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 Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]

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Lawena Harvent
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♠ Emploi(s) : Techniquement, libraire à Alzen, mais en ce moment les traqueurs ont décidé qu'elle bossait pour eux.
♠ Nationalité : Alzen
♠ Karnevale : Détecteur de mensonges ambulant, Lawena entend les voix des gens résonner quand ils se prennent pour Pinocchio. Alors pas la peine d'essayer de l'arnaquer, OKAY ?
♠ Sexualité & Statut : Hétérosexuelle, célibataire, amoureuse sans espoir.
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♪ RP(s) en cours : Si vous voulez savoir ce que je fais dans ma laïfe, venez voir ici !
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MessageSujet: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Mer 27 Oct - 15:53

    - Lawena… Quand est-ce que tu as pris des vacances pour la dernière fois ?

La jeune fille, occupée à trier des livres invendus qui devaient être retournés à l’expéditeur, lança un regard interrogateur à sa patronne.
    - Euh… Je ne sais pas, peut-être quand Siam m’a emmenée en boîte, pourquoi ?
    - Non, pas un jour de congé pour prolonger un week-end, des vacances, des vraies ! Tu travailles tellement que je n’ai plus rien à faire. Alors je te le dis tout de suite, la semaine prochaine, je ne veux pas te voir. Je ne sais pas moi, part en voyage, va chez tes parents, dort si tu veux, mais je ne veux pas te voir. Et ne proteste pas que j’ai besoin d’aide, j’ai tenu cette librairie seule pendant des années, alors ce n’est pas une semaine qui va me tuer !

C’est ainsi que l’alzénienne aux cheveux verts s’était retrouvée mise à la porte de son travail, avec une semaine de libre devant elle. A vrai dire, elle ne s’était jamais vraiment rendu compte qu’elle travaillait trop… Le matin elle partait au boulot, faisait ce qu’on lui demandait le plus vite possible pour pouvoir bouquiner le reste du temps, rentrait de temps en temps remplir son thermos de café (avec la maison à cinq minutes à pied, elle pouvait bien se le permettre !)… Bon, certes, elle ne prenait pas souvent de vacances. Mais comme elle passait le week-end à dormir ou à sortir avec ses amis ou à faire les deux à temps partiel… Ça compensait, non ? Enfin, il ne servait à rien d’essayait de comprendre le pourquoi du comment, c’était comme ça et puis c’est tout. Et puis, quitte à être en vacances, autant en profiter… Elle avait lu quelque part sur internet que la semaine des écrivains allait commencer à Amenthalys, alors pourquoi pas ? Passer de librairies en dédicaces dans la ville des arts pendant toute une semaine, voilà un programme qui convenait parfaitement à notre bibliovore. Et puis, qui sait, elle réussirait peut-être à convaincre un auteur de venir dédicacer ses ouvrages à la librairie… L’image de la technologie collait tellement à la peau d’Alzen que les gens avaient une certaine tendance à oublier que, non, les habitants de la ville volante n’étaient pas tous des geeks ne jurant que par leur ordinateur et ne parlant que le binaire, et que si, ils savaient lire, si bien qu’il était rare de voir de bons écrivains monter là-haut. Bref, le programme de la semaine étant décidé, il restait à l’appliquer. Un petit tour chez elle pour faire ses valises et réserver une chambre d’hôtel ainsi qu’un billet d’aéronef pour le plancher des vaches plus tard, Lawena était en route pour l’aéroport, avec sous un bras la programmation du festival pour se préparer un itinéraire et sous l’autre une réserve de café suffisante pour tenir tout le voyage. Voyage qui se déroula d’ailleurs sans encombres, si on excepte deux enfants braillards vite calmés par un bonbon chacun et la promesse d’en avoir un deuxième si ils restaient sages jusqu’à la fin du voyage.

En arrivant à Amenthalys, la première chose que fit Lawena fut d’ouvrir bien grand ses yeux. Si, à Alzen, la technologie glissait des constructions défiant toutes les lois de la gravité et des lignes harmonieuses partout, au milieu des gratte-ciel tout brillants de verre et de métal, les rues de la capitale étaient un festival hétéroclite de maisons d’artistes côtoyant les palais de la noblesse, au milieu desquels se glissaient échoppes et restaurants colorés… La ville des arts étalait ce qu’elle avait de plus beau et de plus cultivé. Que l’on vienne pour la première ou la centième fois, il était impossible de rester indifférent à cette débauche de beauté, et Lawena en était bien consciente, écarquillant ses pupilles pour être sûre de ne pas en louper une miette. Rien que sur le chemin de l’hôtel, pourtant situé à une distance assez courte de l’aéroport où avait atterri la navette, elle s’arrêta bien une dizaine de fois, attirée par les vitrines colorées qui présentait toutes sortes de chose, depuis la confiserie à la devanture d’un styliste renommé, observa un spectacle de rue, but un café dans un bar à la mode (puisque le thermos n’avait pas résisté au voyage…)… Les distractions ne manquaient pas, et l’alzénienne fut reconnaissante à sa patronne de l’avoir forcée à prendre des vacances. Au bout d’une heure, elle finit cependant par arriver à destination, mais sa chambre ne la retint que le temps de prendre une douche et se changer, l’attraction de l’extérieur étant la plus forte. De toute façon, il était temps pour la bibliovore de se soumettre à un rituel qu’elle ne manquait jamais à chaque fois qu’elle descendait dans la capitale : une visite à un vieux bouquiniste qui vendait des livres anciens parlant de pays imaginaires comme la France, l’Angleterre, et bien d’autres encore. L’édition en elle-même était folklorique, puisqu’elle prétendait que les romans avaient été publiés à des dates… Qui n’étaient pas encore passées ! Les auteurs eux-mêmes vivaient, d’après leurs biographies, dans les univers qu’ils avaient créés, dans des villes aux noms exotiques comme New-York, Los Angeles, ou encore Aurillac… N’importe quoi ! Tout le monde savait très bien qu’il n’existait que trois villes, Alzen, Amenthalys, et Opale. Quatre si on comptait Karnevale Avenue, à laquelle une bonne moitié de la population ne croyait pas, et cinq en rajoutant Almancar, qui n’était pas grand-chose de plus qu’un village perdu au milieu des marécages. Et rien d’autres. Pas de Paris ni de Tokyo. Mais bon, en dépit de ces quelques bizarreries, les livres en eux-mêmes étaient bien écrits, on s’attachait facilement aux personnages, l’histoire était agréable à lire… Alors pourquoi s’en priver ?

Cependant, en arrivant devant la boutique, ou plutôt devant l’endroit où elle était censée se trouver, Lawena crut s’être trompée de lieu, puisqu’à la place de la librairie qu’elle avait connu se trouvait une sorte de galerie marchande sur plusieurs étages, avec magasins de vêtements et de cosmétiques au rez-de-chaussée et restaurant à l’étage. Sur le coup, la jeune femme pensa s’être trompée. Avec toutes les ruelles que comptait la ville, c’était bien possible ! Pourtant, après avoir vérifié trois fois le nom de la rue, les autres magasins et tout ce qui pouvait servir de point de repère, il fallut qu’elle se rende à l’évidence : elle était bien au bon endroit, mais ce qu’elle cherchait ne s’y trouvait plus. Un peu déçue de ne pas pouvoir discuter pendant des heures avec le vieil homme comme elle le faisait à chaque fois, Lawena n’abandonna pas pour autant. Il avait peut-être simplement changé de local… Pour vérifier cela, une seule solution : demander à un passant ce qu’il était advenu de la boutique… Avisant une femme aux cheveux aussi verts que les siens, elle s’en approcha :
    - Excusez-moi, madame… Est-ce que par hasard vous sauriez ce qu’est devenu le vieux libraire qui avait sa boutique juste ici ?


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Dernière édition par Lawena Harvent le Sam 28 Mai - 10:16, édité 1 fois
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Terek "Alazeïa" Vöronov
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♠ Karnevale : Tout Karnevale est rendu inutilisable dans un rayon de trente mètre environ. Un Amenthalysien ne peut rien contre. Un Alzenien puissant peut attraper des migraines, mais aussi en donner. Ne peut bloquer qu'un Opalien à la fois mais la cible ressent des douleurs dans les parties du corps affectées par son propore Karnevale. Toujours activé en temps normal HAHA bien fait.
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♠ Mon rêve : Que les oiseaux et les Karnevaliens disparaissent de Sphera, mais en fait on s'en fout.
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Ven 29 Oct - 11:12

[HRP : JE- MAIS C'EST QUE C'EST LONG PUTAIN ! ... PARDON. J'AI EU TROP DE MAL POUR L'INTRO CA SE VOIT TANT QUE CA ?! Sans déconner je vous mets au défi de trouver une seule ligne de description là-dedans.]

C'était ce qu'on appelle un boulot crevant, en effet. Il avait passé sa journée et celle d'avant à taguer les toutes dernières affiches du ministère sur les murs du centre-ville, à la fin de son service il en avait terminé pas moins de quatre-vingt-douze. Reproduire les images une par une directement sur les bâtiments n'était pas économique en soi, mais cela permettait avec à peine plus de main d'œuvre d'éviter que les panneaux ne soient brûlés ou arrachés. Terek n'en pouvait plus rouge éclatant qui servait de teinte dominante à la même affiche qu'il n'avait cessé de reproduire, et qu'il avait par conséquent sous les yeux depuis presque deux jours. Le slogan pour l'armée Sphérienne s'était comme imprimé sur sa rétine et il lui suffisait de cligner des yeux pour pouvoir lire en blanc sur fond vert :

«POUR SPHERA
Citoyens, citoyennes, engagez-vous !»


… ce qui lui procurait un mal de tête épouvantable. Ça, et l'odeur du nouveau produit de fixation des pigments auquel il n'était pas encore habitué l'avaient achevé. Sa décision était prise, il rentrerait directement chez lui, pas question d'aller faire le con avec les collèges ce soir.
C'est donc après avoir traversé la moitié d'Amenthalys et grimpé les cinq étages qui le séparaient de son appartement qu'il s'y enferma et prit rapidement une douche pour se débarrasser, au moins en partie, de l'odeur agressive de la peinture industrielle qui n'avait pas encore séché. Puis il enfila des sous-vêtements et se dirigea vers le matelas à même le sol qui lui faisait office de lit, pour une fois il ne se coucherait pas à une heure impossible. Mais le destin en décida autrement : en chemin, son regard croisa celui d'une bouteille de Vodka qu'il avait dû oublier sur sa table avant de partir, il ne put résister à l'envie de passer sa soirée avec elle. Après quoi il se souvint l'avoir prise avec lui, s'être installé dans son lit en ayant éteint toutes les lumières pour la vider en moins d'une demie-heure, s'être relevé pour aller en chercher une deuxième à laquelle il infligea le même traitement, et puis plus rien.
Si bien qu'il se réveilla le lendemain matin (ou plutôt, trois heures plus tard) avec le même mal de tête que la veille. Ce dernier ne s'estompa pas après que Terek alla vomir la moitié du contenu des trois bouteilles à présent vides qu'il avait laissées au pied de son lit, mais c'était déjà ça d'épargné à son foie, se dit-il. Comme il avait deux jours à ne rien faire avant de reprendre le travail, il hésita à finir sa nuit. Son reflet dans la glace au-dessus de son lavabo acheva de le convaincre qu'il ne pourrait pas sortir dans son état sans passer pour un cancéreux en phase terminale, il retourna donc s'affaler sur son matelas, malgré l'envie qu'il avait de s'auto-administrer deux gifles pour s'être autant laissé aller. Cette fois il dormit jusqu'en début d'après-midi, et étant donné qu'il voyait de nouveau à peu près clair, il se décida à s'habiller afin de sortir se racheter de quoi boire et passer voir son fournisseur en munitions Alzenienne, sans quoi il tomberait bientôt à court de chargeurs. Il n'oublia pas son traitement hormonal avant de partir, quatre comprimés et une injection censées maintenir son métabolisme mais qui avaient surtout pour effet de lui bouffer la moitié de son salaire. Enfin prêt, il s'assura une dernière fois qu'il avait sur lui de quoi payer la marchandise, et soupira en constatant qu'il devrait sans doute encore payer son loyer en nature ce mois-ci.

Une fois sorti, il s'aperçut que son quartier résidentiel n'avait pas été épargné par les nouvelles affiches de l'empire : les impressions rouges accompagnaient dorénavant les classiques images de l'empereur O'Connor un peu partout sur les murs. Terek préféra regarder le sol, s'il avait ces choses sous les yeux une minute de plus il finirait pas s'engager dans l'armée malgré lui. Il avait échappé de justesse à son service militaire grâce à son accident, et il ne tenait pas à rattraper ce temps perdu. Le centre-ville semblait moins marqué, c'est que la foule et les boutiques attiraient plus l'attention. D'ailleurs, des touristes il y en avait plus que d'habitude... beaucoup plus même. La rue principale était particulièrement blindée par les queues interminables qui encombraient les trottoirs. Terek se demanda dans un premier temps comment il était possible qu'Amenthalys connaisse la pénurie au point que les habitants de tout Sphera se déplacent pour espérer avoir les derniers... livres ? Car c'étaient bien les librairies qui semblaient attaquées. Puis il se rappela que la semaine des écrivains avait commencé la veille, et que par conséquent la grosse majorité des auteurs de Sphera étaient venus dédicacer leurs textes. L'empire n'organisait pas ce festival sans raison, il permettait de procéder à l'arrestation d'auteurs se montrant un peu trop critiques (parfois même sans le savoir) vis-à-vis de l'État tout en maintenant l'image de la capitale des Arts. Mais connaître la cause de ces rassemblements ne l'avança pas à grand chose, il devait rejoindre son trafiquant d'armes à l'endroit habituel et à l'heure qu'il lui avait fixée le mois précédent, ce qui lui était rendu difficile par la fréquentation de l'avenue. Terek parvint néanmoins à se trouver au lieu du rendez-vous en temps voulu. Ce fut l'autre qui ne vint pas, la chose s'était déjà produite deux fois dans l'année, depuis que les contrôles aux portes de la villes avaient été renforcés, le fournisseur s'y faisait parfois retenir plusieurs jours. C'est donc après avoir attendu une demie heure dans la ruelle et s'être promis de tuer trois fois la femme et les enfants de l'intéressé si ce dernier ne venait pas le mois prochain que Terek regagna l'avenue principale. Bien évidemment il ne le ferait pas, le meurtre de personnes mineures était illégal, et relativement difficile sans munitions... non, il avait seulement pensé ça parce qu'il lui en voulait un peu.

Il était à présent cinq heures de l'après-midi, heure de pointe, génial. Il ne pourrait pas acheter d'alcool avant huit heures du soir, heure d'ouverture des commerces spécialisés : encore une mesure prise pour ne pas ternir la réputation de la ville, tout en permettant aux habitants de s'en procurer sans trop de problèmes. Mais lui se retrouvait encore une fois à attendre comme un con. En allumant une cigarette il repensa à Alzen, là-bas au moins on allait encore où on voulait quand on voulait...mais bon, entre la capitale ultra contrôlée et le chômage son choix avait été rapide. Il continua de fumer, planté sur le trottoir non loin de galerie marchande où il pourrait trouver le même genre de Vodka qui l'avait assommé la veille, s'il attendait encore trois heures bien entendu. Soudain, une voix qui s'adressait à lui le fit sursauter :

- Excusez-moi, madame… Est-ce que par hasard vous sauriez ce qu’est devenu le vieux libraire qui avait sa boutique juste ici ?

Ce n'était pas le «madame» qui l'avait surpris, mais plutôt le fait qu'il ne trouva pas dans un premier temps d'où venait la voix en question. Il ne tarda pas à baisser les yeux pour voir la jeune fille qui l'avait abordé, une tête de moins que lui, cheveux verts comme les siens, touriste. Elle parlait sans doute du type qui avait été arrêté le mois précédent. Il avait regardé l'un de ses livres douteux un jour qu'il attendait la même chose qu'à ce moment-là, pour voir : une histoire de Science-Fiction qui parlait de comment un soldat avait traversé le Sud d'une région nommée France en voulant fuir une menace biologique, et qui se passait plus de huit-cents ans dans le futur... bien écrite certes, mais assez dérangeante. Il ne fut donc pas surpris lorsqu'il entendit par la suite au ministère que l'homme en question avait été arrêté, et sa marchandise détruite. Terek hésita à raconter ce qui s'était passé à l'inconnue, lui-même n'avait pas à savoir ça en réalité. Il se contenta de lui répondre en haussant les épaule :

- Oh, lui... Ça fait un bout de temps déjà, qu'il a claqué. La librairie a dû fermer juste après, me semble-t-il.

Décidément, cette fille avait une visage très expressif. Chaque centimètre carré de sa face se tendit dans une expression d'horreur dès qu'elle eut entendu ces mots, elle faisait de la peine à voir. Terek se dit qu'il n'aurait peut-être pas dû lui raconter ça sur un ton aussi détaché, elle le connaissait sans doute pour s'être inquiété de sa non-présence. Aussi il estima qu'il pouvait lui en dire un peu plus, cela ne changerait rien au sort du vieux après tout.

- Bon, tu as l'air d'y tenir, je vais t'en dire un peu plus, poursuivit-il plus sérieusement en tirant une bouffée de sa cigarette, après s'être assuré qu'on ne les écoutait pas. En fait, le type a reçu la visite des gardes il y a un mois environ. Ils ont confisqué tous ses bouquins au passage, il devaient être... interdits. Lui, il doit être en taule. Bien entendu ça reste entre nous, il ajouta cette dernière phrase sans desserrer les dents, lui lançant le regard qui allait avec pour qu'elle comprenne bien.

Après quoi il posa son regard sur un jeune homme blond, qui venait de trébucher à quelques centimètres de lui... il avait dû s'être fait mal.

Allez... KAROLE TIME !


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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Sam 6 Nov - 1:10

    Je poussai un cri étouffé. Je se redressai dans son lit, tremblant, les yeux grands ouverts, cherchant un reperd dans l'obscurité mate de la chambre. Mon souffle était haletant, mes mouvements, éperdus et tâtonnant, tentaient de m'apprendre où je me trouvais. Fiévreusement, je passai ma main sur mon torse. Il ruisselait de sueur. J'avalai difficilement une bouffée d'air et tentai de calmer les battement douloureux de mon coeur qui semblait vouloir crever ma poitrine. Peu à peu, les fantômes de mes cauchemars me quittèrent, les contours des meubles tendaient à m'apparaître faiblement alors que la lune marquait son empreinte sur les rideaux tirés. Je déglutis.

    Mon regard quelque peu assuré osa se tourner du côté de la forme endormie de l'autre côté du lit. Sereine, sa respiratoire régulière soulevait des mèches de cheveux roux. Je m'en détournai. Cette vision me dégouta. Il fallait que je respire... Je rejetai le drap blanc de mon corps et me baissai pour attraper des vêtements qui trainaient là. Sans bruit et pourtant sans précaution, j'ouvris la porte de ma chambre et me glissai dans l'escalier, entrai dans la salle de bain, un étage plus bas. Je verrouillai la porte, jetai la chemise que je tenais et me précipitai vers le lavabo. Les mouvements compulsifs dus à mon affolement commençaient à me faire souffrir. Face à moi, un reflet imprécis plissait les yeux pour me regarder. Je baissai la tête: ce fantôme avait un visage immonde. Sans allumer la lumière, je passai sur mon visage un peu d'eau avant de m'appuyer de nouveau au meuble pour tenter de respirer convenablement. Lorsque j'y parvins enfin, la vision de cette ville apparue telle un éclat violent dans mes pensées. Je poussai un gémissement et m'affaissai, découragé, sur le sol. Je passai mes mains sur mon visage amaigri. Je sentis les os saillir sous ma peau. Combien de poids avais-je perdu depuis que j'étais revenu de cette ville maudite ? Ma vision revenait inlassablement depuis un mois, elle s'acharnait sur moi, entrainant dans son sillage les images d'Himmel, de la Tour d'observation, de mon frère, des Traqueurs.... cette farandolle était insupportable.

    Absolument fatigué, je laissais quelques larmes m'échapper. J'avais tenté par tous les moyens d'oublier. Mais peut-être que la seule chose dont j'étais capable de faire était d'accepter ? Non, impossible, je ne pouvais pas! Ce serait renoncer à tous mes principes! Mais allais-je aussi resté prostré dans la salle de bains à pleurer sur mon sort? C'était mille fois trop ridicule, indigne de moi. Il fallait que je me relève, au moins, que je m'habille et que je tente de me distraire. Et je le dis! Avec difficulté certes, tant je tremblais et tant mes vêtement étaient devenues larges pour lui.... J'avais tellement maigri. Cela me faisait presque peur. Mon ventre se creusait d'une façon singulière, les côtes devenaient presque saillantes. Je faisais... je faisais peur. Je rabattis violemment ma chemise sur mes hanches. J'étais incapable de retourner dans ma chambre, notamment à cause de la fille qui y dormait. Non pas qu'elle fut particulièrement repoussante - je ne couchais pas avec n'importe qui, même déprimé, j'avais une réputation à tenir! - mais je n'étais plus d'humeur. Ce moyen « d'oublier » qu'était le sexe n'est pas, pour moi, le meilleur. Cela convenait bien plus à Lewis, mais j'étais tombé si bas j'en étais à tout essayer.

    Je passais donc la nuit, la tête posée tristement, abandonnée et lasse sur le dossier d'un fauteuil de satin rosâtre dans la bibliothèque. La flamme d'une bougie – je trouvais ce genre d'éclairage magnifiquement snob et par conséquent, je l'adorais – dansait joyeusement dans l'air poussiéreux et opaque de cette pièce aux murs envahis par les livres comme par du lierre. De milliers de feuilles avaient grimpé d'étagères en étagères jusqu'à atteindre le plafond. Un odeur de parchemins et d'encre avait toujours flotter ici, et malgré des fenêtres constamment ouvertes la journée, elle ne semblait jamais s'en aller. Mais peut-être ne venait-elle que de mon imagination. N'était-ce pas les senteurs que l'on s'attend à humer en pénétrant dans une bibliothèque conventionnelle comme la mienne ? Mais cet air me berçait. Je finis même par m'endormir, le livre glissa de mes doigts et s'écrasa sur le sol sans que ne m'en rende compte.

    Lorsque les premiers rayons du soleil filtrèrent des volets entrouverts, je me levai difficilement, mes jambes pleines de courbatures, le dos bloqué et un torticolis abominable. Mais j'avais un peu dormi... Je remontais dans ma chambre sans vraiment réaliser ce que je faisais. En voyant la porte grande ouverte je sus que la fille était partie. Tant mieux. Je n'avais aucune envie de l'entendre me parler de notre soirée. La journée commençait finalement plutôt bien et continua ainsi, sans incident jusqu'à dix-sept heures. Il s'agissait de l'heure que je m'étais fixé pour, enfin, mettre le nez dehors. En vérité, j'avais d'abord pris comme reperd14h, puis avait repoussé de demi heure en demi heure le moment fatidique où je parcourrais la capitale en battant le pavé de mon pas mal assuré. J'étais fin prêt, tel un cosmonaute, je vérifiai mon attirail avec minutie comme si l'absence d'un bouton eût pu me faire manquer d'oxygène. Avais-je conscience d'être absolument ridicule ? Pas vraiment et je crois que c'était le plus effrayant en vérité.

    Je refermai mon manteau noir, avec un soin méticuleux, passai mes doigts avec précaution sur les petits boutons d'argents, avant de les glisser dans mes gants rouges, presque légendaires, ma marque de fabrique. Je glissai mon foulard blanc dans mon col haut et approchai ma main, enfin, de la poignée de porte. Ce fut à ce moment que, comme par magie le battant s'ouvrit, me laissant suspendu en l'air, une mimique hébétée collée au visage face au regard tout aussi surpris de mon grand frère. Lannel, car c'était son nom, reprit ses esprits plus rapidement et me dépassa avant de m'envoyer, comme un poignard dans le dos, un clin d'oeil lubrique. Evidemment... il avait vu ma compagne de la nuit. Je fermai amèrement les yeux. J'avais honte. La porte claqua rageusement derrière mon dos. Je détestais quand cet idiot se moquait de moi. Sous prétexte d'être plus vieux que moi, il s'octroyait le droit de mettre son nez dans ma vie sexuelle!... Je poussais un soupir las. J'étais fatigué, je manquais de sommeil, je m'énervais pour rien. Lannel s'était toujours comporté comme cela. Et ce ne m'avais jamais particulièrement atteint avant aujourd'hui. Je devenais fou...

    Dans la plus grande confusion, je m'avançais dans la rue. Le soleil brillait faiblement, et lorsque je levai les yeux vers lui, il se cacha derrière un voile blafard. Le vent était frais, si bien que mes joues se trouvèrent rougies avant que j'eusse atteint le centre ville d'Amenthalys. La fouille grouillante enflait à chacun de mes pas. Colorée et immense, titanesque elle envahissait les rues et se déployait, tentaculaire, aux quatre coins de Pretty Downtown jusqu'au simple market. Je commençais bientôt à me faire bousculer de toutes parts, et les lumières, puissantes et étourdissantes se mirent en devoir de décoller ma rétine. Les vitrines, brillantes dans cette journée déclinante d'automne, ameutaient des centaines de badauds dont les babines découlaient de cette impassibles envie d'acheter quelque chose de cher et de totalement inutile. Je les considérais avec un mélange d'envie et de mépris. Je continuai à avancer quand soudain l'impression angoissante d'avoir oublié quelque chose m'assaillit. J'avais pourtant mes gants, mon manteau, mes clés... mon portefeuille ? Je glissai ma main dans une de mes poches... rien. Pris d'une peur idiote et irraisonnée car dans le pire des cas je l'avais laissé sur la table de l'entré en attachant mes vêtements, je cherchais compulsivement ce petit objet en cuir somptueux – trop pour quelque chose qui pouvait m'être subtilisé rapidement... - je poussais mon Karnevale au maximum. Les bras disparurent du domaine visible tant ma panique était grande... puis soudain, mes membres semblèrent se figer.

    Je m'arrêtai, moi aussi, et considérai avec étonnement mes longs doigts qui retombaient avec une lenteur exagérée sur mes côtes. Que se passait-il ? Je tentais d'activer de nouveau mon Karnevale mais rien ne se produisit. J'agitais juste bêtement mes bras en l'air comme un poussin maladroit. Une femme me lança un regard halluciné... J'étais éberlué. Que se passait-il ?

    En fait, le type a reçu la visite des gardes il y a un mois environ. Ils ont confisqué tous ses bouquins au passage, il devaient être... interdits. Lui, il doit être en taule. Bien entendu ça reste entre nous

    Une voix dans la foule m'arriva aux oreilles. Un instant je levai mes yeux médusés de ma petite personne pour découvrir deux singulières personnes. L'une comme l'autre arborant des cheveux verts, et apparemment s'en portant très bien, chose étonnante à mon goût. Je haussai les épaules, que n'avais-je pas vu à Karnevale! Cette conversation me tira un instant de la disparition de mon don et du reste des problèmes qui torturaient mon cerveau déjà comprimé à l'extrême avec l'entrée chez les Traqueurs de mon frère. Oui, ma vie n'était pas facile en ce moment et je prenais l'intervention de ces femmes jacassantes pour un miracle divin, une aubaine pour distraire mon esprit qui soudain se captiva et s'anima pour cette bâtisse qu'elles désignaient. Je me rapprochai d'elles pour mieux l'admirer. D'abord, rien de cet immeuble aux vitrines vantant divers cosmétiques et fripes en tout genres ne me frappa. Puis, au bout d'un moment l'architecture particulière des boutiques se superposa dans mon esprit à cette jolie librairie... Et d'un coup, je compris le sens des paroles de ces personnes.

    « Pauvre homme. Il était si cultivé... »

    Murmurai-je pour moi-même, et cependant à haute voix, en fixant de mes grands yeux bleus cette façade familière et inconnue.
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Lawena Harvent
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Sam 27 Nov - 12:18

[Pardooooon ! Presque un mois pour répondre, je suis impardonnable, vous pouvez me fouetter. Pis en plus c'est tout court et tout moche, alors que les vôtres étaient wahou... Pardon.]

Au moins, il fallait reconnaître une qualité à cette femme : quand elle devait annoncer une mauvaise nouvelle, elle n’y allait pas par quatre chemins… Même si, en l’occurrence, un peu de tact n’aurait pas été de trop. Aussi, quand elle révéla à Lawena de manière aussi brutale la mort du vieux libraire, puis l’arrestation qui l’avait précédée, la nouvelle eut sur la jeune fille l’effet d’une bombe, et elle fut réellement bouleversée, et même un peu choquée par le sort que l’on avait réservé à un homme aussi gentil. Il était l’exemple même du petit vieux que l’on rêve tous de devenir : aimable avec n’importe qui, toujours gentil et de bonne humeur, avec juste ce qu’il faut de conversation, cultivé et pourtant porté sur la technologie, pour ‘‘vivre avec son temps’’, comme il disait… Vraiment, elle ne voyait pas ce qui avait pu justifier de si mauvais traitement. Et elle comprenait encore moins comment des livres de science-fiction pouvait être jugés ‘‘dangereux’’. Un peu étranges, oui, dérangeants à la limite pour ceux qui avaient l’esprit étroit… Mais dangereux ?

Enfin, il ne servait à rien de chercher à démêler le pourquoi du comment de cette histoire… Il est bien connu que, de toutes manières, le pouvoir en place a ses raisons que la raison ignore, et puis il était déjà trop tard pour s’insurger contre le sort injuste de son collègue.
Pourtant, sans même qu’elle s’en rende compte, ses yeux s’emplirent de larmes à l’idée du vieil homme, seul au fond d’un cachot humide et sombre aux relents de moisissure, ressassant sans relâche les images insoutenables de ses livres de ses livres brûlés un par un devant lui en guise de torture… (nous remercierons le lecteur de se passer de commentaires sur la vision assez romanesque que peut avoir Lawena des prisons amenthalysiennes. Que voulez-vous, trop de lecture nuit fortement à un quelconque jugement objectif des choses et entraîne une certaine tendance à une imagination débordante) Mais bon, plus elle y réfléchissait, plus elle se disait que la mort avait du le délivrer de ses souffrances, les autorités du gouvernement ne relâchant que très rarement ceux qui tombaient dans leurs filets… Bien entendu, Lawena allait réellement regretter la disparition du vieil homme, tout comme le jeune homme blond qui, près d’elles, avait du connaître lui aussi le libraire et plaignait également son sort. Jeune homme qui, d’ailleurs, ne semblait pas au mieux de sa forme… Maigre, les joues creuses, il avait l’air de quelqu’un de malade, qui aurait perdu beaucoup de poids en peu de temps. Arrestations, maladies, sans parler des contrôles de police dont tout le monde parlait sans cesse en ville… Si telle était la réalité quotidienne de la capitale, l’alzénienne était bien heureuse de vivre dans sa ville volante, certes peu fournie en bons écrivains, mais où les libertés étaient encore plus ou moins respectées. Du moins, tant que l’on ne se montrait pas ouvertement trop critique envers l’Empire en général et l’Empereur en particulier.
    - Quelle horreur… C’est vraiment terrible. Il est donc mort en prison ?

Car oui, évidemment, pouvoir détecter le moindre mensonge vous pousse souvent à croire aveuglément les gens, sauf preuve du contraire. Il n’y avait donc aucun doute sur la mort du vieil homme… En effet, comment expliquer autrement qu’il n’y ait eu aucun écho lors de l’annonce de la triste nouvelle ? Si son collègue était encore en vie, la dame aurait prononcé ces mots en sachant pertinemment qu’ils étaient faux. Hors, c’est bien ce qu’on appelle un mensonge, non ? A moins bien entendu qu’elle ne croie à sa mort alors qu’il était toujours en vie, ce qui était possible mais peu probable, étant donné qu’elle semblait suffisamment bien renseignée sur son arrestation pour savoir ce qu’il était advenu de lui en prison…

Discrètement, Lawena s’essuya les yeux, puis reporta son regard successivement sur son interlocutrice puis sur le jeune homme qui avait rejoint leur conversation, cherchant sur leurs visages une lueur de réconfort…




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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Dim 5 Déc - 21:48

[HRP : OK LA MEUF QUI POSTE AU BOUT D'UNE SEMAINE MAIS QUI ECRIT RIEN ET QUI RETRANSCRIT DANS LA MOITIE DE SON POST. Non mais vous pouvez pas test u_u']

Terek connaissait bien cette expression : encore un mec, aristo qui plus est, qui devait paniquer en cherchant son Karnevale. Psychologiquement parlant c'était pire que l'émasculation, de ce qu'on lui en avait dit. Mais sachant que cela lui était venu de personnes qui n'avaient jamais subi cette expérience, il avait des doutes. Non, s'il avait à choisir entre ce qui avait pendant un temps fait de lui un homme et ce qui faisait aujourd'hui de lui une minable proie pour traqueurs cherchant à remplir leurs quotas de potentiels ennemis publics, il n'hésiterait pas longtemps. Seulement c'était impossible, aussi il se contentait largement de la seconde option. Quoi qu'il en soit, il aurait pu paraître légitime que l'Alzenien abuse de son propre pouvoir en guise de compensation, s'il ne faisait pas cela uniquement dans le but d'emmerder le monde sans se faire remarquer, monde qui en l'occurrence semblait se réduire à ces deux jeunes gens... il fallait reconnaître que la situation était d'une tristesse affligeante.

- Pauvre homme. Il était si cultivé... Cultivé, hein ? Terek eut envie de lui répliquer que c'était justement ce qui l'avait perdu, cet abruti. Il l'avait cherché après tout, vendre ses bouquins comme ça en plein jour c'était de la provocation... Mais cependant il ne le fit pas, à vrai dire la tête du jeune homme lui rappelait celle qu'il avait eue dans la matinée à cause de sa cuite de la veille. Aussi comme il ne refoulait pas l'alcool à cent mètres de distance, il devait vraiment être malade. Il le fixa néanmoins dans ses grands iris bleus, car mine de rien il flippait à l'idée qu'on les surprenne à parler d'une chose dont ils n'étaient pas censés être au courant. Il lui répondit par un clignement d'yeux et un signe de tête qui signifiait que c'était bon, que le vieux n'existait officiellement plus et qu'il n'était par conséquent plus besoin d'en parler en public, bref qu'on avait compris, bordel. Il n'avait pas la moindre envie de s'étendre sur le sujet, il prenait déjà bien trop souvent le risque de perdre son travail à se saouler dans des endroits publics. Si cela devait arriver, autant que ce ne soit pas pour quelque chose qu'il aurait dit en pleine possession de ses moyens...

Puis il remarqua que la fille n'avait toujours pas arrangé sa tête par rapport à l'instant d'avant. Qui était donc ce mec pour elle ? Il se la tapait dans sa boutique moisie ou quoi ? Et comme si elle l'avait pas déjà assez foutu dans la merde, elle le questionna encore :
- Quelle horreur… C’est vraiment terrible. Il est donc mort en prison ? Sur le coup il ne comprit pas. Pensait-elle vraiment qu'il ait pu savoir ça ? Si c'était le cas, il avait du souci à se faire. Évidemment, il n'était pas allé en taule avec le vieux, il ne pouvait être sûr de rien à ce niveau-là... et pourtant encore une fois il en savait trop. Il lui répondit sur la défensive, du moins autant que pouvait le laisser paraître le ton de sa voix : ce dernier étant aussi inexpressif que son visage, ça en réduisait tout de suite les possibilités.
- Que-... j'en ai pas la moindre idée, je suis pas au courant de ça. Puis j'ai jamais dit qu'il était mort, tout ce que je sais c'est qu'aucun prisonnier n'a été exécuté ces deux derniers mois, ils attendent toujours la fin de la saison pour vider les cellules, normal quoi, question de...

Il s'interrompit car il venait de réaliser quelque chose. S'il s'était rendu compte dès le début que le fille utilisait un Karnevale alzenien, il n'avait pas tout de suite remarqué que ce dernier était précisément dirigé sur lui et s'était intensifié lorsqu'elle l'avait à nouveau interrogé. Que voulait-elle lui faire, au juste ? Terek avait toujours eu horreur des sondages mentaux, il en avait pris plein la gueule avant de pouvoir être embauché au ministère, depuis il n'en laissait plus passer aucun. Par conséquent, même s'il se doutait bien que la triple contradiction que contenait sa réponse n'avait pas échappé à son interlocutrice il renforça son anti-Karnevale d'une manière plutôt brutale. Tout en jetant un nouveau coup d'œil derrière lui, il reprit :

- … Qu'est-ce que t'essaies de faire ? Arrête ça, tu veux. Il avait parlé avec sa voix masculine mais n'y prêta pas attention. L'aristocrate devait aussi se demander de quoi il pouvait bien parler, et Terek se méfiait plus de lui que de la touriste. Soudain il se rendit compte qu'un truc ne collait pas... Ah bah oui tiens, il venait juste de faire une grosse crise de parano, on n'avait jamais viré personne pour ça. Il s'était vraiment excité pour rien, il ne devait pas être encore tout à fait sobre. Heureusement pour lui, il n'était pas assez raide déchiré pour que sa tête l'ait trahi... bon... dans le pire des cas il avait juste traumatisé une gamine, pas la mort quoi. Il termina donc sa cigarette sans diminuer la pression de son Karnevale. Après quoi, plutôt que d'attendre qu'elle se remette à pleurer il s'adressa à eux deux, sans oublier de corriger sa voix cette fois

- Ce type... vous le connaissiez personnellement ?

… décidément c'était tout lui d'en rajouter des couches comme ça. Schadenfreude quand tu nous tiens.
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Ven 10 Déc - 21:02

  • Il y eut un léger silence suite à mes paroles. Une réflexion bas de plafond sur le sens de la vie, la liberté et les Karnevales nous prit tous les trois. Puis je finis par détourner mes yeux des néons fluos. Les publicités me devenaient insoutenables. Je vieillissais, j'étais aigri. Je ne supportais plus cette vulgarité dans ces affiches aux couleurs dégoulinantes, aux figures trop belles. Je devenais allergique à ce qu'il y avait de beau. Probablement pour ne plus chercher Himmel sur le visage des inconnus que je croisais. Mes épaules s'affaissèrent lentement, et je finis même par les hausser. Ce n'était pas un cas isolé malheureusement, des pauvres intellectuels qui se faisaient arrêter par des molosses du gouvernement étaient légions. Les geôles de leurs prisons devaient être surpeuplées. Mais heureusement, il restait un bon stock de libres penseurs quelque part sur la terre. Des débauchés, des jeunes, des ahuris, des rêveurs, des Karnevaliens en fait.
    A croire que le monstrueux Empereur n'était jamais repu de ce festin d'âmes dissidentes. Si seulement je pouvais être top maigre pour son auguste appétit...

    J'en avais presque oublié le Karnevale que j'avais perdu. Je n'avais pas la force de le rechercher, moi. Je me contentais de tourner mon regard vers les pavés froids de cette rue. Je m'attendais à ce que la pluie s'y abatte. Pour compléter le paysage. Peut-être pour accompagner ma morosité? Me donner une occasion, une raison valable d'entrer dans ce magasin hideux et peut-être, même si je ne voulais l'admettre, rechercher une odeur de poussière et de pages cornées. Je fermais les yeux. Les ouvris. Et contempla de nouveau cette petite femme aux longs cheveux. La plus jeune, la plus charmante. L'autre était trop âgée pour me plaire. j'étais décidément irrécupérable. Cette enfant s'était presque mise à pleurer. En gentleman, je fus pris de pitié pour elle. Ses doigts fins écrasèrent un sanglot. Quelques larmes honteuses qui risquaient de nous attirer des ennuis. J'aurais aimer lui tendre un mouchoir, mais mon Karnevale ne réagissait plus. Avoir des mouvements lents, l'idée même de bouger au ralenti m'offusquait.

    - Quelle horreur… C’est vraiment terrible. Il est donc mort en prison ?

    Je la contemplai avec un mélange d'étonnement et d'empathie. Pauvre petite, la confrontation avec la dure réalité des choses devait être difficile, lorsqu'on est encore suffisamment jeune pour avoir des idéaux intacts... Les enfants n'en restaient pas longtemps dans ce bas monde. Je finis, je l'avoue par hausser les épaules. J'étais si... résigné, blasé même car plus grand chose ne m'étonnait désormais. L'habitude et l'ennui, l'abandon même que je faisais subir à ma propre personne m'avait laissé comme un déchet impassible. De même que cette deuxième femme qui contemplait choquée cette fillette pleurnicheuse. Nous étions insensibles. Certes cette question était vraiment stupide, je devais le reconnaitre mais plus rien, non vraiment plus rien ne m'étonnait désormais. Je finis par me détacher d'elles deux. Je fis un pas en arrière, puis deux, et comme je n'avais plus aucune raison de rester devant ce magasin sans intérêt, je m'apprêtai à partir. Leur conversation pouvait mal tourner, elles pouvaient continuer à évoquer cet homme et paraitre suspectes. Même si j'avais des relations, y compris chez les Traqueurs, je n'avais pas envie d'y être ficher. Ce serait une preuve de plus à mon éminent procès et je songeais, probablement à raison, que le procureur n'en aurait pas besoin pour me faire inculper pour trahison. Après tout j'étais si... cultivé...

    Le regard sur les pavés froid, l'azur de mes yeux sur le granite grisâtre, le visage embrassé par une brise piquante, j'entendis derrière moi la voix de la femme.

    - Que-... j'en ai pas la moindre idée, je suis pas au courant de ça. Puis j'ai jamais dit qu'il était mort, tout ce que je sais c'est qu'aucun prisonnier n'a été exécuté ces deux derniers mois, ils attendent toujours la fin de la saison pour vider les cellules, normal quoi, question de...

    Comment pouvait-elle savoir que personne n'était mort? J'avais sans doute bien fait de faire mine de partir! C'était sans doute un agent du gouvernement. Ou pire, une dissidente ? Peu importe, ce n'était pas mes affaires, j'avais d'autres chats à fouetter. Comme par exemple ma dépression, ma perte de poids ou entre trouver des pantalons capables de soutenir ma taille squelettique. Non vraiment, ça ne valait pas le coup de me faire piéger par un sbire quelconque, Karnevalien ou gouvernemental. Mais, alors que j'étais sur le point de ne plus entendre leur mot dans le torrent de la foule, les paroles sèches, comme de branches que l'on brise de cette mystérieuse personne aux cheveux verts m'immobilisèrent:

    - … Qu'est-ce que t'essaies de faire ? Arrête ça, tu veux.

    Il y avait quelque chose d'étrange là dedans. Je me retournai vivement. Éberlué. Je regardais la femme, c'était elle qui venait de parler. J'en étais certain... mais sa voix n'était pas la même que celle que je croyais connaitre. C'était une voix d'homme. Frappé d'effroi, je reviens vivement sur mes pas. Cette créature était de plus en plus louche, glauque, effrayante. De nouveau je me trouvai près d'elles deux. En peu plus proche de la petite, comme pour la protéger - j'étais un gentleman, je ne pouvais pas abandonner une pauvre touriste aux sales pattes d'un hermaphrodite surexcité. Entre déchet de l'humanité, non savions tous deux quel danger non représentions pour des personnes saines d'esprit. Bien que je ne compris pas la teneur de l'agacement de cette personne - si s'en était une - j'avais peur que cela tourne à l'affrontement. Cette agressivité était détestable de la part d'une femme, répugnante de la part d'un homme, surtout à l'encontre d'une personne aussi innocente que cette gamine, occupée à sangloter pour la mort d'un homme qu'elle ne connaissait pas.

    Ce type... vous le connaissiez personnellement ?

    Je me tournai vers la jeune, ma main gantée de vermeille tournée vers elle. Sur mes lèvres dansait un sourire respectueux.

    Ne répondez pas mademoiselle.

    Je levai les yeux, calme et tranquille, sans la moindre lueur de défiance dans ma voix rassurante. Avec mon plus bel accent d'Amenthalysien bourgeois, je repris à l'encontre de Terek avec un souris chaleureux sans en être mielleux (j'étais tout de même une jeune homme bien élevé!)

    Puis-je savoir, je vous prie, en quoi cela vous intéresse.
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Sam 25 Déc - 18:58

Qu'on se le dise, ouvrir et fermer la bouche plusieurs fois d'affilée pendant un certain temps provoque une certaine ressemblance avec Némo. Hors, c'était ce que faisait Lawena depuis cinq minutes. On ouvre la bouche, on s'apprête à dire quelque chose, et hop un nouvel élément, on la referme. Oui, c'est tout à fait ça, Némo hors de l'eau.

Ça avait commencé avec la réponse à sa question. "J'ai jamais dit qu'il était mort" ? Mais si ! Elle l'avait dit, à peine cinq minutes avant ! Donc soit cette personne était du genre amnésique et ne se souvenait pas de ce qu'elle disait, d'où l'absence de résonance, soit il y avait un bug avec le Karnevale de Lawena. D'ailleurs, vu que la femme avait l'air tout à fait saine d'esprit (enfin, peut-être un peu parano, mais on n'avait jamais tué personne pour ça), la seconde option semblait être plus vraisemblable, bien qu'incompréhensible. Si son pouvoir s'était affiné avec le temps, il ne s'était jamais désactivé, comme ça, sans qu'elle n'ait rien demandé. D'ailleurs, quand bien même elle le voudrait, la jeune libraire n'était même pas sûre de pouvoir le désactiver. Il était comme les battements de son cœur, un réflexe inconscient, ce style de truc quoi…
De toute façon, l'hypothèse de l'amnésie était écartée au profit de celle de la contradiction quasi-volontaire, puisque la dame venait de recommencer, affirmant qu'elle n'était pas au courant juste avant de donner des détails. D'où la confirmation que l'absence de résonance dans ses paroles venait bien d'un problème d'ordre karnevalien. Un peu interloquée, l'alzénienne tenta de se concentrer un peu plus sur ce qu'elle entendait, et un peu moins sur la mort du vieil homme, bien que la nouvelle l'ait bouleversée. Après tout, peut-être que, toute à son chagrin, elle avait simplement oublié de remarquer l'écho dans les paroles de la dame. Bien sûr, ç'aurait été une grande première, mais il faut bien un début à tout, non ?

Et maintenant, première séquence poissonienne. Lawena ouvrit la bouche, s'apprêtant à signaler à la dame que, si, justement, elle avait dit que le vieux libraire était mort, quand celle-ci s'adressa à elle. Enfin, celle-ci… C'était bien ses lèvres qui avaient remué, des mots en étaient sortis, mais la voix… N'était plus la même. Plus métallique, plus masculine surtout, elle était passée de sans tact à carrément agressive. Deuxième séance de poisson hors de l'eau, on ouvre, on ferme, on ouvre, on ferme. Ce qu'elle essaye de faire ? Mais de quoi elle… Il… Elle ? Heuheum, bref. De quoi parlait cette personne ? Elle essayait rien du tout, juste de démêler un peu ce qu'on lui disait… Et puis de toute façon, Lawena n'eut même pas le temps de commencer à imaginer le moindre début de réponse qu'une autre question enchaînait.

Là, par contre, elle pouvait répondre. D'ailleurs, elle s'apprêtait à le faire, quand le jeune homme de tout à l'heure, qu'elle n'avait d'ailleurs pas vu partir, revint vers eux et l'en empêcha. C'est vrai qu'il n'avait pas tout à fait tort… Cette dame était louche en plus, elle mentait tous les trois mots et trouvait quand même le moyen de poser des questions ? Faut pas pousser mamie dans le cacao quand même ! Attendez… Elle mentait, elle ne résonnait pas, mais elle mentait quand même. Quelque chose clochait vraiment. D'où la question qui s'échappa des lèvres de Lawena sans qu'elle s'en rendre vraiment compte :

    - Dites… Comment vous faites pour mentir sans que ça résonne ?





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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Dim 26 Déc - 16:22

Il fallait s'y attendre, ne s'étant pas préparés au coup de la voix les deux inconnus avaient flippé. Quand il était sobre, Terek arrivait à garder un timbre relativement féminin histoire de ne pas effrayer les gens, question de politesse aussi : ses problèmes personnels, en principe on n'en fait pas profiter tout le monde. Mais ce n'était pas non plus une raison pour que le blond s'excite comme ça... certes il ne lui avait pas explicitement signifié de retourner se faire mettre dans son pays mais le fait qu'il s'adresse à part à la gamine aux cheveux verts et qu'il se soit placé entre elle et l'Alzénien comme pour la protéger du susceptible violeur psychopathe qu'il était en disait long. Décidément le comportement de ce type était à mourir de rire, rien que l'idée de se taper une femme lui donnait envie de gerber, mais alors une lolita avec des cheveux pareils... Pour le coup Terek se dit qu'il pourrait s'amuser un peu, même si c'était purement dégueulasse de sa part de s'en prendre à un malade, ce dernier l'avait cherché après tout.

- Puis-je savoir, je vous prie, en quoi cela vous intéresse. Impressionnant comme il faisait l'accent Amenthalysien, Terek n'avait jamais entendu parler comme ça que lorsqu'il devait passer par le Palais Royal, et de la part des derniers des branleurs, à savoir les nobles apolitiques, autant dire jamais en dehors de sa vie professionnelle. Ça ne lui paraissait pas si naturel que ça cela dit, après réflexion ce type ne devait pas être de la noblesse, friqué certes, mais finalement il n'y avait absolument pas de quoi craindre des représailles. Ça voulait dire que du moment que Terek bloquait le Karnevale Alzenien de la fille, il pouvait y aller sans risquer quoi que ce soit. Aussi il abandonna tout effort pour corriger sa voix -pour le coup rien à faire il était déjà grillé de toute façon- et lui répliqua, avec ses intonation Alzéniennes qui, il faut l'avouer sonnaient carrément barbare par rapport à la langue officielle. Inutile de dire que voir la tête des bourgeois qui entendaient ça en plein milieu de la capitale, ça valait le déplacement.

- Il se trouve que je suis fonctionnaire, que j'ai bu et que je vous en ai trop dit. Alors là j'essaie juste de savoir si je viens de parler à des enfoirés de collabos... mais ce n'est pas le cas, j'espère ? Ce n'était pas mentir que d'avouer qu'il parlait trop quand il était bourré. Beaucoup trop même, cela dit il ne pourrait jamais admettre qu'il avait un problème avec l'alcool : normal pour lui d'attendre trois heures dans le froid si c'était pour ne serait-ce qu'un litre de cette merde. En tout cas il avait été franc pour une fois, tous ces abrutis de cyniques avaient de quoi être fiers de lui. Aussi pour renfoncer le clou il avait adopté le rictus sardonique qui allait avec, oh oui là pour sûr le blond aurait le droit d'avoir la trouille. Cependant la touriste qui avait eu comme un moment d'absence ne laissa pas le temps à ce dernier de répondre, bon peut-être allait-il enfin savoir quel Karnevale luttait depuis tout à l'heure pour lui rentrer dans le cerveau.

- Dites… Comment vous faites pour mentir sans que ça résonne ? Alors soit, pas besoin d'être un surdoué pour comprendre que le Karnevale de la gamine faisait résonner les mensonges. Mais en l'occurrence Terek ne réfléchissait pas vite et pour lui sa question n'avait pas de sens, excepté peut-être la première moitié qui impliquait plus que fortement qu'il racontait de la merde, et ça c'était très moyen... limite même, bien qu'il fallait reconnaître qu'elle avait de quoi penser ça. Mais en attendant cette chienne avait encore renforcé son pouvoir, bien entendu il ne passerait jamais, même en décuplant d'intensité. Ça sentait donc plus la provocation qu'autre chose, elle tenait tant que ça à se prendre un anti-Karnevale à pleine puissance ? C'était bien ce qui allait se passer si elle continuait. Aussi Terek n'attendit pas pour pousser son inhibiteur au maximum, en général à ce degré-là la cible commençait à en ressentir la pression et parfois même à griller des neurones si elle tentait de résister encore... la fille n'avait pas l'air si débile que ça après tout, elle ne devait pas être le genre à risquer sa santé mentale pour si peu. Ce faisait il déposa sa mallette à ses pieds pour croiser les bras sous sa poitrine et regarder la fille bien en face.

- Je vois pas de quoi tu parles. Il pencha la tête sur le côté et plissa les yeux sans arrêter de la regarder fixement. Pas qu'il avait l'intention de lui faire peur à celle-là, mais c'était son air sérieux à lui, il n'y pouvait rien. Désactive ce Karnevale maintenant, t'arriveras pas à le faire passer en forçant comme ça.

Puis sans vérifier si elle avait suivi son conseil, Terek se tourna à nouveau le jeune homme et l'interrogea du regard. Oui ça passait toujours mieux que «alors, t'es un enfoiré de collabo oui ou non ?».
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Sam 12 Fév - 19:56

    - Il se trouve que je suis fonctionnaire, que j'ai bu et que je vous en ai trop dit. Alors là j'essaie juste de savoir si je viens de parler à des enfoirés de collabos... mais ce n'est pas le cas, j'espère ?

    Je ne pus contrôler le rictus de mépris qui se dessina sur mes lèvres. Mes pensées exaspérées transpiraient sur mon visage, au point que toute mon attitude châtiée se retrouvait balayée. Avoir du respect pour une créature aussi pitoyable que Terek était au dessus de mes maigres forces. Mes nerfs rongés par la fatigue et la culpabilité commençaient à avoir raison de ma politesse. Je ne me contrôlais plus, comme un enfant de basse extraction, mais après tout, méritait-il un autre interlocuteur? Un pitoyable chien du gouvernement, dont la stupidité servitude l'avait conduit à changer de sexe (dans un sens ou dans l'autre, je ne le savais pas), avant de le transformer en pilier de comptoir. Avait-il seulement la trentaine? Ah! Si lui souffrait du complexe de la lolita, ce n'était pas à cause de ses opinions politiques! Justifiées elles!

    - Enfoirés de collabos ? Gardez vos insultes pitoyables pour vous.

    Sans réfléchir je fis un pas en avant. Mes yeux cernés contre ses paupières battues. Quel duo ridicule non faisons. Avec du recul je me serai détourner. Mais il ou elle m'inspirait suffisamment de haine pour me faire agir bêtement. Inconsciemment, je prenais cet homme pour mon bouc émissaire, je déchargeais ma colère sur sa personne sans le moindre regret. Un connard comme mon frère allait le devenir! A la botte d'un empereur terrorisé et mégalomane! Ah qu'ils étaient beaux ses fonctionnaires!

    - Vous provoquez souvent les passants en leur demandant s'ils savent où se trouve les révolutionnaires ? Parfois on vous répond ?

    J'étais stupide, mais je bombais le torse. Mon ironie, bien que je ne la maitrisasse pas totalement, rendait mes mots équivoques. J'en prenais conscience avec un demi soulagement. Finalement, j'avais beau jouer avec le feu, une partie de moi n'était pas complètement stupide. Un restant de raison sursautait de temps à autre, comme pour éviter de me faire griller le cerveau une bonne fois pour toutes. Gentil de sa part, même si je ne le lui rendais pas souvent ces derniers temps.

    - Dites… Comment vous faites pour mentir sans que ça résonne ?

    La petite voix de la jeune fille me rasséréna. Comme une main glacée qui se poserait sur mon épaule. Me sang se tiédit, je respirais plus doucement, baissai les yeux. Ses capacités intellectuelles avaient beau être limitées, sa présence était néanmoins indispensable.

    - Je vois pas de quoi tu parles.

    Plaida bêtement Terek, comme vaguement dérangé de sa conversation avec ma personne. Puis finalement, il répliqua à cette fille, apparemment victime d'un affreux mal de tête.

    - Désactive ce Karnevale maintenant, t'arriveras pas à le faire passer en forçant comme ça.

    Je regardai alternativement ces deux femmes. Leur karnevales étaient... intéressants, de véritables armes, mais une fois qu'elles étaient connues, elles devenaient nettement moins efficace.

    Au vue de leur accent, j'avais pu déduire leur origines Alzéniennes et donc le caractère psychiques de leur dons, si elles en avaient. Au fil de la conversation et en y confrontant ma propre expérience, j'en convenais que l'une possédait la faculté de discerner le vrai du faux et que l'autre pouvait faire disparaitre les dons des autres. ce qui me handicapait franchement. Terek avait beau ne pas porter d'armes, j'étais nettement moins bon bretteur sans mon Karnevale... et me lancer dans une course poursuite, dans mon état, ne m'attirait pas. Il fallait que je me calme.

    Terek m'adressa un regard qui m'évoqua celui d'une chouette affamée face à une souris grassouillette, mélangée avec l'intelligence un bovin moyen. Je soupirai. D'un mouvements distrait, je me frottais les yeux. La colère partiellement retombée me fatiguait.

    - Pardonnez moi. Je n'aime pas avoir à entendre de telles choses. C'est fatalement agaçant pour un citoyen de la capitale d'être soupçonné de collaboration.

    Sur ce Carol haussa les épaules.

    -Je vais vous laisser. Je ne vous propose pas un verre Madame ?
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Lawena Harvent
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Sam 12 Mar - 14:17

Bien. Après Nemo hors de l'eau, le chien sur la banquette qui passe sa vie à balancer sa tête de droite à gauche, sauf quand il n'a plus de piles, ce qui signe en général la fin de la vie en question. Allons bon, à ce train, Lawena allait finir par passer en revue tout le zoo.
Seulement, pour sa défense, il faut avouer que, au vu de la joute verbale se déroulant sous ses yeux, elle avait de quoi se choper un torticolis, puisque son regard passait de l'homme blond à la personne qui semblait légèrement alcoolisée. Comment savoir si elle disait vrai quand elle avouait avoir bu, puisque son karnevale semblait être aux abonnés absents, aujourd'hui ? C'est dur, les conversations, quand on est habituée à savoir si les gens mentent à la seconde où leurs aroles franchissent leurs lèvres et que d'un coup, pouf, ça marche plus.

Et hop, balle à l'Amenthalysien, plutôt froid et méprisant, voir même sur le point de s'énerver, puis retour à l'envoyeur, alias l'étrange employé de l'Empire, la tête à droite, puis à gauche, pas trop vite quand même, manquerait plus qu'elle se coince une vertèbre. Le match promettait d'être des plus intéressants, les deux joueurs semblant avoir un très bon niveau, mais une balle perdue se dirigea soudain vers elle sous la forme d'une réplique que lui adressa le poivrot aux cheveux verts.
    - Désactiver… Mon Karnevale ? Je… Je sais pas comment faire moi !

Bin oui. Forcément. Allez demander à quelqu'un qui vit dans le désert d'Opale depuis sa plus tendre enfance de bricoler une chaudière. Evidemment, il vous répondra qu'il ne peut pas. Enfin, réfléchissez un instant, il n'a jamais eu besoin de chauffage de sa vie et n'a donc jamais essayé de réparer une chaudière. CQFD. Et, bien, demander à Lawena de désactiver son Karnevale, ça revenait à demander à un gladiateur opalien de trouver ce qui déconnait dans votre système de chauffage. Essayer, ou plutôt l'idée même de penser à tenter d'essayer ne l'avait jamais effleurée. A quoi cela lui aurait-il servi ? Mis à part quelques maux de tête quand elle discutait avec des gens dont la moindre parcelle de vérité leur aurait écorché la bouche, il ne présentait aucun inconvénient : dépense d'énergie plus que minime, moyen de savoir si quelqu'un valait la peine d'aller lui parler et de ne pas se laisser avoir par les arnaqueurs… Aucun obstacle ne s'était mis en travers de l'activation permanente du Karnevale de la jeune fille. Et du coup, elle n'avait aucune idée de la manière dont on s'y prenait pour le désactiver.

Le truc, c'est que tout de suite après ces paroles qui, si ils n'en étaient pas déjà certains, achevaient de convaincre ses interlocuteurs d'une potentielle déficience mentale, la migraine que la bibliovore sentait poindre s'intensifia. D'une manière assez brutale. Un peu comme si, au lieu de lui marteler gentiment les tempes avec des parpaings, un maçon invisible avait soudain décidé de balancer directement la bétonneuse sur la tête de l'alzénienne. Pleine, la bétonneuse. Oui, ça fait mal. Tellement mal que, l'espace d'un instant, la vue de Lawena se troubla et qu'elle se sentit vaciller. Dans un brouillard relativement flou du aux ondes de Karnevale qui la bombardaient, elle entendit vaguement l'homme blond parler de s'en aller et mettre à exécution son projet. Et se dit qu'elle n'avait pas du tout envie de rester seule avec cette femme plus que terrifiante. Donc, au lieu de choisir la solution, nettement plus simple, de s'en aller elle aussi, elle attrapa la manche de l'aristocrate.
    - A… Attendez ! S'il vous plaît…

Oui, il aurait été plus efficace de partir, ce qui l'aurait débarrassé à la fois de la dame et de sa migraine. Mais que voulez-vous, déjà que d'habitude elle avait un peu du mal, alors dans l'état où elle était, la pauvre…




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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Sam 26 Mar - 12:03

Le type qui s'était de plus en plus excité retrouva comme un semblant de calme lorsqu'il se rendit compte qu'ils n'étaient pas seuls tous les deux. C'était un marrant ce mec. On aurait dit qu'il était carrément prêt à lui casser la gueule en public, autant dire qu'un type qui s'énervait aussi vite pour un emmerdeur comme Terek c'était bandant. Mais hé quoi, tout vénèr qu'il était il allait quand même pas taper une fille pour une histoire de... quoi déjà ? Il ne s'agissait même pas de politique, dans ses souvenirs de la minute précédente. Bref, le blond avait beau jouer les durs, Terek se doutait quand même qu'il n'oserait pas s'en prendre à une gonzesse. À Alzen peut-être mais pas ici. Cela dit pendant ce temps le transsexuel se nota à lui-même que son Karnevale ne tiendrait pas longtemps à une intensité pareille : plus que quelques minutes avant que lui aussi ne se paye une migraine. Fallait peut-être qu'il songe à arrêter ses conneries, à un moment ou à un autre... au moins avant que n'arrive le jour où il finirait par se faire étriper. C'est sûr qu'y a plus classe comme mort. Et moins douloureux. Et moins létal aussi.

- Désactiver… Mon Karnevale ? Je… Je sais pas comment faire moi ! Le voix de l'autre débile attira une nouvelle fois son attention. Terek n'avait jamais eu affaire à un Karnevale alzénien impossible à désactiver, elle devait juste manquer d'expérience. Mais bon pour le moment ça revenait au même : si lui ne se calmait pas très bientôt, ça finirait très mal pour elle. Très mal, dans le sens attaque cérébrale, peut-être même suivie de la mort du sujet... c'est qu'il n'avait jamais eu les couilles de passer ce stade. Sûr que se dire qu'il lui arrivait la même chose lorsqu'il allait un peu plus loin suffisait à le refroidir. Cela dit il eut un demi sourire lorsqu'il se dit qu'en fin de compte, il pouvait bien continuer à la faire mariner pendant au moins cinq minutes. Tout ça pour quoi ? Juste pour torturer une gamine. C'était très con, voire sadique et ça n'avait rien de drôle, et pourtant...

- … ah ? Intéressant. Ceci dit il se détourna et ramassa sa mallette. Le temps, se dit-il, qu'elle décide enfin de s'en aller, parce que bon... si elle pouvait lui épargner le coup du malaise en pleine rue ça l'arrangerait bien. De son côté, Terek entrouvrit sa mallette avec la grâce mais aussi la technique de ouf des mecs qui ont fait ça toute leur vie, ayant pris l'habitude de faire ça n'importe comment tout en s'arrangeant pour éviter que tout son contenu ne se casse la gueule, étant donné qu'à part ça il n'avait jamais eu grand chose d'autre que ça et son décolleté pour ranger ses cigarette : et le coup du décolleté ça craignait un peu. Alors certes il venait de fumer, certes il aurait mieux fait de les économiser ces cigarettes, certes il devait vraiment avoir l'air con là-maintenant à galérer à les trouver au milieu des seringues, mais il y a des jours où il ne faut pas chercher à comprendre. Sans doute pour s'empêcher de dire une connerie qui pour le coup aurait pu lui coûter un poing dans la gueule de la part de l'Amenthalysien. Oui il s'était pris une cuite mais à l'heure qu'il était il devait tout de même être un minimum clean, et par corollaire un minimum prudent....

… d'ailleurs, pour ce qui était de l'Amenthalysien, ce dernier n'avait pas vraiment répondu à sa question. Mais Terek pouvait néanmoins comprendre qu'il y avait de quoi s'emporter, sachant plus ou moins d'expérience qu'être ne serait-ce que soupçonné pouvait très mal tourner. D'autant plus emmerdant quand ce n'était même pas le cas. Enfin c'était pas le moment de refaire une psychose sur l'autre débile de traqueur, aussi il ne réagit pas et se contenta d'allumer sa cigarette, un peu comme s'il s'en foutait en quelque sorte. Ce fut seulement lorsque le jeune homme parla à nouveau que Terek reporta son attention sur lui. Il comptait partir, chose qu'il aurait sans doute dû faire dès le début, ça lui aurait évité de sortir une vieille blague à la fois sur le genre et la sobriété douteuse de l'Alzénien qui aurait sans doute plié ce dernier s'il s'était trouvé dans le même état que la veille au soir... mais là non. Il se contenta de lui adresser un hochement le tête en guise de «c'est ça barre-toi», pas la peine de continuer à le chercher celui-là, sinon ça risquerait de mal se finir. Cela dit il dut réprimer un soupir agacé en voyant que le fille n'était toujours pas partie, elle. Bon, et voilà qu'elle retient le mec. Que voulait-elle au juste ?

L'Alzénien n'eut que le temps d'entrouvrir la bouche pour signifier à la gamine qu'elle pouvait se tirer avant de se rendre compte que le comportement de cette dernière avait peut-être quelque chose à voir avec son Karnevale qu'il gardait machinalement activé depuis tout à l'heure. Elle aurait vraiment dû partir, à ce stade c'était dangereux, d'autant plus que cette fille avait l'air de dérouiller sévère. Par conséquent, Terek fit ce qui pour certains paraissait relativement facile mais qui lui coûtait toujours : il arrêta tout. Sans déconner. Il aimait pas faire ça. Surtout quand l'autre est toujours en train de forcer sur le sien... ça fait très facilement effet barrage, tout vient d'un coup à puissance maximum et tant pis pour ceux qui sont au mauvais endroit au mauvais moment. Cela dit pas vraiment besoin de s'inquiéter quant à celui de la fille vu que ce n'était vraisemblablement qu'une sorte de détecteur de mensonges... il avait limite plus à s'inquiéter des passants qu'il parasitait aussi depuis plusieurs minutes déjà. La sensation de vide à laquelle laissa place la pression de son Karnevale fit ciller l'Alzénien, sans plus. Il reprit ensuite d'une voix suave comme si de rien n'était.

- Hé, c'est bon, tu vas pas mourir. Il passa sa main dans ses cheveux pour dégager une mèche verte qui menaçait de s'en prendre à son œil droit Plus sérieusement vous deux... surveillez vos relations. La censure a tendance à ratisser large dans des cas comme celui de votre homme, m'voyez ? Mouais, ça tout le monde le savait. Mais à force de faire de la propagande on finit par être soi-même persuadé que le bourrage de crâne fonctionne.
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HRP : LOL PARDON pour la réponse en deux semaines et après c'est moi qui râle... frr
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Dim 10 Avr - 14:21

    Sur le point de partir je pensais pouvoir enfin me débarrasser de ce travesti tout en allant prendre un verre avec cette charmante jeune fille. Mais malheureusement pour moi, quelques choses s'agrippa à ma manche. Si mon Karneval avait été activé et non pas brouillé par le pouvoir horripilant de Terek, je me serai vivement dégagé, ne serait-ce que par réflexe. En l'occurrence, je n'esquissai qu'un léger mouvement du poignet qui me donna le temps de voir mon agresseur: la jeune fille aux cheveux verts. Elle tourna vers moi un regard entre la supplication et le trouble, sans doute causé par l'état de confusion dans lequel elle se trouvait. Je l'entendis ainsi murmurer:

    - A… Attendez ! S'il vous plaît…

    Je tendis légèrement mon bras libre dans sa direction, la voyant chanceler. Mais elle tint bon tandis que sur le visage de Terek s'affichait un air malsain qui ne présageait rien de bon. Je me redressai un instant alors que sans vraiment y penser, répugné par le contact physique d'une fille bien plus jeune que moi, je retirai mon bras des mains de Lawena. Cette dernière semblait de plus en plus s'affaiblir mais je ne pouvais guère lui accorder mon secours sans ressentir une gêne immense liée, probablement, au souvenir d'Himmel qu'elle me rappelait.

    Je vis sur le yeux de Terek une mèche verte tomber. Par effet de miroir, je tentai de vérifier que sur mon front quelques cheveux rebelles ne décidaient pas eux aussi de faire sécession. Privé de mon Karneval, je vis ma main se lever avec une lenteur incroyable vers moi. Et soudain, quelque chose se passa. Le poids qui retenait mon bras s'évapora comme par magie. Naturellement, mon don se réactiva et je vis cette fois mes doigts jaillirent en direction de mon visage. Je poussais un cris de douleur. Je venais de me donner un coup de poing... tout seul!

    Alors que des petites étoiles colorées se dissipaient de mon regard, je vis quelques personnes trébucher ou cracher des flammes autour de nous. Les passants qui, ayant plus ou moins conscience de la disparition de leur don, avaient un peu forcé, subissaient comme moi le contre coup de leur effort sous les regards moqueurs de leurs voisins. Quant à moi, bien vite et malgré mon geste ridicule et la douleur qui irradiait le haut de son visage, je reportai mon attention sur Terek, juste à temps pour voir dans son regard apparaître une lueur qui me terrifia.

    De nouveau, cela se passa, je le ressentie au fond de moi. Je venais de perdre mon Karneval une seconde fois. Bien entendu mon acuité surnaturelle s'arrêtait là, et rien pour moi, n'avait changé par rapport à la première action de Terek. En effet, j'eus le réflexe de rester immobile, bien qu'il fut un peu tard pour ne pas paraître ridicule aux yeux de mes interlocuteurs.

    "Vous vous amusez bien j'espère, monsieur le fonctionnaire ?"

    Outre ma hargne due à l'antipathie violente que provoquait chez moi ce jeune homme, j'étais quelque peu inquiet pour la jeune fille qui contrairement à moi ne maîtrisait pas son don. Il fallait dire qu'il suffisait de reste de marbre ou de bouger naturellement pour que ne pas activer mon Karneval. Elle, en revanche devait le garder en permanence, du fait que ce n'était pas quelques choses d'aussi voyant que la disparition d'un bras droit...

    Je me rapprochais d'elle, en bon gentleman, au cas ou elle s'effondrerait, comme le garçon plus loin qui avait dû tenter de voir s'il volait toujours... Une masse de personne l'entourait déjà. La discrétion n'était décidément pas le fort de Terek. Il fallait que j'entraîne cette jeune fille avait qu'elle ne s'évanouisse définitivement.
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Ven 15 Avr - 10:38

Sur le coup, Lawena eut un peu de mal à comprendre ce qui se passait autour d'elle. Entre la pression sur ses tempes qui avait disparu d’un coup, laissant place à un tout petit et léger mal de tête, un peu comme un fantôme qui s’attarde juste pour le plaisir d’embêter le monde et le soudain redémarrage des Karnevales des passants autour d’elle, relativement très beaucoup visible chez certains, il y avait matière à réflexion dans la petite tête de l’alzénienne. A priori, étant donné leur simultanéité, les deux semblaient être liés. En quoi, là était la question… Peut-être que ça avait un rapport avec ce que la femme aux cheveux verts avait dit tout à l’heure, à propos de son Karnevale qu’elle forçait et que ça ne servait à rien ? Celle-là, elle avait l’air d’être au courant de pas mal de trucs, c’était louche. Très louche. Mais bon, ça expliquait son comportement un poil paranoïaque, quand on est au courant d’autant de choses, forcément, on s’attend à avoir des ennemis. Peut-être qu’en fait c’était une espionne au service des traqueurs ? Brr, effrayant. Quoi que, à la limite, Lawena espérait pouvoir compter sur Electre en cas de problème avec eux. Après tout, c’était l’homme de sa vie.

Bref, elle commençait à divaguer sérieusement, entraînée par ses réflexions, quand un bruit relativement incongru et surprenant la ramena à la surface de Sphéra. Un bruit de coup. Tout proche. Alors que, à moins qu’elle n’ait manqué un épisode relativement important, personne ne semblait se battre dans les environs. Et c’est là qu’elle se rendit compte qu’en fait, il s’agissait tout simplement du gentilhomme Amenthalysien, qui venait de… S’auto-assommer, oui, il n’y avait pas d’autre terme. Il s’était frappé tout seul. Comme quoi, le privilège d’avoir l’air parfaitement idiot n’était pas réservé à la bibliovore. Surtout que là, pour le coup, il semblait légèrement sonné, un peu comme elle un peu plus tôt, quand la migraine avait été à son apogée. Légèrement inquiète, elle se rapprocha un peu, prête à lui demander si il allait bien, mais il sembla se remettre assez facilement du coup qui avait pourtant paru relativement violent à Lawena, si bien qu’elle n’eut pas le temps de s’enquérir de son état avant que Terek ne reprenne la parole, s’adressant d’abord à elle seule, puis aux deux.

    - La censure ? Mais pourquoi ? C’était juste des livres ! Il faisait rien de mal !


Oui. Elle était de nouveau en état de parler normalement, mais la capacité ‘‘réflexion normale’’ ne s’était pas encore redébloquée, hého, laissez-lui le temps de redémarrer son cerveau. Pour peu qu’elle en ait un, et qu’il soit à peu près en état de marche après sa migraine de tout à l’heure.
Mais bon, quand bien même ses paroles étaient, pour une fois à peu près cohérentes, elles n’avaient pas dû être très compréhensibles, étant donné que pile au moment où elle ouvrait la bouche pour les commencer, le jeune homme blond en avait fait de même, ce qui avait créé un superbe méli-mélo de mots parfaitement limpide pour quiconque aurait deux cerveaux fonctionnant de manière autonome et capable de suivre chacun une voix et une seule. Or, à première vue, ce n’était pas le cas des personnes présentes ici. Comme quoi, on a beau dire, l’évolution, la technologie, c’est bien joli, mais il reste des choses à perfectionner.

Cependant, pendant que le blond se plaçait dans une position clairement défensive et protectrice envers Lawena, une pensée traversa le neurone embrumé de celle-ci, qui décida que cette pensée était intéressante et qu’il pourrait être intéressant de la développer. Aussi, après l’avoir tournée et retournée dans sa tête pour tenter de comprendre ce qu’elle impliquait, elle décida de mettre quelques mots dessus.

    - Mais… Vous nous dites de faire attention, mais vous deviez bien le connaître, vous aussi, pour savoir ce qu’il lui est arrivé avec autant de précision ? Donc… Vous êtes plus ou moins impliquée aussi, non ?


Eh oui. Parfois, même les imbéciles ont des éclats de génie.




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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Jeu 21 Avr - 23:25

Entre le type qui se mettait lui-même un pain, la fille qui n'avait toujours pas l'air de piger un mot de ce qu'on lui disait et facilement la moitié des autres personnes autour d'eux qui montraient des symptômes de reprise de Karnevale foireux, Terek se demanda si ce n'était pas lui qui allait finir par avoir l'air bizarre. Enfin étant donné sa dégaine il avait plus que l'habitude, cela dit à ce niveau-là il songeait carrément à se tirer avant que les forces de sécurité apprennent pour le bordel et se pointent pour coffrer les plus chiants du périmètre. C'est qu'il était quand même au moins en partie à l'origine de tout ça et que ce ne serait pas dur à deviner, vu qu'il était fiché là-bas. En tant qu'employé, mais fiché quand même. Bon, fallait pas déconner non plus : il allait pas planter une fille à qui il avait manqué de faire fondre le cerveau. Que le mec avec son ironie à deux balles aille passer le bonjour au vieux à l'Internat Psychiatrique par contre, ça l'aurait bien arrangé mais ce dernier ne semblait pas être d'humeur à partir sans la jeune Alzenienne... et bien entendu pas non plus sans lâcher une dernière pique, à croire qu'il ne savait faire que ça le pauvre.

- Oh pardon. Ça se voit tant que ça que je suis morte de rire ? Le temps de tirer sur sa cigarette comme le dernier des accros il termina sur un ton qui exprimait plus de lassitude qu'autre chose. Mec, cette châtaigne tu te l'es mise tout seul tu sais. Va te venger sur quelqu'un d'autre. Pour le coup se faire appeler Monsieur alors qu'on a perdu tout son équipement avait quelque chose de plutôt frustrant. De même qu'à peu près à ce moment-là la fille sembla réagir à la question du libraire. Bien qu'elle avait prouvé la minute précédente qu'elle ne connaissait rien au système de censure de la capitale, elle lui faisait un vrai coup de pute d'interrogatoire. L'Alzenien ne chercha pas à comprendre. Le hasard sûrement.

- Donc… Vous êtes plus ou moins impliquée aussi, non ? Mais le hasard avait toujours été un con et Terek y était pour ainsi dire habitué, si bien qu'il pigea assez vite qu'à présent que son Karnevale laissait agir celui de la gamine il ne pourrait pas lui faire avaler n'importe quoi. Ainsi affirmer qu'il n'avait rien à voir avec cette histoire, même si savoir qu'il s'agirait d'un mensonge ne lui en dirait en fin de compte pas plus que ce qu'elle avait deviné, ça risquait d'être mauvais pour lui. D'autant plus que l'autre type avait beau avoir l'air crevé, la vitesse avec laquelle il s'était envoyé sa propre main dans la figure supposait qu'il savait aussi bien s'en servir sur quiconque essaierait de l'entuber.

- Je le connaissais pas, je fréquente pas les librairies et j'avais jamais entendu parler de la sienne avant. C'est vrai que l'Alzenien n'était pas un littéraire : les seuls volumes qu'il s'était jamais avalés en entier et sans lire en diagonale parlaient de mécanique. La seule chose qui aurait pu le pousser à s'amener là-bas aurait été un ordre de sa hiérarchie (à savoir, soit-dit-en-passant, n'importe quel employé avec un grade supérieur à celui de sous-merde, mais ça c'était pas la peine de le préciser). Après tout c'était bien le genre de course qu'on refilait aux ouvriers les plus soumis quand on a la flemme d'y aller soi-même. On m'a juste dit d'aller vérifier les dates d'éditions de certaines de ses pièces. L'ai fait sur mon temps libre, pas le choix. Il se mordit machinalement la lèvre inférieure en observant en coin les passants regroupés autour d'un blessé et dont certains Karnevales amenthalysiens assez mal contrôlés tentaient de réparer les fractures. La sécurité n'allait plus tarder, aussi ils avaient plutôt intérêt à quitter le périmètre avant qu'ils n'arrivent. En d'autres termes il fallait qu'il abrège parce qu'ici ça craignait trop. Évidemment, rien ne collait, mais j'ai aucune idée de ce qui s'est passé entre mon rapport et son arrestation. Si vous croyez que ça m'amuse de me taper le sale boulot... Pas tout à fait le temps de terminer sa phrase. Effectivement les gardes étaient arrivés plus vite qu'il ne l'aurait cru et la main sur son épaule lui fit même lâcher sa cigarette tellement ce con lui avait fait peur.

- Alazeïa ? C'est toi qui-... Terek se retourna vers le mec en question. Ah d'accord, il le connaissait celui-là, pour avoir bossé quelques années avec lui avant que ce dernier change de fonction, aussi il se permit de le couper à son tour.
- Non. Dis, tu veux pas nous laisser partir ? Héhé... tu me dois bien ça... Là encore pas besoin de s'étendre en explication. C'est qu'il s'en passe des trucs quand on est l'une des seules femelles d'une équipe de travail, et Terek avait pour ainsi dire pris la sale habitude d'en profiter, parfois même longtemps après. Pour l'instant il s'agissait de ne pas dégriser huit heures en cellule, et si possible que les deux autres ne soient pas non plus interrogés puisqu'encore une fois il leur en avait bien trop dit. Heureusement pour lui, le mec de la sécurité eut l'air de comprendre assez vite et acquiesça en leur faisant signe de circuler. Là-dessus l'Alzenien ne perdit pas de temps et fila dans la direction inverse de celle où arrivaient les gardes en passant par la même occasion entre le blond et la jeune fille aux cheveux verts. Il s'adressa à eux au passage.
- Vous avez entendu, faut qu'on se tire. À moins que vous préfériez passer par les cellules de détention ?
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... PARDON j'ai du mal à faire mieux en ce moment XD
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Jeu 5 Mai - 13:36

    Je ne suivis que très vaguement l'échange qui entraîna Terek et Lawena. En vérité, non seulement j'avais encore passablement mal à la tête mais me faire insulter par un individu dont je n'arrivais pas à déterminer le sexe me troublait légèrement. Aussi je préférais ne rien répondre, car au final, je n'accordais plus d'intérêt à ce fonctionnaire de bas étage. Il m'avait fait peur lorsqu'il avait sous entendu la présence de lien entre Karnevale Avenue et moi. Un réflexe paranoïaque combiné à ma fatigue générale m'avait rendu agressif, alors que ma nature était plus réfléchie et mesurée. Désormais - peut-être à cause des endorphines libérées lors du choc - je préférais garder la tête froide.

    Le fait que ce pauvre libraire est été enlevé/ incarcéré/ assassiné par la faute de cette immonde créature aux cheveux verts me surprenait qu'à moitié. Ainsi, je reportai mon attention sur une femme, allongée sur le sol, surprise sans toute par une boule de feu sortie de nulle-part. Finalement, la vie allait reprendre son court dès que nous nous serions séparés, dès que j'aurais retrouver mon pouvoir sans crainte de m'assommer moi-même. J'attendais ce moment avec impatience, laissant les deux Alzénien raconter joyeusement leur vie. D'ailleurs, à en juger par la voix discordante qui grinçait derrière moi épaule, c'était plutôt le fonctionnaire qui déblatérait. Je préférais faire la sourde oreille plutôt que de laisse mon visage marquer tout le dégoût que m'inspirait sa personne. Alors que le temps se couvrait et que j'observais toujours cette femme reprendre ses esprits je songeais qu'une personne qui se fichait des conséquences de ses actes comme Terek n'était pas un adulte mais une espèce de gamin immature. Pour ma part, lorsque je prenais une décision c'était toujours en mon âme et conscience. Je réfléchissais toujours dans le fond des choses. C'était peut-être la raison pour laquelle je n'étais toujours pas parti de chez moi... Pour ne pas que ma mère soit inquiétée, que mon grand frère n'aille pas en prison, que Lewis ne voit pas sa carrière s'envoler sous ses yeux.

    Mais ce fut devant les miens qu'un nouveau spectacle se jouait. Attirer par le spectacle de rue qu'avait gentiment fourni Terek, une meute de fonctionnaires en arme se précipitait dans notre direction. Brusquement frappé d'angoisse par le fait d'être arrêté maintenant, je découvris enfin un côté utile « d'Alazeïa. »

    Quelque fut le service rendu cette « femme » à son collègue du gouvernement, je ne voulais pas le savoir. Mais cela nous permit étrangement de filer. Dans la rue adjacente à celle des policiers, Terek nous entraînait, la jeune fille et moi hors du champs de bataille. En jetant un regard derrière moi épaule je vis qu'un attroupement se formait. On commençait déjà à interroger les gens autour de la femme encore sous le choc. Et même si j'avais peu de chance de passer la nuit en prison grâce à mes contacts dans la haute société, je n'avais pas tellement envie d'aller saluer ce bon vieux Electre. Rien que son petit sourire triomphateur me donnait des envies de meurtres quand nous nous rencontrions dans la rue. Alors dans son territoire, les menottes aux poignets, je n'imaginais même pas sa réaction. J’acquiesçai donc, et emboîtai prestement le pas d'Alazeïa. Mais, l'once de politesse qui n'avait pas été emportée par le stresse me conduit à, sans y penser, prendre doucement la main de Lawena pour l'entraîner à ma suite.

    Je ne me demandai même si elle l'avait prise en retour, je me contentai d'avancer. Le plus naturellement possible, pour quelqu'un qui suit un travesti, accompagnée d'une gamine fiévreuse et bavarde, le tout saupoudré de cheveux verts....

    Je connais bien mieux le quartier de Terek, aussi, je fuyais sans trop de craintes de me perdre. Dans le pire des cas, si l'ivrogne finissait par paniquer devant le nombre de rues, je pourrais les remettre sur le droit chemin. Mais au bout d'un certain temps de marche forcée je finis par m'arrêter. La situation avait trop durée, je commençais à me fatiguer, le mouvement ralenti de mes bras me mettais mal à l'aise et la compagnie de Terek achevait de me contrarier. Ainsi, malgré la jeunesse de Lawena, je finis par me décider à l'abandonner.

    « Je vais vous laisser. »

    Je repris mon souffle. Certes je ne venais pas de courir un marathon mais j'étais passablement épuisé. Je mangeais si peu alors, que mes forces se vidaient plus rapidement que celles des autres.

    « Si vous souhaitez m'accompagner mademoiselle, j'en serai ravi. Sinon je vous dis au revoir. »

    Je m'inclinais légèrement, comme les gentilshommes sur les vieilles gravures. J'avais toujours été très vieille école, très attachés aux coutumes d'un autre temps, ce qui donnait à mon visage jeune une certaine impression surannée.
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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Mar 17 Mai - 22:26

La situation était presque revenue à la normale. Presque. Parce que bon, elle se trouvait tout de même toujours en compagnie d’un individu au sexe indéterminé plutôt relativement très beaucoup louche, ainsi que d’un gentilhomme qui semblait sur le point de rendre l’âme après leur course effrénée dans les petites ruelles. Ah oui, autre élément qui sortait de la normale, ils étaient... Perdus. Ou du moins, c’était l’impression qu’en avait Lawena. Ou, plus précisément, puisque les deux autres semblaient bien connaître le quartier, elle, elle était perdue. Léger problème. Allons petite, fais un effort, remémore-toi le chemin parcouru depuis l’intervention du membre des forces de l’ordre dans votre si charmante conversation. Et puis même, encore quelques secondes avant, il y avait eu l’éclaircissement léger de ce qui était arrivé au libraire. Mais bon, comme juste après ils avaient commencé à courir, histoire de profiter de ce que la dame étrange semblait avoir fait au traqueur stagiaire pour prendre la poudre d'escampette. Oui, c'était forcément un traqueur vu que le désordre dans la rue était d'ordre purement karnévalien, et stagiaire parce que les vrais stagiaires, ceux qui avaient la classe, la renommée et les gros salaires, ils ne se déplaçaient pas pour un banal arrêt de Karnevale dans la rue. Mais bon, au moins, à l'écho léger dans la voix de l'amenthalysienne quand elle avait devancé la question du stagiaire, le Karnevale de Lawena fonctionnait à nouveau. Parfaitement normalement, elle n'aurait pas su le dire, mais au moins il fonctionnait. Bon, d'accord, en fait c'était le seul élément qui était réellement revenu à la normale. Mais, hé, comparé à ce qui s'était passé dans les dix dernières minutes, c'était déjà énorme, hein ? Hein ? Comme je vois que vous n'êtes pas convaincus, je ne vais pas m'attarder sur cette considération à caractère parfaitement subjectif. Parce qu'après tout, où se trouve la normale ? Oui, j'ai dit que je ne m'attardait pas dessus. Mais vous admettrez que c'est une question intéressante. Enfin bref, revenons-en à nos trois moutons, même si deux d'entre eux sont loin d'avoir la pureté de l'agneau.

Ils étaient donc partis d'un pas un peu plus rapide, que l'on pourrait presque qualifier de pas de course, ce qui était compréhensible quand on supposait qu'ils étaient tout de même plus ou moins, et plutôt plus que moins d'ailleurs, à l'origine de la catastrophe. Le seul problème, c'est que le pas en question, qu'il soit rapide ou de course, l'était en tout cas un peu trop pour Lawena, qui n'était pas franchement ce que l'on peut appeler une grande sportive. Et là, comme s'il avait senti qu'elle peinait légèrement à suivre, d'une, la direction et, de deux, le rythme, le jeune homme blond lui prit la main, lui permettant de se guider un peu plus facilement dans la foule. Comme quoi, l'impression qu'elle avait que, du trio, la dame était la méchante et le jeune homme le gentil était tout de même assez proche de la réalité. Ou comment avoir une conception plutôt simpliste des choses quand on sort d'une migraine comme on en a rarement eue. Une fois suffisamment éloignés de la foule, et donc des autorités, et donc après avoir tourné à gauche, à droite, puis à gauche, puis encore à gauche, hop un escalier, bref, après avoir complètement perdu la petite touriste que Lawena était, les deux autres s'arrêtèrent enfin, plutôt hors d'haleine pour le deuxième. Ah, au moins ils étaient deux à être fatigués. Quand à la troisième, vu qu'elle fumait, elle devait avoir les poumons dans un sale état, c'était bizarre qu'elle ne soit pas plus essoufflée que ça. Sans doute encore un des mystères de Sphera.

Cependant, le temps que la bibliovore se fasse cette réflexion, le gentilhomme s'était déjà redressé et s'adressait tout d'abord à elles-deux, puis à elle seulement. Hum... L'accompagner était tentant, après tout il était gentil, mais... C'est qu'elle ne voulait pas déranger elle, donc bon... Seulement, s'il partait et que elle, elle restait, elle allait se retrouver toute seule avec l'autre pas nette là, et ça, c'était, genre, pas bon du tout. Seulement, contrairement à la dernière fois où elle s'était retrouvée dans cette situation, c'est à dire il y a exactement cinq minutes, Lawena n'était pas en proie à un blocage de Karnevale intensif. Et donc, elle était capable de réfléchir à peu près correctement. Et donc, de saisir l'occasion de s'éclipser elle aussi. C'est pas comme si elle avait un programme de librairies à visiter, mais presque.

    - Je vous remercie de votre proposition monsieur, mais je dois encore passer dans quelques endroits, profiter des séances de dédicace, je pense que je vais donc partir aussi. J'ai été ravie de vous rencontrer, et je vous souhaite une bonne fin d'après-midi !


Bon, certes, elle n'avait pas été ravie de rencontrer les deux. Mais là, ce n'était pas vraiment un mensonge, plus de la politesse. Sur cette considération hautement philosophique elle aussi, Lawena repartit en direction de ce qu'elle espérait être la prochaine étape de ses visites. C'était bien beau de fuir les problèmes administratifs, mais elle elle ne connaissait pas la ville. Et là, ça promettait d'être marrant, le retour... M'enfin, au pire, elle allait avancer tout droit, et puis elle finirait bien par tomber sur une grande rue depuis laquelle elle arriverait à se repérer. Mais si, mais si, ne doutez pas de son sens de l'orientation.

[Terek, à toi la fin o/]



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MessageSujet: Re: Les rues de la capitale [PV Terek et Carol] [TERMINE]   Mar 24 Mai - 21:59

Les deux l'avaient apparemment suivi sans hésiter. C'est sûr qu'il était censé savoir où il allait, lui, si on admettait que le plus loin possible de cet endroit craignos soit un lieu bien défini et où on était à peu près sûr de pas se faire cueillir. En d'autres termes, il se contentait d'avancer sans compter les rues. Il avait allongé le pas sans s'en rendre compte mais à vrai dire il se foutait bien d'avoir l'air suspect ou non en ce moment-même, de même que des deux individus toujours derrière lui. Paradoxalement Terek se dirigeait d'instinct vers le Palais Impérial, pas le moyen idéal d'éviter les traqueur mais bon, il connaissait le chemin pour y être allé bosser ces dernières semaines et comme il n'était pas tout à fait à jeun il ne voulait pas se perdre bêtement non plus.

Lorsqu'il s'arrêta après quelques minutes, il n'était arrivé nulle part. En fait il avait surtout entendu que les deux autres derrière lui galéraient déjà à suivre. Il les aurait bien laissés sur place s'il n'avait pas raté un battement de cœur en apercevant une silhouette au bout de la rue un peu trop aviaire à son goût. C'est d'ailleurs à peu près à ce moment-là qu'il comprit que quoiqu'il arrive, sa journée était pourrie. Enfin, côte, oblige il y avait toujours eu des oiseaux à Amenthalys, alors forcément, tu parles d'une vie de merde. Peut-être s'y ferait-il un jour, mais ce jour-là n'était visiblement pas près d'arriver ou bien l'un d'eux allait s'arranger pour le tuer avant, ce qui ne l'étonnerait en fait qu'à moitié. Comme le type avait commencé à parler malgré un épuisement visible trahissant une faiblesse physique qui encourageait presque à l'homicide pour l'aider à en finir, Terek se retourna, ne serait-ce que pour mieux entendre ce qu'il disait en détachant son attention de la bestiole qu'il fixait.

Il s'en allait. Super, encore une fois il aurait pu le faire avant. Mais encore une fois la chose qui le retenait était la fille, pas de toute que celle-là aurait eu un ticket avec lui... si elle n'avait pas été une gamine de même pas vingt ans. Heureusement pour eux trois cette dernière avait -peut-être- enfin pigé que l'Alzenien n'était le genre de type fréquentable qu'on peut questionner sans le regretter aussi bien dans l'immédiat que par la suite et dit qu'elle allait se tirer elle aussi. Le temps de leur deux répliques Terek s'était contenté d'acquiescer vaguement puis jeta un coup d'œil nerveux derrière lui pour constater avec dépit que l'animal était toujours là et n'avait pas l'air décidé à dégager du passage. Il lui fallut donc prendre sur lui pour ne pas passer pour un cinglé lorsqu'il eut à supporter la présence de la mouette qui jouait avec quelques ordures par terre à moins de vingt mètre de lui en poursuivant son chemin. Vers quoi déjà ? Ah oui, loin de ce quartier et si possible en évitant de causer à d'autres personnes susceptibles de lui refaire faire ce genre de conneries.

Après, il a oublié.

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JVOUS PROMETS QUE CA FAIT 10 LIGNES OK.

Bon, Topic fini. WE FINALLY DID IT XD
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