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 Comment pêcher des poissons sans eau~ [PV Ryuji et Seryozha][Suspendu]

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MessageSujet: Comment pêcher des poissons sans eau~ [PV Ryuji et Seryozha][Suspendu]   Lun 7 Mar - 2:55

L’aéroport habituellement bondé d’Alzen c’était, comme le reste de la ville, peu à peu assoupis avec le déclin du soleil, même si tout le monde sait que rien ne dort vraiment longtemps ici; elle ne le savait que trop bien, et le fait de se retrouver à nouveau dans la cité de Raziel lui offrait à la fois une joie et une nervosité indescriptible. Non pas qu’elle attachait plus d’importance qu’il ne le fallait à son lieu de naissance, qu’elle connaissait de toute manière si peu, mais c’était le même sentiment qui la prenait à toutes les fois qu’elle entrait dans une des trois grandes villes, sachant que tôt où tard elle finirait bien par y apercevoir ses parents. Elle portait en cette fraîche soirée ses petites bottines brunes qui trahissaient sa vie dans le désert, tout comme ses pantalons larges qui y étaient enfoncés, et une camisole crème qu’elle aurait bien échangée contre la stupide écharpe jaune de son compagnon; à cette altitude, le changement de température n’était pas aussi intense que dans le désert, aussi n’avait-elle pas pris la peine de prendre des vêtements plus chauds pour leur petite escapade nocturne.

Elle frotta ses bras ensemble pour faire disparaître le frisson qui la parcourait momentanément, regardant à droite et à gauche avec un petit sourire poli; le genre de sourire discret qui laisse une bonne impression sans avoir l’air d’être forcé. Un papier plié en quatre avait été froissé dans sa main mille fois un peu plus tôt; c’était les indications qui leur permettraient supposément de trouver la valise d’une grosse pointure qui venait de débarquer en ville. Qui dit grosse pointure dit grosse valise? Pas vraiment, dans ce dernier cas, mais c’était justement parce que la valise était petite qu’elle voulait savoir ce qu’elle contenait. Elle ne put se retenir de sortir le papier une dernière fois, regardant avec scepticisme les informations griffonnées à la hâte; il ne s’agissait en fait que de dessins dignes d’un gamin, et parfois, elle se demandait vraiment si l’autre savait écrire. Dans le doute, elle avait préféré le croire lorsqu’il disait qu’il en était parfaitement capable, mais ne sait-on jamais. Il disait aussi qu’il avait vingt ans, après tout…

La petite rue qu’elle empruntait en ce moment était calme et paisible, si l’on excluait les quelques bruits de machineries qui lui venaient par secousse. Elle marchait d’un pas lent, mais assuré; c’était bien le seul coin qu’elle pouvait vraiment dire connaître, même si c’était également le cas de la plupart des touristes du coin. Il y avait au bout de cette grande allée le port qui permettait entre autres aux aéronefs de débarquer leurs passagers, et c’était par ces derniers qu’eux-mêmes étaient –clandestinement dans le cas de Seryozha- arrivés la veille. Un coup de vent souleva ses cheveux bleus fraichement teints –non mais, comme si elle allait se passer de la technologie avancée d’Alzen… il n’y avait qu’ici que l’on pouvait faire des teintures descentes et abordables- et lui arracha un nouveau frisson, plus agréable cette fois. Ici, le vent était plus froid que dans le désert, mais, surtout, beaucoup moins sec. Elle avait l’impression qu’il tentait gentiment de soulever le sable qui s’était infiltré dans les moindres recoins de son être –de manière figuré, elle avait prit un bain depuis- pour la faire se sentir plus légère, et vraiment, cela ne pouvait vouloir dire qu’une chose : le vent d’ici était un gentleman.

Elle aimait le désert, avoir le visage tanné par le soleil et laisser parfois ses orteils glisser contre le sable –mais si elle aimait cela, c’était justement parce qu’elle arrivait parfois à s’en sauver pour trouver un peu de répit. Elle laissa sa main glisser contre le revêtement métallique d’un banc avant de s’y assoir en tailleur, laissant son corps se pencher un peu plus à l’avant, à la manière de ceux qui s’ouvrent aux gens. Elle sortit de l’une de ses larges poches un paquet de cartes, les brassant en se demandant si elle avait vraiment envie de regarder ce que son avenir proche pouvait bien lui révéler. Elle jeta un coup d’œil faussement distrait vers la seule fenêtre ouverte du bâtiment d’en face, où étaient supposées être entreposées les valises qui n’avaient pas encore été rendues à leur propriétaire, soi à cause d’une mégarde ou d’un problème technique : les bagages ne voyageaient pas toujours en même temps que les passagers, dépendant de la demande.

De cette fenêtre s’était un peu plus tôt infiltré un adolescent blond comme tout, presque subtilement; ce n’était pas trop grave, puisqu’il n’y avait pas vraiment d’employé à cette heure, entre deux horaires de travail. Elle-même ne savait pas, toutefois, comment il était parvenu à ouvrir cette fenêtre, et n’avait aucunement envie de le demander. Tout ce qu’elle savait, c’était que bientôt, soit il réapparaîtrait avec une valise qu’elle serait chargé de prendre, soit elle serait chargée de faire une diversion parce qu’il s’était fait prendre. Dans le deuxième cas, elle commençait à voir l’habitude, aussi ne s’était-elle-même pas préparée d’avance. Et puis, c’était qu’il savait se défendre, le petit. Elle coupa le paquet de carte environ vers le tiers avant de tourner la première carte : elle avait déjà retiré le huit de carreau, qu’elle avait déposé à côté d’elle.

Elle retourna ensuite quatre autres cartes, se demandant cette fois où leur aventure allait mal tourner. Parce qu’elle avait beau vouloir y croire, elle savait bien que ça allait foirer quelque part, alors autant s’y préparer. Elle tiqua : elle n’avait que sortit du pique, à l’exception de la troisième carte. Ce n’était pas nécessairement une mauvaise nouvelle, mais juste une fois, elle aurait bien aimée ne sortir que du carreau et se faire assurer de leur succès sans grand éclat; le carreau, c’était une valeur plus sûre, tout simplement. Pour commencer le sept de pique; ça, ça valait dire qu’ils allaient encore manger des conserves pour le prochain mois, mais elle s’en doutait, aussi se contenta-t-elle de hausser des épaules. Le trois de pique, ensuite, venait la narguer; elle espérait bien ne pas avoir à rencontrer quelque chose du genre, mais comme toutes les fois, elle évita de se poser des questions; à chaque fois, elle était là, constantes dans sa vie qui laissait planer son ombre. Tant que l’autre ne se faisait pas prendre par la police du coin…

Dans ce cas là, elle ne savait vraiment pas ce qu’elle ferait. Elle soupira, observant la troisième carte sans la comprendre, la regardant droit dans les yeux –si yeux elle avait vraiment, on ne le sait pas vraiment, mais passons- le roi de trèfle semblait la regarder avec un malin sourire, l’air de lui dire qu’il savait ce qui allait se passer sans qu’elle-même ne puisse s’en douter. Rencontrer quelqu’un dans cette ville lui semblait fort improbable, pour commencer. Ensuite, si on ajoutait à cela leurs dessins, elle trouvait étrange que cette personne si respectable soit prête à leur venir en aide, d’une manière ou d’une autre. Peut-être qu’un pauvre fou viendrait à sa rescousse pour l’aider à sortir l’autre barj de prison? Elle en doutait sérieusement. S’aurait été bien, par contre, si les cartes pouvaient avoir raison et qu’ils se faisaient un allié passager; ça leur changerait. Elle regarda la dernière carte : le quatre de pique. Tout ce que ça lui disait, encore, c’était qu’ils étaient barrés du reste du monde, et ça, elle n’avait pas vraiment besoin de cartes pour le savoir. Elle souleva toutes les cartes en soupirant –les cartes et la divination, ça ne valait rien à ses yeux de toute manière.

Elle releva la tête en entendant le froissement des rideaux de l’autre côté de la rue, voyant dépasser du cadre de la fenêtre la tête dorée de son ami.

-Hey bah, t’en a mis du temps, souleva-t-elle gentiment avant de s’approcher de lui en quelque pas souples.

Elle prit la valise qu’il lui tendait –beaucoup plus grande que ce qu’elle aurait imaginé, un peu plus lourde aussi, et débordant d’un air classique que l’on ne retrouve que chez les gens qui ont de la classe; au moins, il n’avait pas volé le sac d’un randonneur. Elle replaça le bandeau noir qui se perdait dans ses cheveux en lui soufflant quelque chose, rapidement.

-On se retrouve derrière le bâtiment du fleuriste, d’accord?

Et comme ça, tout bonnement, elle marcha comme sa la valise avait toujours été la sienne, de son pas toujours calme et confiant, même si cette fois elle observait plus son entourage et les quelques gens qui s’y trouvaient. Il n’y avait qu’une vieille dame et son petit-fils, et un peu plus loin, un grand jeune homme aux cheveux noirs et aux habits impeccable. Rien de bien inquiétant, en sommes. Elle chantonna tout bas en descendant la rue pour se rendre au point de rendez-vous, qui était seulement deux rues plus loin. Juste pour dire qu’ils pourraient discuter tranquilles.


Dernière édition par Ziazan Siroun le Mer 30 Mar - 19:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comment pêcher des poissons sans eau~ [PV Ryuji et Seryozha][Suspendu]   Dim 20 Mar - 11:31

Il y en avait une tonne. Bon, d’accord, il exagérait sans doute, mais n’empêche; comment était-il supposé trouver la valise qu’il cherchait s’il y en avait autant autour de lui? Et de toutes les formes, couleurs et tailles, en plus; il ne savait pas qu’il était possible d’avoir assez d’imagination pour en inventer autant - c’était des valises, après tout, pas des vêtements! Donnant un vague coup de pied dans un sac rouge qui traînait près de lui, grimaçant lorsque son contenu se vida sur le sol en un joyeux fracas métalliques, Seryozha jeta un rapide coup d’oeil en direction de la porte, espérant que personne n’allait entrer après avoir entendu ce vacarme. ‘’Merde, arrête de faire n’importe quoi, tu veux’’ se morigéna-t-il en s’éloignant précautionneusement du stupide sac; non mais, ils n’avaient pas apprit à fermer leurs bagages comme il faut ou quoi? Bon, sans doute que sa rage soudaine envers tous les designers de valises du monde n’était seulement dû qu’au fait qu’il n’arrivait absolument pas à retrouver celle qu’il était venu chercher, mais n'empêche, c'est quand même frustrant. Il n'allait pas se laisser avoir par une boite avec une poignée, ah ça non!

D’ailleurs, elle ressemblait à quoi, déjà, cette valise? Noire, assez grande, avec un certain air ‘chic’. Enfin; il la voulait, cette valise, il allait la trouver! Et ce n’est pas parce qu’il y en avait deux... trois... bon, d’accord, plus que ce que ses talents limités lui permettaient de compter qui lui ressemblaient qu’il allait se décourager, quand même! Ce n’était pas bien compliqué, après tout, et il allait finir par tomber dessus d’une façon où d’une autre. Sans aucun doute. Animé d’une détermination nouvelle, il s’approcha de la première étagère, manquant de perdre pied dans un sac qui était sans doute tombé par terre, se rattrapant de justesse en jurant contre le cadre en métal du support à bagages, plusieurs sacs à bagages lui tombant sur la tête puis par terre dans un bruit sourd. Cessant une nouvelle fois de bouger, il attendit un court instant en jurant intérieurement histoire de voir s’il avait été entendu, avant de reporter son attention sur les valises devant lui, se frottant le front d'un air agacé; pourtant, aucune ne semblait vraiment être celle qu’il cherchait.

Ne pouvant s’empêcher d’afficher une moue légèrement boudeuse, il fourragea un moment dans ses cheveux en bataille avant de hausser les épaules. ‘’Bah... Si je la trouve pas, j’ai juste à prendre n’importe laquelle et c’est tout, hein!’’ ‘Ia n’y verrait que de feu, et avec de la chance, ils allaient peut-être tomber sur quelque chose de bien, qui sait. Observant d’un air pensif tous les bagages entassés autour de lui, il en avisa une, de couleur sombre, qui semblait un peu plus grande que les autres. Et qui dit plus grande dit plus d’espace, et qui dit plus d’espace dit plus d’objets à contenir - de valeur, de préférence.

-Eh bah voilà, tu vas faire l’affaire, toi... fit-il en s’en saisissant d’un air triomphant.

La soulevant, il grimaça légèrement sous son poids, s’attendant à ce qu’elle soit un peu moins lourde; quoi que, cela voulait peut-être dire qu‘elle contenait autre chose que de simples vêtements... L’apportant jusque sous la fenêtre, il la laissa tomber sans plus de cérémonie sur le sol un rien poussiéreux, s’apprêtant à sortir avant que sa chance ne tourne et que quelqu’un n’ait besoin de venir dans cette pièce pour y faire il ne savait quoi. Jetant un rapide coup d’oeil à l’extérieur, il repéra aussitôt Ziazan, assise sur un banc en métal non loin de là. Cette dernière le repéra d’ailleurs rapidement, à en juger par le peu de temps qu’elle mit à se lever et à venir le rejoindre, marchant tranquillement comme si de rien n’était, faisant usage d’une subtilité qu’il se savait pourtant dépourvu, et ce, malgré tout sa bonne volonté, n‘attirant en rien l‘attention avec sa démarche tranquille.

-On se retrouve derrière le bâtiment du fleuriste, d’accord?

Il n’eut même pas le temps de lui répondre qu’elle était déjà partie, leur trouvaille à la main. Haussant les épaules, il attendit un instant avant de se hisser sur le rebord de la fenêtre, observant les alentours; personne. Passant ses jambes de l’autre côté de la fenêtre, il se laissa tomber par terre le plus silencieusement possible, jetant un dernier regard rapide avant de l’éloigner du bâtiment. S’enfonça dans la rue la plus proche, les mains enfoncées dans ses poches, il espérait trouver leur point de rendez-vous quelque part dans celle-ci, oubliant totalement qu’il avait laissé la fenêtre ouverte en partant.

Jetant un regard agacé aux devantures des boutiques qui se trouvaient partout autour de lui, il chercha en vain une échoppe qui avait l’air de vendre des fleurs - ou qui avait des fleurs peintes sur la devanture, aussi, tien. C’était plutôt mal partit; il ne savait même pas à quoi le mot ’fleuriste’ ressemblait, et plutôt crever que de demander son chemin à quelqu’un - ce n'était pas comme s'il aurait pu lire le nom des rues de toutes manières... Il passa bien plusieurs minutes à tourner en rond dans les rues près du bâtiment d’où il venait, ne portant plus aucune attention aux gens autours de lui alors qu‘il cherchait ce stupide fleuriste, tripotant distraitement son serpent qui était en train de dormir au fond de sa poche.

De tout manière, ce n’était pas comme si on l’avait vu sortir de là bas, pas vrai...?
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MessageSujet: Re: Comment pêcher des poissons sans eau~ [PV Ryuji et Seryozha][Suspendu]   Jeu 31 Mar - 22:16

Comme l'air en altitude était bon et pur. L'atmosphère entière, chargée de fraîcheur, envahissait les poumons en une brise givrée, délicieuse. Ces quelques heures, passées dans l'avion à contempler les nuages, avaient restitué à Ryuji sa sérénité qui s'était quelque peu éloignée, mais seulement pendant une courte période, dû à l'inquiétude qu'il éprouvait inconsciemment depuis ces quelques jours, au Palais Royal. Un lourd secret, qui lui pesait sur les épaules, que même son karneval ne pouvait alléger, n'avait plus pour longtemps avant d'être dévoilé. Le jeune homme avait reçu, pile à ce moment précis, l'ordre de partir pour Alzen, pour faire quelques achats spéciaux destinés à l'entretien du domaine impérial. Quelle aubaine pour respirer quelques jours, dans un ciel parsemé de nuages tout proches, le souffle des hauteurs. Il avait dû s'écarter, non sans mal, de sa protégée, lui expliquer, que son retour ne se ferait pas avant une semaine. La difficulté première avait été de la rassurer, lui attester qu'il reviendrait. Il savait parfaitement qu'elle était capable de se débrouiller sans lui, et qu'elle n'avait aucun doute sur son retour inévitable, mais il se sentait moins léger loin d'elle. Raison de plus pour partir à Alzen, la cité volante, pour retrouver cette légèreté perdue. Pensant à l'obscurité de la chambre de sa princesse pendant le voyage, et au contraste avec la luminosité de son corps, ses pensées avait erré vers les cotons flottant du ciel, et il leur avait trouvé une beauté éphémère, emplie de la duveteuse légèreté qui lui manquait. Le sourire était revenu sur son visage avec une certaine douceur dans les yeux.

Descendu du dirigeable, il lui fallait à présent retrouver et récupérer ses bagages. Ou plutôt la seule grosse valise parmi les nombreux sacs de voyages, la plus grosse, l'énorme bloc, cachant ses précieux biens, ses trésors, et, pour l'utilité, ses vêtements. Il n'avait en réalité pas besoin d'emmener tout ce qu'il avait prit, mais, comme une jeune femme coquette et soucieuse de son apparence, par peur d'oublier quelque chose, il avait presque embarqué tout ce qui aurait pu lui servir pour parer à toutes les situations. Il doutait fort que plus de la moitié du contenu de sa valise lui servirai lors de ce voyage. Cependant sa devise "Mieux vaut trop que pas assez" avait encore frappé. Pourquoi repousser ses pulsions et ses instincts? S'il sentait qu'il avait besoin d'emmener tous ces objets, c'est qu'il y avait une raison.

Approchant du local où, logiquement, toutes les valises étaient entreposées, le jeune homme remarqua quelqu'un sortir par la fenêtre. Il haussa un sourcil. Il y avait parfois des gens ayant de drôles de superstitions... Il lui avait semblé... Ce n'était peut-être que son imagination après tout, peu importe. Il signa le registre après avoir montré son ticket de récupération, l'homme du guichet lui ouvrit la porte et le laissa entrer. Il bougonna en voyant le désordre apparent, les sacs traînant un peu partout, et recouvrant le sol.

"Je vous laisse vous débrouiller pour retrouver vot' bagage dans ce bazar!"

Il salua brièvement, puis ressortit, laissant Ryuji seul dans la petite salle inondée de sacs en tous genre.

"Aucun problème, l'habitude ne me lâche pas d'une semelle à ce que je vois! Même en voyage, je peux compter sur mes talents de femme de ménage!"

Il fit un sourire enthousiaste, que l'autre interpréta d'une grimace avant de tourner les talons. La tension était maintenant à son comble, les yeux de Ryuji glissaient sur chaque sac, dans l'espoir de retrouver le sien, de reconnaître un petit détail, qui ferait qu'il pourrait se saisir de la poignée argentée de ce mastodonte valisien qui lui appartenait.
... Aucune trace. Il avait beau scruter le moindre signe reconnaissable, rien ne lui apparaissait comme étant sa propriété. Il leva les yeux vers la fenêtre ouverte de la pièce, plissa les yeux, fronça les sourcils. Il se plaça devant, regarda aux alentours par l'ouverture et remarqua que des ruelles, menant à diverses boutiques, zigzaguaient ça et là. Son regard s'arrêta sur une jeune femme à la coiffure rayonnante de couleurs vives et à la fois agréables.

Son doute qui s'était vite dissipé il y a quelques minutes, revint au galop, lorsqu'il la vit tourner et disparaître, avec à la main, ce qui semblait être... SA valise. Il n'attendit pas pour passer par la fenêtre et la suivre, calmement, sans aucune agitation. Il n'y avait pas une seule personne concernée dans cette histoire, il en était certain. L'image d'un jeunot aux cheveux dorés, sortant par la même fenêtre que lui à l'instant, lui revint à l'esprit.

Une excitation, comme il en ressentait souvent quand les événements se bousculaient et s'entrechoquaient, étira un sourire sur ses lèvres, tandis qu'il s'engouffrait dans la même rue que celle qu'il suivait.
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MessageSujet: Re: Comment pêcher des poissons sans eau~ [PV Ryuji et Seryozha][Suspendu]   Ven 8 Avr - 22:15

Elle avait laissé ses pas la guider jusqu'à la petite rue, trainant la valise décidément trop grosse derrière elle. Elle ne se souvenait plus trop, mais elle aurait pourtant jurée que la valise était supposée être plus petite -et elle était presque déçue tant elle avait l'air banale. Elle s'engouffra dans la petite ruelle qui menait à l'arrière de l'échoppe, se laissant glisser le long du mur avant d'attérir assis en indien, plaçant son menton au creux de sa paume. Il lui restait plus qu'à attendre que l'autre se pointe pour enfin le laisser porter sa charge -c'était lui les muscles du groupe après tout. Elle entendit quelques pas venant de la ruelle qu'elle venait d'emprunter: probablement un passant, ou alors quelqu'un qui viendrait lui dire de ne pas flâner derrière la boutique mais avec son air si anodin, qui pourrait vraiment lui en vouloir si elle restait là à attendre quelqu'un? Les doigts de sa main libre glissèrent sur le rebord de la valise carré, sobre: du genre qui criait -je suis distinguée, mais pas clinquante non plus. Une valise clinquante, d'ailleurs, ça ressemble à quoi? C'est probablement le genre de choses que Seryozha achèterait s'il en avait les moyens (ou s'il arrivait à le voler). Elle s'imagina un instant Seryozha, en complet démodé style brun avec de fines lignes bleutées et nœud papillon, se promenant le torse bombé avec, à sa main, la pire invention du monde, une valise en cuir d'éléphant avec une fermeture éclair en or et des boutons en argent avec, pourquoi pas, probablement une poignée en plastique, pour ajouter au ridicule de la chose. Ce qu'il fallait pas s'imaginer! Elle préféra délaisser son imagination pour quelques secondes.

Elle entrouvrit la valise, écoutant avec un plaisir non dissimulé le frottement du curseur alors qu'elle le faisait glisser. Elle avait ouvert la valise le plus simplement du monde, comme n'importe qui l'aurait fait avec son sac à dos pour aller chercher son porte-feuille. Ne prêtant pas vraiment attention à la personne qui, dans son esprit, ne faisait que passer, et qui n'était pas blond, elle glissa ses doigts dans l'ouverture, ne cherchant rien d'autre que d'avoir l'air de chercher. L'ouverture, lorsqu'elle y mis sa main, s'ouvrit en grand, faisant tomber un objet sur le côté -y'avait pas à dire, des babioles, dans cette valise, il semblait y en avait des tas, du moins à en juger par le nombre de formes et de texture différentes que sa main semblait rencontrer à l'aveuglette.

Elle laissa son regard suivre l'objet qui terminait sa chute sur le sol, juste devant elle: un morceau de tissus. Intriguée -elle n'avait pas cru qu'il y aurait aussi des vêtements, dans cette valise, mine de rien. Elle souleva le morceau en question, à hauteur de son visage, et le feu lui prit aux joues. Là, non, c'était clair, côté subtilité, elle aurait pas pue faire pire: elle se voyait vraiment, mais là vraiment mal comment expliquer au passant (qui, d'ailleurs, n'avait pas l'air de vouloir simplement passer; il marchait lentement, le bougre! Il le faisait exprès ou quoi?) pourquoi elle tenait un calbut entre ses doigts. S'aurait passé pour celui d'un éventuelle copain, enfin, ça aurait pu, mais comme elle ne s'y était pas attendue et qu'elle avait réagi avec autant de surprise, disons que ça enlevait tout effet de crédibilité. Elle le fourra rapidement dans la valise, sans même enlever les petits morceaux de gravas qui sy étaient collés, et referma prestement le tout. Elle se releva mécaniquement, se mordant la lèvre: mais il faisait quoi, ce blondinet? Elle délaissa la valise un instant, la gardant du coin de l'oeil comme n'importe qui d'autre l'aurait fait, et se dirigea vers l'entrée de la ruelle, là où l'on pouvait voir la rue. Et qu'est-ce qu'elle ne vit pas? Seryozha qui trottinait tranquillement, sans même regarder dans sa direction, et qui passait dans le sens opposé. Et du coup, elle devina tout de suite, sans même prendre le temps de lui donner une chance, qu'il ne savait même pas où ils étaient supposés se donner rendez-vous.

-Serge! lui lança-t-elle d'une voix joyeuse en bougeant un bras pour le saluer, Je suis ici! Ça fait longtemps que tu me cherches?

Elle connaissait déjà la réponse, mais c'était sa manière à elle de lui montrer que quelque chose clochait, et qu'il aurait moralement intérêt à se trouver une excuse, parce que même si elle n'arriverait pas à lui en vouloir, quand même, c'était un peu grave.

-Je crois qu'il y a un problème avec la valise, fit-elle alors qu'il se rapprochait, son éternel demi-sourire planant sur son visage.

Et puis, il y avait cet homme, aussi, qui était derrière elle plus tôt et qui était maintenant dans la même ruelle. Dans le genre louche et mauvais présage, on pouvait difficilement faire plus criard comme impression. Sauf qu'elle avait l'habitude de prendre la vie une cuiller à la fois, aussi ne s'en faisait-elle pas trop.
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MessageSujet: Re: Comment pêcher des poissons sans eau~ [PV Ryuji et Seryozha][Suspendu]   Ven 22 Avr - 6:55

Si quelqu’un d’autre que lui avait eut à décrire la situation dans laquelle il se trouvai, sans doute aurait-il dit qu’il était perdu; lui-même préférait dire qu’il ne faisait qu’admirer le paysage d’Alzen en attendant d’apercevoir ‘Ia quelque part - enfin, en autant qu’il est possible d’admirer des boutiques et des grattes ciel. Après tout, il ne venait pas si souvent ici, pas vrai, alors autant profiter un peu de la vue avant de retourner dans le désert... Parce que, bien sûr, c’était là la seule raison expliquant le fait qu’il n’était pas déjà aller rejoindre son amie derrière le fleuriste. Oui, évidement.

-Mais où est-ce qu’il est... marmonna-t-il entre ses dents, jetant de vagues regards à gauche et à droite, essayant de se repérer un minimum.

Ce n’était pas qu’il avait un sens de l’orientation défaillant, non. Juste qu’il ne connaissait pas vraiment la ville - ça ne pouvait être que ça. Et d’ailleurs... Dans une ville aussi grande que celle-ci, il devait y avoir plus d’un fleuriste, pas vrai...? ‘‘Ah! Et bien voilà’’ se dit-il, ne pouvant se retenir de laisser échapper un sourire satisfait - un peu top satisfait, d’ailleurs. Lorsqu’il arrivait à trouver Ziazan, il n’aurait qu’à lui dire qu’il avait passé un bon moment à l’attendre derrière une autre boutique qui vendait des fleurs, et c'est tout; comment ne pourrait-elle pas le croire? Ce n’était quand même pas de sa faute à lui si les rues pullulaient de magasins vendant tous la même chose!

Se remettant à avancer d’un pas décidé - il avait ralentit sans même s’en rendre compte alors qu’il réfléchissait -, il se demanda un instant ce qu’il pourrait bien faire en attendant. Parce que, bien franchement, il en avait un peu marre de tourner en rond; il ne manquerait plus qu’il ne soit plus capable de retrouver la sortie de la ville. Pas que cela risquait de lui arriver, mais... Ne sait-on jamais. Et puis, en attendant, il pourrait bien essayer de trouver un pigeon inattentif et lui faire les poches, histoire que leur sortie ne se solde pas par un échec total, surtout considérant le fait qu’il n’avait franchement aucune idée de ce que contenait la valise qu’il avait prit au hasard. De l’argent, peut-être, ou alors des objets de valeurs. Ou cela aurait tout aussi bien pu n’être remplit que de photos de chats prises par une vielle folle vivant dans une cabane au milieu de nul part - et ça, ça ne se vendrait pas bien. Il n’eut toutefois jamais le temps de mettre ses plans à exécutions qu’une voix le sortie de ses pensées - ce fut d’ailleurs beaucoup plus la voix en tant que tel que ce qu’elle disait qui lui fit tourner la tête.

-Serge! Je suis ici! Ça fait longtemps que tu me cherches?

‘’Serge...’’ se dit-il en se retenant de grincer des dents. ‘’Tu parles d’un nom laid...’’ Lui faisant un signe de la main afin de lui signifier qu’il l’avait vu, il tourna les talons, jetant au passage un regard noir à la devanture du fleuriste qui, il en était certain, était en train de le narguer à l’instant même.

-Je crois qu'il y a un problème avec la valise, entendit-il alors qu’il se rapprochait.

‘’Mince...’’ se dit Seryozha en se retenant de détourner les yeux, accrochant au passage un passant qui se trouvait dans la même ruelle, lui marmonnant au passage quelques mots d’excuses , pas intimidé pour deux sous sa bonne demi tête de plus que lui - non mais, il faisait quoi, l’autre, à ne pas regarder où il allait, aussi! Puis, regardant à nouveau ‘Ia, ses yeux passant du visage de cette dernière à la valise qui se trouvait par terre un peu plus loin, il prit l’expression la plus innocente qu’il pu - et surprise, ne pas oublier la surprise -, s’arrêtant à côté d’elle.

-Ah? Elle a quoi, la valise? Elle me semble pourtant en parfait état, non? Lui répondit-il sur le ton le plus sincère et convainquant qu’il pouvait prendre.

Ou l’art de faire semblant de ne pas comprendre de quoi l’autre parlait. Et de toute manière, quoi qu’elle allait pouvoir lui dire, il n’aurait qu’à lui rétorquer qu’il ne savait pas ce qu’il y avait dedans à l’origine - après tout, c’était totalement vrai, alors elle n’allait pas pouvoir lui en vouloir pour ça; et le fait que la valise qu’il avait volé ne ressemblait pas à la description qu’il lui en avait fait plus tôt ne lui traversa même pas l’esprit. Comme quoi, il ne retenait que ce dont-il avait vraiment envie de se souvenir.

Puis, tournant légèrement la tête histoire d’éviter le regard inquisiteur qu’elle allait sans doute lui lancer, il haussa vaguement un sourcil en apercevant l’homme qu’il avait bousculé plus tôt - enfin, qui l’avait bousculé lui, bien sûr - toujours dans la même ruelle qu’eux. Il lui balança sans plus y réfléchir un regard de ‘nah-mais-qu’est-ce-que-tu-nous-veux-dégages’ - on ne lui a jamais apprit la politesse -, se disant au passage que cet inconnu avait l’air franchement louche. Un peu comme un tueur en série, à rester là alors qu’il n’avait probablement rien à faire ici. Bon, sans doute un peu comme eux, mais n’empêche... Un léger doute s’insinua en lui alors qu’il se dit que l’autre l’avait peut-être vu sortir la valise par la fenêtre, avant de le balayer tout aussitôt - il était bien trop subtil pour ça, voyons. Personne n’aurait pu le voir, alors il n’avait pas à s’inquiéter.
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