi. Seuls. Enfin, théoriquement non, nous étions même très entourés, les gens gloussaient à nous voir ainsi, à nous faire la cour alors que déjà nous appartenions l’un à l’autre et ceux, depuis le premier jour. Et pourtant, j’aimais ces jeux. Ces jeux qui faisaient que plus d’une fois j’ai perdue la tête à lui dire que je l’aimais, ou j’en ai perdu le fils de la réalité lorsqu’il s’imposait en moi, ou le doux espoir d’un avenir semblable venait creuser son égérie dans mon imaginaire. Bon dieu que je l’aime. Oui, il n’y à pas d’autre mots possibles. Et ça, je le lui répétais sans cesse, chaque nuit que nous partagions, chaque instant durant lesquels ma peau appelait avidement la sienne, chaque fois que je retenais mes instincts amoureux. A longueur de temps, je lui faisais boire mon amour par des mots chaleureux. Je ne veux jamais que cette situation s’arrête, oh non jamais. Parce que je suis si bien dans ses bras. Sans oublier Rinta, au moins je peux me concentrer entièrement sur mon avenir. Parce qu’Electre me fait vivre, me fait espérer, me fait me sentir …. « Complète » ? Oui, c’est exactement le terme.

Ses doigts sur ma peau, j’en frisonne. Un soupir impatient s’échappe de mes lèvres. Je vais passer pour une dévergondée (enfin, ne soyons pas choqués, n’est-ce pas là ce que nous sommes un peu tous en ce bas monde ?) mais je le veux, maintenant ! Je veux pouvoir faire glisser mes phalanges sur le derme de son dos, je veux que sa respiration chaude percutent la mienne, je veux que ses bras me promettent monts et merveilles, je veux qu’il me fasse rêver, comme à chaque fois qu’il est avec moi. Oui, cette nuit, je veux rêver, encore. C’est pire qu’une drogue, je le désire constamment, et c’est encore pire lorsque nous ne sommes pas ensembles. La mémoire de ses beaux yeux rouge sang qui me colle à la peau, comme pour ne narguer de leur absence et de celle de leur propriétaire. Je suis heureuse. Je suis amoureuse. Et je veux le rester, aussi longtemps que durera ma vie. Mieux, je veux que mon amour soit à jamais dirigé vers toi Electre. Jamais un jour, je n’aurais cru tombée de ce tourbillon ou l’on demande à s’asphyxier un peu plus chaque jour sous des bordées d’amour. Oui, je veux me noyée dans cet ouragan dévastateur qui à brisé les barrières que je dressais jusque là à l’amour et ses bienfaits. Maintenant que j’y ai gouté, je sais que je ne pourrais plus m’en passer.

« Un peu trop tôt ? Mais le soleil commence à décliner mon amour. Et puis, y as t’il seulement une loi qui interdit cela à une heure précise ? »

Provocatrice ? Hmmm, je ne pense pas que l’on puisse appeler mes paroles ainsi, ou alors je n’en avais pas du tout l’impression. Certes, je voulais qu’il comprenne mes intentions puisque de toute manière je restais sur mes certitudes que lui aussi me désirait. Mais de la à passer pour une fille de basse vertu, non merci. Je ne me suis jamais donnée qu’à un seul homme dans ma vie, lui. Et jamais je ne voulais voir un autre prendre sa place dans les nuit incendiaire que l’on bâtie ensembles. Lui et moi, pour toujours. Je le veux, je l’exige. Parce que jamais je n’avais compris toute l’étendue que pouvais prendre l’amour et le désir ni même ce que cela provoquait lorsque ces deux ingrédients étaient réunis, ensembles, comme nous deux. C’est explosif, encore plus que l’électricité de mon Karneval. Ca secoue mon corps, mon âme, mes sens. Ca bouscule l’adrénaline dans mes veines. Ca fait courir un marathon à mon cœur affolé et en même temps si dépendant de cette nouvelle source de vie.
Je me rapproche un peu de lui, détruisant la petite distance qu’il avait mise entre nous. Il m’a dis que je suis magnifique. Je rougie. Lui aussi l’est. Mais il ne le dit jamais, voici également pourquoi j’ai l’instinct nouveau de le lui dire, pour qu’il devienne un peu vantard aussi. Je veux entendre des compliments pour lui venant de sa propre initiative.

« Mon cœur, tu l’est aussi. Pourrais-je un jour caresser le doux espoir de t’entendre le dire ? »

Pour continuer mon petit manège que j’aimais tant animer, je me glisse encore plus prés, faisant en sorte que mon bassin et le sien se percutent légèrement afin que mes intentions premières soient ainsi encore n peu plus claires. Mouvant mes os tel un serpent contre son corps à lui, je prends un tout petit peu de hauteur en usant de la pointe de mes pieds puisqu’il est, rappelons le bien plus grand que moi. C’est aussi un détail que j’adore chez lui, de par sa taille, il me domine tel un roi régnant sur son royaume. Mais revenons à mes faits. Je fais en sorte d’entourer de nouveau sa nuque, ramenant comme ceci sa tête dans le creux de mon cou pour profiter de sa chaude respiration qui me fait tourner la tête. Mes lèvres, toutes proches de son oreilles droite lui murmurent alors à voix basse - pour que personne d’autres à part nous ne puisse espérer profiter de ce ballet enivrant de paroles et de gestes sous entendu –

« Tu sais, à cette heure si la plage doit être vide de monde. Et puis, si je ne me trompe pas il y à bien des criques isolées ou nous n’aurons pas de visiteurs opportuns. N’est-ce pas là une bonne idée mon trésor ? En plus je t’avoue commencer à avoir chaud, l’air marin me ferait le plus grand bien. »
Un soupir désireux s’extirpe de mes poumons tandis que je relâche mon étreinte faite plus tôt sur sa nuque. Je détourne le regard et rougie. Je n’en suis pas certaine, mais il me semble que mon petit numéro d’ingénue le fait fondre à chaque fois. Peut-être aime t-il alors. Tant mieux si tel est le cas. Une seconde bouffée de courage – ou autre, je ne saurais le dire - et ma faiblarde provocation reprend de plus belle, animant en moi une flamme déjà brulante.

« A moins que tu… n’ai un autre endroit en tête ? »

Une phrase prononcée à pleine innocence dont je suis dépourvue. Je n’espère qu’une chose, c’est de satisfaire aussi ses aspirations. Electre, si tu savais à quel point je t’aime. Te donner tout ce que je possède, de mon âme à mon corps e passant par mon cœur est un ravissement pour moi. ♥
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