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 "Alors tu seras un moins que rien, ah oui ça je veux bien !" [Osmanthe] [terminé]

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Osmanthe Cathair
✝ Tu ne t'attendais pas à me voir?

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MessageSujet: Re: "Alors tu seras un moins que rien, ah oui ça je veux bien !" [Osmanthe] [terminé]   Sam 9 Juil - 17:06

La gifle ne le surprit pas le moins du monde. Il accueillit même la brûlure cuisante avec un demi-sourire teinté d’amertume. Ça ne lui faisait pas vraiment plaisir de se faire frapper, mais la fin justifiait les moyens. Il était prêt à encaisser 20 baffes pour peu que l’assassin parte ensuite pour ne jamais revenir vers lui.
Il avait rarement désiré autant qu’une personne disparaisse de sa vie, sans pour autant vouloir la supprimer. D’ailleurs, revenir à cette solution si facile, si primaire, lui avait effleuré l’esprit. Mais ça aurait été admettre sa défaite face à cette drôle d’énergumène. Alors qu’il voulait s’en tirer en parfait salaud, la tête haute, le sourire narquois de celui qui a obtenu ce qu’il voulait aux lèvres. Raison pour laquelle il s’interdisait de détourner la tête. Raison pour laquelle il fixait l’assassin, le visage indéchiffrable. Il aurait d’ailleurs été capable d’écrire le manuel du parfait salaud : le parfait salaud ne baisse pas les yeux, ne tourne pas la tête. Il regarde sa victime souffrir et s’en délecte, ou, pour les moins doué, fait semblant. Parce que le parfait salaud assume pleinement sa cruauté et ne se soucie pas le moins du monde de ce que peut ressentir sa victime.
Pourtant, les larmes de l’assassin le mettaient vaguement mal à l’aise. A vrai dire, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle aille jusqu’à pleurer. Cela montrait à la fois une vulnérabilité et une sensibilité trop grandes. Il aurait voulu qu’elle agisse exactement comme il l’avait planifié, qu’elle ne soit que colère, mépris et haine. Pourquoi fallait-elle qu’elle montre à quel point elle était humaine ? Pourquoi cette fontaine ne se tarissait-elle pas, pourquoi était-elle encore là à s’épancher devant lui ? Elle aurait déjà dû être partie, furieuse, blessée.

- Pauvre gamin.

Il n’avait pas vu venir le coup, cette fois ci. Il en eut le souffle coupé. Son assurance se fissura, son visage pâlit, la surprise, l’incompréhension et la méfiance remplacèrent la confiance dans son regard. D’où sortait-elle cette affirmation ? Comment se permettait-elle de dire ça, elle qui ne savait rien de lui ? « Pauvre gamin ». N’importe quoi. C’était la chose la plus ridicule qu’il ait jamais entendu à son sujet. « Sale gamin », oui. Mais pas « pauvre ». Il serra les lèvres. C’était faux. Totalement faux. Il était né dans une famille riche et influente, il n’avait jamais manqué de rien et ses deux parents étaient en vie. Il avait eu droit à une éducation parfaite, qu’il avait parfaitement réussi grâce à son génie naturel. Aujourd’hui, il n’avait que 19 ans et était pourtant reconnu comme un Traqueur des plus doués : la réussite était parfaite. Il n’aurait pu rêver mieux. Il avait tout ce qu’il fallait pour être parfaitement heureux. Alors qu’elle se taise. Qu’elle arrête de proférer à tout va de telles âneries. Il n’avait absolument rien d’un « pauvre gamin ».

Et pourtant, comme si ces deux mots avaient trouvé un écho en lui, il n’avait même pas envisagé qu’ils puissent être adressé à quelqu’un d’autre que lui. Et pourtant, ce résumé de sa vie si glorieuse lui paraissait creux, sans profondeur, et lui laissait un étrange goût d’amertume dans la bouche. « Il avait tout pour être heureux ». Mais était-il heureux pour autant ? Cette question l’effrayait. Lui qui avait lu des centaines de traités de philosophie, des centaines de définitions variées du bonheur, en espérant y trouver la sienne, avait fini par abandonner. Une question sans réponse, c’était impensable pour Osmanthe le génie. Il avait donc préféré lâchement s’aveugler, et adopter cette définition superficielle du bonheur.
Et voilà que cette assassin se ramenait et déterrait la hache de guerre qu’il avait soigneusement enterré. Et voilà qu’après l’avoir côtoyé une petite heure, à peine, elle lui lançait cette bombe à la figure, cette gifle verbale surpuissante, ces deux pauvres mots qui hurlaient : « Non, tu n’es pas heureux. »
Mais qu’elle se taise.
Mais non, ça aurait été trop facile.

- Je sais, c’est facile d’être méchant. Pourquoi crois-tu que j’arrive à exercer mon métier avec une telle aisance ? Parce que c’est simple, il suffit d’être cruel.


Son regarde se durcît. Elle avait raison, et le pire, c’est qu’elle ne lui apprenait rien. Il le savait que la cruauté était une solution de facilité. Inconsciemment, en choisissant d’essayer de la blesser, il avait eu conscience que ce serait une victoire fausse, teintée de lâcheté. Il le savait car il avait sûrement tué autant qu’elle, parce qu’il avait assassiné sûrement plus froidement et plus cruellement qu’elle, parce que la pitié n’avait jamais fait partie de ses défauts. A moins que ce ne soit une qualité, au fond. Il n’était plus sûr de rien maintenant. Car même si la révélation n’avait rien d’une nouveauté, se l’entendre dire de la part d’une assassin moins-que-rien qui avait réussi à lire en lui alors qu’ils se connaissaient à peine le perturbait profondément.
Mais qu’elle se taise.

- Ce serait plus facile que je te haïsse, je l’admet. Nous n’aurions qu’à tourner les talons, nous séparer et ne plus jamais nous revoir que pour nous entretuer. Simple, on saurait à l’avance ce qui se passerait. C’est pour ça que tu veux que je te déteste, chochotte.

Il serra les poings. Si elle savait tout ça, pourquoi ne mettait-elle pas ses paroles en exécution ? Elle admettait elle-même que ce serait simple, alors pourquoi ne tournait-elle pas les talons ? Pourquoi ne le haïssait-elle pas ?! Pourquoi ne faisait-elle pas un effort pour ça ? Il n’y avait aucune raison que ce soit lui qui se force à supporter sa présence ô combien agaçante. C’était elle qui avait provoqué leur rencontre, il n’avait jamais demandé à ce que sa route croise celle de cette femme. C’était elle qui s’accrochait encore à lui, qui refusait de partir, lui ne voulait qu’une chose, qu’elle disparaisse.
Et puis il y avait ce mot. « Chochotte ». Comment osait-elle ? Seul son père était autorisé à l’insulter injustement. Elle ne savait rien de lui. Alors qu’elle se taise !

- Et bien non. Je t’apprécie ; je sais même pas pourquoi. Après tout t’es un salaud comme tu le dis si bien. Je suis même en train de pleurer devant ta connerie et ton égarement de pauvre gamin.

Tout son corps se raidit sous l’attaque. Oh, elle pouvait être fière, car elle réussissait à fendiller l’épaisse carapace de flegme qu’il avait précautionneusement formé au fils des ans. Chacun de ses mots touchait sa cible, s’enfonçait profondément dans sa chair. Mais peut-être pas avec l’effet escompté. Chacun de ses mots le blessait plus que le précédent. Et là, il avait le choix entre le chagrin et la colère. Et le choix allait être vite fait.

- J’ai mal pour toi.

La ferme !
Il ne voulait pas de sa compassion, il ne voulait pas de sa pitié, ni de n’importe quel sentiment positif venant d’elle. Etait-il tombé si bas pour qu’une assassin en arrive à s’inquiéter pour lui ? Etait-il si minable pour éveiller de la pitié chez cette moins-que-rien ?
Non! Il était Osmanthe Cathair, Traqueur de génie, et c’était elle qui était pitoyable, qui n’était rien dans ce monde, que tout le monde oublierait dès que son cadavre pourrirait dans un caniveau. Lui resterait dans les mémoires. En tant que salaud magistral, peut-être, mais il s’en foutait, après tout ce serait une image véridique. Il avait tout, elle n’avait rien. Et elle n’avait surtout pas à le prendre de haut ainsi pour lui asséner une leçon ridicule. Qu’elle se…
Cette fois, la gifle le surprit. La brûlure sur sa deuxième joue devint colère cuisante et s’étendit à tout son corps à une vitesse incroyable. Une lueur menaçante s’alluma dans son regard, une minuscule flamme de folie.
Il l’avait mentalement autorisée à le frapper à condition qu’elle disparaisse à la clé. Or, elle était toujours là, minable, méprisante avec ses yeux gonflés et son visage humide. Elle n’avait pas été assez intelligente pour comprendre que sa patience et sa clémence avait de sérieuses limites. Elle s’était permise de porter une deuxième fois la main sur lui après l’avoir insulté de toute les façons possibles. Pensait-elle vraiment qu’un simple « pardon » allait tout arranger ? Ou était-elle seulement terriblement naïve, pour ne pas dire idiote, au point de croire qu’il allait gentiment continuer à bavarder avec elle après avoir reçu en publique deux gifles et une ridicule leçon condescendante ? A moins que cette excuse ne soit encore une marque de pitié ? Une injure supplémentaire ?

Pauvre gamin. Chochotte. Salaud. Connerie. Pauvre gamin. J’ai mal pour toi. Pardon…

Les mots résonnaient dans sa tête, moqueurs, blessants, dégoulinants de pitié, criants de vérité. Et il savait parfaitement qu’il ne pourrait jamais s’en débarrasser, qu’ils continuerait à jamais à le narguer. Et c’était une pensée insupportable. Et il les haïssait. Et il haïssait leur propriétaire. Trop. C’était trop.
Et le coup partit.

Il la regarda tomber au sol, le visage horriblement neutre, le cœur battant trop fort. Ce n’était pas une petite gifle comme celle que lui avait asséné l’assassin. Non, c’était un coup de poing, un vrai, dans lequel il avait mis toute sa colère, toute sa haine, toute sa détresse, et ce début de chagrin qu’il essayait de réprimer, en vain. C’était un coup pour faire mal, pour blesser. C’était un coup haineux et désespéré. Et alors que la voir au sol aurait dû lui procurer un sentiment de victoire, de puissance, il avait l’impression d’être en train de précipiter sa chute.
Reprend-toi.

Il s’accroupit lentement devant elle, la surplombant toujours de quelques centimètres. Il ouvrit la bouche sans vraiment savoir ce qui allait en sortir, mais juste pour briser ce silence oppressant qui semblait s’être abattu autour d’eux. Et étonnamment, les mots vinrent sans se faire prier.

- Vous n’êtes pas pardonnée. Ne serait-ce que pour avoir oser prononcer ce mot après tout ce que vous avez dit auparavant. J’ai dit des milliers d’horreurs à des milliers de gens dans ma vie, j’ai fait voler en éclat des centaines de mondes, j’ai brisé des centaines de vie, mais je n’ai jamais demandé derrière à ces gens que j’avais estropié et qui me haïssaient de me pardonner. Mon hypocrisie a des limites. Pas la votre, visiblement.

Et seulement il se rendit compte qu’en parlant de la sorte, il admettait qu’elle avait eu raison, alors que toute sa logique lui hurlait encore qu’elle avait tort. Alors seulement il réalisa qu’il venait de lui dire clairement que ses paroles venaient de faire voler son monde en éclat, qu’il venait d’admettre purement et simplement sa défaite devant cette assassin qu’il croyait haïr ; mais était-ce vraiment le cas ?
Ne serait-ce que pour un court instant, il n’était plus gouverné par la logique mais par ses émotions. C’était grisant, effrayant, excitant, bouleversant, horrible, inespéré.
Et c’était une véritable catastrophe. Comment accomplirait-il sa tâche si des sentiments commençaient à prendre le dessus ? C’était impensable. Un bon Traqueur pensait rationnellement, prévoyait froidement, agissait avec flegme et détachement. Ou étaient ce détachement et ce flegme en ce moment ? Il l’avait frappé sous l’effet d’une colère irrépressible. Et tout à l’heure, il avait distillé son venin sous l’effet de la peur. Et maintenant, il était tellement paumé qu’il n’essayait même plus de savoir quelle émotion dominait. Peut-être un mélange des deux. A moins que ce ne soit la rancœur. Il n’était pas encore assez sensible pour deviner ce que pouvait bien ressentir l’assassin. Mais il savait parfaitement ce qu’il ne voulait pas qu’elle ressente. Il ne voulait pas qu’elle soit fière de ce qu’elle avait fait. Il voulait qu’elle ait honte, qu’elle s’en veuille, qu’elle se trouve horrible. Parce qu’elle n’avait rien réparé avec sa stupide gentillesse, sa détestable compassion et sa lucidité mal placée. Elle n’avait fait que détruire. Et il voulait qu’elle le sache.

- Est-ce que vous êtes contente de ce que vous avez fait ? Il n’y a pas de quoi, mais si c’est le cas, je me ferai un plaisir de vous frapper encore et encore jusqu’à ce que vous compreniez que votre discours plein de bonnes intention n’a fait que mettre du sel sur les plaies. A quoi vous attendiez-vous ? A ce que j’éclate en sanglot en me lamentant sur mon sort et que je vous voue une admiration éternelle pour m’avoir ouvert les yeux ? Ridicule. Vous pensiez sûrement bien faire, c’est presque ça qui est le plus pathétique. Parce que le seul résultat que vous avez obtenu, c’est un retour à la case départ. Avant, même. J’avais abandonné toute idée de meurtre à votre égard. Vous avez tout gâché. Dégagez ! Disparaissez de ma vue avant que je ne commette pour la première fois un crime passionnel.

Il se releva brusquement et fit un pas en arrière. Si elle était trop proche, elle risquait simplement de faire encore plus de dégâts. Alors si elle s’approchait trop, il la frapperait jusqu’à ce qu’elle abandonne. Et si elle n’abandonnait pas, alors il la tuerait. Et cet acte porterait dignement le nom de crime passionnel car il aurait uniquement été dicté par son trop plein d’émotion. Et même cet acte n’atténuerait son égarement, les mots étaient éternels, les dégâts irréparables. Il l’empêcherait juste de tomber encore plus vite. Peut-être. A moins qu’il ne précipite sa chute. Mais au moins, l’assassin ne s’en tirerait pas. Elle tomberait avec lui, et peut-être comprendrait-elle enfin que sa ridicule entreprise avait toujours été vouée à l’échec, qu’il n’était qu’un pauvre salaud pour lequel il n’existait pas de salut. Point barre.
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Raz-Raz Ray
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MessageSujet: Re: "Alors tu seras un moins que rien, ah oui ça je veux bien !" [Osmanthe] [terminé]   Dim 11 Sep - 1:41

Les histoires où les personnages ont le temps de se remettre de leurs émotions sont de vastes mensonges. Il n'y a jamais de répit, personne ne reste estomaqué bien longtemps, les ennemis n'attendent pas que le gentil se relève pour riposter, la "vérité" n'arrive jamais à gagner. C'est comme ça. Quelques secondes à peine s'écoulèrent avant que le poing d'Osmanthe ne vienne rencontrer le visage de Raz-Raz. Son nez ne s'en remettrait sûrement jamais. Sa mémoire non plus.

Dans un bruit sourd elle tomba au sol, les fesses les premières pour amortir le reste. La tête se cogna contre le pavé, les coudes raclèrent la pierre. Seules ses jambes furent épargnés de ce coup. Elle aurait pu fuir, se ressaisir, se relever, partir en courant loin de cette personne. L'oublier à tout jamais, n'entendre parler des traqueurs que dans des conversations badines, se rappeler vaguement un séjour à Amenthalys qui aurait mal tourné, subir la punition pour avoir échoué à un assassinat, laisser la vie reprendre son cour, effacer le nom d'Osmanthe Cathair. Pourtant elle resta. La douleur physique était tout autant en elle que la psychologique. Le sentiment d'avoir fait une grosse bêtise commença à l'envahir. A plusieurs reprises on lui avait parlé de sa franchise parfois mal placée, elle n'en avait rien fait. Ce jour là elle ressentit les dégâts qu'elle pouvait occasionner. Elle se sentait fautive, mal à l'aise, monstrueuse.

Son nez saignait. Les gouttes parvinrent rapidement à ses lèvres. Le goûts heurta son palais, délicieux de vérité. Elle le méritait. Elle mériterait même plus. Elle aurait du voir. Ouvrir les yeux sur son incapacité à "aider" un homme comme lui. Elle ne savait rien ; s'est permise un trop grand affront. Elle l'a blessé. Quelle conne.

Lentement elle le voit s'accroupir, pense à un futur coup tout aussi fort, mais ne ferme pas les yeux. Boucher sa vue serait fuir son châtiment pourtant bien mérité. Elle continue de le fixer dans le blanc des yeux. Son ventre gargouille une fois.

- Mon hypocrisie a des limites. Pas la votre, visiblement.

Elle saisit vaguement le reste de la tirade. Son esprit commença à s'embrouiller. Tout ce dont elle fut certaine était de l'erreur finale de cette dernière réplique. Jamais elle n'avait fait preuve d'hypocrisie, elle s'est contenter d'exposer ce qu'elle pensait et pense encore. Il faudrait au moins qu'elle rectifie ce malentendu, au nom de cette franchise mal placée. Gros défaut qui prédomine en elle. Si rien ne peut être utilisé contre, autant vivre avec et l'exploiter à fond. Même si cela signifie blesser, se retrouver seule. Elle le mérite. Pour le mal seul qu'elle a fait à Osmanthe.

- Est-ce que vous êtes contente de ce que vous avez fait ? Il n’y a pas de quoi, mais si c’est le cas, je me ferai un plaisir de vous frapper encore et encore jusqu’à ce que vous compreniez que votre discours plein de bonnes intention n’a fait que mettre du sel sur les plaies. A quoi vous attendiez-vous ?

Voilà, enfin amis oralement. Elle est monstrueuse. Se mêler de la vie des gens ainsi, en se cachant derrière une franchise mal placée, sans rien savoir de ce qu'il en est. En gros une sorte de mensonge. Serait-elle hypocrite sans le vouloir ? Alors Osmanthe aurait raison, lui qui est pourtant dans une erreur totale ? Ou alors elle ne comprend plus rien.

D'ailleurs son cerveau commence à s'embrouiller. Entre la faim, la main qui continue de couler, le froid, le coup de poing... Beaucoup auraient abandonnés depuis longtemps. Raz avait beau se montrer plus résistance qu'un humain moyen n'ayant d'autre but dans la vie que de sortir son chien ; elle finissait par atteindre ses limites de résistance. S'évanouir là au milieu était totalement ridicule, elle risquait de se faire marcher dessus par diverses inconnus et un imbécile de traqueur. Mais elle s'en fichait après tout. Elle pouvait bien se faire piétiner tant qu'elle ne mourrait pas. C'était mérité.

Juste une chose. Une dernière chose à dire avant de quitter à tout jamais l'enfant. Un dernier point à éclaircir, celui de tout à l'heure. Pas d'excuses pour son défaut. En faire ne serviraient à rien. L'assassin usa de ses dernières forces pour s'appuyer sur ses coudes, se relever un peu, se sentir plus proche du traqueur qui venait de reculer. Elle avait vraiment l'impression de constituer une menace immense, quelque chose de répugnant. Un homme a dit qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi miraculeux et monstrueux que lui-même. Peut-être un jour trouvera-t-elle le miraculeux.

- Je n'espérais rien d'un mort, il s'agissait juste de franchise.

Ne pas chercher à lui expliquer pourquoi avoir employé le terme de mort. Même si elle cherchait les mots, elle ne pourrait les trouver dans son état. Ses yeux se ferment doucement pour la laisser sombrer dans le noir.

Elle s'était prise à espérer, mais a vite vu que cela était vain. Elle ne voulait donc plus rien. Ce contrat raté, cette altercation, le semblant de discussion, la dispute, la franchise, le coup de poing. Cette journée n'est qu'un vague souvenir. Image floue d'un personnage en uniforme pour qui elle a eu de l'affection. Dans sa grande stupidité elle l'aura blessé, s'en sera voulue. Alors elle aura préféré oublier du mieux qu'elle pouvait. Afin de continuer son travail, afin de ne pas décevoir plus son père, afin de reprendre une vie normale. Une vie où il n'y a pas de gamin, où il n'y a pas de blessés car elle n'a rien à redire. Une vie entourée de gens normaux, pour qui elle n'éprouvera jamais rien de semblable. Le sentiment maternel retourne au placard.

Osmanthe Cathair n'existe pas.

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"Alors tu seras un moins que rien, ah oui ça je veux bien !" [Osmanthe] [terminé]

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