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 ♪ La nouveauté de l'inconnu | Abandonné.

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Osmanthe Cathair
✝ Tu ne t'attendais pas à me voir?

♦ Inscription le : 15/12/2010
♦ Mes messages : 89
♦ Etoiles ★ : 351
♠ Emploi(s) : Traqueur
♠ Nationalité : Amenthalysien
♠ Karnevale : None
♠ Sexualité & Statut : Hétérosexuel - célibataire
♠ Mon rêve : Trouver Karnevale Avenue

MessageSujet: Re: ♪ La nouveauté de l'inconnu | Abandonné.   Jeu 10 Fév - 0:34

Osmanthe n’aimait pas beaucoup Alzen. En bon Amenthalysien, légèrement snob sur les bords, il n’appréciait ni l’agitation fébrile qui régnait sur la ville, ni les nombreux véhicules qui encombraient le ciel, ni l’architecture moderne qu’il trouvait particulièrement hideuse. Le seul endroit qu’il supportait passablement était la Tour de Savoir, qui bien qu’encore plus laide à son goût que les autres bâtiments, renfermaient des merveille de technologie qui compensaient largement son aspect extérieur.
Dans le domaine scientifique, le Quartier de la Science aurait pu également lui plaire, s’il n’avait pas été aussi fréquenté et aussi bruyant. Déambulant dans les rues, une expression contrariée sur le visage, il regrettait d’avoir eu à quitter le calme de la capitale pour atterrir dans cette fourmilière. Surtout pour une tâche aussi ingrate.
Un vulgaire assassinat. Pour lui, un Traqueur de renommée. Quand il avait reçu l’ordre, il avait vérifié trois fois que c’était bien à lui qu’il était adressé, pour être sûr de ne pas avoir hérité par erreur d’une mission destinée à un assassin de bas étage.
Mais non. Il avait du se rendre à l’évidence, c’était bien à lui que l’on avait demandé de supprimer un vieillard, officiellement simple confiseur, officieusement l’un des meilleurs fournisseur d’armes technologique et chimique des rebelles, et possesseur d’un Karnevale qui lui permettait d’avaler et de digérer tout, y compris une vieille chaussure ou un sachet complet de cyanure. Raison pour laquelle l’empoisonnement avait tout de suite été éliminé de la longue liste des moyens d’assassinat.
Mais Karnevale ou pas, il restait un petit vieux de 90 ans, ce qui faisait de la mission du jeune homme une promenade de santé.
Légèrement vexé, Osmanthe avait demandé des précisions à son père, lequel lui avait répondu ceci :
« L’empereur tient beaucoup à ce que ce meurtre soit effectué rapidement et en toute discrétion. Il voulait quelqu’un de fiable et efficace, c’est ton nom qui est tout de suite ressorti. Tu devrais être fier plutôt que de te plaindre, cela montre la confiance qu’il a en toi. Et rien ne te dis que ce sera aussi facile que tu le penses. Tu ferais bien de te débarrasser de ton arrogance et de tes préjugés, cela te retombera dessus tôt ou tard. »

Osmanthe n’avait pas répliqué, mais n’en pensait pas moins. Il n’avait que faire de la prétendue confiance que l’empereur pouvait lui porter. Tous les efforts qu’il avait fourni pour arriver à son grade actuel, il les avait fait pour lui, et non par fidélité ou admiration envers le souverain de Sphera. D'ailleurs, sa pire angoisse était que son père lui demande un jour de reprendre son poste de garde du corps de l'empereur, fonction tellement honorifique qu'il pourrait difficilement la refuser. Passer ses journées à être comme une deuxième ombre pour le souverain lui paraissait d'un ennui mortel. Plutôt rejoindre les rebelles que de finir comme ça, et c'était un Traqueur qui parlait.
Quant à l’assassinat, il continuait à croire que n’importe quel soldat de grade 0 aurait pu l’effectuer les mains attachées dans le dos.
Mais ce qui l’agaçait par-dessus tout, c’était qu’il avait dû abandonner pour un temps son uniforme de Traqueur. Discrétion oblige. Pour une raison ou pour une autre, l’empereur tenait beaucoup à ce que le meurtre soit effectué de manière silencieuse et invisible, que personne ne puisse apercevoir un éventuel témoin. Or, s'il était rentré dans la confiserie du vieil homme vêtu de son uniforme, n’importe quel témoin aurait pu faire le rapprochement entre le Traqueur et l’assassinat. Les sales méthodes que le souverain employait sans vergogne étaient très bien connues par une grande majorité de la population, et d’une manière générale, les Traqueurs avaient mauvaise réputation, et même un innocent et irréprochable citoyen se méfiait d’eux.
C’est donc en civil qu’Osmanthe déambulait dans les rues, irrité et mal à l’aise. Sans ses vêtements et son équipement habituel, il se sentait horriblement vulnérable, bien que possédant toujours quelques poignards dissimulés dans les doublures, et un pistolet au fond de sa sacoche. La texture un peu revêche de la chemise bon marché d’un blanc cassé qu’il avait dû revêtir lui était désagréable, incomparable avec la douceur des habits en soie qu’il portait habituellement. Quant à la veste passe-partout brune qu’il avait rajouté par-dessus, elle paraissait bien légère et peu protectrice par rapport au manteau de son uniforme. Il avait également noué ses cheveux en une petite queue, coiffure qu’il appréciait peu, mais qui avait l’avantage de cacher sa coupe de cheveux typiquement bourgeoise.
Au final, il se fondait sans problèmes dans la masse des Alzeniens, et pour avoir rapidement discuté avec quelques commerçants, il savait que son accoutrement n’attirait en aucun cas la méfiance ou la curiosité. Osmanthe Cathair, Traqueur de génie, redouté par tous les rebelles, était aussi transparent qu’un simple vendeur de légume.

........................

Il observa pendant quelques secondes la vitrine de la confiserie, avant de se décider à y entrer. L’intérieur était sombre, mais les sucreries colorés disposées dans des dizaines de bocaux aux formes originales donnaient une certaine gaieté à la petite pièce.
La vue d’autant de bonbons, ayant tous l’air plus appétissants les uns que les autres, aurait fait saliver n’importe qui. Sauf Osmanthe, dont l’éducation stricte avait toujours banni toutes formes de sucreries, pour privilégier les légumes et la viande, et qui, n’ayant pas appris à apprécier les bonbons dans son enfance, ne voyait pas l’intérêt de commencer maintenant.
Il prit le temps d’enfiler une paire de fins gants noirs, et de sortir une cordelette de sa besace, afin d’être prêt à passer à l’acte.
Il avait pris grand soin de ne pas faire sonner la cloche en entrant, afin de ne pas alerter le propriétaire. Étant donné sa silhouette fine, le jeune homme avait toujours privilégié la rapidité et l’agilité au dépit de la force. Et c’est d’un pas leste et silencieux qu’il traversa la pièce pour arriver dans l’arrière-boutique, une salle plus vaste remplie d’étranges machines, dont une grande partie devait servir à fabriquer des confiseries, mais dont certaines étaient peut-être réservées à un usage plus sombre.
L’homme était là, assis à un atelier. Il écrivait, absorbé par son travail.
Sans hésitation, Osmanthe avança vers lui. Le vieillard ne remarqua sa présence que quelques secondes avant que la fine corde ne se resserre brutalement autour de son cou, et n’eut pas le loisir de prononcer le moindre mot, tout juste de se convulser légèrement, avant de sombrer dans l’inconscience. Osmanthe, insensible, ne relâcha la pression qu’au bout de quelques minutes, et prit le temps de vérifier que le pouls du vieil homme avait cessé de battre, avant d’enlever ses gants et de ranger sa corde. Il passa ensuite une brève communication, afin de prévenir l’équipe de « nettoyage » qu’il pourraient venir enlever le corps quand ils le voudraient.
Comme il l’avait imaginé, le meurtre s’était déroulé sans le moindre pépin, et on aurait pu le confier à n’importe qui de moins qualifié que lui. Il était donc en train de se rengorger mentalement lorsqu’il entendit le tintement de la clochette de la porte d’entrée. Son qui lui déplut horriblement, étant donné qu’il annonçait les complications à venir, et qui fut immédiatement suivi d’un léger bruit de chute, puis du DING un peu plus sonore de la sonnette d’appel, avant qu’une voix féminine ne se fasse entendre.

« Uhm.. Bonjour..? La clochette vient de tomber, dommage. Vous pouvez m'aider? »

Osmanthe sentit sa satisfaction fondre à vue d’œil, tandis que les rouages de son cerveau se mettaient en marche. Il effectua une rapide analyse de la situation : il venait de tuer le confiseur, et il ne fallait pas qu’on le trouve sur les lieux du crime. Mais il ne pouvait pas tout simplement s’enfuir par la porte de derrière, d’abord parce qu’il n’y en avait pas (à défaut, il y avait une lucarne, mais aussi fin soit-il, il n’était pas sûr de passer), et ensuite parce que si la cliente découvrait dans les minutes qui suivaient le corps, il serait beaucoup plus compliqué à l’équipe de nettoyage de camoufler la vraie cause de la mort. Il lui fallait donc s’occuper de cette demoiselle, faire en sorte de l’éloigner de la confiserie le plus vite possible, le tout sans se faire démasquer. C’était contrariant, mais faisable. Il prit une grande inspiration, avant de franchir la porte pour retourner dans la boutique en elle-même, affichant un sourire poliment commercial.

- Bonjour ! Ne vous inquiétez pas pour cette clochette, ce n’est pas la première fois que cela arrive. Cela ne dérangera pas le propriétaire.

Évidemment, puisque je viens de l’assassiner…

- Mais je lui rappellerai de la changer. Il est absent pour l’instant. Je ne suis pas sûr de pouvoir vous être utile, mais sait-on jamais. Que vouliez vous ?


Plus qu’une femme, c’était une gamine qu’il avait devant lui. Avec ses cheveux coupés à la garçonne, plus courts que ceux du jeune homme, il aurait pu sans problème la confondre avec un garçon, si il n’avait pas entendu sa voix aux accents indéniablement féminins.
Sûrement était-elle entrée pour acheter des sucreries. Si ce n’était que ça, Osmanthe était prêt à lui offrir trois kilos de caramels, pourvu qu’elle déguerpisse rapidement.



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