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 Nouveaux visages. (libre)

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MessageSujet: Nouveaux visages. (libre)   Ven 25 Mar - 8:17

Il faisait toujours chaud à Opale. Le sable brûlait sous les rayons de soleil intense, seul le vent du désert permettait aux habitants de survivre au milieu de ce climat rude. Aujourd'hui la ville semblait encore plus animée que d'habitude, les finales des combats de gladiateur commençaient la semaine prochaine. Fini les combats dans les arènes de quartier, le Red Dragon Stadium ouvrait ses portes à nouveau pour les combats les plus acharnés de l'année. Des combatants de tout Sphera venaient s'affronter à Opale, la ville du guerrier. Mais il n'y avait pas que les combattants qui voyageaient par ces temps, des gens venaient d'Amenthalys, d'Alzen et même d'Almancar pour assister aux combats. C'était en cette saison de l'année que la ville était la plus prospère. Les marchands, les restaurants, les auberges et les échopes acceullaient les touristes avec joie et leur bénéfice doublait.

En ce moment le plus attendu de l'année, même la guilde que Kastchei dirigeait trouvait plus de travail. Gardes du corp pour nobles ou de la main d'oeuvre supplémentaire pour construire les échaffauds, on demandait toute sorte de travail et chaque membre de la Wyvern Wing était occupé. Kastchei, le maître de guilde se rendait à l'armurerie la plus populaire d'Opale. Il y avait placé une commande quelques mois auparavant et avait été averti que sa commande était terminée. Par cette chaleur, il avait abandonné sa cape pour ne porter qu'un débardeur noir révélant son bras droit entouré de chaînes, un souvenir de sa vie d'esclave qu'il avait menée plus tôt. Il avait aussi un tatouage avec un dragon rouge sur l'épaule gauche qui signifiait qu'il avait combattu au Red Dragon Stadium au moins une fois. Parfois les passants jetaient un oeil sur son tatouage et lui demandaient si il allait combattre cette année, et Kastchei répondait avec un sourire faible qu'il n'avait pas mis les pieds à l'arène depuis des années et qu'il n'était pas prêt d'y retourner.

Il avait beau dire, chaque année pendant la saison des finales il sentait son sang bouillir, ses réflexes s'affuter et une incoyable agitation qu'il dissimulait dans un visage neutre et qu'il noyait dans la boisson. Voir la mort en face, lutter pour la survie et surmonter l'incertitude...chaque seconde de vie étant une faible lueur d'espoir, Kastchei n'avait pas eu à combattre depuis bien longtemps. Il n'était pas violent de nature, mais il avait grandi dans le combat et maintenant qu'il vivait une vie relativement calme, il ne parvenait pas exactement à s'adapter.

Arrivé à l'armurerie, Kastchei alla au comptoir et salua le clerc qu'il connaissait bien. Celui si alla chercher les armes entreposée sur une étagère avec une étiquette au nom de la Wyvern Wing. Il revint avec deux glaives au fourreau. Le maître de guilde les dégainna un par un pour observé la qualité de la lame en acier, puis, satisfait les rengainna et tendis des pièces d'argent au clerc. Puis d'une voix neutre il demanda.

"Est ce que vous avez également fini de réparer mon arme ?"

Le Clerc sourit et dit:

"D'après le maître forgeron ce n'était pas facile, une lame en pierre, il n'a jamais vu ça avant, d'autant plus qu'il n'a jamais vu de la pierre pareille. Mais il a quand même réussi à arranger les deux trois brêches et il garanti qu'elle fonctionnera comme si elle était neuve."

Il alla chercher l'immense épée à deux mains faite d'une pierre qui semblait être du marbre, et la soulevant avec peine l'apporta à Kastchei. L'ancien esclave tendit une pièce d'or puis attacha son épée à deux mains dans son dos. Les deux glaives sous le bras il quitta l'armurerie et rejoignit la rue principale. C'est alors qu'un frisson saisit Kastchei. Il y avait quelqu'un de plus puissant que la normale dans la zone, il se demandait seulement qui.
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Ven 25 Mar - 19:46

C'était la pire période de l'année pour lui, et ce n'était pas que dû à la chaleur qui s'agençait très mal avec ses longs pantalons brun sombre et son chandail à col roulé beige -au moins, il avait fait l'effort de ne pas mettre de este lui couvrant la moitié du visage, mais ce n'était pas l'envie qui manquait. Il ne portait pas de coton par cette température -s'il est vrai que le lainage est beaucoup plus chaud, au moins, ça absorbe la sueur et ça ne vous donne pas l'impression de baigner dans votre propre crasse, et aussi, il avait mis un chandail doux aujourd'hui pour apaiser sa peau sensible. Bah quoi -même lui, il avait le droit d'être douillet. Sa tête était exposée au soleil, lui donnant parfois le tournis parce qu'il avait trop chaud, mais de couvrir une autre parcelle de son corps lui semblait inhumain, ses pieds seul semblait être capable d'évacuer la chaleur qui le rendait de plus irritable à chaque moment qui passe.

Ce n'était pas la chaleur, donc, qui l'irritait, et même s'il devait avouer que la présence d'autant d'inconnus dans son quotidien plutôt banal ne l'enchantait pas particulièrement, ce n'était pas la cause majeure de ses soucis: depuis plus d'une semaine déjà, il vivait simplement à l'aide de ses saloperies de cachets, et ces derniers avaient la fâcheuse habitude de l'empêcher de dormir; ses yeux étaient injectés de sang, et le simple fait de trainer sa carcasse était pénible -mais au moins, ce n'était pas tout simplement douloureux. Tout ça à cause du Red Dragon Stadium -oui oui, c'était un vrai Opalien et l'animation du combat l'enchantait plus qu'il aurait été humainement possible de le décrire, mais ce qui le dérangeait, c'était que les combats n'étaient pas particulièrement règlementés sur la question des Karnevales -alors, du coup, ils se ramenaient tous dans le coin pour montrer aux autres que leurs capacités surhumaines leur permettrait de gagner les combats. Chouette -sauf que pour lui, c'était la mort, et le simple fait de sortir en public ressemblait de très près à une folie suicidaire.

Il ne pouvait pas s'en empêcher, non plus -rester cloitré chez lui ne l'empêchait pas de souffrir de ses allergies, et il ne voulait pas rendre ses proches fou. C'est comme un virus, ça se propage, et vite. Alors il était sortit, le corps couvert de plaques hideuses couvertes par ses vêtements, seul celle qui lui barrait le visage sous l'œil gauche jusqu'à son oreille permettant aux inconnus de se douter de quoi que ce soit -et c'était facile de l'attribuer à la température ambiante. Il se déplaçait comme sur un nuage, ses pensées vagabondant sans être vraiment capable de trouver attache où que ce soit. Depuis combien de temps était-il dehors? Il était sortit avec le levé du soleil, s'était arrêté pour manger un morceau quelque part, il ne savait plus trop où, et maintenant ses pieds brulés par le sable ne lui faisaient plus mal. C'était une sorte d'allégresse qui l'envahissait, celle qui accompagne ceux dont les sens sont brouillés -il avait l'impression d'avoir prit un bon coup, alors qu'il n'avait pas bu, ni aujourd'hui ni la veille.

Il soupçonnait, en fait, que ses cachets ne servaient pas vraiment à atténuer sa douleur, mais simplement à brouiller ses sens pour le rendre plus supportable aux autres -à tous les coups, il devenait presque incapable de se plaindre de quoi que ce soit, même pas de la pluie et du beau temps. Il aurait pourtant eu toutes les raisons de le faire -il était un peu perdu, suait comme il n'était pas possible de suer, son visage rougit par la chaleur et l'effort n'aidant en rien son apparence physique déjà douteuse. Que faire aujourd'hui?

Peut-être que je devrais trainer dans le coin des marchands -avec tous les touristes, ils doivent bien avoir un ou deux babioles amusantes...

Et pourtant, ses pas le menaient exactement là où il ne voulait pas se retrouver; près des camps d'entrainement des combattants, si près de l'antre du loup -et quelle stupide brebis il était! Il avait de la difficulté à respirer, ce n'était pas nouveau; sauf que du coup, le manque d'oxygène à son cerveau eu -étrangement- pour effet de le réveiller un peu, le faisait se redresser un peu pour prouver qu'il avait une colonne vertébrale. Pfeu -il avait l'habitude des Karnevaliens après toutes ces années, mais habituellement pas au point de voir des étoiles devant ses yeux. Il avait l'impression que quelqu'un était en train d'utiliser ses pouvoirs tant il sentait comme des picotements le parcourir, et pour peu, il se serait attendu à ce que ses cheveux se dressent sur sa tête -mais non, ils étaient toujours en train de lui barrer le visage. Il s'était arrêté en plein milieu du passage, se souciant bien peu de la circulation piétonne qu'il ralentissait ainsi, et regardait à droite et à gauche, tel un chien égaré. Peu importe où il regardait -il ne voyait rien, rien, qu'une masse de gens et des armes partout.

Si je te trouve... esquissa-t-il mentalement, sachant toutefois qu'il n'était pas en mesure de faire quoi que ce soit.

Et puis, c'était pas encore le moment de crier au loup.

[Mouais désolée, je fais pas du tout avancer le rp D: je jures de me rattraper plus tard *s'enfuit en courant*]
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Sam 26 Mar - 1:12

Opale. C'était pas un nom pour une ville dans le désert ça. Sèche. Dune. Irritante. A la limite. Mais Opale ? Tseuh. Cette ville n'avait d'opale que la blancheur des os qui se faisaient lustrer le calcium dans les sables, que ce soit dans le désert ou dans les arènes, et les éclats de couleurs vifs et insaisissables de la foule qui grouillait de partout. L'Opale de cette ville n'était ni aussi iridescent ni aussi précieux que celui de la roche du même nom. Elle était juste pleine de vie et de mouvement. Une vraie fourmilière. Neil n'était pas du genre à fuir la foule, au contraire, il aimait l'animation qu'elle apportait avec elle. Cette sensation de vie qui fusait de toute part il trouvait ça plutôt agréable, ça le mettait de bonne humeur en général. Mais là, c'était... Trop. Coincé entre une armoire à glace de deux mètres d'envergure et une brune chaudasse comme la braise, avec son décolleté infini, le blondin se sentait plutôt à l'étroit. Le bar où il se trouvait était plein à craquer, ce qui était un évènement en soit vu qu'il devait être le seul client régulier à squatter ce tripot défraichi. En somme, une vulgaire taverne de bas étage qui n'attirait d'ordinaire que peu de consommateurs se retrouvait transformée en abreuvoir pour humains. Et pour cause.

Les tant attendues finales des combats de gladiateurs d'Opale-la-lumineuse auraient lieu d'ici une semaine, forçant les portes du Red Dragon pour venir rougir son sol et le détremper du sang des vaincus. Ici, tout le monde avait sa place. Gringalet, tire au flanc, brute épaisse. Tant que vous vouliez combattre, vous étiez accueillis à bras ouvert. Neil ne connaissait que trop bien l'odeur chaude et douceâtre du sang se répandant dans le sable pour avoir assisté à plusieurs tournois du genre. Il y avait participé une fois, pour voir. Parce qu'à Opale, tout le monde est censé avoir le sang chaud, et malgré son sang de reptile il ne faisait pas exception à la règle. Il s'était d'ailleurs fait éliminé avant les demis finales, parce qu'un boulot chez les Traqueurs l'attendait. Pas de présentation au combat est synonyme de déclaration d'abandon. 'fin bref, toute cette agitation, pour les gens d'ici, ça devenait juste pénible à la longue. Surtout quand on ne peut même pas y participer sous couvert de voir débarquer toute une tripoté de Traqueur ne souhaitant qu'une chose, vous envoyer bouffer les pissenlits par la racine.

Le mercenaire s'extirpa tant bien que mal du bar, qui menaçait d'exploser sous l'affluence de corps chauds et suants. Peu ragoûtant comme image hein ? En même temps, ici, faut savoir prévenir et devancer. Air brulant le jour, vent glacé la nuit. Ça vous forge un homme tout ça. Neil, comme tous les Opaliens, était habitué à ça. D'autant plus que son Karneval l'avantageait, vu qu'il était du genre supra-ultra-frileux. Alors 40°, pour lui, c'est l'idéal. Débardeur, jean, sandales, foulard, lunettes de motard et deux trois autres babioles l'habillaient, permettant à l'imbécile heureux de slalomer dans la foule sans attirer trop l'attention. Vraiment, ce type avait le chic pour devenir aussi peu intéressant qu'un caillou faisant le poirier sur un sentier de montagne quand l'envie lui en prenait. Et là, c'était exactement ce qu'il voulait, pouvoir profiter de cette journée peinard, aller jeter un coup d'oeil aux vaillants gladiateurs en lices et faire quelques paris, histoire de renflouer les caisses de son compte en banque. C'est donc d'un pas léger et insouciant, mains dans les poches, qu'il continua son chemin en toute discrétion vers les camps d'entrainements, afin de voir quel cheval mériterait son intérêt et l'honneur de jouer pour son argent.

Justement, en parlant d'attirer l'attention, si Neil avait décidé de faire profil bas, ça ne semblait pas vraiment être le cas d'un autre type plutôt étrange, prostré en plein milieu du passage. Quand on lance un galet dans l'eau, l'eau le dédaigne et l'avale. Quand on y lance une montagne, l'eau, elle enrage. Et c'était un peu ce qui était en train de se passer, là, tout de suite, maintenant, sous les yeux du mercenaire. L'Etrange bloquait le passage, gênait l'accès aussi bien aux touristes et passants qu'aux champions et ces derniers, loin d'être de petites frappes, semblaient commencer à s'agacer légèrement. Juste légèrement. Assez en tout cas pour qu'un groupe d'homme commence à s'intéresser de plus prêt au gars passé en mode statue et qu'ils commencent à jouer avec quelques armes. Neil, il avait rien demandé à personne. Il voulait juste être peinard. Et si une émeute éclatait, ça allait être la panique, la grosse baston, la grosse marave, okay, mais surtout une journée de plus à lutter pour que dalle. Sérieux, par cette chaleur et ce temps festif, il avait autre chose à foutre que de jouer au hooligan. Enfin, c'est comme ça qu'il tenta de justifier son geste. En fait, il s'ennuyait juste comme un rat mort et ce type l'intriguait, fallait pas chercher plus loin.

Jouant des coudes, il arriva à côté de Mister Etrange. Au début, le blondin pensait que le type se contentait de faire ça juste pour le plaisir de faire chier son monde ou encore parce qu'il était en pleine phase d'observation d'un truc übber important. Quelque chose du genre. Mais Neil était loin de se douter qu'il était tout bêtement malade. Ou du moins ça y ressemblait fort. Affichant un sourire avenant et un rien concerné, le mercenaire se posta face à Mister Etrange et lui tapota l'épaule. Tche. Le type avait tellement chaud que, pour les mains glacées du blond, ça revenait à poser sa main sur du métal chauffé à blanc. N'étant pas du genre timoré ou respectueux, Neil fonça dans le tas.

    « _ Hey, tout va bien ? Tu dois crever de chaud avec tous ces trucs inutiles là. Tu vas pas tarder à t'évanouir si tu continues comme ça, t'es au courant ? Tu sais qu'on peut mourir de fièvre à partir d'un certain seuil franchi ?


Continuant à babiller, Neil se mit à scruter la foule des yeux. Si Mister Lugubre lui claquait entre les doigts, ils ne seraient pas trop de deux pour le transporter. Son dévolu se jeta sur un pauvre homme qui eut le malheur de passer par là, à portée de main du blondin. Le pauvre homme semblait en tout cas largement assez costaud pour aider Neil dans sa tâche, aux vues de l'énorme épée plutôt étrange qu'il portait. Neil y jeta un coup d'oeil intéressé et rangeant cette image dans un coin de son esprit, pour plus tard, affichant un sourire contrit pour l'instant.

    « _ Salut gars. Ca te dérangerait pas d'aider un souffrant à s'éloigner de la foule ? Non parce que s'il reste ici, de une, il va claquer d'ici cinq minutes, de deux, il va réussir à faire partir en couille tous les barbares qui nous entourent. C'est pour le bien d'la communauté, tu peux pas refuser.


Ouais, on avait rarement fait plus chiant dans le genre. Sauf que Neil, les situations incongrues, il aimait ça. Rencontrer des nouvelles têtes pour les oublier tout de suite après, il adorait ça. Et les deux types sur lesquels il venait de tomber formaient un tableau si étrange parmi toute cette agitation et cette bonne humeur de fête qu'il fut presque heureux que Mister Etrange soit mal en point. Presque. Parce que vu son état, il devait vraiment pas aller bien le pauv'gars. Enfin, Neil avait agit sans trop réfléchir mais si jamais l'un des deux types, Opaliens tous les deux vu leur physique, commençait à s'énerver, il était déjà prêt à contrer. Ne jamais relâcher sa garde et sa vigilance, toujours prévoir un plan de sortie. Parce que les ennuis, aujourd'hui, il n'en voulait pas. Et c'est bien connu. Quand il ne veut pas d'ennuis, Neil saute dedans les pieds joints et avec joie.
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Sam 26 Mar - 9:27

C'était lui ! Cet homme vêtu de sombre. C'était lui qui dégageait donnait des frissons à Kastchei. Depuis qu'il avait fait un avec un dragon, Kastchei avait comme une sorte de sixième sens. Il ne savait pas pourquoi, mais il devait se méfier de cet homme. Il avait pourtant pas l'air dans son assiette. Il se tenait debout au milieu de la foule sans bouger, alors que le reste du monde tournait à une vitesse folle, les passant grouillaient comme des fourmis occupées seules par leur tâche propre. Mais si une des fourmis s'immobilisait, toute la fourmillère le remarquerait. Kastchei se demandait bien pourquoi cet homme qui lui faisait littéralement froid dans le dos s'était arrêté net. Faisait-il un malaise ? Après tout c'était une journée des plus chaudes à Opale, et il semblait être presque trop vêtu pour la saison. Un chandail et un pantalon, alors que Kastchei portait un débardeur et des pantacourts.

Kastchei ne pouvait pas vraiment discerner le visage de l'homme nettement. Ses cheveux lui cachaient le visage, et pourtant Kastchei se dit que cet homme n'allait pas tarder à s'évanouir d'une minute à l'autre. C'est alors qu'une voix sortit Kastchei de ses pensées confuses:

« _ Hey, tout va bien ? Tu dois crever de chaud avec tous ces trucs inutiles là. Tu vas pas tarder à t'évanouir si tu continues comme ça, t'es au courant ? Tu sais qu'on peut mourir de fièvre à partir d'un certain seuil franchi ?

Le maître de guilde observa un jeune homme qui venait d'adresser la parole au mysterieux personnage qui se tenait debout immobile. Un jeune homme à la chevelure blonde et au visage honnête. Il portait des vêtement plus approprié pour une journée pareille. Tout comme Kastchei, un débardeur et des sandales, la température ne semblait pas le déranger le moins du monde. C'était interessant, les deux hommes avaient des styles de vêtement tout à fait extravagant pour Opale, le premier vêtu d'un chandail en cette saison et l'autre qui portait un foulard et des lunettes de motard. Pourtant ils avaient les deux l'air d'être des opaliens à défaut des autres touristes qui soit étaient habillés avec des couleurs et des tissus propre à leur pays, soit avec des vêtement qui semblaient d'un autre univers, tout particulièrement ceux d'Alzen, ville de la technologie. Quoi qu'il en soit, le jeune homme blondinet s'était avancé vers Kastchei et lui demanda assitance.

« _ Salut gars. Ca te dérangerait pas d'aider un souffrant à s'éloigner de la foule ? Non parce que s'il reste ici, de une, il va claquer d'ici cinq minutes, de deux, il va réussir à faire partir en couille tous les barbares qui nous entourent. C'est pour le bien d'la communauté, tu peux pas refuser.

Il n'avait pas le moins du monde l'air intimidé par l'allure de Kastchei. C'était bien un gars d'Opale, on y voyait des guerriers dans tout genre et des armes des plus loufoques, mais comme on disait dans la cité des sables "C'est pas la taille qui compte, mais comment tu t'en sers!". Il avait adressé la parole à Kastchei avec un ton plein d'assurance, il savait qu'il n'allait pas refuser de prêter assistance. Le maître de guilde lui fit un sourire faible, se frotta la nuque puis s'avança vers le blondinet et le mysterieux homme au chandail.

" Le bien de la communauté ? ça tombe bien, ca relève de mon métier! Allez viens, on va l'emmener à la terrasse de l'ombre. Pardon monsieur, je vais juste vous prêter mon épaule."

Kastchei passa le bras du malade sur son épaule et le souleva d'un coté attendant que le blond prenne son autre bras. Puis il l'escortèrent quelques ruelles plus loin pour atteindre la terrasse de l'ombre. Cet endroit était très fréquenté par des jours pareils. Il s'agissait simplement d'un coin truffé de parasols et d'un sol en paille tressée de sorte que le sable ne brûlait pas et que l'ombre permettait de garder les gens au frais. Kastchei et le blond parvirent à allonger leur compagnon infortuné puis le maître de guilde posa son énorme épée et les deux glaives à coté, fit un sourire au blond et lui dit:

"Attends ici deux secondes."

Il revint deux minutes plus tard avec trois tasses de thé à la menthe glacés, une des spécialités locales. Tendis une tasse au blond, en posa une à coté de l'homme qui se remettait de son malaise et posa la sienne à coté de lui. Puis il décida de se présenter.

"Tout va bien monsieur? Ce jeune homme t'as donné un sacré coup de main. Rares sont les gens qui aident les autres à se relever dans cette ville. Et toi, tu es quelqu'un de bien sympathique, je m'appelle Kastchei, je suis maître d'une petite guilde de mercenaires et travaux en tout genre, si jamais tu as besoin d'aide, n'hésite pas à faire appel à mes services."

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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Lun 28 Mar - 20:45

Alors qu'il cherchait dans les environs la source de son récent malaise, quelque chose inopportunité arriva dans son champ de vision -pas tout à fait devant lui, ce qui ne l'empêchait pas de regarder aux alentours, mais qui l'agaçait quand même, comme un rideau qui claque au vent. Lentement, il avait esquissé un mouvement de tête dans la direction du jeune homme qui lui souriait. Quoi, il voulait lui vendre quelque chose, peut-être? Pourtant, il ne semblait rien porter de notable dans ses bras, autre que son ensemble qui, il fallait le dire, le faisait passer pour un touriste d'une autre planète à ses yeux. De nos jours, qui porte encore des lunettes assez grosses pour donner l'impression aux gens que vous êtes une mouche? Owen grogna un peu, réfractaire comme il était à tout ce qui ne lui était pas vraiment usuel. Et puis, si c'était pas pour lui vendre un truc, l'autre, pourquoi il l'approchait? Il voyait pas qu'il était un peu occupé, apparemment, ou bien c'était un bon samaritain qui l'avait encore prit pour un clochard perdu. Ouais, il faudrait éventuellement qu'il pense à refaire sa garde-robe, mais c'était ps une raison pour l'accoster, et puis l'autre, côté mode, on pouvait repasser, quand même. En plus, il lui débitait de ces truc à une vitesse qui lui donnait le tournis. Du genre -oui, il allait bien (non mais, quand même, c'est quoi cette question conne? Il avait l'air de bien aller? , mais il ne comprenait pas trop cette histoire de fièvre des foins et de seuil de porte. Il n'était pas à un seuil, il était en plein milieu de la rue! Pendant un bref instant, Owen se dit que vraiment, de nos jours, les pickpockets étaient originaux, même s'il ne voyait pas l'utilité de changer une formule gagnante; il lui aurait presque donné une pièce pour la peine, s'il avait trouvé la force de soulever son bras et s'il avait eu un meilleur sens de l'humour.

L'autre toutefois, ne semblait pas du tout se préoccuper du bouillonnement cérébral qu'il subissait, préférant accoster quelqu'un d'autre. Peut-être avait-il déterminé qu'il n'était pas assez bien? Aussitôt, un quelque chose d'un rien accusateur se réveilla en lui -c'est quoi, on venait le déranger dans ses affaires pour le laisser ensuite en plan? D'ailleurs, depuis que l'autre était là, il avait subitement l'impression que beaucoup trop de gens leur jetaient des regards en coin. Il esquissa un mouvement pour se dégager lorsque l'inconnu se mit à parler avec l'autre, l'air de lui demander des nouvelles de sa grand-mère; autant pour lui, il allait se pousser tranquillement et juste oublier ce qui s'était passé, ce qui n'allait pas être trop dur vu ce qu'il se rappelait de son horaire du matin. Un truc, toutefois, vint se perdre dans son oreille alors qu'il reculait en trébuchant un peu.

-C'est qui qui est souffrant et qui va claquer? siffla-t-il entre ses dents, indigné que l'on puisse parler de lui de la sorte.

Et pourtant, il tait déjà trop tard; on le prenait sous ses épaules contre son gré, et il n'était ps en mesure de protester, autre que vainement, presque par hoquets. Ils se moquaient de lui, là, ou il faisait vraiment si peur -il préféra ne pas répondre à cette question, ni la poser. Le vrai problème, c'est que les deux faisaient se frotter plus qu'il ne le fallait le tissus contre sa peau douloureuse, et ça lui arrachait des grimaces plus hideuses les unes que les autres -il avait simplement envie d'hurler, de leur balancer des trucs à la tête et de leur dire que non, vraiment, ça ne se fait pas que de faire du mal à un pauvre homme qui n'a rien demandé à personne -pourquoi venir le tourmenter jusque dans son intégrité physique? Il sentit qu'on le laissait glisser, et ses pauvres jambes qui n'en pouvaient plus de se pouvoir fléchir doucement sous lui, comme si elle acceptaient enfin de céder mais qu'elles étaient un peu rouillées à force, et il se retrouva subitement sur le cul, réalisant en même temps qu'il était arrivé sous un parasol, à l'ombre. Sa bouche resta ouverte une seconde de trop, trahissant le questionnement intérieur qu'il subissait.

-C'est pas comme si je pouvais vraiment me sauver... esquissa le rescapé tout en sachant que l'on ne s'adressait pas à lui.

Il profita de l'absence de l'autre pour jeter un second regard au blondinet -au moins, il avait l'air de se marrer, le petit bougre. Et lui, mine de rien, il commençait à reprendre son souffle, maintenant qu'il était loin -enfin, en théorie pas tant que ça- de la source de son malheur. Il avait presque envie de s'arracher le linge de sur le dos tant il avait chaud, mais autrement ça pouvait aller, ce qui était une nette amélioration de sa situation -et comme il était assit par terre, il n'avait plus le tournis, ou du moins le pensait-il. Il se racla la gorge, lèvres entrouvertes en suspend, ne sachant pas trop quoi dire pour briser le silence, parce que mine de rien, il avait été bien élevé dans son enfance, même si l'âge adulte était venu gâcher le portrait général de la chose.

-Vous

Et avant qu'il ne puisse vraiment commencer, on lui mit une tasse entre les mains, et ses yeux, comme hypnotisés, se perdirent un instant dans le vert pâle du thé, confus. Il aimait les reflets du soleil et de l'ombre dans le liquide, à l 'air si infiniment calme comparé au reste que s'en avait l'air presque utopique. Il resta sans bouger pendant un long moment, la chose la plus intelligente lui venait en tête étant à savoir s,il devait boire le liquide vite, d'une traite, ou plutôt lentement, à coup de petites gorgés. C'est que lorsque l'on lui offrait quelque chose, il aimer bien en profiter pour faire honneur à la gentillesse des autres, mais il avait l'impression que s'il mettait trop de temps pour boire, le liquide allait lui bouillir dans les mains -et lorsque l'on parle de petites gorgés, à coup sûr cela revenait à dire que tout allait être absorbée par sa langue et que pas une goutte allait atteindre sa gorge, vraiment. S'il buvait vite, au moins, il aurait l'impression d'être plus rafraichit, mais ce serait impoli, et en plus il risquait de se taper une migraine ou un mal de ventre à cause de la différence de température. Vraiment, quel dilemme de la plus haute importance. Il opta donc pour une première gorgée, plus longue, et de finir le reste petit à petit.

-Je vais parfaitement bien, merci, dit-il en laissant trainer ses mots, comme incertain, alors que sa voix semblait érailler les parois de sa gorge. Mais vous faites quoi au juste là?

Il avait trouvé plus sage, à l'occasion, de rester un minimum poli, parce qu'à les voir, on aurait dit qu'ils se prenaient pour des super héros, et même s'il ne comprenait pas tout, il n'avait pas vraiment envie de détruire des rêves d'enfants ou un truc du genre -et puis, ses médicaments le rendaient beaucoup plus doux qu'à l'habitude, l'obligeant presque à prendre part à leur humeur festive. Jetant un regard par en dessous à Katschei, il se dit que ce dernier lui disait décidément quelque chose -mais sans qu'il puisse savoir pourquoi. Ce qui, après tout, n'était pas vraiment si troublant, considérant la quantité de gens qui étaient natifs de la région, mais tout de même. Et puis, il avait de drôles de bracelets, et son état ne lui permettait pas vraiment de résonner assez longtemps pour lui faire remarquer que ce serait probablement plus poli de ne pas les fixer comme ça. Il se retourna vers Neil, penchant un peu la tête sur le côté pour retirer les cheveux qui se perdaient devant ses yeux. Sympathique? On pouvait dire ça comme ça, oui, mais vraiment, les lunettes...

Il leva son bras et le tendit vers le visage de l'autre, tentant simplement de faire glisser un peu les lunettes sur son nez pour arriver à voir ses yeux -la fenêtre de l'âme! Mais vu comme les siens étaient cachés, il ne pouvait pas vraiment juger-, mais, manque de bol, manqua de peu de lui étamper sa paluche sur la joue et ne réussi qu'à faire tomber les lunettes sur les genoux du jeune homme. -1 pour l'appréciation des distances.

-Erm, je voulais juste que vous enlv - elè -evlier... que vous enlèniez... je voulais voir votre visage, termina-t-il en abandonnant la prononciation d'enlever.

Pheeu, il se sentait pas du tout à côté de la plaque là, non. Il n'aurait pas du se réveiller ce matin, c'était certain. Il prit une autre gorgée de thé pour se donner la force de se lever et prendre la fuite; il se sentait légèrement intimidés par ces deux là, et puis bon... Il était quelle heure? Avec un peu de chance, il pourrait juste reprendre un cachet et arrêter de se sentir comme parcourus d'un million d'aiguilles. Et logiquement, plutôt que de demander, il se contenta de tourner la tête dans tous les sens, recherchant vainement un cadran quelconque. Qu'est-ce qu'ils faisaient à ne pas avoir au minimum un cadran solaire dans le coin? Oui, le numérique c'était pour les faible qui venaient des autres villes, mais quand même, c'est pas une raison quoi...
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Mer 30 Mar - 1:18

Neil entendit vaguement le grand type prostré marmonner quelque chose et un fin sourire lui échappa. Un caractériel, un fier ou juste un grand timide, en tout cas, dommage pour lui, deux sangsues venaient de lui tomber sur le dos. Car Neil était tombé sur le bon lot. Le type aux allures de tueur, avec ses armes qui dépassaient de partout, se révéla être quelqu'un de bien plus serviable et sympathique qu'il ne l'aurait espéré. Il l'aida sans rechigner à transporter l'autre poids mort jusqu'à une terrasse de parasol, et le blond apprécia l'initiative. Lorsqu'ils déposèrent leur charge souffrante sous l'ombre bienfaitrice d'une ombrelle géante, le pseudo-tueur s'en alla aussi sec, lui intimant d'attendre ici. Il n'eut pas le temps de répliquer quoi que ce soit mais en même temps, il se voyait mal bouger alors que le pseudo-sinistre était toujours dans un état peu avantageux, et lui même fit une remarque sur la chose, qui accentua le petit sourire du mercenaire. Allez savoir, peut-être que lui aussi saurait se montrer sympathique. C'était tellement rare ici et en cette période que Neil ne doutait pas que trouver une personne de bonne foi en apportait forcément une deuxième dans son sillage. Ou pas. Il n'était pas très bon juge en ce qui concernait les humains. Il n'avait aucune raison de l'être d'ailleurs, n'ayant pas spécialement envie d'appréhender parfaitement tout le monde sans pouvoir être surpris par la suite. L'insouciance et la sécurité qu'apporte l'ignorance étaient deux choses qui lui étaient précieuses. On gagne souvent bien trop peu à trop en savoir.

Ses pensées auraient pu continuer de dériver ainsi pendant longtemps - il en était rendu à se demander pourquoi les parasols étaient rayés et non pas à poids ou à carreaux - lorsque, du coin de l'œil et de l'oreille, il vit le nauséeux ouvrir la bouche et entamer une phrase. Le blond stoppa aussitôt le cours de ses pensées pour se tourner vers lui lorsque, ô miracle bien heureux, une tasse de thé glacé atterrit face à lui. Pour changer, un nouveau sourire, reconnaissant, se dessina sur ses lèvres et il hocha la tête vers le pseudo-tueur, s'emparant de sa tasse. Ses mains étaient plus froides que le verre contenant la boisson fraiche mais cela ne l'empêchait pas d'avoir soif. Il se contenta cependant d'y apposer ses paumes, sans y toucher, et écouta le pseudo-tueur, Kastchei, se présenter. Il haussa les épaules sous les compliments mais se redressa vivement à l'annonce du chef de guilde.
    « _ Kastchei hein ? Moi c'est Neil et tu tombes à pic décidément. Je ne pense pas qu'aide soit vraiment l'mot que j'utiliserai mais si jamais un boulot comprenant traque ou surveillance te parvient et que personne n'en veut, je suis ton homme.

L'ex-Traqueur était très doué dans son domaine, pas la peine de chercher pourquoi, son parcours parlait pour lui. Il se garda cependant de préciser qu'il prenait également les demandes d'assassinat dans certains cas. Pas la peine de donner des raisons à ses deux nouveaux comparses de se méfier de lui. Faut dire qu'ici, à Opale, les assassins et voleurs courraient les rues, grouillaient sous les grains de sable et proliféraient dans toutes les zones d'ombres. Et chacun avait sa façon de penser. Tous avaient des armes, tous avaient leur manière de s'en servir. Tous acceptait des jobs, tous y prenaient plus ou moins de plaisir. Il fallait comprendre, la plupart des truands cherchaient juste à foutre la merde et vivre sur le dos des autres. La minorité des hors-la-loi de la ville faisaient juste ce qu'ils pouvaient pour continuer à avancer, que ce soit pour vivre ou suivre un idéal. Ou encore un rêve, pensa-t-il négligemment, une main enroulée autour de sa tasse qu'il n'avait toujours pas touchée, l'autre posée sur son genou. Mais qui rêvait encore vraiment de nos jours, franchement ?

Ah, il divaguait encore. Mais ça, il ne le réalisa que lorsque ses lunettes décidèrent soudain de se faire la malle. Le hic, quand on était un soldat, c'est qu'on vous a entrainé à réagir à la moindre menace. Et que c'est une manie qui a la vie dure, même quand on s'efforce d'être de bonne humeur tout le temps, ou du moins ne pas se sentir cerné en permanence. La main de Neil partit au quart de tour, libérant une lame coincée dans sa poche avec fluidité et s'apprêtait déjà à déchirer la chair importune. Heureusement pour le nauséeux, le blond sut se maitriser juste à temps, faisant regagner sa cache à l'arme tout aussi vite qu'elle en était sortie. Il débutait sa phrase d'excuses balbutiantes que l'action était déjà terminée. Il espérait juste que la table et la rapidité du mouvement avait suffit à cacher cette réaction plutôt gênante. Faisant mine de rien, il plissa un peu les yeux en grimaçant et les ombra de la paume de sa main.
    « _ Pas de soucis, pas de soucis. C'est justement parce qu'elles cachent bien que je les porte. Avoir des yeux bleus, des cheveux blonds et une peau blanche comme la mienne alors qu'on est originaire d'Opale, c'est plutôt désavantageux.

Ca lui avait valu pas mal de désagrément enfant. Coups de soleil, conjonctivite à répétition, il avait manqué de se ruiner les rétines plus de fois que nécessaire et il avait retenu la leçon. Et puis, forcément, on le prenait pour un étranger, au premier coup d'oeil. Alors les grosses lunettes servaient aussi à masquer la direction de son regard. Lorsqu'un voleur à la tire vous prend pour cible et qu'il ne sait pas que vous le regardez venir depuis dix minutes, c'est plutôt marrant de le prendre sur le fait. Enfin, Neil trouvait ça marrant. Mais il est pas normal, la faute aux cheveux blonds qui laissent passer la chaleur et font fondre ses neurones. Bref. Il haussa les épaules et enleva sa main de devant son visage, histoire de montrer son visage, puisque c'était ce que voulait... machin.
    « _ Et sinon, au lieu de chercher je sais pas quoi dans tous les sens, t'aurais un nom ? Ou on va devoir se contenter de penser à toi comme Monsieur le Nauséeux ? D'ailleurs...

Il poussa sa tasse intacte et encore fraîche (en même temps, ses mains avait servi de glaçons...) devant le nauséeux, une mine encourageante sur le visage. Même si, à vu d'oeil, il était le plus jeune ici et le maladroit le plus âgé - et le plus sinistre -, il le sentait assez mal à l'aise. Sauf que ça, Neil ne le voulait pas. Parce qu'il considèrerait son approche comme un échec et qu'il devrait se trouver une autre occupation.
    « _ Tiens, bois. On n'a pas forcément les mêmes routes mais on a tous le même carburant hein ? ajouta-t-il en lui tapant sur l'épaule.

Sans se départir de sa mine enjouée, il se tourna cependant vers Kastchei, se penchant au dessus de la table pour chuchoter de manière à ce que les deux hommes l'entendent sans pour autant que ses paroles n'aillent se perdre là où elles n'auraient pas dû. A savoir dans les oreilles des trois types louches, armés, et mastoc comme des blocs de marbres qui les avaient suivis jusqu'ici et continuaient de les fixer avec insistance, info que, même s'ils avaient du le remarquer, Neil préféra partager, sait-on jamais.


[Hrp : pas encore corrigé donc navré pour les fautes qui trainent ~]


Dernière édition par Neil Di'Enw le Sam 9 Avr - 0:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Mar 5 Avr - 7:50

Kastchei sirotait son thé avec serenité. Lui qui avait l'habitude de boire de l'alcool à longueur de journée, il avait oublié le plaisir simple et la fraîcheur que procurait un bon thé glacé typique Opalien. Il se remémorait son enfance. En tant qu'esclave, le thé glacé était un plaisir annuel auquel ils avaient droit si ils avaient travaillé dûrement sous la chaleur étouffante. Il se remémora également sa période d'errance dans le desert. Combien de fois il avait désiré cette fraîcheur, ce goût sucré ?
Il cessa ses pensées nostalgiques pour écouter le jeune homme blond se présenter à son tour.


« _ Kastchei hein ? Moi c'est Neil et tu tombes à pic décidément. Je ne pense pas qu'aide soit vraiment l'mot que j'utiliserai mais si jamais un boulot comprenant traque ou surveillance te parvient et que personne n'en veut, je suis ton homme.

Ah...Il était donc un mercenaire lui même? Il n'avait pas l'air d'être quelqu'un de mauvais, il projetait même une aura plus compétente que beaucoup des professionels à Opale. Il avait envie de quelqu'un comme lui dans sa guilde, histoire de donner l'exemple à tout ces bourrés d'après midi qui ne travaillaient pas sous prétexte qu'il faisait trop chaud. Décadence! Les mercenaires d'aujourd'hui avaient perdu leur prestige d'antan. Traque et surveillance, il devait être quelqu'un de discret et d'habile. Kastchei était content, une bonne action et il avait gagné un contact qui pourrait se revéler bien utile.

Quelque chose d'inattendu se produisit alors. Le "malade", d'une main tremblante avait tendu la main vers les lunettes épaisse du blond et marmonnait quelque chose. Confondu par les balbutiements, il semblait nager dans l'embarras. Se pourrait-il que Kastchei soit témoin d'une scène de l'amour interdit ? Le maître de guilde rougit très légèrement et toussa discrètement. Il fallait avouer que le maître de guilde était un peu timide quand il s'agissait d'amour et surtout il n'y connaissait pas grand chose. Après tout il avait littéralement vécu sous une pierre pour une bonne partie de sa vie.

Les pensées voyageuse de Kastchei firent interrompues par une odeur qui attira son attention. Avec l'odorat d'un dragon, il avait un sens de l'odorat particulièrement prononcé pour le métal. Or il sentait l'acier de lames non loin d'ici. Son préssentiment fut confirmé par Neil qui s'était penché pour chuchoter au "groupe" qu'ils étaient observés et suivi par un trio d'armoires à glace armés. Kastchei ne les avait pas senti jusqu'à maintenant. Le blond était plutôt doué, il avait l'air insouciant tout ce temps mais il était probablement en alerte depuis que Kastchei les avait entraînés ici. Il regarda Monsieur le malade (xD) et Neil discrètement et demanda à voix basse:


" Des amis à vous ? je ne les ai jamais vu avant"



[Oh la la c'est court et plein de fautes. PARDOOOOOOOON en plus j'ai mis trop de temps. Je ferai beaucoup mieux la prochaine fois !]
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Ven 8 Avr - 21:36

Quelque chose le fit sursauter, au coin de son œil: c'était lui qui était dans les vapes, ou l'autre avait bougé son bras vraiment rapidement? Il se voyait mal lui demander, toutefois, quelque chose du genre 'tu me refais le même truc au ralentit?' aussi ne fit-il rien: après tout, l'autre n'avait même pas réagit, alors c'était probablement dans sa tête tout ça. Quoique, dans un sens, c'était beaucoup plus inquiétant si c'était vraiment dans sa tête, parce qu'à partir du moment où il acceptait qu'il ne percevait pas les choses comme il faut, il fallait aussi qu'il accepte toutes les réalités, visibles ou non comme étant réelles. En gros, il préférait ne pas deviser sur la philosophie aujourd'hui, et surtout pas sur les concepts post-modernistes, aussi se contenta-t-il d'accepter que l'autre avait du faire un geste, dans sa surprise, pour rattraper ses lunettes. Ce qui n'expliquait pas l'éclat métallique, par conter. Il avait une montre? D'ailleurs, parlant de montre, il ne savait toujours pas quelle heure il était, et...

Il hocha distraitement de la tête alors que le blondinet de service lui expliquait -et il avait noté, au passage, une certaine patience presque ingénue- qu'il préférait cacher son visage, et mine de rien, ça le troublait, parce qu'aussitôt il ne pouvait s'empêcher d'imaginer un tas de trucs terribles et inimaginables. Enfin, si, imaginables, puisqu'il le faisait, mais là n'est pas le point. Il resta un moment à fixer le visage de l'autre, les sourcils tellement froncés qu'on aurait dit qu'ils cherchaient à devenir une seule et unique entité, ce qui heureusement n'arriva pas: c'était la courbe du visage, un petit quelque chose dans les yeux peut-être, ou probablement juste à cause de la manière que les cheveux avaient de tomber sur le front de l'autre, mais il lui disait vraiment quelque chose, comme s'il l'avait déjà vu il y avait longtemps. C'est le genre de personne, après tout, qui semble passez un peu plus inaperçue que les autres lorsqu'on les rencontre en dehors de leur cadre habituel: on ne reconnaît pas le marchand lors de sa promenade du dimanche, pas plus que le facteur lorsqu'il faut ses courses. Dans quel contexte c'étaient-ils vus? Sa mémoire partait en bouillie à toutes les fois qu'il semblait approcher du but, comme si, au final, il aurait mieux valut qu'il ne sache pas -ou peut-être était-ce là simplement une bonne excuse pour ne pas se sentir agacé de ne pas arriver à le reconnaître, alors qu'il pensait probablement à quelqu'un d'autre. Mais il avait un point: des blondinets comme lui, à Opale, il en pleuvait pas des tonnes non plus.

-Non mais c'toi l'nauséeux! hoqueta Owen de sa voix grave. J'ai l'air d'un Nauséeux, p't-être? Si j'aurais* la nausée, j't'aurais d'jà barfé dessus, et puis... et puis j'm'apelle Owen, bon, ajouta—il comme en boudant. Au moins j'sais pourquoi vous m'avez kidnappés, remarque. Vous faites ça souvent, jouer aux docteurs de banlieue? Mouais, non, en même temps s'vous vous connaissez pas, ç'fait aucun sens c'truc.

Il parlait à voix relativement basse, la fin du peu qu'il disait ressemblant beaucoup plus à un marmonnement, comme s'il se parlait à voix haute, qu'une phrase cohérente. Des fois, il y a des choses comme ça, qu'il faut dire de vive voix pour se rendre compte que c'est totalement stupide. Il y avait heureusement longtemps qu'il avait arrêté de s'en faire pour si peu -et même pour les choses importantes, mais là n'est, encore une fois, pas la question. Il replia mécaniquement ses jambes vers lui, grinçant des dents; on aurait dit un morceau de cuir qui avait passé trop de temps au soleil et qui, du coup, était raidis et beaucoup moins souple -et il refusait d'accepter de se comparer à u vieux morceau de cuir. Il remarqua au passage le bas de son pantalon, déchiré et maculé de sable, d'où l'on percevait dans l'ombre la silhouette de son pied -à force, même lui venait à oublier qu'il en avait. Il sentait sa peau s'étirer à chacun de ses mouvements, se craquer, s'enflammer, et du coup, il aurait presque préféré qu'on le brûle vivant, là, maintenant.

Il resta un instant muet, ne sachant comment réagir alors que l'autre lui tendait son propre breuvage -il avait la gorge comme nouée, et il aurait bien été en mal de formuler pourquoi très exactement. À quelque part, il refusait d'accepter ce signe de gentillesse, non pas parce qu'il ne croyait pas en sa sincérité, mais parce qu'il était beaucoup plus simple et plus facile de croire qu'il y avait là une motivation cachée, quelque chose qui lui reviendrait à la figure plus tard. Pas parce qu'il ne voulait pas croire en la bonté, mais justement parce qu'il voulait y croire, tellement que ça lui faisait peur. Ça lui semblait beaucoup plus simple de croire en la bienveillance comme était un concept, un idéal, quelque chose à rechercher pluôt que quelque chose qui avait déjà transcendé certains individus. Parce que si cette bonté inconditionnelle existait vraiment, s'il ne devait plus y croire comme l'on croit à nos rêves d'enfance, mais plutôt la vivre parce qu'elle était bien là, presque matérielle -et elle avait bien une matérialité ici, acquise sous la forme de ce simple gobelet de styromousse-, alors il n'en serait probablement que plus désespéré, désespéré de ne pas la voir se manifester partout, autour de lui, et, surtout, en lui. Non pas qu'il ne se croyait pas capable de bien, mais il n'avait pas la force de l'affronter, de s'excuser à elle. Alors il trembla légèrement, résulta probable de sa légère fièvre, et croisa lentement les bras, sa bouche esquissant une moue de dégoût profond envers l'existence même du gobelet. Fallait bien qu'il trouve un coupable vers qui déverser son pus, et il avait quand même juste assez de cœur pour ne pas être capable de le diriger envers le blondinet -même s'il n'avait pas été capable de réprimer son mouvement de recul lorsque ce dernier l'avait touché. Déjà qu'il avait de la difficulté avec ses vêtements, le simple fait que l'on puisse penser à le toucher, à lui rappeler son mal, le révulsait -et pourtant, il savait bien, quelque part, que l'autre ne pouvait pas savoir, mais comme toujours, son bon jugement avait été faire un tour aux toilettes sur le coup -et son jugement était du genre constipé.

-T'es un p'tit malin toi. Comme tu dis -on avance tous su'a même chose, alors ton verre, tu l'bois. Et puis c's'rait pas charmant d'refuser le verre que m'sieur le gladiateur t'as offert, hein, et... Quoi? Moi? Non, c'pas mes potes eux. À côté de ça, même moi j'ai une tronche agréable à regarder. fit-il sans trop comprendre la remarque de Katschei, fronçant des sourcils alors que son esprit, encore une fois, s'embourbait. Et sérieux, ils ont vraiment pas l'air de vouloir faire copains-copains.

Et contrairement à Katschei, lui, il avait pas surveillé son volume, et quand il voulait, il pouvait avoir une voix qui partait loin, mine de rien. C'est pas parce qu'on a l'air insignifiant qu'on ne peut pas avoir de présence. Et ici, langue trainante et prononciation pâteuse ou pas, le sens de ses mots restant quand même plutôt clair. Et du coup, juste pour faire chier, il aurait été prêt à parier que c'étaient des Karnevaliens, histoire de rendre sa journée plus pathétique encore. Et à force de fixer leurs sales tronches, il ne put s'empêcher de leur faire un geste salutaire de la main, du genre, non mais t'as pas finit de faire ta parade nuptiale? -en gros, un geste bien vulgaire, même si innocent en soit.


*Le premier qui ose penser que j'ai pas fait cette faute de manière volontaire, je le bute è_é
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Lun 18 Avr - 15:17

Haha ! Nan, franchement, c'était un cadeau du ciel ce type, 'Sieur le Nauséeux là... Enfin Owen. Il réagissait au quart de tour, partait dans un délire qui finissait par le faire taire de lui même pour finir en mode azy-vous-faites-chier-t'façon-donc-j'vais-regarder-mes-pompes. On pourrait presque ajouter "Parce qu'elles ont quand même une meilleure gueule que vous quand on y pense". Ouais. Neil avait tiré le gros lot ce jour là. Et Katschei n'était pas en reste non plus. L'épée de pierre qu'il se trimballait était pour le moins... ahurissante, faute d'autre terme plus approprié. Et puis le type était gentil en plus. Ça donnait envie de l'emmerder un peu. Histoire de. Roh, allez, faites pas vos timorés quoi ! Les types gentils comme ça, on veut tous les faire chier pour voir leurs limites, avouez-le. Mais là n'était pas la question. Alors que le chef de guilde, probablement habitué à ce genre de situation foireuse autant que Neil, avait baissé la voix pour lui répliquer qu'il ne connaissait pas les trois lurons ultras menaçants derrière eux, l'autre, l'énergumène, le saint sire Owen le Nauséeux, lâcha un truc tellement énorme que Neil l'observa un instant, surpris. Entre la discrétion de l'éléphant qui marche sur des klaxons, la pseudo réprimande pour refuser le verre que Neil lui avait proposé et la comparaison de sa face de déterré qui, le blond le concédait sans problème, était largement plus agréable à regarder que celles des trois autres, le mercenaire eut un sourire crispé pendant quelques secondes.

Avant d'éclater de rire.

Du genre début de fou rire incontrôlable en fait. Le genre de rire qui surgit de nulle part et qui brise le brouhaha paisible d'une terrasse de parasols. Presque contagieux en plus, à en juger par les sourires vaguement amusés de certains clients qui observaient l'ex-Traqueur se bidonner comme jamais. Nan, nan, il pétait pas une durite. Enfin, si, un peu. Il était sur les nerfs à cause des rencontres de gladiateurs, parce que la sécurité et les patrouilles étaient renforcées, ce qui n'était pas vraiment bon pour sa pomme et ça, ça le mettait à cran. Suffisait de se rappeler le coup des lunettes, où Owen avait failli perdre un doigt, voire deux, voire sa main en fait. Et le hasard, la chance, le destin ou quelle que soit la connerie à qui on donnait ces noms avait bien fait son job sur ce coup. Ça, pour le remettre d'aplomb, c'était bien joué.

Reprenant son souffle, encore secoué par quelques ricanements, répliques involontaires de son fou rire, il se renversa sur sa chaise, observant les parasols qui n'étaient pas à pois. Et un peu plus loin là bas, à l'envers, les trois types grognons. Ah, merde. Entre la remarque du grand type nauséeux et son éclat de rire, les trois gros gladiateurs n'avaient pas trouvé de quoi sourire, se fendre la poire un bon coup et repartir graisser leurs armes. Au contraire, les dîtes armes étaient désormais sorties de leurs fourreaux/étuis/poches/ceintures et menaçaient de s'abattre sur le trio d'Opalien dans... Cinq. Quatre. Trois. Deux...

Franchement, s'il y avait un type d'adversaire que Neil adorait et exécrait à la fois, c'était le genre lourdingue ne contant que sur la puissance des coups et leur agressivité ou colère du moment. Il les adorait parce que c'était tellement simple de les manipuler dans leurs mouvements, de les faire enrager un peu plus, de les battre à plate couture, à peine essoufflé alors qu'eux suent comme jamais. Une humiliation totale et gratuite. Le blond trouvait ça juste, d'humilier ces agresseurs, dans le sens où ils avaient eux même chercher la merde. Mais il détestait également ces types. Trop facile justement. Rien de créatif, même pas une petite sensation de danger, que dalle. Et ça, c'était naze. Genre übber naze mec. J'te jure, y a rien de pire que de savoir te battre et ne même pas pouvoir te servir des bases pour étaler l'ennemi. Prétentieux, lui ? Oh, si peu.

Toujours est-il qu'il se releva d'un bond lorsque qu'un lame épaisse et aiguisée voulut se ficher entre ses deux yeux, ce qui amena la lame à scinder la pauvre chaise en bois qui n'avait rien demandé à personne. Le blondinet, agile et agaçant, fit mine de s'épousseter et se planta à quelques pas du premier combattant, un grand type tout en muscle, avec une épée lourde à deux mains. Le genre ravageur mais inefficace contre les proies petites et vives. Dommage pour lui.

_ Veuillez excuser mon camarade. J'espère qu'il ne vous a pas trop offensés. Parce qu'il était gentil, là. Je pense. Alors j'ose même pas imaginer votre état s'il avait réellement dit le fond de sa pensée. Donc à moins que le fait d'entendre vos quatre vérités en pleine figure ne vous intéresse, et en public en plus, j'pense que vous feriez mieux de retourner à vos entrainements. Hein ? Qu'en dîtes vous m'sieur les gladiateurs ?

Neil n'avait jamais été doué pour parlementer. Qu'il le fasse exprès ou non d'ailleurs. Dès qu'il essayait de calmer une situation, ça lui revenait en pleine poire. Il commençait à avoir l'habitude, depuis le temps. N'empêche, il ne pouvait s'empêcher de continuer à essayer les pourparlers. Sait-on jamais qu'il y arrive un jour quoi ! Ce serait un jour saint sur son calendrier personnel, pour vous dire...

Celui à l'épée le regarda d'un air mauvais. Ces deux comparses firent de même, lorgnant également sur Owen et Katschei. Ah. Euh. Merde. Il avait pas pensé à eux par contre. Enfin, il supposait que le chef de guilde savait se battre, mais vu comment l'autre avait l'air dans les vapes, c'était peut-être risqué de s'engager dans une vulgaire bagarre de rue ici, au milieu des touristes et des citoyens lambdas qui n'avaient, eux non plus, rien demandés à personne. Citoyens qui regardaient notre petit groupe avec effroi et étonnement. Ouais, mauvais. Surtout si les types du maintien de l'ordre débarquaient. Il capta le regard de Katschei et lui fit comprendre, ou du moins essaya de lui faire comprendre, qu'ils devaient se barrer d'ici. Trop de populace, risques de dommages collatéraux etc. Et accessoirement possibilité pour les gardes de mettre la main sur une tête mise à prix si l'un d'eux avait le malheur de se souvenir de la gueule blonde aperçue un jour sur un avis de recherche. Le hic restait néanmoins Owen. Dans son état, même s'il savait se battre, ça risquait de ne pas être propre. Dommage pour lui, il était également dans leur collimateur. Belle journée, hein ?
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Sam 30 Avr - 23:06

Le malade s'était présenté sous le nom d'Owen et accusait ses deux "bienfaiteurs" de kidnapping. Il avait l'air passablement confus et irrité par la situation, le pauvre n'avait rien demandé mais n'avait rien pu faire pour empêcher le duo de l'entrainer jusqu'aux terrasses de l'Ombre. Kastchei avait un petit sentiment de culpabilité, peut être aurait-il du analyser la situation avant d'aider le mercenaire a enlever le malade. D'un autre coté, Owen n'avait pas l'air des plus frais, il était sûrement malade mais ennuyé par leurs actions. Owen avait l'air de faire la tête ce qui donnait un sourire à Kastchei qui regardait Neil avec complicité.

C'est alors qu'Owen ayant du mal à contrôler sa furie perdit son marmonement pour un ton bien plus intelligible et fit entendre qu'il ne connaissait pas les trois types louches qui observaient le groupe depuis un moment. Kastchei fut d'abord étonné d'entendre la voix du malade porter aussi loin, puis regarda en direction des trois hommes qui s'avançaient désormais vers le groupe. Le mercenaire, Neil, se mit à son tour à éclater de rire ce qui énerva les assaillants qui s'averraient ressembler à des gladiateurs de plus proche.

"Eeeeeeeeeeh ? La discretion ça ne vous rappelle rien ? Maintenant ils ont l'air fâché."

Kastchei se leva, replaça son épée dans son dos et s'avança vers les trois gladiateurs. D'un visage solenel qu'il avait rarement l'habitude d'afficher le maître de guilde déclara:

"Veuillez excuser ces gens messires, ils ne contrôlent pas leur langue. Je ne souhaite pas entrer en conflit avec vous et causer de la violence dans un espace public. Vous avez l'air d'être des gladiateurs, par conséquent vous devriez comprendre n'est ce pas? Les combats hors arène sont strictement interdit pendant la saison du Red Dragon. Je comprends que vous êtes sûrement à cran à cause des combats à venir, je vous présente mes excuses propose que nous n'en venions pas aux mains."

C'est alors que Kastchei entendit Neil à son tour argumenter.

_ Veuillez excuser mon camarade. J'espère qu'il ne vous a pas trop offensés. Parce qu'il était gentil, là. Je pense. Alors j'ose même pas imaginer votre état s'il avait réellement dit le fond de sa pensée. Donc à moins que le fait d'entendre vos quatre vérités en pleine figure ne vous intéresse, et en public en plus, j'pense que vous feriez mieux de retourner à vos entrainements. Hein ? Qu'en dîtes vous m'sieur les gladiateurs ?

"EEEEEEEEEEEEH ?"

En réponse à la plaidoirie du maître de guilde, les gladiateurs avaient tiré leurs armes hors du fourreau et l'un d'eux avait initié un combat avec Neil. Quel choix de mots terrifiant ! Neil devait être un de ces types qui avait l'art d'ennerver les gens rien qu'en disant la verité mélangée avec peut être un brin d'arrogance. Toujours est il qu'un des gladiateurs avec une épée à deux mains du genre puissant mais lent avait abattu son épée en direction du mercenaire qui avait esquivé sur le fil. Neil s'était relevé et avait lancé un regard en biais à Kastchei qui semblait signifier "Barrons nous d'ici". Kastchei fit oui de la tête puis s'avança vers le deuxième gladiateur les bras en l'air.

"Si vous insistez tellement pour vous battre, il semblerait plus avisé de trouver un endroit plus calme vous ne pensez pas ?"

La réponse fut directe: Un coup de poing dans la joue gauche du maître de guilde qui vacilla et se ramassa par terre. Le temps des négociations était fini. Les cheuveux longs du guildien s'étaient mis en travers de son regard, une aura étouffante pleine de rage semblait dégager du jeune homme.

"Espèce de..."

Kastchei ramassa une poignée de sable par terre et la balança dans les yeux de son adversaire. Il se leva à une vitesse folle attrapa son adversaire par le col et lui mis une droite en plein milieu du visage.

"GROS NAAAAAAAAAAAZE"

Le gladiateur tomba à son tour et dégainna deux cimeterres de la longueur d'une épée courte et les fit tournoyer rapidement. Kastchei attrapa la poignée de sa propre épée à deux mains et l'abattit à sa gauche sur le sol faisant trember la terre comme pour menacer son ennemi. Un de ses yeux avait cependant changés. Son Karnevale s'activait avec la colère et le sang de dragon commençait à bouillir. Pour ne pas intimider ses deux nouveaux "amis" , Kastchei avait fermé son oeil. Il regarda Neil et lui dit d'une voix à la fois ravie et furieuse:

" On ferait mieux de trouver un endroit pour se battre avant que la milice débarque...et VITE ! "
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MessageSujet: Re: Nouveaux visages. (libre)   Lun 2 Mai - 7:01

Non Katschei, en fait, t'es un nounours, c'est ça hein, qu'Owen aurait voulu lui dire. Si le premier type avait l'air d'être un peu trop gentil pour être réel, celui-là semblait pire, dans le genre je-suis-un-balèze-qui-sait-se-battre-mais-je-préfère-ne-pas-blesser-les-gens. Pour une raison obscure, ça ne le dérangeait pas autant que le premier, peut-être parce que ce n'était pas dirigé vers lui, en fait. Kastchei, c'est un peu le petit frère que l'on rêve tous d'avoir, qui ne nous pique pas nos copines et qui nous prête des tunes lorsqu’on n’a pas de blé pour allez boire. Enfin, peut-être qu'il l'idéalisait un peu là, mais dans son esprit embrumé, c'était l'impression qu'il en gardait: en peu plus et il se serait levé pour lui faire une accolade ou pour le bénir histoire de porter chance à lui et tous ses descendants -mais il doutait de vraiment être capable de porter chance, et en plus, pour bénir quelqu'un, il faudrait qu'il commence par se lever, et il faut se rappeler qu'il a les jambes fait en coton le pauvre, et c'est du coton particulièrement doux et sensible. C'est d'ailleurs pourquoi il regretta bien vite de voir ses kidnappeurs se lever, se demandant un instant s'il devrait faire de même -sauf qu'en même temps ce n'était pas comme s'il pouvait vraiment être utile, le rêve Opalien étant pour lui depuis longtemps mort et enterré. Des compétences au combat, il n'en avait pas lorsqu'il se sentait bien, alors faut se dire qu'aujourd'hui, y'avait juste aucune chance qu'il puisse faire quoi que ce soit d'autre que de s'enfarger et d'espérer que son corps qui trainait par terre puisse faire basculer les autres assaillants. Avec un peu de volonté, même, il aurait été capable de rouler sur le sol, et il l'aurait bien fait pour voir de quoi ça avait l'air de jouer aux quilles avec des humains, sans que quand les quilles ont des objets tranchants, ça vous donne un peu moins envie qu'ils vous tombent dessus. Enfin, il y avait un truc qu'il savait faire: le coup de pied qui vous envoie du sable dans les yeux. Il était passé maître de cette technique lâche au cours de la dernière décennie, mais disons qu'il se gardait bien de s'en vanter, comme tous les autres. Allons, faut l'avouer, tout le monde aimerait bien pouvoir cracher au visage des gens et ensuite lui foutre une bonne pelleté de sable en pleine figure. Non, c'est juste lui? Bon, tant pis, mais il est honnête sur ce point là.

Et puis, l'autre là, le blondinet au sourire à un million de dollars, il faisait quoi à se marrer comme ça? Owen grogna un peu, ne comprenant pas que c'était sa pique -et peut-être l'ironie de la situation- qui l'amusait autant, et décida que finalement, il allait peut-être le boire, ce verre de thé froid. Faut dire, il avait bien l'impression que d'ici peu il serrait obligé d'abandonner le verre à son sort, et il n'aimait pas vraiment le gaspillage. D'une main un peu tremblante, il fouilla dans un de ses plus grandes poches et en sortit une boite de fer carrée: tant pis si ce n'était pas vraiment l'heure, c'était maintenant qu'il en avait besoin et c'est tout. Il laissa le mastodonte qui lui servait de médicament se dissoudre -et c'est vraiment triste, quand on y pense, de se dire que ces médicaments coutent si chers et sont si compliqués à produire, alors qu'ils se dissolvent dans un peu d'eau en moins de cinq secondes. Serrant la boite dans sa poche comme s'il était en train de faire la chose la plus naturelle du monde -il était un peu déconnecté là, mais il allait revenir à la réalité dans un instant-, il porta le verre à ses lèvres et le bu d'une traite, ce qui eut pour effet de lui donner un mal de tête pas croyable. C'était lui, ou ce thé était vraiment, mais vraiment plus froid que celui qu'il venait de boire juste avant? Il avait l'impression d'avoir avalé un gros cube de glace là, et ça ne lui faisait pas que du bien: sauf que mal de tête en moins, il pouvait s'estimer heureux de se sentir plus rafraichit. Si seulement ça pouvait lui éclaircir les idées aussi, ça lui donnerait peut-être un peu de jugeote.

Lorsqu'il releva la tête, il aperçut les deux autres hommes qui se jetaient un de ces regards qui sont lourd de sous-entendus: c'était clair, ça ne pouvait que vouloir dire qu'une chose, qu'ils voulaient se barrer au plus vite. Hey, les gars, vous allez pas me laisser trainer ici juste après m'avoir obligé à venir, quand même? Ça, ou alors que la soeur de Kastchei était en fait enceinte de l'enfant de Neil, mais il en doutait fortement, vu comme ces deux là ne semblaient pas se connaître depuis plus longtemps que lui les connaissait. Mais c'était que le câlinours était persistant, quand même, parce que malgré l'accord tacite, il essaya tout de même de raisonner les autres brutes pour les sortir, tous, du pétrin. Sauf que le petit ingrat d'en face, hein, il était pas capable de voir l'effort et c'était donné la permission de lui en envoyée une en plein visage. Vu comment il se comportait un peu plus tôt, on se serait presque attendu à ce que le maître de guilde lui tende la deuxième joue, histoire de ne pas la rendre jalouse. Sauf qu'au lieu de ça, Kastchei avait apparemment décidé qu'il trouvait ça plus productif de faire flipper tout le monde, incluant les deux hommes à ces côtés. Enfin, peut-être que Neil en avait vu d'autres, mais Owen, lui, était facilement impressionnable, et se dit qu'à l'avenir, lorsqu'un inconnu le ramassait dans la rue, il le suivrait sans trop protester et tâcherait de ne pas l'irriter. Ça, c'était ce qu'il ferait normalement s'il était capable d'apprendre de ses erreurs, mais à son âge on ne se refait pas si facilement, et il avait la langue bien pendue, en plus.

-Gros Nase? laissa tomber Owen, qui du coup restait beaucoup, mais là beaucoup moins impressionné. C'est quoi, les combattants de l'arène, ils les font cotés PG maintenant?

Enfin, langage ordurier en moins, il fallait dire qu'il était très efficace comme brute, le maître de guilde. Du genre je te donne un coup de poing en pleine figure et tu ne te relève plus après: c'était quand même plus important que d'avoir une grande gueule, remarquer, parce que les grandes gueules comme la sienne ne servent qu'à se mettre dans les ennuis, pas à s'en sortir. Sauf que malgré ce qu'Owen aurait bien voulu, l'autre, il s'était relevé. Et c'est quoi, Kastchei avait reçu du sable dans l'oeil pendant qu'il ne regardait pas? Fallait croire que oui, vu comme il en gardait un fermé, mais ça n'avait pas non plus l'air de le déranger plus qu'il ne le fallait. Des fous. Ils étaient tous fous dans le coin, lui le premier. Avisant le petit attroupement qui s'agglutinait autour d'eux, Owen doutait qu'ils aient encore temps de se barrer, mais ne put tout de même passer outre l'occasion de se l'ouvrir un peu encore, pendant qu'il le pouvait. Et puis, il savait qu'il ne pouvait pas mourir aujourd'hui, alors le reste, il s'en moquait bien un peu.

-Y'a un petit dégagement deux rues plus bas, marmonna-t-il d'un geste vague, ne se souvenait plus vraiment de quelle direction ils venaient de toute manière, près du puis. L'endroit est habituellement occupé par des femmes et des enfants, par contre, alors je pense pas que ce soit ce que vous cherchez.

Bonjour l'information inutile. Fallait dire, aussi, que lui ça ne le dérangeait pas tant que ça de se faire appréhender par la milice. Premièrement parce qu'ils n'auraient pas idée de le garder très longtemps, aussi parce que même si c'était le cas, il était un peu trop utile dans son métier pour qu'on ne cherche pas à le faire sortir et puis, bon, il y avait aussi le fait qu'en ce moment, être en cellule loin des attroupements de karnevaliens, ça lui ferait du bien. Oh, il avait bien pensé un moment que peut-être que ce seraient justement des karnevaliens qui se retrouveraient là-bas, mais ça ne pouvait pas être pire qu'en ce moment. La preuve, lui qui s'était un peu mieux sentit depuis qu'il s'était assis, son mal était revenu. Saloperie de karnevalien -si seulement il avait sû lequel d'entre eux était le connard qui utilisait son pouvoir en plein jour, il aurait pu lui passer un savon, même imaginaire, pour faire passer un peu de son irritation, sauf que là, rien: ça pourrait être n'importe qui, même, qui sait, un des deux hommes qui l'accompagnaient. Bon -il n'était pas paranoïaque à ce point, non plus, alors il écarta cette éventualité comme si elle n'avait jamais existée.

-J’espère que vous n’aviez pas l’intention, fit-il en se levant péniblement, de faire du trois contre…

Il hésita un moment : malgré tous ses efforts, il s’était décidément levé trop tôt, non pas parce qu’il voyait des points devant ses yeux mais plutôt parce que tout avait décidé de resté assis quand lui c’était levé, et ça lui donnait le tournis. Pourquoi est-ce que le pied de Neil lui poussait dans les cheveux? Ça ne l’aidait pas à ne plus voir double, il fallait se l’avouer, et déjà son manque de concentration l’empêchait de compter plus loin que deux. Après, il se mettait à hésiter, à se demander si en fait il n’y avait pas des triplets pour finalement se mettre à emmerder royalement ces petits cons qui ne pouvaient pas se tenir tranquille pendant qu’il essayait de les compter.

-trois, fit-il à tout hasard, ou contre n’importe quoi d’ailleurs, se reprit-il. Je crois que…

Il s’arrêta au moment où il arriva enfin à se tenir droit –faut dire que ça arrivait pas souvent qu’il se tienne droit, et ça ferait probablement peur aux gens qui le connaissaient un peu plus, ou du moins assez pour ne plus se rappeler que oui, il est grand. Avec ses cheveux emmêlés devant ses yeux et son demi-sourire qui était en fait plutôt une grimace de douleur, on aurait pu croire qu’il était dément. Cette impression, si elle se fit bien sentir, fût toutefois de courte durée : à peine fût-il rétablit sur ses pieds qu’il se mit à chanceler, portant sa main à sa bouche comme le ferait n’importe qui d’autre lorsqu’il sentait un reflux gastrique.

Non, il ne vomit pas sur les souliers (ou pieds nus) de ses amis, ni non plus au visage de leurs nouveaux copains. Non, il fit plutôt un homme de lui et avala.* Après tout, il n’était pas pour vomir comme ça en public alors qu’il venait d’annoncer qu’il n’était pas nauséeux, mais il restait qu’il se voyait mal prendre ses jambes à son coup. C’était qui le con qui avait eu l’idée de provoquer ces nuls? Ah, oui, lui. Mais il était sous l’effet de calmant prescrits par le médecin, alors lui n’était pas responsable de ses actions. Sifflant entre ses dents, il étira un de ses bras d’un coup sec qui acheva de lui faire perdre son équilibre, lui donnant l’air de se balancer sur un pied : et c’était Owen le clochard avançant à cloche-pied en directe d’une terrasse d’Opale. Le reste était plus ou moins flou, comme il venait enfin d’atteindre le parasol –qui en fait était juste à côté de lui- et qu’il l’avait simplement laissé tombé devant lui, faisant probablement plus de mal à Neil et Kastchei qu’aux autres mais bloquant toutefois momentanément une partie du passage. S’aurait quand même été bien s’il avait prévu de faire quelque chose avec ce parasol qui n’impliquait pas juste de ne pas s’étaler par terre, quand même.

-J’vais m’incliner et laisser les jeunes s’amuser entre eux, termina-t-il dans une moue troublée avant de faire quelques pas vers l’arrière. Et vu les n’veaux jouets à la mode, j’pense pas qu’y vont mettre longtemps à s’relever.



*Non, en fait, ce sont les femmes qui sont supposées avaler, mais le pauvre, arrêtez de lui enlever le peu de masculinité qu’il a è-é
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Nouveaux visages. (libre)

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