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 Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]

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MessageSujet: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   Dim 5 Déc - 20:36

Il était tard, le soleil s'était couché sur les rues de Karnevale Avenue, seuls quelques compagnons nocturnes hantaient encore les rues à mes cotés. Je marchais sans but, bien malheureux que même dans le noir, ma beauté attire encore les regards, qui se posait sur moi de toute part. J'aimais me promener la nuit car la foule me rendait mal à l'aise. La sensation étrange qui me prenait lorsque j'étais mélangé à une masse d'humains avides de me contempler, était à la fois agréable et malsaine, comme un goût amer au fond de la gorge. Mais cette nuit, j'étais presque seul, en tout cas je l'étais au fond de moi, et j'essayais de ne pas prêter attention aux autres, de me retrouver seul, tout seul car cette solitude m'apaisait, devenant ma seule amie. En ce moment j'avais la nette impression de ne plus savoir où aller, le monde extérieur que j'avais tant désiré m'apparaissait désormais comme il était vraiment : fade, triste et noir. Oui, la noirceur qui enveloppait cette terre de toute part, était presque visible, les ténèbres qui nous hantent chaque jour m'enveloppaient aussi, ces rois tyrans qui régnaient, semblait pouvoir observer mes faits et gestes à chaque instant. J'avais beau faire partie de la noblesse, mes seules préoccupations étaient de celles que pouvaient avoir les gens du peuple. Je me sentais bien plus noble de cœur que de sang, et ne voulait d'ailleurs plus avoir à faire à cette famille qui en voulant me protéger m'avait détruit. Mes pas me guidèrent naturellement en dehors de toute civilisation où seuls se côtoyaient la lumière de la lune et les quelques maisons vides de la rue. La lueur lunaire éclairait d'une légère teinte blanchâtre mon visage déjà blanc, renforçant cet air angélique qui me collait tant à la peau. Cette apparence, que j'avais toujours voulu fuir était pourtant toujours décrite comme une bénédiction, une chose offerte à ma naissance que je ne devais que chérir, pourtant elle m'apportait bien plus de mal que de bien, même si elle m'avait permise de m'offrir le luxe de cette vie aux cotés des hôtes. Cette vie je ne savais d'ailleurs plus comment la remplir, les visites de ces femmes qui cherchaient le réconfort me lassait de plus en plus, et même le plaisir éphémère de leur compagnie me semblait sans saveur. Il était vrai que je m'étais plu, au début, de pouvoir prétendre à ces plaisirs à tout moment, mais bien après, la vraie vie me semblait lointaine, je ne savais comment remplir ces heures perdues que je passais loin de tout.

Je m'étais appuyé contre le mur froid d'une façade, je contemplais les maisons qui me faisaient face, elles étaient toutes semblables. Pierre grise assemblée pour créer une maison qui loin d'être le foyer chaud d'une famille, paraissait être vide de toute âme et froide comme la mort qui l'habitait. Rien n'était lumineux dans cette rue, l'obscurité y côtoyait les ténèbres et leurs deux lueurs obscures s'infiltraient dans les moindres recoins de pierre. Rien n'y pouvait, je me sentais si seul, si mal, en ce soir obscur même mes machines qui me servaient habituellement de compagnes en mes nuits de solitude, ne me réconfortait plus. J'avais besoin de chaleur humaine, de quelqu'un qui puisse lire dans mon cœur ma souffrance et puisse y répondre. Je doutais pourtant de l'existence d'une telle personne, car je me connaissais et la seule chose dont les hommes était avide en moi était ma seule beauté, enveloppe chérie et pourtant si différente de ce cœur froid que je devais porter seul. Aucun des hôtes n'avait réussi à me percer à jour, aucun d'eux ne semblait d'ailleurs vraiment intéressé par moi, même si leur beauté m'avait quelque peu attirée au début, elle restait si superficielle et familière que son éclat s'était peu à peu estompé. Aujourd'hui ils n'étaient que ceux qui me forçait à rembourser ma dette, plus bourreaux que compagnons. Oui, ils ne m'attiraient plus en rien, car rien ne semblait plus pouvoir me séduire, bien que je n'attendais que cela. Je repensais à la jeune femme que j'avais servie cet après-midi, je revoyais son sourire heureux dès lors qu'elle m'apercevait, sourire qui habituellement me redonnait goût à la vie, mais qui là, m'éloignait d'avantage de mon bonheur. Il avait une teinte si claire qu'il ne pouvait plus atteindre ce cœur noir, qui était le mien. Oui ce sourire que je me forçais continuellement à porter, masque d'un bonheur que je ne trouvais ni retrouverais plus. Oui tout espoir me semblait perdu en cette nuit, même si la lumière de la lune éclairait encore quelque peu ma vie, me donnant un léger sourire, suivi d'une larme, qui portait la totalité de ces malheurs que j'avais du affronter. Je semblais pourtant heureux, en tout cas j'aurais du l'être, si je n'étais pas si seul, si las, las du peu de plaisirs que m'avait offert le monde. Il me semblait être plus heureux lorsque j'attendais désespérément la liberté des plaisirs, alors que maintenant qu'elle m'étais offerte je ne m'en délectait plus.

On m'avait pourtant dit que la vie était semée d'embuche que le monde ne serait pas si facile à vivre, oui mais j'avais envie d'éprouver cette souffrance et je l'éprouvais à l'instant dans toute sa force et sa tristesse. Je ne savais plus quoi faire, que dire ni quoi penser. Je ne voulais pas rentrer dans cette chambre exigüe que l'on m'avait prêtée, je voulais encore me sentit libre, essayer de ressentir la frénésie que j'avais sentie dès lors que j'avais mis la première fois un pas dehors. Je voulais encore sentir ce plaisir qui m'avait envahi, cette sensation d'être si petit par rapport à l'immensité du monde, si insignifiant aux regards de ces nombreux passants à mes cotés ce jour-là. A cette époque je m'étais senti revivre, la liberté m'avait apporté le bonheur et j'avais pu me battre pour la garder. Mais cette douceur m'avait été enlevée bien souvent par la suite, car la liberté à un prix et elle ne peut être infinie. Mon esprit m'emmenait loin dans des pensées des plus obscures que je ne faisait plus attention aux faits extérieur. Les légers bruissements du aux vents ou encore les quelque voix que l'on percevait encore, tous ces mouvements ne m'atteignaient plus. Non mon esprit était fermé et le vent froid ne faisait plus réagir ma peau déjà glacée. Je n'étais plus qu'une enveloppe charnelle, que mon regard triste faisait paraître quelque peu humaine.

Un bruissement pourtant inhabituel m'apparut, seul, au milieu du silence, ce bruit s'approchait de plus en plus de moi, il était proche, tout proche mais je ne savais pas d'où il provenait. Mes yeux clos, j'essayais de ne plus y penser, mais il me revenais toujours de plus en plus fort, de plus en plus présent. Peut-être était-il le signe de cet espoir que j'avais abandonné, mais qui ce serais aventuré si loin de la vie humaine, si loin du peu d'agitation qui régnait encore à cette heure tardive, s'il s'agissait seulement d'une personne. Mon karnevale m'était inutile, car j'aurais pu analyser toute machine mais l'âme humaine m'apparaissait aussi complexe qu'aux autres êtres humains, voir plus. J'osai entrouvrir les yeux pour observer celui ou celle qui aurais troubler ce moment, car ces bruits étaient bien ceux d'un humain, qui me faisait désormais face. Ces pas qui étaient venus jusqu'à moi, me sortaient de ma tristesse et seule ma surprise au vu de cette personne restait en moi. Surprise suivie d'un certain plaisir qui m'avait tant manqué. Le délice de ne plus être aussi seul, de savoir que la vie s'était aventurée jusqu'à moi.
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MessageSujet: Re: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   Lun 6 Déc - 23:09

[J'espère que personne n'avait prévu de te répondre... Désolé s'il y a des fautes, je les corrigerais plus tard, là mon ordi' n'arrête pas de buger! -x- (ça fait deux fois que j'essais de poster...) Fautes corrigés! Enfin... Normalement...]

Le bruit de la petite clochette présente au-dessus de la porte du magasin sonna puis fut remplacé par un grand silence. Mirko, présent derrière son comptoir affichait un grand sourire puis quelque seconde après le départ de son dernier client, il soupira bruyamment et se coucha à moitié sur la caisse. Son sourire avait disparue et l'ennui l'avait soudainement envahi. Afin de briser ce silence assourdissant qui venait de s'installer, Mirko s'amusa à ouvrir puis refermer la caisse, faisant se cogner entre elles le peu de pièces qui remplissaient le tiroir. La journée avait été longue. Aujourd'hui, seul deux ou trois personnes avaient poussés la porte de sa boutique. L'homme, comme à son habitude, les avait accueilli chaleureusement puis, dès que la clochette sonna à nouveau, marquant la sortie de la personne. Mirko se retrouvait une fois de plus seul dans sa petite boutique. Il y avait des jours comme celui-ci ou, pour une raison qu'il ignore, peu de client venait. L'homme aux longs cheveux blancs continuait son occupation quand Kiwi, couchait dans son panier non loin du comptoir, se mit à miauler comme pour dire à son maitre de cesser de faire du bruit. Mirko arrêta alors avant de soupirer de plus belle. Il finit par se relever et regarda fixement la porte. Ouvre-toi ! Ouvre-toi ! Ouvre-toi ! Mais celle-ci ne bougea pas.

Agacé de ne rien faire, l'homme sortis de derrière le comptoir et alla ranger sa boutique qui était déjà impeccable. Il expérimenta de nouvelles façons de ranger pour finalement revenir au rangement initial. Ce calme commençait à l'énerver, les sourcils froncer, Mirko reposa brutalement l'un de ses pots de fleurs et un autre, non loin de celui qu'il venait de poser, s'envola. L'homme réagit alors au quart de tour et se retrouva dans une position des plus improbables mais, il avait quand même réussi à rattraper la plante. Seul bémol, il était en équilibre sur un pied, l'autre étant dans les airs afin de lui servir de contrepoids et de lui permettre de rester en équilibre. Sa position faisait un peu pensait à un pas de danse classique : les deux mains en avant tenant fermement la plante et une jambe levée derrière. Mirko soupira alors de soulagement quand, en voulant baisser sa jambe, il compris que celle-ci s'était logée sur l'un de ses présentoirs et que s'il l'enlevait tout ce qui était dessus tomberait. L'homme resta alors immobile et regarda, les yeux suppliant de l'aider, son chat qui était le seul témoin de la scène. Kiwi le regarda aussi puis se leva, se retourna et se recoucha comme si de rien était. Vive l'entraide ! Même s'il n'aurait pas pu faire grand-chose... Mirko le foudroya alors du regard. Toi tu auras une croquette en moins ! Voilà, punition ! Mais l'homme n'osa pas dire cela à voix haut comme si, si jamais il se mettait à parler, tout tombe. Des crampes commençaient alors à se faire sentir et il dut improviser. Mirko posa la plante tant bien que mal à terre avant de se retourner doucement afin de rattraper ce qui risquerait de tomber s'il enlevait son pied. Ce fut une opération délicate mais qu'il exécuta avec succès ! Fier de lui, l'homme fit alors une petite danse de la joie seulement, il donna, involontairement, un coup de pied dans la plante qu'il avait posée au sol et celle-ci se renversa, rependant de la terre de partout.

Kiwi qui, malgré le fait qui lui tournait le dos, avait observé toute la scène, arriva tous courant vers son maitre. Il se roula dans la terre et joua avec la plante ce qui énerva encore plus Mirko qui se mit à hurler. Le chat fut alors mis dehors et l'homme dut nettoyer sa boutique. Une fois cela fait, la nuit était tombée et il était même plutôt tard. Mirko alla alors ouvrit la porte de la boutique, persuader que Kiwi n'attendait que ça mais, malheur, le chat n'y était pas. L'homme sorti alors et se mit à l'appeler mais, personne ne répondit. Une tentative de l'attirer avec des croquettes fut tentée mais, ce fut un échec cuisant. L'homme décida alors de partir à sa recherche. Il arpenta toutes les rues mais, pas la moindre trace de son chat. Et s'il avait été enlevé. Non, qu'est-ce qu'on pourrait bien faire d'un chat ? Le manger ! Non, il n'est pas assez gros... Et puis il est poilu ! Peut-être que c'est des ravisseurs et ils se serviront de Kiwi pour lui demander une rançon. Mirko se figea alors. Mais il n'avait pas de quoi payer et puis... Kiwi en valait-il vraiment le coup ?

Les rues étaient déserte et peu rassurante. Non pas que l'homme avait peur du noir mais, avec toutes les rumeurs qui circulaient, rien de plus normal que de ne pas être rassuré quand on se promène seul la nuit. En marchant, Mirko se rappela de cette histoire qu'une de ses clientes lui avait racontée un jour. C'était une vieille dame cambré aux cheveux longs grisonnant. Elle était venue acheter des plantes pour la création d'une potion pour éloigner les mauvais esprits. Il semblerait que rôde la nuit le fantôme d'une jeune fille qui n'apparait quand temps de pleine lune. Elle éclairerait son chemin à l'aide d'une lanterne orange et rouge. En se remémorant cette histoire, Mirko leva la tête au ciel. La lune brillait de mille feux dans le ciel noir. L'homme la regarda avant de pousser un petit rire nerveux puis il rebaissa la tête et marcha d'un pas plus rapide. Les fantômes ça n'existe pas ! Mais cela ne l'empêchait pas de ne pas être rassuré.

Mirko continua alors ses recherches. Appelant son chat à tue-tête, en passant devant une fenêtre, celle-ci s'ouvrit brutalement et alors que l'homme tourna la tête pour voir ce qu'il se passait. Il reçut une chaussure en pleine figure. De la petite maison sortait des pleure de bambin et des cris d'une mère en colère. L'homme ne demanda pas son reste et partit alors en courant. Il arriva alors dans une rue plus fréquenté mais, si elle restait quand même déserte. Mirko continuait à chercher son chat quand ses yeux se posèrent sur un magnifique jeune homme posé contre un mur. Sa sublime chevelure violette et sa peau pâle éclairé par la lumière de la lune ne le rendait que plus beau. Un dilemme se posa alors. Aller le draguer ou continuer à chercher Kiwi ? Il se faisait tard et l'animal n'était pas très dégourdi... Mais Mirko finit par hocher les épaules et son choix se porta sur... Le jeune homme. Il s'approcha alors de l'inconnu d'un pas de Don Juam, ce qui ne collait pas du tout avec son kimono élégant et fleuri. Une fois en face, Mirko lui fit un grand sourire.

« -
Excusez-moi... Est-ce que, pas hasard, vous n'auriez pas vu un chat ? Il est tigré avec de magnifiques yeux violet et vert ? »

Autant mélanger l'utile à l'agréable. Pour une fois que cet abrutie de chat lui servais à quelque chose



Dernière édition par Mirko Dawl le Sam 18 Déc - 2:00, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   Mar 7 Déc - 22:30

Un homme des plus atypique me faisait désormais face, il semblait plutôt heureux, bien que de son sourire transperçait une once d'inquiétude. Il n'était ni particulièrement beau ni vraiment laid, simplement étrange, ces cheveux grisonnants, alors qu'il ne devait pas être beaucoup plus âgé que moi, contrastaient avec sa peau pâle et parfaite couplée de ces yeux bleus étincelants. Bien qu'il ne soit pas particulièrement beau, il m'attirait, comme une intense envie de me laisser aller dans un monde auquel je n'étais pas habitué. Le monde où la beauté n'était pas présente tout le temps, où ces visages qui se devaient refléter les beautés du monde m'étaient si familier, qu'ils ne me faisaient plus aucun effet. Tous ces hôtes que je côtoyaient chaque jour, toutes ces femmes qui voyaient en leur beauté un privilège, ou qui se croyaient dotée de cet artifice alors qu'elle n'en reflétait pas à un seul trait à mes yeux. Elles n'en valaient pas la peine, toutes ces femmes m'avaient presque fait regretter le fait d'en être si dépendant, de par le plaisir qu'elles me procurent et par la tendresse qu'elles peuvent dégager, cette douceur, chaleur qui nous envahit dès que l'on croise leur regard. Mais là, c'était un homme qui me faisait face, et c'était tout autre chose, car je ne pouvais m'adonner aux plaisirs immédiats que me procuraient une femme, surtout compte tenu du genre d'individu qui se tenait face à moi. Si une femme s'était aventurée jusqu'ici, j'aurais sans hésiter user de mes charmes sur elle, car j'avais plus que besoin d'une présence à mes cotés cette nuit. Mais là je ne pouvais me risquer à en user sur un homme, bien que dans cette rue les tabous étaient délaissés en faveur du plaisir. De plus, il m'apparaissait fort étrange qu'un homme seul, apparemment que très peu habitué à cette rue, s'aventure aussi tard, seul dans les rues sombre de l'avenue. Ce qui m'étonna d'autant plus est qu'il m'adresse aussi facilement la parole, moi, seul, appuyé contre un mur d'une ruelle sombre. Oui, j'étais un individu des plus suspects d'un point de vue extérieur. Cet homme n'avait pas particulièrement peur pour autant, il avait juste perdu son chat et devait être sorti pour le rechercher. Cet individu était décidément bien atypique, il me semblait être un de ces vieillards plus attachés à leurs animaux qu'aux peu de relations humains qu'ils entretenaient. Je préférais tout de même cet individu à ceux qui m'abordait habituellement, attirés par mon seul physique. Peut-être étais-ce aussi le cas de cet homme mais j'en doutais sincèrement, comme je doutais qu'il soit un temps soit peu attiré par moi. Mais tout le monde pouvait se tromper.

En tout cas je ne pouvais l'aider en rien, dans mes longues heures de solitude et de errance je n'aurais même pas pu percevoir le moindre bruit. Surtout les pas silencieux d'un chat, qui m'aurait paru bien inutile à remarquer. Je ne savais vraiment pas comment aider ce pauvre homme, qui semblait vraiment attaché à son animal. J'aurais bien pu l'aider dans ses recherches mais bon ma compagnie ne lui aurait pas été fort agréable, vu mon état d'esprit actuel. Je n'étais vraiment pas très utile, c'était le moins qu'on puisse dire et cette impuissance m'énervait au plus haut point. Ma confiance en moi était perdue, à jamais ? Peut-être bien, en tout cas c'est ce que je pensais, mais demain ça irais peut-être mieux, qui sait je trouverais peut-être de quoi m'occuper l'esprit et reporter ces problèmes à une autre fois. Une autre fois où je errerais sans but.

- « Je suis désolé, mais je crains de ne pas avoir remarqué grand chose. Ne croyez-vous pas qu'il rentrera seul, vous savez ces animaux sont parfois capricieux mais plutôt débrouillards. Enfin je le crois. »


Il était vrai que je ne m'y connaissais pas vraiment en animaux mais les conversation entre hôtes ou avec les clientes m'en avait appris beaucoup. J'étais intelligent, certes, mais les études théoriques, suivies dans mon enfance, ne m'avait rien appris des choses de la vie. Je ne m'étais jamais intéressé aux animaux, et je ne comprenais que très peu la passion que certaines personnes pouvaient avoir pour eux, mes machines me parlaient beaucoup plus. Mais je me devais d'aider du mieux que je pouvais cet homme, et égoïstement je préférais qu'il reste ici avec moi, plutôt qu'il cherche son imbécile de chat perdu. Mes pensées noires s'effaçaient peu à peu, laissant place à cette envie que j'avais de parler à cet homme et d'en connaître plus sur lui. D'habitude plutôt solitaire, je m'étonnais d'être si heureux de rencontrer quelqu'un à qui parler. Mais je savais bien pourquoi, cet air atypique, ces yeux qui semblaient déborder de vie, tout cela me manquait cruellement, moi qui étais dépourvu de tout but. Je n'avais pour seul rêve que celui de trouver un jour la liberté, liberté totale où seule ma joie, ma vie compterais et où je serais libre de toute obligation sociale ou morale. Oui mais ce rêve en resterait un à jamais, se rapprochant plus de l'utopie que d'un idéal à atteindre. Alors avant d'atteindre cette liberté, je me laisserais bercer par cette liberté éphémère que me procurais le plaisir de combler certains de mes désirs. Liberté de savoir que je pouvais contrôler une partie de ma vie, alors qu'elle filait toujours loin de mon contrôle, fil que je ne pouvais retenir de mes mains. Je me laisserais donc guider mes envies, ne serais-ce qu'un moment. Je me rapprochais du jeune homme, mon visage semblait moins pensif, en tout cas je l'étais moins, ma tristesse avait disparue quand je décidai d'aborder cet homme, après tout ne dit-on pas que la nuit cache tous nos pêchés. Mes intentions n'étaient pas profondément mauvaises non plus, où est le mal dans le fait de se laisser guider un moment par les désirs.

- « Peut-être pourriez-vous rester un moment, ici, avant de rentrer chez vous. Je me présente, je me nomme Navis. Comment vous appelez-vous ? »

Je me rendis compte que ma proposition était des plus étranges, bien plus suspecte que toute autre chose que j'aurais pu dire, mais bon c'était fait alors je ne reviendrais pas en arrière. Si l'homme fuyait se serait tant pis pour moi, je me devais parfois d'oser comme ce jour où j'avais quitter la maison pour le monde extérieur, oser dire ce que je voulais dire, même maladroitement. C'est d'ailleurs cette maladresse qui ne m'incitait pas à parler beaucoup, je n'étais à l'aise que dans certains types de conversations, sujets qui pouvait faire fuir bien du monde. On me disait parfois ennuyant, c'est que je ne savais pas comment parler leur langage, je ne comprenais pas comment parler de tout et de rien comme ils le faisait sans cesse. J'essayais de dire des choses simples mais elles devenaient encore plus complexes qu'elles ne l'étaient. Oui la communication n'était pas mon fort, je préférais les gestes, ou simplement la solitude. Pourquoi les gens avaient-ils toujours ce besoin de parler, toujours comme pour ce prouver à eux-même qu'ils connaissaient beaucoup de choses alors qu'ils n'étaient que des ignorants. Je préférais rester silencieux, croiser le regard d'une personne et essayer de lire en lui, plutôt que son mystère soit gâché par ses paroles. Il semblait d'ailleurs qu'en cet instant, bien que de nombreuses questions me viennent à l'esprit je préférais les garder sans réponses. Après tout je ne reverrais peut-être même surement plus jamais cet homme. A quoi bon en savoir davantage, il me suffisait de parler de quelque petites choses, passer un unique bon moment, essayer de rendre cette vie un peu moins inutile et ennuyeuse. Mais voilà je ne pouvais m'en empêcher, cruel péché humain qu'était celui de curiosité.

- « Savez-vous que c'est plutôt dangereux de ce promener seul la nuit, je me doute que si vous êtes là ce n'est pas par inconscience mais parce-que vous connaissez les lieux, je me trompe ? D'ailleurs vous êtes aussi bien imprudent de m'aborder j'aurais pu facilement être une mauvaise personne. »


J'aimais jouer ce rôle de petite malfrat, rôle qui ne me collait d'ailleurs absolument pas, peut-être mon interlocuteur verrait-il ce contraste entre cet air triste que j'arborais et ce semblant de confiance qui ressortait de mes paroles.
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MessageSujet: Re: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   Lun 13 Déc - 23:48

Débrouillard ? Kiwi ! Mirko retenu un rire. Il se rappela alors les exploits de son fidèle ami. Il le revit en train de monter sur l'un des placards afin d'attraper le sac de croquettes. Seulement, l'animal glissa et emporta avec lui le paquet qui s'étala partout dans la cuisine. Oui, dans un certain sens on peut dire qu'il est débrouillard... Débrouillard mais, pas très discret ni très agile. Surtout qu'il n'avait même pas prit la peine d'aller se cacher pour ne pas se faire accuser. Non, Kiwi était resté à côté du paquet éventré, mangeant les croquettes qui en sortaient. Mais bon, l'animal n'était pas non plus complètement demeuré. C'est lui qui a retrouvé plusieurs fois les clefs que Mirko avait égarées. Il lui arrivait même de réussir à attraper des souries, enfin parfois... Mirko fini par hocher la tête pour approuver les paroles de jeune homme. De toute façon, là dans l'immédiat, Kiwi était le dernier de ses soucis. Il avait devant lui un beau garçon qu'il était bien décidé à ne pas laisser s'enfuir. Surtout que cela faisait un moment que Mirko n'avait pas eu de compagnie. Sa boutique prenant le majeur parti de son temps, il ne peut pas trop flirter et puis, ses clients sont souvent des vieilles ou des filles mais, jamais de beau jeune homme.

L'homme lui adressa ensuite un grand sourire qui s'agrandit encore plus quand le jeune homme lui proposa de rester avec lui. Mirko n'avait même pas eut besoin de le demander, il l'avait fait à sa place. Tant mieux d'un côté. L'homme se posa alors contre le mur, à côté de sa belle rencontre.

« -
Non, cela ne me pose aucun problème. Navis, quel joli prénom et puis il vous va bien. Moi, c'est Mirko. »

L'homme ne voulut prendre la proposition du jeune homme comme un acquit. Ce n'était pas parce qu'il demandait de rester avec lui que forcément c'était parce qu'il lui avait tapé dans l'oeil. Mais bon, cela restait quand même assez étrange bien que ça réjouissait Mirko. L'homme regarda la nuit qui régnait en maitre. La lune était toujours aussi lumineuse que tout à l'heure. Il se remémora alors l'histoire du fantôme de la fille et un frisson le parcouru. Les paroles de Navis ne le rassurèrent pas non plus. Dangereux. Bien sûr que Mirko savait qu'il était dangereux de se balader la nuit. Ce n'était plus un enfant, il était parfaitement conscient des risques qu'il prenait.

« -
Je sais qu'il est risqué de se promener seul la nuit mais... On y fait parfois de très belles rencontres. »

Mirko regarda alors son interlocuteur et lui sourit avant de reposer ses yeux sur le ciel. Non, il ne connaissait pas spécialement la ville. Malgré que cela fasse quelques années qu'il y a installé sa boutique. Mais Mirko n'est pas du genre à sortir souvent, malgré qu'il n'aime pas être seul.

« -
Vous êtes loin d'avoir la tête d'une mauvaise personne. Ces personnes-là ne sont pas si jeune et pas si beau. »

Un petit courant d'air froid fit frissonner Mirko. L'air s'était refroidit et ce n'était pas son kimono qui allait lui tenir chaud. L'homme se redressa du mur puis se tourna vers Navis.

« -
Vous avez raison, il est dangereux de rester dans les rues la nuit et puis, il ne fait pas très chaud. Je vous invite donc à venir à ma boutique. Je vous servirais un thé, un café ou un chocolat chaud et puis peut-être que mon chat et rentré de lui-même. »

Mirko regarda alors fixement Navis attendant sa réponse. Peut-être que là, il y allait un peu vite et que sa demande pourrait paraitre douteuse. Mais bon, qui ne tente rien n'a rien et puis on peut dire que niveau « proposition douteuse » ils sont quitte.

[Je suis désolé d'avoir été si long pour répondre... En plus c'est tout court et tout nul! Je ferais mieux la prochaine fois.]
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MessageSujet: Re: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   Sam 8 Jan - 14:16

On peut dire que l'homme que j'avais en face de moi n'était pas du genre à mâcher ses mots, son honnêteté ou plutôt spontanéité m'apparaissait plutôt inhabituelle mais je ne pouvais pas dire qu'elle me déplaisait, il valait mieux tomber sur ce genre de personnes plutôt que sur des gens trop hypocrites ou encore pire intéressés. Il n'avait pas l'air désintéressé mais je pensais plutôt qu'il avait envie de passer quelques temps avec moi sans grande idée derrière, sans attaches juste parce-que la nuit était noire, que les temps étaient durs et que nous étions deux hommes seuls au milieu de cette ville. Sa proposition m'apparut cependant suspecte et les petites remarques qu'il glissait habillement me faisait penser que je lui plaisait, mais cela j'y étais habitué, cet homme devait être un de ceux qui me trouve beau sans aller chercher plus loin en moi, je n'avais aucune envie, de toute manière de lui faire une quelconque confidence, à quoi cela allait-il bien pouvoir me servir, après tout je n'arrivais pas à me comprendre alors comment cet homme pourrais bien faire quoi que ce soit. J'étais seul, il était là, autant en profiter, je n'allais pas lui cracher dessus, même s'il était plus âgé que moi, et un peu trop maladroit dans ses dires pour me séduire. Je voulais ainsi lui répondre « oui », mais je voulais encore rester quelques instants dans cette rue, juste un moment. Je regardai les étoiles, elles étaient toujours aussi lumineuses, même si je ne l'avais pas remarqué à travers la noirceur de mon cœur, maintenant que je n'étais plus seul elles m'apparaissaient. Moi d'habitude si solitaire j'appréciais cette compagnie insolite qui s'était invitée auprès de moi. Mais le plus important n'était pas de savoir si j'avais envie d'être en sa compagnie mais plutôt si cela était bien sage, j'avais tendance à faire confiance aux gens qui m'entouraient, parce-que je côtoyait le monde extérieur seulement depuis peu, mais cela me jouerait un jour des tours. Je n'avais pas d'autre choix que celui de lui faire part de mes doutes.

« J'apprécie votre franchise, mais bien que j'aimerais vous suivre, je ne suis pas certain que ce soit bien sage. M'introduire dans la maison d'un inconnu pourrait sembler suspect, bien que le fait de m'inviter le soit encore plus. »


Sa demande m'avait en effet parue bien trop directe, un peu comme si elle cachait une arrière pensée bien plus sombre, plus fourbe, que le fait de discuter autour d'une boisson chaude. Je n'avais pas envie de me retrouver mêlé à une affaire louche, déjà parce-que cela porterait préjudice aux hôtes mais qu'en plus j'avais perdu l'habitude des milieux louches de malfrats, même si j'en avais fait partie quelques temps. Je ne savais pas si cet homme était attiré par moi en tant qu'homme ou seulement par intérêt. Cela aurait pu être facile à vérifier mais j'étais lassé d'user de mes charmes, de subterfuges pour séduire les personnes qui venaient me voir en tant qu'hote, je ne voulais pas en faire de même avec ce Mirko, au contraire cela paraissait bien plus amusant d'essayer de découvrir ses intentions secrètes, de prêter l'oreille pour trouver les moindres paroles qui pourraient me guider sur les différentes facettes de sa personnalité. Oui je voulais m'amuser ce soir, le mener en bateau comme je pouvait, lui faire croire des choses, comme je manipulait les machines que j'affectionnais tant, je voulais essayer d'entrer dans son esprit pour y laisser une trace, positive ou négative tout dépendra de lui. Je m'approchai de lui quelque peu, son visage était tout proche et je me dit alors que j'avais peut-être fait erreur sur son âge, cet homme m'était apparu plus jeune qu'il ne devait l'être en réalité, mais cela m'importait peu, jeunes, vieux j'avais toujours trouvé les hommes plus intéressants que les femmes, qui ne servait qu'à satisfaire des désirs éphémères.

L'ambiance était douce, malgré le froid je sentais comme une chaleur qui émanait, je ne savais pas d'où mais elle était là et me réconfortait quelque peu. L'air se refroidissait cependant de plus en plus, tout était paradoxal, j'avais une sensation de chaleur dans le cœur et dans l'esprit mais mon corps avait encore froid et je frissonnais . Je me rapprochai peu à peu de Mirko, il était adossé contre le mur à coté de moi, il avait tout comme moi regardé le beau ciel étoilé de cette nuit, et pour encore une fois, me sentir apaisé, je levai la tête pour apercevoir la lune ronde et brillante. Le silence régnait, je n'avais pas envie de le briser, je n'avais pas envie non plus de partir de cet endroit, même si je ne pensais pas que Mirko reste ici éternellement. Je n'étais pas du genre bavard c'était le moins que l'on puisse dire, mais cela n'avait pas l'air d'être le cas de Mirko, il ne m'aurait surement pas proposé de l'accompagner chez lui sinon. C'était sur que nous avions des caractères différents, j'aimais apprécié le silence et la solitude d'une nuit, alors qu'il semblait plus enclin à une conversation entre deux hommes voir plus, comme le trahissait certaines de ses paroles. Je ne voulais pas refuser catégoriquement sa proposition, simplement lui faire comprendre, que ce soir, je voulais simplement me reposer sur l'épaule de quelqu'un, je ne cherchais pas la confidence, ni l'amour je voulais juste entrer dans le fil de mes pensées et les partager en silence avec un inconnu dont la compagnie était plaisante. Mirko ne devait pas savoir que j'étais hôte, il ne pourrait comprendre mon désarroi, mon dépit vis-à-vis de la séduction, qu'il semblait apprécier. J'étais un jeune homme étrange, contraire aux autres, j'appréciais la compagnie d'un homme sans parfois vouloir aller plus loin, j'aimais jouer avec le cœur des femmes mais je ne réagissais pas du tout de la même manière quand il s'agissait d'un homme, j'aimais leur compagnie, j'aimais l'amour que j'éprouvais pour eux. J'avais découvert cet attrait de moi qu'au contact des hôtes, au contact de l'extérieur, c'était d'ailleurs totalement contraire aux mœurs que l'on m'avait inculqué, contraire de ce que j'avais appris, mais qu'importe, j'étais un homme libre désormais, libre d'aimer qui je souhaitais, libre de flâner où bon me semblait.

Je posai ma tête dans le creux du cou de Mirko, pris par la fatigue, je voulais me sentir épaulé, moins seul, sans dire un mot, je fermai les yeux, je pensais, revoyais des scènes de ma vie, tout défilait dans ma tête à une vitesse impressionnante, sans me laisser le temps d'analyser quoi que ce soit. J'espérais que Mirko comprenne que je ne voulais pas faire plus avec lui, juste se lier, cette nuit j'étais las, fatigué, je voulais un homme pour me comprendre, m'aimer mais non me désirer. S'il était capable de ça alors peut-être qu'il me comprendrait mais j'en doutais, mais bon il était là et rien que ça suffisait à me redonner un peu de joie, que j'avais perdue en cette nuit. Je n'appréciais plus la liberté que je m'étais offerte, plus maintenant, je ne regrettais rien, non pas de regrets juste une envie, irrépréhensible, d'avoir un chez moi, un foyer, un amant, des amis. Ces envies qui m'avait quittées depuis bien longtemps revenaient en force peut-être que le coté amical de Mirko m'avait fait envier son foyer, sa situation, sa véritable liberté, celle d'un être qui peut vivre dans la solitude en recherchant l'amour un peu partout. Je me faisais bien des idées sur le caractère de cet homme que je ne connaissais pourtant presque pas, comme quoi le physique peut nous dire bien des choses, à nous de découvrir ce qui est vérités et mensonges. Je me devais cependant briser le silence de la nuit. Je m'éloignai à nouveau de lui.

- « Je suis désolé, je ne sais pas ce que vous voulez. Je voudrais rester encore un moment abrité dans le silence de cette nuit. Je suis un homme seul qui ne sait pas ce qu'il recherche, je ne vous intéresserais pas. Sauf si vous avez juste l'envie d'aimer sans désir. »


Le sens même de mes phrases était très étrange, je ne me comprenais pas et doutait que cet homme comprenne quoi que ce soit, il fuirait surement, en voyant mon désintérêt, enfin ce qu'il prendrait pour mon désintérêt mais qui n'en étais pas un. Je voulais juste un peu d'amour, de chaleur dans la froideur de la nuit et ce n'est pas ce que Mirko semblait vouloir m'offrir. J'attendais sa réaction, sans crainte, même si j'espérais qu'il me comprenne.
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MessageSujet: Re: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   Lun 28 Fév - 13:40

NARRATION


- - -


Midnight, not a sound from the pavement
Has the moon lost her memory?
She is smiling alone
In the lamplight
The withered leaves collect at my feet
And the wind begins to moan

Memory, all alone in the moonlight
I can smile at the old days
Life was beautiful then
I remember
The time I knew what happiness is
Let the memory live again

Memory - Epica
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MessageSujet: Re: Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]   

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Liberté éphémère en un soir où tout espoir semble perdu [LIBRE]

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