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 « Storm. » [Andy]

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MessageSujet: « Storm. » [Andy]   Jeu 17 Fév - 2:56

    Non seulement le temps était pourris, mais en plus de ça, la bouffe était absolument dégueulasse. On ne pouvait connaître l’exact raison de cet infect mélange de nourriture mais il y avait fort à parier que des sales gosses traînaient dans les environs, guettant la réaction de leur victime. Cette pauvre victime n’était autre qu’un jeune homme borgne, dont la chevelure brune tombait sur son visage. L’on pouvait clairement deviner que quelque chose clochait. Cuillère dans la bouche, il avait fait une sorte d’arrêt sur image en regardant le tronc en face de lui d’un air absent. Il n’avala pas. Loin de là. Baissant légèrement la tête, il recracha tranquillement ce qu’il avait dans la bouche. Les gamins n’avaient qu’à bien l’attendre, sagement… ils auraient moins de risques de se faire mal qu’en voulant le fuir.

    Vaän Krengharn n’était pas de ces gens qui aiment qu’on leur fasse des blagues vaseuses, surtout quand il s’agit de bouffe, vu que manger n’était pas donné à tout le monde à Almancar. Le pillage et le vol étaient monnaie courante malheureusement. De ce côté-là, le pirate n’avait pas à se plaindre ; il bénéficiait d’une quasi-totale immunité contre ces actes, étant donné son influence sur un certain nombre de criminels. Loin de là l’idée qu’il puisse être un chef, disons plutôt qu’il n’avait plus à faire ses preuves et qu’il possédait un pouvoir fort avantageux lorsqu’il s’agit de voguer sur les mers…

    Se levant tranquillement de son tronc d’arbre, Vaän posa le bol dessus et fit craquer ses doigts, avant d’entamer la marche vers un point très précis. Il connaissait ces marécages mieux que quiconque. Ces gamins ne pouvaient pas s’enfuir ; le moindre souffle, la moindre feuille qui se froisse ou branche qui se casse, Vaän les repérait sans aucune difficulté et savait à quel endroit se trouvait le fautif. Ses pieds à peine chaussés s’enfoncèrent dans la boue ; un bruissement de feuille se fit entendre plus loin, et d’un coup, le pirate bondit pour s’élancer vers sa proie. Il ne lui fallu qu’une brève course de quelques mètres pour arriver à son niveau Sans ménagement, Vaän attrapa la tête de l’enfant -âgé tout de même de bien dix-sept années- et lui fit perdre l’équilibre ; le gamin tomba, face dans la boue. Pas besoin d’aller chercher ses comparses, lui seul suffirait pour faire comprendre la leçon. D’une main ferme, le borgne le prit par les cheveux et tira sa tête hors de la boue. Un rictus mauvais étira ses lèvres alors qu’il lui murmurait à l’oreille ;

    « Touche encore une seule fois à mon repars et c’est toi que je bouffe pauvre demeuré. Le cannibalisme ne m’effraie pas et vu ton gras j’aurais de quoi bouffer pendant des jours entiers. »

    Il le relâcha. Le gamin se redressa péniblement et s’essuya légèrement le visage, souffle court, et lança un regard mauvais à Vaän qui se tenait droit devant lui. Ce dernier croisa les bras et se pencha vers lui, faisant juste claquer ses dents devant ses yeux, ce qui eut pour effet d’effrayer le sale gosse qui se carapata sans demander son reste. Nul doute qu’il serait tranquille pour un moment. Ce gamin ferait passer le message aux autres. Probablement des jeunes fraîchement débarqués qui ne savent pas que certaines parties de l’immense marécage sont le territoire de Vaän, qui les défend comme un rapace le ferait. Chacun son terrain de chasse, chacun son chez soit. Jamais Vaän ne cèderait à quelqu’un qui ne serait pas foutu de lui tenir physiquement tête. Encore faut-il que le prétendant parvienne à retrouver ses repères à travers les pistes brouillées, tant par la pluie que le vent…

    La pluie, le beau temps, tout ça, Vaän en était en quelque sorte le maître et ici, sa réputation n’était plus à faire. On savait que lorsqu’il pleuvait, c’était par besoin de solitude. Lorsque le soleil était au beau fixe, l’équipage de son navire revenait et tous partaient à la chasse humaine sur l’océan. Là, cela faisait bien deux bonnes heures que la pluie coulait sans cesse. Le fait que Vaän n’était pas physiquement actif lui permettait de maintenir ce climat sur toute l’étendue du marécage. Rien que le fait d’avoir légèrement couru, là, le fatiguait un peu. La pluie s’arrêtait au fur et à mesure qu’il revenait vers la carcasse de navire où il avait élu domicile.

    Il n’avait pas été très bien ces derniers mois, raison de son inactivité. Le calme était peu à peu revenu sur les mers et l’équipage s’inquiétait pour lui, qui semblait avoir perdu de sa combativité. La vérité était que, dans sa folle idée de vengeance, il en avait oublié de vivre et de profiter. A planifier les pillages, élaborer des stratégies, chercher encore et toujours un moyen de parvenir jusqu’à la famille royale, le borgne avait finit par se renfermer dans ses idées noires. Ces mêmes idées qui aujourd’hui le rendaient vulnérable, assez pour douter de lui et de ses capacités. Mais sa fierté l’empêchait de laisser transparaître tous les doutes qui l’assaillaient. Se baissant devant un ruisseau, il regarda son reflet quelques secondes, puis s’aspergea le visage d’eau. Bien qu’elles ne soit pas très propre, il avait toujours meilleure mine qu’avec des éclaboussures de boue.

    Se redressant, Vaän renifla un bon coup et s’essuya le visage sur sa manche. Il devrait vraiment penser à se laver, traîner toute la journée dehors sans jamais craindre d’avoir à se rouler dans la boue lui donnait vraiment l’allure d’un bouseux. Il grimaça, et reprit sa route, la main sur le pommeau de son sabre. Mais quelque chose clochait. Son territoire avait été foulé, par quelqu’un d’autre que ces mômes. Sortant le sabre à trois lames de son fourreau, il s’avança d’un pas rapide mais discret vers chez lui. Il repéra bien vite une ombre inhabituelle, et s’en approcha, se servant du vent pour camoufler le bruit de ses pas. Et là, d’un coup, poussant sa cible contre un tronc d’arbre, il planta deux pointes de la lame de chaque côté du cou de l’homme qui s’était introduit sur son terrain.

    «  J’espère pour toi que tu as une bonne raison de traîner par ici. » siffla-t-il entre ses dents. Ne le lâchant pas du regard, il plissa légèrement son unique œil. «  T’as dix secondes pour t’expliquer. »

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Andy R. Jacobsen
Jack Obscène

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MessageSujet: Re: « Storm. » [Andy]   Mar 1 Mar - 0:30

TAKE THE TIME JUST TO LISTEN, WHEN THE VOICES SCREAMING ARE MUCH TOO LOUD
- Avenged Sevenfold -
Ses pieds s'enlisaient dans la boue, ses ongles s'embourbaient inévitablement. Cette substance spongieuse était odieuse et absolument répulsive. Rien ne lui paraissait plus répugnant à l'heure actuelle. Ses mains crispées serraient le tissu de son kimono avec une telle fermeté que l'on pouvait y apercevoir ses veines saillir furieusement. Il avait légèrement relevé son habit pour ne pas l'entacher de cette matière infecte. Il avait horreur de la saleté. Jusqu'à maintenant, il n'avait eu affaire qu'à des tâches de poussière ridiculement petites. Sans doute n'avait-il jamais ressenti pareil dégoût de toute sa vie. Il ne se doutait pas qu'un tel lieu puisse exister. Cela lui paraissait si... invraisemblable. Si improbable. Almancar était d'une laideur repoussante. Son paysage ingrat n'offrait aucun plaisir sensoriel. Les relents qui se diffusaient dans l'air depuis le marais donnaient presque des nausées. L'air était irrespirable. Le visage d'Andy était blême de dégoût, ses lèvres avaient perdu la légère teinte rosée qu'elles arboraient d'habitude. Lui-même n'était plus certain de sa présence en ces lieux mornes et cafardeux. La boue s'accrochait à sa peau. Même tremper ses pieds dans l'eau n'aurait servi à rien, cette eau était sans doute moins propre que celle des canalisations d'Alzen. Et la comparaison est bien faible. Il ne pouvait pas même se permettre de qualifier cela d'eau. Ce n'était pas l'image qu'il se faisait d'un marais. C'était surtout le trou du cul du monde dans ses plus horribles proportions.

Et puis, le village des crânes. Quel nom insignifiant. C'était juste une sale flaque d'eau à côté de la splendeur d'Amenthalys.
Ce qu'il craignait le plus actuellement, plus encore que d'avoir à marcher pieds nus dans cette vase répugnante, ou encore de salir ses vêtements, c'était de se faire accoster par des pauvres mendiants puants et un peu trop collants. Il n'était pas difficile à cerner. On remarquait de loin qu'il était un aristocrate du genre à passer son temps à siroter un thé dans son salon et mépriser le petit monde d'en bas. Il n'avait jamais de quelconque problème d'argent. La richesse envahissait l'air qu'il respirait sur un assez large périmètre. Et sans parler de ses kimonos tous plus luxueux les uns que les autres. Il ne mettait jamais aucune limite dans ses dépenses et cela ne se remarquait même pas sur ses nombreux comptes en banque. Andy, c'était la dernière personne que l'on imaginait voir à Almancar. Et pour ainsi dire la dernière personne qui penserait ne serait-ce qu'une seconde à faire preuve de générosité face à un pauvre démuni. L'idée n'avait jamais effleuré son esprit.

Il prit l'initiative de s'éloigner de l'eau, pataugeant nerveusement dans la boue, toujours tendu et raide comme un piquet. Il ne connaissait rien à l'endroit. Il pouvait vous réciter par cœur et avec exactitude la liste des plus grandes avenues d'Amenthalys, leurs petites rues adjacentes, chaque boutique qui s'y dressait, l'année de leur construction. Andy était en parfaite symbiose avec sa ville natale, et connaissait plus ou moins la ville d'Alzen où il s'était récemment installé. Même Opale qu'il n'avait visité qu'une seule fois dans sa vie ne lui était pas totalement inconnue. Mais pour l'heure, il se trouvait dans un véritable labyrinthe sans nom, sans repère, sans aucune beauté et il aurait bien voulu s'assurer qu'il s'agissait simplement d'un infâme cauchemar. L'idée commençait à se creuser davantage lorsqu'il remarqua la présence d'un individu indésirable. Qui était-ce ? Il n'en savait rien. Il n'avait jamais été aussi perdu. Pas même quand il s'était retrouvé seul sous son tas de cendres à se lamenter dans les bras de Satan.

Puis tout se déroula très rapidement sans qu'il ne se rende compte de rien. À une vitesse incalculable, il se retrouva plaqué contre le tronc d'un arbre, deux lames menaçantes de chaque côté de son cou. Encore secoué par la collision, son esprit étroit mis un certain temps à analyser la situation. Son cœur cognait contre sa poitrine violemment. Il ne craignait pas l'assaillant, mais avait rarement été pris au dépourvu d'une telle manière. La tête remplie d'interrogations et de stupeur, il resta un moment silencieux, les yeux figés dans leur orbite. Son irritation ne tarda pas à reparaitre, lorsqu'il commença à s'accrocher au tronc avec ses ongles, à arracher son écorce, à imprégner ses mains de sa sève. Il ne pensait plus à rien. C'était comme si tout explosait dans son esprit, tout était dévasté, détruit, plus rien, juste un vide sidéral et une déflagration de sentiments tous plus haineux les uns que les autres qui se bousculaient entre eux à n'en plus finir.
Personne ne lui avait jamais manqué de respect de la sorte.

Un borgne. Un pauvre miséreux osait lancer l'offensive sur lui et, par dessus le marché, le tutoyer. C'était sans doute ce que Andy détestait le plus au monde. Qu'on le tutoie. Quelle horreur. Des menaces ? À qui croyait-il s'adresser ? « Et tu n'as que quelques secondes pour lâcher cette arme de piètre qualité avant que je ne te fasse emprisonner pour outrage à mon auguste personne. » Il n'hésita pas à agripper l'arme à main nue, tentant de l'écarter avec difficulté. Il n'avait pas peur de s'y couper les doigts. Il avait toujours compté sur son rang social. Sur sa garde personnelle. Même s'il était toujours aussi sûr de lui, aujourd'hui et plus que jamais, il ne pourrait compter que sur ses propres moyens. Et il était dans une situation plutôt défavorable pour l'instant.

« Je ne ressens aucun besoin de rester en ces lieux rébarbatifs, encore moins de te livrer une quelconque clarification sur la situation, et je m'en irais volontiers si tu daignais ôter cette chose de moi. Qu'est-ce que tu veux ? J'en ai assez des mendiants ! »





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MessageSujet: Re: « Storm. » [Andy]   Dim 6 Mar - 1:52

    « Mendiant. »
    A ce jour, personne n’avait osé appeler Vaän ainsi. Ce mec, sortit d’on ne sait quel patelin où l’eau qui rince vos chiottes est d’une pureté telle qu’on pourrait la boire même après avoir uriné dedans, puait le riche à plein nez. Le genre de mec que le borgne ne pouvait pas voir en peinture. Il ne bougea pas d’un iota, gardant les mains posées fermement sur le pommeau de son sabre. Son sourcil se haussa simplement, l’expression de son visage laissant tomber la colère pour donner un air plutôt amusé. Ce langage était vraiment bizarre ; est-ce que les riches réalisaient à quel point ils donnaient l’air d’être totalement stupides avec ces mots là ? Pas besoin de se la péter avec du vocabulaire, quand on a que ça à mettre en valeur. Enfin, vous m’direz, c’est toujours mieux que rien…

    Le pirate esquissa un faible sourire, se demandant ce qu’un type pareil faisait en ce lieu. Il recherchait quelque chose, ou quelqu’un ? Il avait un but, ou bien s’était-il bêtement perdu, ayant confondu les crapauds pour des incarnations divines ? Sans rien dire, Vaän dégagea son arme du tronc et la rangea, tout en prenant soin de poser un genoux à terre devant cette Noble Personne.

    « Je vous prie de m’excuser, Messire… Puisse votre ventre me pardonner de l‘affront que je m‘apprête à lui faire subir. »

    Boum. Coup de boule ; dans le ventre, je vous prie. Laisser un homme de son rang s’enfuir ? Jamais. Peu importait l’origine de cet homme, il ne semblait pas très futé pour s’être pointé ici et avait eu bien de la chance de tomber sur Vaän et non sur un espèce de chasseur de prime ou autre énergumène de ce genre. Plaçant l’individu comme un vulgaire sac de pommes de terre sur son épaule, il regarda rapidement autour de lui, s’assurant que personne ne rôdait, et s’éloigna vers sa demeure. Ce qu’il en ferait ? Voyons, peut-être deviendrait-il cannibale ? Il semblait plutôt bon à croquer celui-là. Un léger sourire étirant ses lèvres, il tapota le derrière de son captif.

    « T’as pas de chance, petit. Je risque fort de te bouffer.»

    C’est avec un coup de pied sec que Vaän poussa la porte d’entrée. Il se baissa légèrement, entrant ainsi à l’intérieur, et se dirigea en direction du lit, tout au fond, derrière un épais rideau. Il lâcha le jeune homme sur le matelas puis s’en détourna, allant dans la pièce principale, juste en face de la chambre. Tranquillement, sans s’inquiéter de l’homme qu’il avait assommé, Vaän se servit un verre de jus de fruits tout en s’installant à table, feuilletant un livre qu’il avait commencé à lire. Il ne lisait pas vraiment, cela dit. Ses pensées étaient toutes orientées vers l’homme qui était allongé, derrière. D’où venait-il ? Pourquoi était-il ici ? Et surtout, qu’était-il capable de faire ?
    Ce n’était pas tellement le genre de Vaän d’être inquiet. Mais le fait est que trouve un noble sur le territoire d’Almancar était d’une telle rareté que lorsque cela arrivait, c’était souvent mauvais présage. Avec un peu de chance, selon lui, ce type venait d’Amenthalys. Le souvenir de la vengeance qu’il se devait d’accomplir lui revint en mémoire, et il pose plutôt sèchement son verre, avant de claquer son livre et le reposer. Son regard se porta sur l’espèce de trou dans la coque du navire qui lui servait de fenêtre, et il regarda le ciel. Toujours aussi sombre, toujours aussi lourd. S’il ne se calmait pas, un orage serait capable d’éclater et tout le monde savait que les orages énervaient Vaän… qui provoquait justement des orages en étant énervé. Stupide cercle vicieux.

    Entendant un bref mouvement à l’arrière, Vaän tourna la tête. Le rideau ne bougeait pas ; avait-il rêvé ? Si jamais ce type lui avait pété un vase ou qu'il avait déchiré le drap du lit, il allait en faire un nouveau tapis et utiliser son crâne comme coupe à vin. Lentement, il se leva et se rapprocha de la chambre. Sans précipitation, mais sans crainte non plus. Il posa sa main sur le rideau, le visage complètement fermé à toute trace d’émotion, et il tira d’un coup le tissu, afin de vérifier que l’autre ne foutait pas le bordel.
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Andy R. Jacobsen
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MessageSujet: Re: « Storm. » [Andy]   Dim 6 Mar - 14:09

Tout était sombre. Tout était flou. C'est comme si rien ne s'était passé, qu'il se réveillait juste d'un cauchemar de très mauvais goût. Et pourtant l'agencement de la pièce dans laquelle il se trouvait ne pouvait en rien le rassurer. Il venait à peine de se réveiller, encore confus, encore déboussolé et incapable de se situer dans l'espace comme dans le temps. Rien ne lui paraissait familier, et jamais il n'aurait pensé qu'être loin de ses valets et de son petit confort royal d'aristocrate serait aussi déplaisant et aussi... effroyable. Il n'avait jamais envisagé quelle serait sa vie s'il n'était pas né avec une cuillère en argent dans la bouche. Ni avec qui il la mènerait. Pour rien au monde il n'aurait voulu faire ses premiers pas dans la vie sous ce toit. C'était impensable. Fou. En attendant, il observait minutieusement le lieu, allongé sur un lit inconfortable qui ne présentait pour lui aucun avantage à dormir dessus. Les draps étaient sales, de qualité médiocre, et il pouvait sentir les ressorts du matelas à travers. Rien n'était plus désagréable pour un noble accoutumé à dormir dans de la magnifique soie enjolivée de fils d'or soigneusement brodés. Il était cependant encore en train de se remettre de la vile agression qu'il venait de subir et ne se sentait pas la force de se relever pour le moment.

Il lui semblait que l'endroit n'était pas une infrastructure tout à fait normale. Il était impossible de différencier les murs du toit, il n'y avait aucune décoration, aucune fenêtre digne de ce nom, juste un épais rideau qui le séparait probablement de son agresseur. Mais pourquoi était-il là ? Il n'avait aucun moyen de le savoir, si ce n'était de tenter de communiquer avec cette espèce d'erreur de la nature. Il se doutait que l'autre ne serait peut-être pas très coopératif. Et encore moins respectueux! Personne n'avait jamais ainsi dansé sur son amour-propre. C'était ridicule. Il se sentait à la fois humilié et indifférent. Quelque part, il s'était calmé. De toute façon, avec les gens de son univers, il ne servait à rien de perdre patience. Il l'avait bien compris. Perturbé, profondément désenchanté, il s'assoupit à nouveau, trop épuisé pour réfléchir. Rien ne lui semblait meilleur que de s'abandonner à l'étreinte de Morphée.

Mais les bonnes choses ne peuvent durer. Son assaillant ne lui accorda pas son sommeil, il vint tirer le rideau brusquement, le réveillant ainsi avec la même brutalité exacerbée. Laissant difficilement ses pupilles s'adapter à la lumière, Andy fixait l'inconnu, le regard rempli de haine et de reproches. Il ne se rendait pas compte de ce qu'il venait de faire, cet impudent. Il se redressa lentement, s'asseyant sur le lit, et tenta de réajuster son vêtement trop ample pour être resté bien en place après tout cela. Il avait l'habitude que ce soit ses valets qui l'habillent. Le kimono resta froissé et plein de faux plis, la ceinture penchant sur le côté et découvrant une de ses épaules. Il aurait presque l'air pitoyable ainsi, s'il n'était pas en compagnie d'une personne démunie et plus pathétique que lui à son humble avis. Ses pieds étaient encore sales de boue. Ses cheveux encore plus mal coiffés qu'à l'origine. Et un pan de son kimono déchiré. Il ne l'avait pas remarqué. Sans doute valait-il mieux qu'Andy ne s'en aperçoive pas.
Surpris et perdu dans l'incompréhension, il trouva cependant le moyen de cracher son venin en ironisant la situation et montrer à quel point il n'était pas reconnaissant envers cet homme.

« Que vois-je, seriez-vous en train de vous préoccuper de mon sort ? »

Il s'en moquait. Peu importe ce que ce type lui voulait, il savait bien que cela était directement en rapport avec son rang. Il avait l'habitude de subir la jalousie presque haineuse des pauvres. Mais il fallait bien reconnaître que celui-ci poussait le vice plus loin que les autres. Peut-être même un peu trop pour que ce soit normal. Et même s'il demandait une rançon, personne n'y répondrait, Andy n'avait pas de famille. Ni d'amis. De toute manière, il n'aurait qu'à faire brûler cette vieille carcasse et s'en aller.

« Allez-vous me dire ce que vous me voulez ? Je n'ai pas l'intention de rester ici encore longtemps, et si vous ne me laissez pas partir je me verrai dans l'obligation de forcer un peu le passage. »

Il se leva et s'approcha de l'homme, la tête haute, le regard fier. Il était plus grand, plus imposant. Et armé, par dessus le marché. Pas Andy. Ce dernier oubliait également un certain détail ; il ne connaissait pas Almancar. Il ne pourrait pas rentrer chez lui sans l'aide de quelqu'un qui connaissait bien l'endroit. S'il détruisait ce... très charmant lieu de villégiature et se débarrassait de son propriétaire, il se retrouverait au point de départ, à nouveau. Les pauvres n'étaient pas tous si naïfs, et ceux-là, il fallait savoir les caresser dans le sens du poil. Une bête sauvage à dompter. Le pari était intéressant.

« Je n'ai pas peur de vous. »





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MessageSujet: Re: « Storm. » [Andy]   Dim 13 Mar - 21:15

    L’on pourrait dire de Vaän qu’il manque cruellement de patience. Face à ce drôle de personnage, le pirate ne se demandait pas quelle était la meilleure des réactions à adopter. Partagé entre l’envie de le planter sur place pour lui avoir manqué de respect, et celle de le connaître, il ne répondait pas. Son sourcil se arqua quand le noble brisa le silence. Ce ton ironique en énerverait plus d’un, mais Vaän, lui, se demandait simplement si son captif avait la moindre idée du danger dans lequel il s’était plongé. Gardant la main sur le rideau, le borgne pencha légèrement la tête sur le côté et ne lâcha pas l’autre du regard, pas une seule seconde.

    Forcer le passage ? Il n’avait pas peur. Courage sans faille ou stupidité profonde ? Vaän le regarda s’approcher sans même esquisser un mouvement de recul. Baisser la tête pour regarder ce nabot prétentieux ? Plutôt crever. A l’inverse, comme guise de réponse, Vaän releva légèrement le menton et le toisa, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres. Est-ce que tous les nobles avaient cette allure ? Non, certainement pas. Même acculé, il était facile de deviner que celui-ci ne cesserait jamais de mordre. Comme une bête sauvage. En fin de compte, il n’était pas le cliché auquel on pensait toujours avoir à faire. Là où beaucoup utiliseraient leur argent pour se sortir d’une situation difficile, ce type ne songerait même pas à marchander. Soit tout, soit rien. Restait à voir si Vaän se plantait. Le bel oiseau rare mis en cage par un faucon avide de vengeance… c’était prometteur.

    Se décalant le côté, il fit de la place pour que le jeune homme puisse passer et il le poussa dans la pièce qui ressemblait à une cuisine. La table en bois qui était juste devant était envahie de papiers et une assiette s’y trouvait. Vaän s’avança et l’attrapa, avant de prendre la viande cuite qui s’y trouvait avec les doigts et de la manger, appuyé contre le meuble juste derrière. Il mangea quelques bouchées tranquillement, en silence, sans se préoccuper du garçon, avant de daigner enfin prendre la parole.

    « Ce la première fois que je vois un type de ton rang s’amuser à faire le cochon dans la boue. Je ne sais pas ce que tu fous ici et j’ai pas envie de le savoir. »

    Vaän reposa l’assiette derrière lui, vide. Il passa sa langue sur ses dents et s’essuya les mains sur un torchon, qu’il jeta ensuite dans la corbeille un peu plus loin. Il croisa les bras, et fixa le noble.

    « Je n’ai pas l’intention de te tuer et m’encombrer de ton cadavre. Si j’ai envie de te buter, je te jette simplement dehors, le reste d’Almancar s’en chargera sans problème. Il me suffit juste de te pousser hors d’ici pour qu’une troupe de malfrats te dépèce jusqu’aux os. »

    Ses épaules se haussèrent et il aborda une expression d’indifférence.

    « Vu ta dégaine ça doit faire des heures que tu marches. Gland comme n’importe quel autre bouffon de ta caste, tu t’es perdu entre trois broussailles et tu es incapable de retrouver ta route. Je connais Almancar comme ma propre poche, tu saisis ? »

    C’était là le début d’un marché. Vaän ignorait quelle serait la réponse de cet étrange énergumène, mais il ne s’en inquiétait pas tellement. Si l’autre survivait dehors, il finirait peut-être par y songer et regretter. Au vu de son état, cet homme ne ferait pas long feu a l’extérieur, surtout que dès qu’il sortirait du périmètre du territoire de Vaän, il tomberait nez à nez avec des gens qui eux, n’auront aucune réflexion ; un riche, c’est une proie, un gibier au même titre qu’un lapereau. Le pirate se décala du meuble et vient se planter juste devant lui. Aucun contact, rien ; mais il se pencha juste pour lui murmurer à l’oreille :

    « Je suis le seul à pouvoir te ramener chez toi. Personne d’autre ici ne le ferait ; tous préfèreraient te tuer ou bien… en profiter. »

    Pour appuyer ses propos, Vaän frôla de sa main l'épaule dénudée du jeune noble. Nul doute que la réaction serait vive ; il lui suffirait de la parer.
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Andy R. Jacobsen
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MessageSujet: Re: « Storm. » [Andy]   Mar 15 Mar - 16:00

Si, en fait, il avait peur. Réellement.
Il ne pouvait pas l'admettre, ni même se l'avouer à lui-même, mais il était terrorisé. Il avait toujours été bien tranquille, protégé par son statut social, par ses valets et ses domestiques. Il n'avait jamais envisagé que quelqu'un puisse se foutre de son rang et lui déblatérer de telles paroles, toutes plus infâmes les unes que les autres, pourvues des termes les plus insultants et les plus barbares qu'il lui ait été donné d'entendre. Cet homme ne respectait pas Andy. Ni en tant qu'aristocrate, ni en tant qu'être humain. Le jeune noble, accoutumé à sa petite vie princière presque parfaite ne connaissait pas de tels mœurs. Se faire tuer ? Par des malfrats ? En l'espace de quelques minutes, il s'était retrouvé confronté à la réalité, son Olympe totalement écroulée, sa vie en danger. Bien sûr, qu'il avait peur. Mais le montrer serait donner un signe de faiblesse à cet individu irrévérencieux. Il ne voulait pas lui laisser l'avantage, même si ses pensées se heurtaient entre elles et rendaient sa réflexion maladroite. Il avait l'habitude que ses valets réfléchissent à sa place. Il avait beau faire le malin, il n'y pouvait rien.

Il restait là, au milieu de ce qui s'apparentait le plus à une cuisine, immobile, n'osant pas faire le moindre geste. Il se sentait particulièrement gêné par son état, mais également intimidé par cet homme à la stature énormément plus imposante que la sienne. Il pourrait parler autant qu'il le voulait, ce type trouverait toujours de quoi le brimer. C'était la première fois de sa vie qu'il rencontrait une telle personne. Almancar, c'était l'enfer. Définitivement. Et lui Satan.
Il l'observait manger. C'était infect. Grossier. Répugnant. Non, inqualifiable. Sa pauvre ouverture d'esprit n'avait pas permis à son cerveau d'enregistrer la notion de « manger avec les doigts. » Choqué par ce à quoi il était en train d'assister, aucune note ne parvint à s'échapper de l'embrasure de ses lèvres. C'était comme si tout son mécanisme cérébral venait de disjoncter.

« Vous... vous ne mangez donc pas avec des couverts...? »

Il se sentait sincèrement ébranlé devant ce spectacle et avait l'impression de parler à une bête. C'est fou. Il n'écoutait l'inconnu qu'à moitié, plus préoccupé par son propre sort et persuadé que ce type n'était qu'un malade mental paranoïaque. Mais l'évidence s'imposa à lui lorsque l'autre fit le bilan de la situation, il allait manifestement être utilisé par ce gars pour arriver à ses fins. La lâcheté des pauvres n'avait donc pas de limite. Lui ? Le seul à pouvoir le ramener chez lui ? Il n'y croyait pas un seul instant. Il ne pensait pas que cet homme le ramènerait chez lui gratuitement. Non. Lorsque la main imprudente effleura l'épaule d'Andy, par réflexe, ce dernier exécuta un mouvement de recul avant d'envoyer son poing au hasard sur l'homme qui recula à son tour. C'était le seul effet voulu.

« Ne me touchez pas, vous allez m'esquinter ! »

Il le dévisagea longuement, le regard rempli de haine.

« Ce n'est pas la peine de me demander quoique ce soit, je n'ai pas pour principe de rendre service aux pouilleux comme vous ! »

Et pour illustrer ses propos, il cracha sur l'inconnu, oubliant momentanément toute sa classe et sa fierté. Andy ne se maîtrisait plus, et la colère l'emportait souvent sur sa raison. Encore un peu plus et il était bon pour déclencher un incendie. Il en avait conscience. Mais il ne pouvait rien y faire. D'un mouvement brusque, il se retourna, prêt à quitter les lieux sur-le-champ. Mais un événement troublant vint le couper dans son élan, alors qu'il ne réfléchissait même plus, qu'il ne contenait plus son ressentiment. Le pan déchiré de son kimono se coinça sous son pied, lui faisant ainsi perdre l'équilibre et s'écrouler lamentablement au sol, déchirant encore davantage son habit déjà beaucoup abîmé. Bouleversé par sa maladresse, il n'osa se relever, s'asseyant juste en rassemblant ses membres. Il ne regardait plus l'homme. Oui, il savait bien qu'il avait besoin de lui pour s'en aller d'ici. Il l'avait compris. Incapable de ravaler sa fierté, il fixait le sol, le regard assombri par ses mèches noires d'ébène, hostile à l'inconnu comme à lui-même.

« Donnez-moi d'autres vêtements. Je ne peux pas rester ainsi... »





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MessageSujet: Re: « Storm. » [Andy]   Mer 16 Mar - 21:51

    Le coup était bien hasardeux ; preuve que ce jeune homme n’avait pas l’habitude de lever la main sur les gens -ou bien qu’il demandait à d’autres de s’en charger à sa place. Vaän recula, un sourire sur le visage. La réaction était cependant très vive ; il était donc stressé et avait peur… Son sourire s’intensifia. Il se redressa et croisa les bras. Finalement, cet étrange bonhomme s’avérait plutôt intéressant. La seule chose que Vaän n’avait pas prévue était le cracha qui le manqua de justesse. Se décalant sur le côté, il observa le sol, sali -bien que pas très propre à la base- puis reporta son regard sur le jeune noble, l’air toujours autant amusé.

    Outre son air plutôt fermé à toute expression, son regard était flamboyant et terriblement menaçant. Il était amusant de voir combien sa colère était grande face au peu de considération que le pirate avait pour lui. Le plus drôle était sans doute de voir que définitivement, celui qui avait l’habitude de dominer se retrouver plus bas que ceux qu’il méprise.

    D’ailleurs, à peine eut-il reposé son regard sur lui que ce dernier tombait à même le sol, les pieds pris dans son propre vêtement. Le pirate ne bougea pas d’un poil et ne songea même pas à l’aider se relever. Cela dit, il ne se gêna pas pour observer chaque parcelle de peau qui était visible parce qu’il devait bien l’avouer… la chair fraîche l’avait toujours tenté. Et même si la boue était présente sur la peau du jeune homme, il devinait parfaitement comme elle était bien entretenue. Il n’imaginait que trop bien l’inaccessibilité de ce genre d’hommes et femmes, se jugeant beaucoup trop purs pour des êtres tels que lui. Ils ne savaient pas ce qu’ils perdaient à le repousser -haha. Perdant légèrement son sourire, Vaän soupira. Il regarda autour de lui, à la recherche d’un vêtement potable, mais ne trouva rien qui pourrait convenir à son Altesse Monsieur Farouche.

    « Je doute pouvoir trouver quoique ce soit qui puisse être en meilleur état que ce que tu portes déjà. »

    L’idée de l’accabler n’habitait plus l’esprit de Vaän. Il ne comprenait que trop bien cette sensation de saleté et cette honte, vu que lors de son arrivée ici, il avait éprouvé la même chose. Mais, exilé, il avait été forcé de s’y plier et de l’accepter. Se rapprochant du jeune homme il ôta sa veste, qu’il lui laissa tomber dessus.

    « Au moins ça t’évitera de choper une connerie à cause de la fraîcheur ambiante. »

    L’observant un moment sans rien ajouter de plus, Vaän se questionna finalement sur les raisons de la présence de cet inconnu. Avait-il été abandonné volontairement ici, ou bien était-il perdu ? Au vu de son état il était difficile d’en deviner la cause. Attrapant ses deux sabres, Vaän les attacha à sa taille et s’avança vers la porte pour sortir. Sans rien dire, il referma la porte derrière lui. C’était là la seule issue pour sortir si l’inconnu cherchait à s’échapper, ce que Vaän voulait éviter ; raison pour laquelle il avait pris soin de la fermer à clef. Oui, même les pirates ont des clefs. En moins de deux minutes, il revint à l’intérieur, du linge sur les bras. Il posa le tout devant le garçon, puis alla s’asseoir sur une chaise, posant les pieds sur la table.

    « Choisis. Normalement tout est propre. C’est pas ton luxe mais au moins avec ça tu passeras inaperçu dans Almancar. »

    Pop ; le bouchon de la bouteille sauta et Vaän le lança dans la poubelle voisine. Portant le goulot à ses lèvres, il bu l’eau goulûment, laissant l’autre dans la pile de linge.
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« Storm. » [Andy]

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