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 Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw

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MessageSujet: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Lun 28 Mar - 22:35

Étrangement, il n'était pas de mauvaise humeur aujourd'hui; c'était probablement du au fait qu'une fois encore, on l'avait laissé tranquille dans son coin et que personne n'avait tenté d'utiliser son Karnevale dans la navette qui l'avait conduis jusqu'à la cité volante. On dira bien ce que l'on voudra, mais des traqueurs, ça reste des utilisateurs de Karnevale, qu'ils soient à la solde de l'empire ou pas, et lui ça le répugnait tout simplement. La vue qu'il avait à partir de l'aéronef était tout simplement magique puisqu'il ne pleuvait pas, laissant entrevoir entre les nuages de grands pans de terre, comme si l'infini se trouvait sous eux et non pas au dessus, et à quelque part ce sentiment attendrissait le poète bien caché en lui, presque asphyxié comme il était. Tout en bas, on aurait dit un monde fait de moutons tout propres, les collines devenant des vagues qui se poursuivaient tranquillement. Ça ne lui prenait pas plus pour se sentir de bonne humeur, non -mais c'était généralement le genre de chose qui lui était refusé. Le comble aurait été qu'il soit chez lui, mais on ne peut pas tout avoir dans la vie, hein.

Après quelques petites escales ici et là dans la ville, on l'avait enfin laissé partir pour profiter de son après-midi bien entamé, chose qu'il avait fait sans demander son reste -probablement qu'on en avait simplement eu assez de l'entendre rouspéter, chose qu'il faisait avec entrain lorsqu'il était de bonne humeur: entrain et, il faut le dire, acharnement. Il se promenait en laissant ses bras se balancer librement le long de son corps, ses chaussures étroites l'incommodant sans qu'il ne s'en rende compte -il finissait toujours par perdre l'habitude de les porter. S'il ne se tenait pas particulièrement droit sur ses jambes, son regard au moins était clair et ses cheveux presque détachés de son visage, comme s'il daignait enfin laisser le soleil buriner sa peau -chose qui, en fait, n'était plus à faire depuis sa naissance, mais l'idée reste là. Il se serait presque prit à chantonner s'il avait eu un air en tête, mais il se trouvait que son répertoire musical était plutôt vide dernièrement, aussi se contentait-il de lever les yeux vers le ciel et les arbres et toutes les nouveautés technologiques qu'il dédaignait habituellement, simplement parce qu'il ne voyait pas pourquoi il ne le ferait pas.

Ses pas le menèrent bien vite vers un grand parc, de ceux que l'on ne peux même pas rêver de rencontrer dans le désert -et comment, dites-moi, font-ils pour amener toute cette terre en hauteur, et d'où vient toute leur eau? Plutôt que d'y trouver un prétexte pour prouver que les gens du désert étaient bien supérieurs aux gens d'Alzen (et on ne mentionnera ici même pas les Amentalysiens), il se contenta de continuer son chemin en se demandant si un jour, ce genre de végétation serait visible dans le désert. Avec toutes les avancées technologiques, pourquoi pas? Ça ferait changement du beige... mais à dire vrai, il aimait bien la couleur du sable chaud, et il avait de la difficulté à imaginer un chez-soi qui n'avait pas la couleur de la terre. Pourquoi changer une formule gagnante? Il mélodie aiguë vint le sortir de sa rêverie – il y avait un marchand de crème glacée pas très loin, et juste le fait qu'il soit comme ça, a l'air libre, le fit baver de manière incontrolable malgré la température qui ne se prêtait pas vraiment à cette douceur. Tant pis s'il choppait un petit rhume de rien, il avait envie d'une glace.

Et puis, sur la panneau, il avait d'écrit 'SPÉCIAL DEUX GLACES POUR LE PRIX D'UNE' et automatiquement, il avait été impossible pour son âme de chercheur d'aubaines de ne pas se laisser tenter – et puis le prix de base restait quand même plus bas que chez lui. Il se dirigea donc vers le comptoir ambulant et arrêta le monsieur, restant bien deux minutes devant l'éventail de choix. Oui, il savait lire, mais il n'y connaissait rien, alors il voyait mal comment faire un choix entre la crème glacée à la mangue et celle à la cerise ou au caramel ou à la vanille ou au chocolat ou à la pistache ou...

Il prit les deux premières, parce qu'il aimait la cerise et qu'il aimait la couleur de la mangue. Il paya rapidement le monsieur -qui le trouvait quand même un peu louche- et se dirigea vers un petit banc, le premier qu'il croisa. Il hésita un moment entre les deux glaces, tel un enfant devant deux parts de gâteau. Au moins, il avait le temps de choisir -elles n'allaient pas commencer à fondre de si tôt. Il se décida à commencer par celle à la mangue, laissant la balance tourner du côté de la nouveauté, et ferma à demi les yeux alors que sa langue entrait en contact avec le truc sucré tout froid. Un petit sourire timide attérit sur son visage, dévoilant quelques dents étonnement blanches -on se serait attendu à le voir un peu moins bien entretenu, vu l'état de ses vêtements. Après quelques bonnes minutes, il commença à se demander pourquoi la glace n'était pas finie -probablement que c'était à cause du froid, mais il n'arrivait tout simplement pas à l'engloutir, et il sentait qu'il n'aurait pas la force de finir la deuxième -mais c'était contre ses principes de gaspiller quoi que ce soit.

Il se leva donc et, avisant un jeune homme qu'il estima avoir une douzaine d'année, se dirigea vers lui, laissant ses jambes parcourir l'espace en de grands foulées et, se penchant comme si c'était la chose la plus naturelle du monde, tendit la crème glacée à la cerise à l'autre, la lui fourrait à quelques centimètres du visage.

- Tiens, c'pour toi, fit-il sans classe aucune, ne daignant même pas s'assoir avant de la lui présenter. Histoire de bien créer le malaise, vous comprenez.
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Czeslaw A. Holystone
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♦ Inscription le : 21/04/2010
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♠ Emploi(s) : Vendeur d'électroménager.
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♠ Karnevale : Czeslaw ? Et bien... Il passe à travers les murs... À travers n'importe quelle matière en fait... Très pratique, n'est-ce pas ? Le problème, c'est que, vivant à Alzen, son pire cauchemar est de passer à travers le plancher de la ville et de faire un jolis tartare à la surface de Sphéra. Bon appétit.
♠ Sexualité & Statut : Pansexuel et... Possédé ?
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Mer 30 Mar - 21:21

    Repos, un mot englobant un concept peu connu du jeune Czeslaw, déjà bien trop occupé à faire du bénéfice, malgré son jeune âge qui aurait dû lui donner le goût de la farniente, des fêtes, de la boisson qui fait chanter. Sans doute étaient-ce des plaisirs trop abstraits pour son esprit terre à terre. Il n'empêchait que son acharnement à faire tourner le magasin lui valait plusieurs jours de congés, congés qu'il évitait comme il pouvait, inquiet de voir l'atelier en piteux état s'il le laissait aux mains de son poivrot de père. Non, ces jours de vacances, il préférait largement les grappiller, les étaler en demi-journées tout au long de l'année, tout en sachant qu'il lui resterait toujours une possibilité de fermer boutique pour une semaine si une opportunité de voyage se présentait à lui. Malheureusement, à Alzen, les voyages se faisaient tous en passant par la case « navette ». Oui, ce truc, formidablement technologique, qui sert d'ascenseur entre la ville flottante et Sphéra. Un engin de torture fort efficace. Attachez donc Froggy sur les places VIP, oui, celles qui sont non seulement près des hublots, mais qui, en plus, possèdent un plancher transparent, parfait pour observer le vol des oiseaux, la pureté des nuages et l'éloignement du sol. Vous avez l'âme d'un bourreau ? Czeslaw ne veut pas révéler ses secrets ? Vous savez maintenant comment faire pour qu'il avoue jusqu'à la couleur de ses caleçons. (Enfin, ne vous donnez pas cette peine, ils sont verts avec des grenouilles. Logique.)

    C'est ainsi que l'homme-batracien s'était accordé une demi-journée loin de tout aspirateur, même si cela lui coûtait. Enfin, il se trouvait à lever la tête, à sentir -non sans crainte de le voir se lever subitement- le vent souffler entre les immeubles. Alzen, ville du vent, ville où l'on pouvait reconnaitre les natives du lieu à leur habitude à ne pas porter de jupes sans mettre de short en dessous, et à l'existence de laisses destinées à maintenir les enfants en bas âge à terre. Ville où il n'était pas forcément étrange de voir un caniche voler. Enfin, sans doute était-ce quelque peu exagéré... Quoique...
    Czeslaw se surprenait à chercher parmi la végétation artificiellement implantée ici-bas (ou haut, plutôt...) quelque bourgeon annonçant l'arrivée imminente d'un printemps qui se faisait autant attendre que les années précédentes. Si le pâle soleil amenait ses rayons jusqu'au bitume alzenien, la douce brise avait vite fait de refroidir l'atmosphère... Alors qu'il s'infiltrait entre les pans de son manteau, il fit frissonner l'homme grenouille, frileux qu'il était.
    Le fils Holystone appréciait le parc, surtout en période scolaire, quand tous les enfants étaient tranquillement installés à leurs pupitres et non pas en train de brailler autour du toboggan (une autre invention de malheur, tiens.). Une musique aigrelette portée par le mistral accompagnait le bruissement des branches. Une bande son qui aurait pu donner une ambiance lugubre au lieu si le soleil était déclinant, si l'on ajoutait quelques corneilles aux cris perçants... Non, présentement, il ne faisait que donner une vague ambiance « guillerette », l'impression de voir quelques mortels se démener pour donner un peu de vie au parc presque déserté. Là, une vielle promenait son chien, ici, un type en costard attendait sa navette, plus loin, un homme, visiblement SDF, se laissait aller à quelques plaisirs enfantins.
    Czeslaw ouvrit sur ses genoux de quoi passer le temps sans avoir à épier les moindres faits et gestes de ses concitoyens, un acte qui, bien que plébiscité par ses pairs avides de critiques gratuites, ne l'inspirait gère, peu désireux de se voir obligé de prendre position face aux autres. Un journal, l'un des grands quotidiens de Sphéra. Contrôlé par le gouvernement, émaillé de propagande anti-karnevaliens, le journal était pourtant celui qui possédait le plus grand tirage à ce jour. Bénéficiant même d'éditions différentes selon les régions de la sphère. Les articles sur Alzen étaient d'un mortel ennui, car essentiellement articulés autours des diverses courses d'aéronefs, dans des catégories si nombreuses que même les plus acros avaient du mal à s'y retrouver. « Alois Derning, champion de la course d'aéronefs à double injection inversée » Comment voulez vous qu'un paisible vendeur de mixers sache en quoi consistait un moteur à double injection inversée ? Et pourtant, comme tout le monde, il faisait mine de comprendre de quoi il s'agissait.
    Pages politiques : rien de mieux, éloges de la famille impériale, éloges tournées de manière à les rendre sympathiques, mais Czeslaw, pauvre pion innocent, n'avait pas la moindre idée des objectifs des journalistes officiels, ne lisant que superficiellement la feuille de chou, sans se poser plus de question sur la véracité des articles. Un niveau de lecture semblable à celui de Monique, 82 ans, femme au foyer, collectionneuse de figurines de chatons.

    Sa lecture fut interrompue par un objet entrant subitement dans son champ de vision. Louchant d'abord sur la sphère rose qu'il avait sous les yeux, il eut un sursaut qui, avant de l'éloigner de l'objet non identifié, le lui fit toucher du bout du nez. Trop surprit pour se soucier du contact froid sur son appendice nasal, l'alzenien se focalisa sur le type au bout du cornet. Le sans abris aperçu précédemment en train de choisir une glace. Voilà qui expliquait la nature de ce truc visqueux fleurant bon la cerise qui formait au centre de son visage blême l'équivalent d'un nez clownesque. L'inconnu articula quelques mots. Apparemment, cette gourmandise glacée était pour lui.
    Rationnel, le jeune actif avait quelques difficultés à saisir la logique du comportement du monsieur. Était-ce dans ses habitudes d'offrir aux autres des glaces aux fruits rouges ? Peut être était-ce une tentative d'approche dissimulée, peut-être que cet homme louche était à la solde de quelques groupe de type mafieux et qu'il cherchait ainsi à amadouer le principal employé du magasin si (peu) connu dans toute la ville d'Alzen, la fameuse échoppe qui vendait, réparait, reprenait, recyclait tout ce qui avait un lien avec l'électroménager domestique. Un filon sûrement bien attractif pour un groupe de crime organisé d'échelle mondiale.
    Dès sa tendre enfance, on avait appris au jeune Czeslaw qu'il ne fallait pas parler aux inconnus, pas comme dans Pokemon, les adultes peuvent être méchants, pédophiles, pervers, cacher derrière leur visage souriant un psychopathe dont le plus grand hobby était de découper des bébés pour les entreposer dans son congélateur. Penser que l'on pouvait utiliser ses marchandises à des fins si glauques faisait frémir le jeune homme.
    Oubliant jusqu'au réflexe de nettoyage nasal pour privilégier la recherche d'une attitude à adopter face à un homme à la carrure si peu avenante, Czeslaw ne put qu'afficher un air assez ahuri. Quelques syllabes, cependant, passèrent la barrière de ses lèvres serrées.

      « -Pardon ? »


    Philosophique, n'est-il pas ?
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Ven 1 Avr - 0:44

Il resta un moment sans bouger -ou plutôt, sans même savoir qu'il ne bougeait pas- et fronça simplement les sourcils alors que le jeune homme, tout aussi troublé que lui de la situation, se ramassa la glace en plein sur le museau, laissant une trace colorée des plus adorables sur son visage. Soit! Même lui qui avait parfois de la difficulté avec les gamins, il ne pouvait s'empêcher de sourire intérieurement, se retenant sans mal de le montrer pour ne pas le froisser: ce gamin, ce qu'il avait de plus que les autres, c'était qu'il ne chialait pas, même si son état proche du mutisme n'étant pas vraiment plus avenant en ce moment. Suivre à l'interrogation du petit, Owen se demanda pendant un moment s'il avait parlé en argot ou non... et se rappela ensuite qu'il ne savait pas vraiment ce que cela voulait dire, en fait -mais ça n'empêchait pas que sa propre stupéfaction, nourrie à la source de celle du jeunot, l'avait fait lui-même complètement oublier ce qu'il venait de dire. Seul le cornet toujours aussi solidement planté dans sa main froide lui rappela ce qu'il était venu faire et ce qui l'avait poussé à parler à un inconnu. Et dire que les Alzéniens étaient supposés être reconnus pour leur dynamisme -celui-là avait l'air plutôt endormit. Il n'était, toutefois, pas la meilleure personne pour le juger, aussi s'abstint-il de tout commentaire déplacé et, en quelque sorte, généralisateur.

C'est quoi, faut que je lui fasse un dessin? se dit-il en soupirant intérieurement, ses yeux se fermants un peu plus.

-T'excuses pas, c'est ta glace maintenant, pas la mienne, alors je m'en fou un peu si tu fais un contrôle de qualité avec ton nez, fit-il, comme incapable de faire une remarque qui ne débordait pas de sarcasme lorsqu'il n'employait pas son cynisme dégoulinant. Par contre, j'ai pas vraiment envie de la tenir pendant que tu manges, alors si ça te déranges pas...

N'attendant pas vraiment d'avoir une réponse -il avait trop peur de se prendre un deuxième vent quand même, et il avait sa dignité- il fourra la glace et la serviette en papier qui l'entourait au jeune homme-grenouille pour ensuite prendre place à l'autre bout du banc, comme pour signifier qu'il restait là simplement parce que c'était l'endroit le plus logique où il pouvait se trouver en ce moment; vraiment, il trouvait presque déplacé l'idée que l'autre ait pu faire des manières et refuser une collation gratuite. Quel être humain dans un état d'esprit sain pouvait vraiment refuser de la nourriture gratuite ou, pire encore, ne pas l'apprécier? Il étira ses jambes devant lui comme si l'infini avait marché sous ses semelles à l'air trop neuf comparé au reste de ses vêtements, laissant sa tête aller vers l'arrière alors qu'il contemplait tout ce qui voulait bien passer au dessus de sa tête; ce qui semblait être un ou deux oiseaux égarés, des feuilles qui se laissaient porter par le vent et, bien plus haut -heureusement- quelques véhicules qui lui donnaient le tournis tant ils semblaient aliens à sa personne. Et pour juste un moment, il avait l'impression d'être heureux d'être juste en vie, de juste aimer la vie, et rien d'autre, pare qu'il n'y avait rien dans son enveloppe corporelle trop grande qui empêchait son esprit de s'évader. Tout ça à cause d'une crème glacée à la mangue; comme quoi, la transformation de la matière, ça a du bien. Il amena le cornet à ses lèvres, jetant un coup d'oeil vers le petit -il n'avait pas cours en ce moment, d'ailleurs?

-Gaspiller c'est mal tu sais, fit-il comme pour s'assurer que l'autre ne jetterait pas simplement le cornet. C'est même pire que la dépravation morale, en fait, parce que la dépravation d'une personne dans ce cas-là est intérieure et qu'elle reste subjective au bon vouloir de son époque, alors que de gaspiller, c'est un acte physique qui traduit une faible compréhension des bienfaits de la vie. Et puis, c'est pas comme si t'allais souper dans cinq minutes, non plus, alors je pense pas que tes parents vont te gronder, et j'aime la mangue.

Il y avait longtemps qu'il avait arrêté de se préoccuper de sa propre incapacité à suivre ses propres raisonnements logique; c'était venu comme ça et c'était repartit, et maintenant il détournait le regard pour continuer de profiter de la température et de sa glace couleur sable qui, heureusement, n'avait ni le goût ni la texture de cette dernière. Sauf qu'au dernier moment, quelque chose le retint -cette histoire de tâhe sur le bout du nez, vous comprendrez, ça lui était resté gravé dans la mémoire- et sans prendre la peine de vérifier ce qu'il en était maintenant, à savoir, si la tâche était toujours sur le bout du nez de l'autre ou non, il commit l'acte avec un grand A, LA chose la plus dégoutante du monde, celle-là même à laquelle l'on reconnaît les vieilles tantes et les individus indésirables.

-Si tu laisses ça comme ça t'vas être tout collant, renifla-t-il avant de -

Non, c'est trop, trop horrible.

Vous et moi le savons -mais lui, pas. Il considérait cela comme étant la chose la plus naturelle, la plus normale du monde, comme si cela tombait sous le sens -et à un étranger, en plus! La simple visualisation de l'acte donnerait la nausée aux plus endurant de nous tous, nous rappelant soit un membre plus âgé de notre famille ou, pire encore, une gardienne qui nous en semblait particulièrement baveuse -ici, l'interprétation de ''baveuse'' reste libre.

Il s'humecta le bout du pouce, celui de sa main gauche qui était libre, portant son doigt à sa bouche comme n'importe quel bambin insignifiant l'aurait fait en gazouillant -et c'est peut-être ce qui explique pourquoi sa victime n'eut pas le temps de réagir convenablement à son geste, parce qu'il avait osé prendre la forme d'un bambin dans l'esprit de l'autre lorsqu'il avait mené son pouce à sa bouche.
Et là -je continues simplement par soucis de justesse, non pas par sadisme, je vous l'assures...

Il passa ce même pouce sur le bout du nez du pauvre petit Czeslaw qui, du haut de ses dix-huits ans, n'avait probablement jamais vécut d'expérience aussi traumatisante que celle de voir une tâche collante se faire retirer de votre visage par le doigt couvert de bave d'un adulte. Il faut bien une première fois à tout -sauf que vraiment... juste. Ugh.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Ven 8 Avr - 23:08

    Gaspillage. Un concept qui rebuterait bien des gens. Non, Czeslaw n’était pas ce que l’on pouvait appeler quelqu’un de « gaspilleur ». Petit, il s’était fait mettre dans le crâne qu’il fallait finir son assiette de petis pois, même si c’est vert bizarre. Même si papa met trop de sel. Même si papa confond le sel et le sucre. Même si ça ne sent pas bon, que ça donne mal au ventre ou que ça bouge. Oui, même si ce qui est sensé être des petits pois semble avoir une action corrosive sur l’assiette.
    Oui, le petit Czeslaw, était un gentil garçon, il écoutait avec attention les dames de la cantine qui lui disait que s’il mangeait tout il grandirais plus vite. Czes était réduit à aimer l’insipide nourriture de la pauvre cantine de son école maternelle. Oui, cet endroit que l’on nomme plus souvent le trous noir de la gastronomie. Là où les plats semblaient être fait de carton tant ils manquaient de saveur.
    Ainsi, la petite grenouille était un garçon obéissant, qui a toujours pensé, au fond de lui, que ceux qui possèdent le pouvoir ont des bonnes raisons de l’avoir, que les gens étaient à la place qui leur correspondait. Depuis, il ne s’est jamais réellement questionné sur ce point. Le débat stagnerait sans doute. Tout ça pour dire que :
    -Premièrement, Czeslaw écoutait les adultes, ces mêmes adultes qui lui disaient de finir son assiette lui disait aussi de ne pas accepter de bonbons de la part des étrangers. Car il y avait aussi de méchants adultes qui veulent paraître gentils mais ne font ça que pour attirer les gosses dans leur voiture pour les manger. Ou pire encore, mais à son âge, la grenouille ignorait tout de la pédophilie. Et dire qu’il se pensait déjà trop vieux pour ça…
    -Deuxièmement : si cet homme avait l’air si peu avenant, sans doute était-ce parce qu’il n’avait jamais tenté d’apparaître sympathique à l’humanité, donc, il était quand même un peu louche, donc il n’inspirait pas la moindre molécule de sympathie au vendeur d’électroménager.

    Cependant, Czeslaw est aussi mou qu’une limace. Flagada pouet pouet, pas foutu de se défendre, voilà qu’il se retrouvait avec un cornet entre les mains, avant même de comprendre que le monsieur attaquait. Oui, Czeslaw avait bien besoin d’être câblé ADSL à la fibre optique, car là, son temps de réaction était à peu prés celui d’un ordinateur équipé d’un vieux modem, sous Xindow -47AV J.C. Pour faire plus clair et moins geek, disons qu’il avait raté l’occasion de refuser fermement l’offre du monsieur et se retrouvait maintenant acculé. Sous son chapeau ignoble, il avait l’impression de devoir choisir entre la peste et, heu, la glace. Parfois, il aurait mieux valu qu’a la place de son tempérament inquiet il soit doté d’une nature plus vive, moins renfermé.

    Attendez. Question. Que fait cet homme-là ? Qu’est-ce qu’il fout avec son doigt entre ses lèvres ? Une soudaine régression qui lui donnait l’envie irrépressible de sucer son pouce ? Non, il, il… Horreur. Voilà qu’un appendice baveux se rapprochait de lui. L’agressif bout de chair humide semblait avancer au ralenti, dans un sublime slow motion qu’un film d’horreur n’aurait pas répudié. Si, si, cette scène si dure semblait aux yeux du pauvre enfant aussi insoutenable que le lent écartelage d’un nourrisson en bas âge.
    On le toucha. Non. Que cet instant soit maudit voilà que le pouce visqueux entrait en contact avec l’appendice nasal du jeune alzien. Ce dernier ne put qu’avec effrois loucher sur se triste spectacle, le cœur retourné de sentir sur son pâle visage le contact d’un pouce rêche et de sa, ô combien gluante, salive.
    Réflexe. Voici qu’enfin le petit monsieur bouge un peu, sort de sa léthargie. Pour finir par se cogner la tête contre un arbre à un petit mètre de là.
    Attendez, on récapépéte. Étape numéro un : Czeslaw fait une tête affreusement choquée, tandis qu’un gémissement plaintif s’échappait d’entre ses lèvres. Étape numéro deux : relever les bras pour se protéger de ce dangereux pervers, en profitant pour lui envoyer à la figure la glace à la cerise. Non, pas moyen. Il désapprouvait le fait de gaspiller la nourriture, mais il ne pouvait pas manger le moindre truc venant de ce genre de type. Étape trois : cherchant à s’éloigner au maximum, Czes était tombé du banc. Et son dos avait rencontré l’arbre, rapidement suivi de sa boîte crânienne… La tête qu’il faisait en ce moment, un mélange de sa tête habituelle et d’une curieuse expression de dégoût, alors qu’il frottait énergiquement la manche de son pull contre son visage. Pauvre petit.

    Sa bouche s’ouvrait et se refermait à intervalles irréguliers, on aurait dit une comique imitation d’un poisson hors de l’eau. Sans doutes cherchait-il quelque chose à dire, mais son crâne restait vide désespérément.
    Merde. H O L Y F U C K I N G S H I T . voilà qu’il ne parvenait pas à ramener sa jambe à lui… la droite plus exactement, semblait bloquée, ça faisait bobo quand il tirait. Un coup d’œil et tout s’explique… Voilà que sa cheville s’était bloquée dans le pied du banc. Ha, ha, ha. Quelle chance incroyable, voilà que la panique faisait déconner son instable karnevale et l’attachait à un endroit bien trop près d’un type qui avait l’air aussi net que le monde d’un myope à -12 œil droit et -10 œil gauche.
    Certains diront que c’est la merde.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Mar 19 Avr - 23:04

Apparemment, l’autre n’était pas vraiment d’humeur à se faire approcher par de parfait inconnus aux tendances clodos, vu sa réaction un peu extrême. Non mais –il comprenait les quelques traces de dégoût sur son visage, le mouvement de recul, et pouvait probablement s’expliquer le fait qu’il se protégeait de ses bras, sauf que sa bonne humeur à lui était disparue lorsqu’il avait reçu un cornet de crème glacé à la cerise en pleine figure. Cette dernière termina sa trajectoire sur ses cuisses, décidant comme momentanément qu’il était temps de passer d’un était bel et bien solide à un état mi-liquide des plus tâchant. La joie : il n’avait pas vraiment emporté des tas de vêtements de rechanger, et la dernière chose qu’il voulait faire dans ce coin, c’était de se magasiner des fringues. Il se fourra le visage dans un des longs pan de sa chemise, y essuyant le liquide gluant –non, le vieux tissus n’avait pas vraiment besoin qu’on l’amoche plus encore en y ajoutant des tâches douteux, mais lui préférait les avoir sur ses manches qu’en train de couler sur sa joue, merci bonsoir. Ce n’est qu’après qu’il réalisa qu’il tenait entre ses doigts un essuie-main en papier : trop peu trop tard, comme on dit. Il utilisa cette dernière pour réparer le plus gros du dégât sur ses pantalons, se levant pour jeter le défunt cornet dans les poubelles : tant pis, au moins il aurait essayé. Il résista à la tentation de faire une courte prière pour l’âme du cornet (c’aurait été déplacé puisqu’il n’y avait pas de dogme en place sur Sphéra) et retourna s’asseoir, détournant légèrement le dos au gamin. Ouais, il était tombé tellement fort qu’il s’était cogné la tête, et ça avait l’air de faire mal, en plus.

Plutôt que de s’inquiéter pour une éventuelle commotion cérébrale, il se contenta de se dire que c’était bien fait, tiens. Ça lui apprendrait, à ce gamin, à balancer des glaces à la figure des gens –sauf qu’en même temps, il savait bien que les jeunes avaient depuis longtemps arrêtés d’écouter les adultes, et ce probablement à cause de la propension de ses derniers à ne pas eux-mêmes faire ce qu’ils exigent des autres. Qui donc pourrait le leur reprocher? Sauf qu’en même temps, là, c’était lui qui était couvert de saletés, et lui, personne n’utiliserait son pouce baveux pour l’aider à s’en débarrasser. Heureusement, en fait, mais ça aurait au moins eu pour effet de ne plus jamais le faire recommencer; et puis faut voir le bon côté des choses, il n’aurait pas de voisin de siège en revenant pour Opale, c’était maintenant garantit. Il termina sa glace, plantant délicatement ses dents à travers le cornet pour atteindre la glace : c’était toujours la meilleure partie, mais aussi celle qui était la plus susceptible de vous donner des maux de crâne pas possibles. Une fois le cornet engloutis, il croisa un instant les bras avant de remarquer que le gamin n’avait toujours pas bougé –il était en état de choc? Franchement, c’était pas vraiment à lui de s’occuper de ça, hein. Elle était où sa gardienne, qu’on en finisse? Grommelant, il tenta un moment de détourner le regard, avant de se dire que non, il avait pas de raison de le faire –le gamin partirait bien assez tôt, et le meilleur moyen de le voir partir en filant, c’était en étant patient. Ça tombait bien, justement, il y avait un moment qu’il n’avait pas eu de publique qui ne semblait pas en état de répondre à ses invectives. Enfin –si on peut appeler un homme presque saoul mort un public.

-Tu sais, de là où je viens, il neige pas. C’est parce qu’il n’y a presque pas de nuages, alors la température, le jour, elle monte, elle grimpe du sol et elle vous étouffe littéralement, comme un serpent : c’est qu’elle est sournoise cette petite, elle s’infiltre en vous sans que vous ne vous aperceviez de sa présence pour ensuite vous dévorer. Dans le désert, tu verrais le nombre d’hommes qui deviennent fou à cause de ça, c’est pas croyable… et pourtant, et pourtant, les gens du désert, ils sont un peu moins fou qu’ailleurs, peut-être justement parce que ceux qui échappent à la folie de la chaleur échappent aussi aux autres formes de folie. Ah –mais je ne peux pas parler, parce que moi aussi la chaleur me rend fou. M’enfin, c’est pas non plus qu’il ne fait jamais froid dans le désert : la nuit, il fait si froid que l’eau gèle, si froid que vous ne pouvez pas vous promener dehors sans semelle parce que la corne de vos pieds gèle et tombe, avec un ou deux orteils au passage. Alors pour avoir de la neige, il faudrait d’abord qu’il y ait des nuages, et qu’en plus ils passent au-dessus de la ville en pleine nuit, et là qu’il neige, qu’il neige, et il faudrait encore qu’on puisse le voir avant le lever du soleil, parce que sinon tout va être fondu. C’est peut-être pour ça que je n’en ai jamais vu, remarque : parce que je ne me lève pas avant le soleil.

Il marqua une pause, les yeux perdus dans le vide. Assis là, comme ça, les bras croisés et ses deux grandes jambes sèches devant lui, la tête un peu penchée vers l’avant, on aurait presque pu voir un petit vieux qui se balançait dans sa chaise berçante. Faut dire que sa voix un peu éraillée par la vie n’aidait pas non plus son cas –mais son visage, lui, était indéniablement jeune derrière les mèches qui le cachait. Ses dents trop blanches se faisaient discrètes, disparaissant derrière ses lèvres pincées. Son genou gauche le démangeant, il le gratta à travers le tissu sans s’en rendre compte, sans même se demander d’où venait la source de cette démangeaison. De toute manière, ce n’était pas comme s’il pouvait y faire grand-chose en ce moment, n’est-ce pas?

-Mais en même temps, même s’il y avait des nuages la nuit, c’est pas garantit qu’il y aurait de la neige, justement parce qu’il fait si froid : quand il fait trop froid, tu vois, la neige elle tombe pas, elle reste dans le ciel… et quand il fait trop chaud, on dirait que la pluie s’évapore avant de toucher le sol, mais l’humidité reste là. Oh, mais pourquoi je parle de précipitations déjà? Oh oui, les glaces. C’est bien les glaces, parce que c’est comme de la neige mais avec de la saveur. Quoique, j’ai jamais mangé de la neige, faudra que j’essaie un jour…

Il s’arrêta un moment. Essayer un jour? La bonne blague! Un an –c’était ce qui lui restait de temps, et il avait l’intention de manger de la neige? Non, ça ferait probablement partit des choses qu’il ne ferait, justement parce qu’il refusait d’accepter tout ça. Il se racla la gorge, restant un moment silencieux avant de croiser ses jambes. C’était plus fort que lui –il ne pouvait s’empêcher de serrer des dents, et ça enlevait de la douceur à son visage. Si douceur il y avait vraiment. Il détendit sa mâchoire un instant, se passant une main au visage, incapable de se souvenir de quoi il parlait.

-Et puis c’est vrai quoi, de nos jours, parler aux gens, c’est de plus en plus difficile, parce que même si tout le monde veut s’entendre parler, ou même ceux qui sont assez bien pour écouter les autres –même ceux-là, ils ne veulent pas vraiment communiquer. On parle un peu vide, pour remplir de l’air, pour ne pas avoir l’impression que l’on ne communique pas, que l’on est seul –et pourtant, le mal est là. On ne peut pas remplacer la qualité par la quantité, et après, on se demande pourquoi le monde va mal, pourquoi les gens font des trucs désespérés et, surtout, cons. Maintenant, il n’y plus que les cons pour faire des conneries, tout le monde en fait, et ça ne s’arrête jamais. P’t’être parce qu’on est tous cons en fait, et que les plus cons sont simplement les moins pire. M’en même temps, j’dis ça, j’dis rien, c’est que du vent ça aussi et ça aide personne. Mais est-ce qu’on devrait vraiment avoir une utilité? Un chaton dans une maison, ça sert à rien, ça chie partout, et pourtant on en prend soin, et pourtant, à quelque part, on ne peut pas vivre sans –ou alors, est-ce que c’est du vent, ça aussi? se demanda-t-il en hochant négativement de la tête, son ton ressemblant de plus en plus à un marmonnement. Et puis j’aime bien les souris aussi, c’est tout petit et fragile. Sauf qu’il commence à faire un peu froid ici, et puis, je peux pas rester ici indéfiniment, dormir sur les bancs de parcs c’est pas super, mais je suppose qu’il me reste encore du temps avec ce soir… c’est difficile de déterminer il est quelle heure quand on est si haut en altitude, hein? C’est tellement haut que c’est à se demander si le soleil n’est pas plutôt sous nos pieds –et la lune, elle, elle arrive à monter si haut? Ou peut-être qu’elle porte des talons hauts pour arriver à se faire voir ici, qui sait…

Il se leva en s’étirant, froissant sa serviette en papier avant de la fourrer dans une de ses poches. Il se détourna, presque à contrecœur, vers le jeune homme, qui mine de rien n’avait pas bougé depuis qu’il avait commencé à parler. Mine de rien, c’était qu’il était soit très patient et tenace, soit… idiot. Ça, ou en fait il s’était assis sur son caniche un peu plus tôt et il n’arrivait pas à revenir du choc –mais non, si cela avait été le cas, il s’en serait un peu rendu compte. Juste pour prévenir tout malaise, il prit tout de même la peine de vérifier s’il n’avait pas détruit une babiole insignifiante et fût presque déçu de voir que non : ça aurait au moins répondu à la question du pourquoi. Remarquant enfin que le petit vert se tenait la cheville, ses yeux s’agrandirent alors que l’incompréhension la plus totale s’inscrivait sur son visage.

-T’as un banc de parc qui te traverse la cheville… pointa-t-il platement, sous le choc, avant de regarder frénétiquement autour de lui. T’aurais pas une scie dans ton sac, hein, je supose? ajouta-t-il faute de meilleure idée avant de se rappeler qu’ici, c’était la ville de la technologie. Hey, euh -t’as pas trop mal? Tu veux que j’appelle une ambulance, les pompiers, un ferrailleur, ton chien, la police, le maire, ton notaire ou je sais pas moi, ta cousine?

En tant que petite personne du peuple plus que banale, on peut dire qu’en ce moment, il flippait grave. Du genre j’ameute la Cia, tout le quartier et combustion spontané… en plus calme, quand même, parce qu’il n’avait pas non plus l’énergie de crier en courant dans tous les sens, et qu’il préférait de loin se tenir debout, les bras se balançant le long de son corps comme s’il avait été de chiffon.
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Czeslaw A. Holystone
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Sam 30 Avr - 14:16

Relativises : ce n’était pas la première fois que tu restais bloqué en plein milieux d’un objet, non, non. Après tout, ces étranges et désagréables interférences dans ce que les gens appelaient un « Karnevale » étaient fréquentes, non ? Dans tous les cas, elles l’étaient trop. Bien trop fréquentes. On ne comptera pas le nombre d’assiettes cassées alors que tu voulais les ranger, assiettes qui t’ont filées à travers les doigts. Non, ce don était bien importun. Sans doute t’avait-il apporté plus de désagréments qu’ils ne t’avais jamais aidé dans ta vie. Traverser les murs, comme c’est drôle, plus de portes à ouvrir, plus besoin de clé ou de permission pour entrer…
Tu es peureux Czeslaw, sans doute aspires-tu à une vie médiocre, simple et tranquille. Vendre des aspirateurs, mixers et autres micro-ondes… On peut trouver une activité plus passionnante, mais tu n’as pas de si grandes ambitions. Aller plus haut ne t’intéresse pas, il faut bien que des types comme toi occupent les postes inintéressants pour les autres, il faut bien, histoire de renforcer les bases de la société… Ce sont des excuses, tu ne pense pas ? Sans doute n’est-ce que des excuses. Tu n’es pas ambitieux, fais comme il te plaira. Cependant, contre ton idéal de vie tranquille se ligue le ciel. Un don non voulu te tombe dessus sans te laisser la moindre possibilité de fuite. Un type étrange, peu soigné –et c’est un euphémisme- t’accoste pour t’offrir des sucreries, en refusant, tu entaches visiblement ton pauvre karma grenouillesque et voilà qu’un banc possessif s’éprend de ta cheville au poins de ne plus vouloir la laisser partir. Tu es un enfant sage Czeslaw, habitué à écouter ce que te disent les gens, c’est pas réflexe que tu écoute ce type, sans doute. Ses paroles s’infiltrent dans tes oreilles car jamais tu n’as appris à les fermer aux voix qui, sinueuses, se faufilaient jusqu’à ton encéphale, tu écoutes. Tu écoutes mais ne comprends pas, non, tu ne comprends pas la logique guidant les paroles de cet homme. La neige, la glace, de la neige parfumée… Le désert et sa chaleur… Cet homme a vécu bien plus longtemps que toi petit, tu n’as jamais été doué pour donner un âge aux autres, mais peut être s’approche-t-il de la quarantaine… Ses haillons t’empêchent d’en être sur. Le double de tes propres années passées sur cette terre – ou plutôt sur cette terre en suspension- quelque chose dans ces eaux-là. Bien plus d’expérience que tu n’en as. Il aurait voyagé, oui, sans doutes, puisqu’il te parle du désert d’Opale. Tu es déjà parti, tu as vu les trois villes, tes pieds ont même déjà foulés les pavés de Karnevale Avenue, la cachée, la recherchée… Peut-on pourtant dire que tu as voyagé ? Des sorties scolaires, professionnelles, un peu de tourisme et parfois quelques sorties quand on te traînait à quelques soirées… Tu n’a rien fait d’autre que du tourisme, voyant les grandes agglomérations de Sphéra d’un regard superficiel. Le désert d’Opale ? Tu n’as connu que la ville et la chaleur vaguement dissipée par le souffle d’un éventail de pacotille ne t’avait semblé n’être qu’un élément pittoresque de la ville, un truc que, si elles le pouvaient, les boutiques de souvenirs mettraient en boite. Une jolie boîte estampillée « Chaleur d’Opale ». Parfait cadeau pour Tante Huguette qui se plaint perpétuellement de a température trop basse qui risque de l’enrhumer.
Pourtant, malgré le respect que tu aurais dû accorder à cet homme, du fait de son expérience plus élevée que la tienne, tu ne peux pas t’enpécher de… De quoi en fait ? Tu en as peur ? Non ? Si ? Le bon terme serait qu’il te mets mal à l’aise, n’est-ce pas ? Exactement. Tu es un petite nature Czessou. C’est la un grand malheur. Mais avoues-le, ce type, là, tu n’aurais pas l’impression qu’il est complètement fêlé ?! Fuis petite grenouille, cours vers ton salut et ne marches pas sur tes lacets. Quoi que, non. Tu évites de prendre ainsi la fuite, car premièrement, ce n’est pas respectueux, gentil petit, et puis, il a vu que ce possessif banc retenait ta cheville en otage. Or, tu es discret n’est-ce pas ? tu n’as pas l’habitude de crier sur tous les toits « WESH J’AI UN KARNEVALE C’EST TROP PUISSANT MON FRÈRE. », non, tu as tout de même un minimum de bon sens. En plus, vu les temps qui courent, tu sais bien que des gens nommés traqueurs se baladent sur la sphère. Pour le bien des habitants, évidemment. Tu le sais bien, tu en serais presque reconnaissant à l’empereur, après tout, c’est pour le bien du peuple n’est-ce pas ? Ils luttent contre les karnevaliens les plus extrémistes, ceux qui font des attentats. Les attentats, c’est pas gentils, n’est-ce pas ? il faut bien lutter contre ceux qui font ça, hein ? Après tout, ça tue des gens, rend les familles tristes… Allons, allons… Mais tu sais aussi que ces messieurs ciblent aussi tout ceux qui ont un de ces dons… Surtout ceux qui ont posé le pied dans la ville rebelle. Hélas, tu remplis ces critères.
Mais dans tous les cas, petit, tu sais qu’il ne faut pas parler de ta tendance à traverser les murs. C’est bien, le premier pas vers la sûreté. Donc tu joues l’étonné. Tu joues mal, mais qu’importe, tu n’as jamais fait de théâtre toi, tu aurais trop peur de monter sur une scène. Malgré tout, d’une petite voix, tu articules un petit

    « -Qu’est-ce qui se passe ? »


Qu’il est innocent, non vraiment, ne force pas la dose, tu vas nous faire pleurer. Gentil petit. Enfin, au pire, si cet homme était un traqueur, cela changerais-il beaucoup de choses ? Non ? Il n’oserait pas coffrer un jeune homme aussi inoffensif que toi, n’est-ce pas ? Quoique. Il doit bien exister des traqueurs pédophiles, tout comme les prêtres, mais là, tu t’égares. Une idée malsaine semble germer dans ta petite tête, très cher. Non, rassures-moi, rien à voir avec pedobear ? Ouf, je préfère ça. Quoique… Tu ne sais pas ce que ces traqueurs te feraient si, te rendant à eux, tu espérais une quelconque opération pour neutraliser ton don. Non, tu ne sais pas. N’envisage même pas cette option, petit, on ne sait jamais, un pouvoir tel que le tien serait sans aucuns doutes fort pratique, sans compter que, connaissant le chemin de Karnevale Avenue, tu ferais un parfait espion… Tu serais trop imprudent.
Et après tout, ce type qui te fait face à autant l’air d’un traqueur que tu as l’air d’être un boucher psychopathe. Ne dis rien, ne fais rien, reste muet, ça vaudra mieux pour toi, tu te dégageras discrètement de ce banc, et saisira le premier prétexte venu pour t’esquiver. « J’ai une marmite sur le feu » marche bien, sinon tu peux toujours le laisser croire que tu attends un invité extrêmement important qu’il faut que tu fasses le ménage… M’enfin, Czes’, vu tes capacités à mentir, tu restes mal barré.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Dim 1 Mai - 0:38

-C'pas moi qui devrait poser cette question?

Au moins, ça avait eu le chic de lui faire reprendre un peu ses esprits, mais si c'était le cas, c'était qu'à un degré infime -ou alors, il n'y avait pas beaucoup d'esprit en partant et il avait donc été restauré en entier. Lui-même n'aurait pas eu idée de répondre à cette grande question, concentré comme il était à arrêter d'exposer ses molaires au premier venu -le tout sans plombage, hein. Premièrement parce qu'à Opale on avait plutôt l'habitude de vous les arracher, deuxièmement parce que mine de rien, il y faisait attention. Faut dire qu'avec le vieux Bill qui habitait en face de chez lui (vieux étant ici un euphémisme), y'avait pas besoin de faire de la prévention dentaire auprès des jeunes, ni même de la sensibilisation: tout pour ne pas finir sans dents. Enfin, si, il en avait, si l'on pouvait compter comme des dents les immondes trucs noirs et mous qui ornaient ses gencives fendues. Le pré-mâché, non merci: Owen préférait de loin se laver les dents six fois par jour, quitte à ne pas utiliser d'eau à cause du rationnement et à garder un goût horrible en bouche pour le reste de la journée. C'était peut-être ça qui lui avait atrophié le cerveau, c'était les vapeurs de dentifrice à la menthe acheté au gros. Un mystère de résolu. Et pendant ce temps là, le petit garçon était toujours prit après son banc, ce banc carnivore qui n'hésitait pas à s'attaquer aux jeunes sans défense: de quoi d'être heureux de porter des lambeaux. Peut-être que la banc n'aimait pas le goût du manque de goût (vestimentaire) et que c'était pour ça que lui avait été épargné. Mais quand même, quelle horrible manière de perdre sa vie, comme ça, mangé par un banc de parc loin de ses proches et, surtout, près d'un inconnu comme lui. Owen était tout de même assez honnête avec lui-même pour savoir qu'il préférerait pousser son dernier soupir loin de lui-même. Tant qu'il restait loin de miroirs, dans son cas, ça pouvait aller -mais lui, là, devrait-il le laisser tout seul pour empêcher qu'il ne meurt dans le désagrément? Oh, c'est certain que de s'en aller, là, sans rien dire de plus, ça ne pouvait que l'enchanter, le petit bonhomme. Peut-être qu'il devrait essayer de trouver une solution au problème. Bah oui, c'est logique: s'il empêchait le petit de mourir, il aurait pas besoin de s'en aller comme ça pour être loin de son lieu de trépas.

Sauf que mine de rien, c'était plus vite dit que fait. C'est qui le con qui a inventé des bancs qui se nourrissent de chevilles humaines? Owen, dans toute sa splendeur intellectuelle, pensait souvent que les scientifiques d'Alzen devaient être fous pour avoir réussis à se développer aussi vite -et là, il commençait à en avoir la preuve. Autrement, comment expliquer la position de la patte du ban? Entre vous et moi, Owen n'est pas une lumière, mais ça, il pouvait comprendre que c'était pas normal, et en plus il était à jeun, ça aussi ça aide. Ne sachant que faire d'autre, il s'approcha misérablement de la grenouille et s'agenouilla à ses côtés, n'osant pas le regarder dans les yeux. Avait-il peur? Fallait dire qu'à quelque part, il s'en fichait un peu, et c'est qu'il pouvait chialer tant qu'il voulait le gamin, ça ne changerait rien à sa situation. Sauf que justement, il ne chialait pas, et ça c'était pire, parce que ça veut dire que personne d'autre 'allait être alerté, et puis, il se sentait mal parce que c'était un peu de sa faute aussi si l'autre s'était planté comme ça sur un arbre. Ou plutôt, il avait l'impression qu'il aurait du s'en faire plutôt que de trouver l'accident très bête. Il se pencha un peu plus pour regarder le problème de près, et tout ce qu'il vit, c'était le même chose que de loin, mais en plus gros: comme quoi, il était vraiment pas avancé là. Pensant simplement qu'il aurait une meilleure appréciation de la chose s'il pouvait voir la cheville sans rien pour lui obstruer le chemin (c'est logique en même temps), il tira sur le pantalon, déchirant au passage un ourlet d'ailleurs très bien fait mais qui à l'instant était partiellement prit dans une patte de banc, seulement pour se rendre compte qu'il n'était pas plus avancé: en dessous, bravo, il y avait une chaussette. Il grimaça en plaçant sa main sur le banc, près de la jonction où le gamin commençait à ne faire qu'un avec l'objet.

-Ça t'fais pas trop mal? fit-il sans même se soucier du fait que la question était franchement déplacée. C'est vrai quoi; il ne pleurait pas, alors lui ça lui faisait étrange, mais il reste que le gamin avait le visage hyper pâle -en même temps, lui il était habitué de voir les visages burinés du désert, alors peut-être que c'était son teint normal à l'autre, et puis, il aurait crû parier que le teint vert malade était à la mode chez les jeunes Alzéniens vu leurs airs au petit matin, avec leurs cernes grosses comme une pomme. Lui-même au bord de la panique, il n'arrivait pas à penser en ligne droite, et ça se voyait dans les tremblements qui secouaient ses mains et dans l'application frénétique qu'il mettait à se manger les lèvres. Il jeta un regard vers le banc, essayant de voir s'il n'y avait pas un bouton on/off, comme sur les bouilloires et les lampes. En tout cas, s'il y en avait un, ce n'était pas sur la patte, ni sur la surface découverte d'ailleurs. Il jeta un coup d'oeil sous le siège, espérant y voir une petite lumière clignotante qui lui dirait « pèse ici pour ne pas te faire manger par le banc! »: c'aurait été pratique, quand même, sauf qu'il n'y en avait pas, et il n'avait pas la patiente de chercher indéfiniment, tapis comme il était dans le gazon. En plus, son genou n'avait pas arrêté de le gratter depuis, c'en était presque hallucinant. En fait, c'est juste qu'il était très peu tolérant à la douleur, et encore c'était plutôt de l'irritation rendu là, mais pour peu il aurait presque voulu s'arracher le genou et le lancer au bout de ses bras s'il s'était écouté -c'est qu'avec l'habitude, sa patience se faisait plus que rare. Il se releva prestement, jetant un autre regard vers le gamin en marmonnant.

-Ils ont pas idées, non plus, d'inventer de ces animaux débiles! Dans un jardin privé, encore, j'peux comprendre que ça peut servir à faire fuir les indésirables, mais dans un jardin public, en plein milieu de la ville, avec des enfants et des chiens sans laisse, on repassera. Et après ils te mettent des pancartes « ne pas nourrir les animaux » un peu partout, hein, pour bien faire chier le peuple qui sait pas lire et leur foutre des amendes* qui coutent les yeux de la tête, mais la municipalité, elle, elle peut bien laisser traîner ses meubles qui broutent le gazon sans que personne n'ait son mot à dire. C'quoi ce machin, même en arrière y'a rien! C'est s'posé marcher avec une commande à distance, peut-être?

Ce truc l'énervait, on pouvait le dire comme ça. Il donna un très beau botté sur une roche qui alla terminer sa course un peu plus loin en tombant mollement sur le gazon, comme pour le narguer un peu plus. Non chéri, ici tes excès de colère ne servent à rien et ne font même pas de bruit, que la pierre lui disait. Il se serait bien contenté de frapper un bon coup dans le meuble de malheur, hein, si ce n'avait pas été du fait qu'il était convaincu que ce dernier était vivant et qu'il n'aimait pas trop ça, faire mal aux êtres vivants. Question de principe: ça commence avec les meubles, les petits souris, parfois un chat, et après vous vous retrouvez avec un tueur de bébé en série. Non, Owen ne comptait pas finir comme ça, même si parfois l'envie lui venait de castrer tous les autres membres de son entourage pour empêcher leur reproduction. Du genre « non mais toi tu t'es regardé? Avec un tronche comme ça, sérieux, moi je préfèrerais pas donner mon bagage génétique à quelqu'un d'autre... C'est à cause de ça que tout le monde fait de la conjonctivite à trente ans, c'est parce que les mauvais gênes se propage au lieu de s'éliminer. Faut arrêter de se faire des accroires: les gens laids, on est pas supposé essayer de leur trouver une valeur ou de dire qu'ils sont beaux à l'intérieur, ça fait que propager le mauvais gêne. Ils sont supposés vivre seul, mourir seul et terminer leur descendance, point barre. Au lieu de ça, on se ramasse avec des gens faibles, impotents, des incapables et des saoulons, et ceux qui ont peut-être des chances de propager le bon gêne ne se reproduisent qu'entre eux et finissent tous par devenir des demeurés congénitaux. Et en plus vos bébés laids, ils chialent. Un bébé mignon, ok, on peut lui pardonner le fait qu'il chiale, c'est comme un chaton, mais quand il est laid le chaton, un bon coup de massue et il arrête de déchirer votre sofa, c'est aussi simple que ça ».

Heureusement pour lui, c'était le genre d'opinion qu'il ne formulait pas à voix haute -parce qu'il n'en voyait pas l'intérêt et que personne ne lui avait demandé de se pencher sur la question pour le moment, mais aussi parce qu'il préférait remettre à plus tard la fastidieuse question du 'combien d'enfants tu veux?'. Tout ça pour dire, il ne se regardait pas souvent dans le miroir, mais il se doutait que selon sa logique, des enfants, il devrait pas en avoir, et de formuler ce genre d'opinion c'est d'accepter de ne pas pouvoir revenir sur sa décision. Et si un jour il avait un môme?

Oui bon, en même temps faudrait qu'il soit conçu dans quoi, les trois prochains mois de sa vie s'il voulait pouvoir le voir? Quelle perte de temps phénoménale, il avait autre chose à faire. Comme, en ce moment, aider un gamin qui se faisait bouffer la jambe par un banc de parc à l'air tout à fait innocent. L'air innocent allait au banc de parc, bien évidemment, parce que le gamin avait l'air plus paniqué qu'autre chose. Et s'il perdait son pied? Valait mieux ne pas formuler ce genre de suppositions à voix haute s'il ne voulait pas qu'il... fasse ce que font les gens normaux dans cette situation, à savoir pleurer, renifler, hurler, piocher et en gros, être agaçants.

-Si tu veux, fit-il en revenant près de lui, je peux essayer de briser la patte du banc pour qu'on puisse t'amener voir un docteur, ce serait quand même plus pratique que de le soulever au complet. Par contre j'ai rien de tranchant donc faudra donner un bon coup, et ça, ça risque pas de te faire du bien, alors... continua-t-il tout bas, cherchant une solution qui n,existant pas à cet étrange problème. Mais c'est ça ou de rester comme ça indéfiniment, alors je sais pas. Et puis je sais pas, peut-être que les bancs ressentent la douleur et qu'il voudra bien te recracher.

Il n'aimait pas l'idée d'abimer du matériel public, mais si c'était seulement une patte, il trouverait bien la force de le faire. Et après tout, c'était cette patte qui s'était accrochée au gamin, alors elle n'avait pas vraiment le droit de se plaindre (et puis elle n'avait pas de cordes vocales pour le faire donc c'est merveilleux -ou alors, elles étaient bien cachées). Ce petit loupiot n'avait pas l'air d'être une chochotte, alors peut-être qu'il accepterait. Ou peut-être qu'il s'évanouirait, ça aussi ça pourrait régler quelques problèmes. Et d'ailleurs, c'est quoi ce parc où aussi peu de gens se promènent? On se serait cru à minuit le soir, soleil en plus. Pas étonnant que l'autre lui ait foutu sa glace en pleine gueule.

*Ça sent le fait vécut.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Ven 13 Mai - 20:37

    Czeslaw, mon chou, mets-y du tien, s'il te plaît. Après tout... Quoi ? Tu voudrais sans doute nous faire croire que, pauvre petit que tu es, le fatal destin s'abat sur toi et que du fait de quelques forces divine(ment absurdes) te voilà condamné à rester coincé dans ce banc. Ben voyons. Non petite grenouille, tu n'es qu'un minable réparateur de cafetière, et, aux dernières nouvelles, tu n'as jamais tué personne, jamais violé qui que ce soit ni craché sur un pigeon. Déments si je me trompe, mais ton karma devrait être, si tout s'est bien passé dans ta petite vie rangée, pur, immaculé comme au jour de ta naissance. Quoique. Rappelle toi Czessou ! Petit criminel ! Tu t'es par plusieurs fois rendu coupable d'intrusions dans des propriétés privées ! Certes, nous remarquerons que la plupart du temps, ce n'était que de simples traversées de parpaing qui étaient dues au couple calamiteux formé par ton karnevale débile et ton sens de l'orientation tout aussi décoratif. C'est ça Czes' Ton frêle corps abrite UN karnevale qui s'associe volontiers à UN sens de l'orientation exécrable... De cette union naissent des catastrophes... Tu pige mon joli ? Tu possèdes en ton sein un couple gay qui est sans doute à l'origine des calamités les plus meurtrières de la sphère. Tout cela a sans doute gâché ton karma ! Et donc ta vie !
    En fait non. Faille dans la logique : si ce don importun t'avait été offert en raison de ton karma souillé par tes crimes, il participait activement à l'augmentation du nombre d'erreurs... C'est un cercle vicieux mon pote ! Teufelskreis disaient les germanophones en des temps lointains dont tu ne possède pas le souvenir.
    Abandonnons l'idée des concepts qui en ton corps se livrent à la luxure... Ton si sombre, si a-bo-mi-na-ble karma qui t'attire les pires crasses de l'histoire (enfin, rassure-toi, tu n'as pas, du moins à l'heure actuelle, un effrayant faciès comparable à celui du monsieur qui -l'enfoiré !- vient d'arracher ton pantalon.) te vient peut-être de ton odieuse conspiration contre l'humanité... Ha, Czeslaw Holystone, grippe-sous ! Radin ! Avare ! Fourmi ! Vil capitaliste des enfers, va ! Sois honteux et porte le fardeau d'une existence de douleur, ton odieuse faute est sans doute issue de... Ton égoïsme quand tu achètes du riz ! Sois maudit ! Souffre ! Tu oses, ton panier à la main, dans ta petite supérette, préférer les marques discounts aux paquets de féculents issus du commerce équitable. Ta faute avouée, tu peux dès à présent traîner ton lourd fardeau. Comparable à un type dont tu n'as jamais pu connaître le nom, tu traîneras ton banc public jusqu'au lieu de ton trépas où de fidèles fanatiques attendront fébrilement tes félonnes et formelles faroles (oups, je me suis mordu la langue, imaginez que c'est pour continuer cette jolie allitération en [f]) four éfrire ton hiftoire. Bon, le type à l'origine, ce n'était pas un banc qu'il avait dû traîner, mais une croix, enfin, tu ne risque pas de le savoir, cette vielle histoire date d'il y a bien longtemps.
    ENFIN BREF. Mon adorable petit, le fait est que tu es là, dans un square désert et que tu t'es coincé la cheville dans le pied d'un banc. Je suis désolée, mais, chez moi, les gens comme ça, on les appelle des gros boulets, et encore, je pèse mes mots. Par contre, permet une petite remarque : le monsieur, oui, lui là, celui qui semble ne pas s'être lavé depuis quelques mois ou qui, du moins, ne connaît point cette avancée technologique que l'on nomme « machine à laver ». Avoue que c'est super pratique, hein ? Les derniers modèles envoient en plus des ions négatifs dans l'eau pour rendre le linge plus blanc. On sait très bien que tu ne connais rien du rôle qu'ont les ions sur la blancheur du linge, mais bon. « SUPER MACHINA 63XYZ AVES DES IONS NEGATIFS A TRIPLE ACTION BLANCHEUR XXL » ça, c'est un argument choc ! Monique, ménagère de 59 ans ne peut que rêver d'une telle machine ! Quel sublime phénomène de société : essayez, placez les mots « ions », « macromolécule », « péridotite » ou des trucs dans le genre, tout droit issus d'un livre de sciences physiques, dans une phrase, couplés à des produits attractifs : fer à repasser, machine à laver, bouilloire.. Ajoute un effet hypothétique, genre minceur, activation de la microcirculation... Voilà de sublimes arguments de vente. Encore plus avec un nom composé de chiffres et de lettres qui ne veulent rien dire. Les Moniques de 59 ans étant nées et ayant vécu à Alzen toute leur vie sont des mémés branchées, rien ne leur fera plus envie que la WDZ736 ultima : la seule machine à café délivrant des ions oxymorés à triple action biphasée enrichie de macromolécules de péridotite s'alliant pour vous offrir un corps de rêve en 20 secondes/adoucir la peau/évacuer les calculs biliaires/soulager l'arthrose/repulper le visage. Non, ça ne veut ABSOLUMENT rien dire, Monique, sa soeur, sa concierge ou son chat, personne ne sait comment ça marche, mais tout le monde fait mine de s'y connaître car ne pas posséder une once d'esprit scientifique était sans doute la plus grande des hontes à Alzen. Bon, certes, au vu de la législation en vigueur, il était plutôt risqué de proposer de tels arguments de vente... Après tout, peut être que les ions avaient réellement un effet bénéfique sur la blancheur du linge...
    De quoi parlions-nous ? Ha, oui, le monsieur, il t'a demandé si tu avais mal Czes, réponds, c'est la moindre des politesses, même s'il n'a pas trop l'air d'être un serial killer qui risquait de te découper en cubes qu'il rangerait par taille si tu ne lui répondais pas, mais on est jamais trop prudents. Tu balbuties.

      « Ça ne fait pas mal, c'est, heu, frais plutôt... Le pied est en métal peut-être »


    Non, non, NON. Czeslaw, je t'explique : voir un gosse avec la cheville prise dans le pied d'un banc pour un plouc d'Opale, c'est potentiellement un grand traumatisme. Tu penses un peu à l'effet de telles visons sur l'équilibre psychologique d'un type qui veut manger de la neige ? Hein ? Oui, non, en fait, trop tard, le monsieur, il parle d'animal, comme quoi c'est dangereux... Wut ? Le banc serait une dangereuse bestiole ?! Diantre, tu n'y avais pas pensé... Il vient du désert Czes... Pour toi, les opaliens sont des brutes qui passent la moitié de leur temps à se battre en arène pour le plaisir des touristes et le reste à s'entraîner dans le désert en utilisant d'impressionnantes techniques martiales pour faire comprendre à des monstres pleins de dents, de piques, de griffes et autres qu'ils n'auraient même pas la chance d'avoir un cercueil. Et puis il y avait aussi des voleurs et des danseuses. Un marché aux épices... Donc, ce type devait sûrement mieux s'y connaître que toi en bestioles dangereuses... Et, si ce banc était bel et bien vivant, cela expliquerait le fait que tu ne puisses pas ôter ton pied de cette chair que tu sens palpiter... En fait ce n'est que ton angoisse qui fait passer ton propre pouls pour celui d'une féroce bête...


      « Mais, mais, mais... S'il a mal, il risque peut-être de, potentiellement, heu... S'énerver ? S'il me prend le reste de la jambe ?! Si ses sucs gastriques me décomposent plus vite ?! Dites, ça fait mal les sucs gastriques ? Il faut mettre du sable sur de telles blessures ? Il y a des monstres comme ça dans le désert ? Ils sont féroces ? C'est vous l'opalien, vous vous y connaissez mieux que moi ! Je ne sais pas combattre des loups-garous des sables moi ! Je ne sais pas ! »


    Fichtre, t'as la parlotte là mon petit... Mais c'est hallucinant tes clichés. Le pire, c'est que tu le penses vraiment. Pas d'ironie comme on pourrait croire. Non, la peur de te faire bouloter le pied par un banc te fait oublier que les loups-garous n'existent pas et que tous les opaliens ne sont pas gladiateurs.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Mer 18 Mai - 20:45

- Hey, gamin, moi je cherche juste à t’aider, alors pas besoin de la ramener avec tes stéréotypes de dégénérés! J’ai l’air d’un gladiateur peut-être? C’est pas parce que je viens d’Opale que nécessairement je fais que me battre contre des monstres depuis ma naissance. T’es arriéré ou quoi? T’imagines peut-être qu’il y a des tigres qui se baladent comme ça dans la ville, qu’ils chassent des enfants et leurs ouvrent le bide sur la place public? C’était peut-être vrai avant Aziel, mais je te ferais remarquer que c’était pareil à peu près partout sur Sphéra, aussi! Vous avez l’air malin, vous, avec votre cité volante et loin de tous les prédateurs. Mais tu y a pensé, toi, à ce qui arriverait lorsque les Karnevales ne seraient plus capables de tenir la ville en place? Vous vous écraseriez comme des crêpes sur le sol, oui! Alors moi, tant qu’à faire, je préfère être sur le sol et me battre contre des ennemis que je peux vaincre, hein. Mais la réponse est non, de toute manière. T’sais, on a construit des murailles autour de la ville, c’pas pour faire jolie. Sûr, ça sert aussi à arrêter le plus gros des tempêtes de sable, mais ça a été prouvé que ça empêchait pas le plus gros de te rentrer dans les yeux de toute manière. Tu m’as bien regardé le môme? Les bêtes à Opales elles sont tellement immenses qu’elles feraient juste une bouchée de moi, et on parle même pas de toi. Il me manque environ une centaine de livres de muscles pour pouvoir être ne serait-ce qu’un peu de sport pour eux, alors… et puis, hein, t’as l’air fin à me juger et dire qu’il y a des monstres partout chez moi, mais je te ferais remarquer que c’est toi qui a la jambe prise dans la… dans la patte d’un banc de parc diabolique créé par vos scientifiques. Ou peut-être que c’est juste la chaine de l’évolution qui vous a créé un ennemis naturel, vous qui vivez si loin de tous les dangers terrestres.

Il s’arrêta un court instant. Et par court instant, je veux dire le temps de reprendre sa respiration.

-En tout cas, pour quelqu’un qui se fait bouffer la jambe par une créature mutante non identifiée, t’as pas l’air de trop souffrir, fit-il en esquissant un sourire moqueur. C’est quoi, elle aime pas mâcher, ou alors tu te mets de la crème hydratante comme les moeufs et il arrive pas à digérer? Franchement, tu devrais être plus empathique envers les autres, ça t’aiderait à vivre. Et peut-être qu’en ce moment, tu serait pas pogné avec un banc après ta jambe. Bon, t’aurais peut-être plus de jambe, mais c’est un léger tribu à donner à la vie, parfois. Et puis c’est quoi cette question conne? Évidemment que mettre du sable c’est la solution à toutes les blessures. Tu pense qu’on utilise quoi à Opale, du désinfectant? J’te dis que c’est juste un consensus des pharmacies qui veulent nous vendre des solutions inutiles à prix beaucoup plus élevé. Faut dire que le sable, on en trouve partout, alors c’est pas bon pour les affaires. C’est comme de vendre de l’air, hein, il faudrait vraiment être taré pour se faire prendre et en acheter. Mais de manière plus importante…

Il s’arrêta un moment, se relevant et regardant Czeslaw par en dessous, esquissant une moue dédaigneuse. Ses yeux noirs se perdirent un moment dans l’horizon alors qu’il s’étirait, faisant craquer son pauvre dos.

-Tu crois encore aux loup-garous?

Il regarda autour de lui, très peu satisfait de ce qu’il voyait : personne de vraiment pertinent dans les environs (en tout cas personne qui ne l’enverrait pas à l’asile à en juger par les regards courroucés que lui envoyait la dame qui promenait son poméranien un peu plus loin sur le sentier et qui avait fait un long détour pour les éviter) pour l’aider, et en plus le banc n’avait pas l’air d’avoir envie de la recracher de suite. Le problème, c’est qu’il avait commencé à essayer d’aider le petit prisonnier, alors maintenant il lui était moralement impossible de faire marche arrière et de se barrer. Bon, avec un peu de chance, un traqueur finirait bien par venir le chercher (c’est qu’il avait du boulot à faire, lui aussi) et pourrait peut-être l’aider sur cette question. Décidant que la meilleure chose à faire pour le moment était sans conteste d’attendre l’illumination, il décida de s’asseoir sur le dit banc mangeur d’homme, sans même avoir peur de se faire bouffer : premièrement, le banc n’avait pas l’air d’avoir un faible pour ses jambes, et puis, il pouvait bien comprendre que les vêtements de clodos pouvaient laisser un drôle d’arrière goût. Après tout, ses vêtements, il les portait, il ne les mangeait pas. Il croisa ses jambes sous lui et en fit de même pour ses bras, s’installant assez confortablement pour attendre quelques heures. Ou quelques jours, dépendamment de la capacité digestive de la bête. Maintenant, la seconde chose qu’il devrait faire… c’était peut-être de détourner l’attention du gamin qui, il fallait l’avouer, n’avait plus l’air tout à fait aussi calme depuis que lui s’était énervé. Il ne savait même pas par où commencer –devait-il lui raconter une histoire6 Il ne voulait pas que le gamin s’endorme là non plus, alors valait mieux le garder alerte, émoustiller son intérêt même histoire de le garder actif et conscient. Et puis, s,il commençait à débattre, il allait finir par oublier totalement l’existence du gamin, il fallait bien sa l’avouer.

-Dis, tu viens d’où au fait? Enfin, je veux dire, de quel quoi d’Alzen?

Oui, c’est sûr que ça aurait pû être une question pertinente, sauf qu’en ce moment c’était un peu déplacé, non? Pas comme s’il remarquait ce genre de détail, par contre.

-D’ailleurs, moi c’est Owen. Et toi p’tit, c’est quoi ton nom?

Il se retint d’ajouter une blague de mauvais goût, style ‘pour pouvoir t’identifier à la morgue’ ou ‘pour le service funéraire’. Non, vraiment, c’était pas le moment de faire ce genre de blagues à la con. Et de toute manière, il n’avait jamais eu un sens de l’humour très développé. Sauf que du coup, maintenant, il commençait à être vraiment suspicieux. Vous savez, vos parents vous disent toujours de ne pas parler avec les étrangers –et c’est probablement pour éviter ce genre de fréquentations douteuses.

-D’ailleurs, le vert, c’est naturel comme couleur de cheveux? J’ai rarement vu ça auparavant. Enfin, si, une fois je pense, mais c’était clairement de la peinture, vu le nombre d’autres couleurs qu’il y avait dans ses cheveux. C’est pas un peu dangereux? Vu ce qui arrive avec vos bancs… je sais pas, moi j’aurais peur de me faire étrangler par mes cheveux dans mon sommeil!

Oh, bravo la boulette, lui qui voulait faire oublier le banc à l’autre, c’était raté. Avec un peu de chance, il remarquerait pas… et ne se mettrait pas à sentir que ses cheveux le démangeaient.
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Czeslaw A. Holystone
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Dim 22 Mai - 16:09

Tiens tiens. Tu es démasqué Czessou. Le monsieur, là, il a remarqué quelque chose… Non, après tout, ce ne devrait pas être une honte, ce n’est pas une chose que l’on cacherait… Non… Mais sans doute la vile comparaison, celle qui remet en question ton… Ton indéniable virilité ? Mais enfin, quoi ? Avoue-le ! Après tout, c’est plutôt normal pour un jeune Alzénien, la peau attaquée par les froids vents parcourant ta ville, bien d’autres jeunes hommes utilisent, tout comme toi de la crème hydratante… « Comme les meufs’ » Pff. Après tout, qu’est-ce qu’un rustre tel que lui pouvait comprendre à l’hydratation des couches supérieures de l’épiderme ? Bon, bon. Mais avoue tout de même que tu es vexé… Tu fais la moue, tu fais la moue. On remet en cause autant ta virilité que tes préjugés, mais tu as honte en même temps. Vexé ou non, Czes’, tu n’est pas foutu d’imposer ton point de vue, tu peux bien ne pas apprécier que l’on te prenne pour un gamin de la ville (tu l’es après tout) mais tu ressentirais presque du remord. Le monsieur semble énervé, peut-être est-il de ceux qui luttent pour réhabiliter l’image d’Opale en tant que destination touristique ? Il faut dire que les offices de tourisme enregistrent de moins en moins de réservation pour leurs formules « Désert » ces temps ci… Après tout peut être est-ce bien à cause de ces clichés auxquels tu t’accroche toi-même. Mr et Madame Toutlemonde veulent sans doutes éviter de tomber nez à nez avec quelques monstres du désert pendant leur lune de miel… En ce moment, les destinations touristiques les plus à la modes sont tout de même Amenthalys et sa vielle ville si pittoresque, Alzen et ses baptêmes d’aéronef sont aussi plutôt populaires… Mais la star montant est sans doutes Karnevale Avenue. Ou plutôt, la recherche de la ville cachée, on organise parfois des excursions en groupes, où l’on voudrait trouver, dans le meilleur des cas une trace de la citée rebelle. Il faut croire qu’on ne l’a toujours pas trouvée de cette manière, mais les organisateurs, pour ne pas décevoir les pigeons s’arrangent tout de même pour mettre en scène une fantastique trouvaille à rapporter chez soi… Une projection holographique d’une fausse ville qui s’évapore quand on l’approche… Ce genre de trucs. Evidement, ce genre de visite ne t’as jamais vraiment intéressé…

Et voilà le vieux qui s’assoit sur ce putain de banc, comme si de rien n’étais… On se fout du monde ? Sans doutes. Paf, ASV. Age/Sexe/Ville, ou presque, disons qu’on lui demande soudain où il habite, son petit nom et le nom de son coiffeur. Enfin, si sa couleur est naturelle, mais c’est kif-kif on va dire. Czeslaw, tu sais. Tu possède la connaissance ultime rabachée par te aînés : les gens bizarres, on ne leur donne pas tes coordonnées, même si ils disent qu’il connaît ton papa, ta maman, que ce sont de bons amis, et viens donc dans ma voiture petit je te ramène chez toi en faisant un détour par le paradis… Ha, la ville, nouvelle jungle… A Opale, il y a des tigres à dents de sabres ou autres minous dans le genre, à Alzen, on peut trouver pédophiles et autres tueurs en série. Quoique, non, ça on dois aussi en trouver à Opale, peut-être même plus qu’à Alzen, puisqu’il est bien connu que dans le désert les gens sont bien moins civilisés, bien plus rustres et donc bien plus aptes au crime. Mais non, ce n’est pas du tout réducteur. Mieux vaut pour toi que tu joue la carte de la prudence donc. Tu lèves les yeux au ciel, cherchant une identité… Mais non tu ne vas pas être grillé… Après tout tu sais si bien mentir !

    « -Je, heu… Julien, Julien Juillet ! Rue de, heu… Rue du Papillon Bleu. »


Mais mets-y du tien franchement ! Etait-ce si dur de trouver un faux nom plus plausible ? Et puis, « Rue du Papillon Bleu » ? WUT ? ça existe ça ? Le Papillon Bleu, c’est surtout le nom d’e l’aéronef ayant gagné la dernière coupe. Tu te fous des aéronefs, tu ne les aimes pas, ça pue, c’est pourri, ça vole. Pouah. Mais en vivant à Alzen, il est plutôt dur de passer à côté du résultat des courses. Une véritable manipulation d’informations en fait. Intéressez les gens à des trucs à la con (Courses d’aéronefs, combats de gladiateurs ou autres salons d’art, tout dépend de la géographie) et ils serons moins portés sur toutes ces histoires, là, les rebelles, les karnevale, les traqueurs… Or, comme tout le monde, ou presque, tu recevais ton petit journal sur ta tablette numérique le matin, tu en lisais quelques articles en avalant tes tartines et ton thé vert. Tu n’étais vraiment pas de ces gens qui se sentent concernés par l’actualité. Déjà parce que les trois quarts des journaux se consacrait à des casseroles volantes, et aussi parce que tu te croyais trop insignifiant pour que l’on te tombe dessus un jour. Sauf que voilà, non. Le destin t’avais collé un banc mangeur d’hommes et un opalien pédophile dans les pattes. Allons, promet-le mon chou, promet à tous les dieux au dessus de ta tête que si tu te sors de là, tu n’achètera plus que du riz commerce équitable. Et puis de la farine aussi, des gâteaux secs, même de l’antiride s’il le fallait, mais qu’on trouve une solution.

Des paroles te firent tiquer. Typiquement opaliennes. « Mais tu y a pensé, toi, à ce qui arriverait lorsque les Karnevales ne seraient plus capables de tenir la ville en place? » Certes, il est vrai que tu n’aimerais pas voir la ville tomber, puisque si elle tombe… Tu tombe avec, logique. Mais attention, qu’on ne parle pas à un Alzenien de karnevale pour faire tomber la ville. Non, non. Czeslaw, tu es un Alzenien pure souche, tu as donc eut droit, durant toute ta scolarité à des discours sur le pourquoi du comment Alzen vole. Et ainsi, tu as eu le plaisir et l’honneur de faire plusieurs sorties scolaires dans le musée technologique d’Alzen, prenant trois étages de la tour du savoir où est expliqué à l’aide d’hologrammes époustouflant les mécanismes permettant de maintenir la ville en l’air. Ha, qu’il est réducteur de penser que la sûreté de la cité dépend du bon vouloir de quelque magiciens.

    « -Alzen ne lévite pas grâce aux karnevale ! C’est un système triphasé à inversion magnétique et double propulseur éoliens qui maintient la ville en place. Si un karnevale intervenait, celui qui l’utilise serait mort d’épuisement depuis longtemps, il lui faudrait quand même faire léviter plusieurs tonnes, voir plusieurs centaines, voir millier de tonnes. Il suffirait d’un soucis de santé pour que la ville tombe, or le gouvernement n’aurait pu accepter la construction de la ville si tous les habitants étaient condamnés à mourir à la moindre fatigue d’un seul homme… »


On reconnaît les gens en rose jambon à leurs bavardages sur la technologie. Mais, pas sûr que Monsieur Owen l’opalien de base comprenne grand chose à ces histoires d’inversion magnétique. C’était pourtant la base. Tout était expliqué dans le petit dépliant trouvable dans les points clé de la ville : Aéroport, office du tourisme… M’enfin, cher Czeslaw, tu apprendra que les jolis dépliants ont quelques mots écrits en tout petit, sur la dernière page. « Brochure réalisée avec le soutien du gouvernement Sphèrien, ne pas jeter sur la voie publique. » Ce qui implique que le petit papier ne révèle pas forcément toute la vérité, rien que la vérité, mais tu as confiance, n’est-ce pas ?

Ha oui, au fait, Czessou, je te rappelle juste que vous êtes en train de causer technologie de pointe alors que tu te fais bouffer la jambe par un banc publique, en général dans ce genre de situation on évite de parler high-tech. Enfin, ce n’est qu’une simple suggestion.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Dim 29 Mai - 19:44

-Ouais, c’est ça. Le truc tu vois Juliette Julienne, c’est que pour moi c’est du pareil au même ton charabia. Tu dis que c’est pas un connard de Karnevalien qui maintient la ville en place : dommage, ça en ferait un de moins sur la surface de Sphéra. Alors dans ce cas, j’espère ne pas être là le jour où la rouille prendra aux engrenages qui maintiennent la ville en place et qu’ils vont céder. C’est du pareil au même, t’sais, il faut pas jouer avec les forces de la nature, et la gravité ça en fait partit. SI elle est là, ça doit être pour une raison… et puis, qu’est-ce qui te fait dire qu’en fait, ce mécha truc qui retient la ville n’est pas en fait en train de comploter pour tous vous bouffer, comme ce banc de parc qui est en train de se venger de ses ignobles créateurs qui lui ont conférés le don de vie alors que lui ne demandait qu’à continuer son état de non-existence dans le flot du temps?

Owen se frotta les bras –et pour une fois, ce n’était pas parce qu’une réaction allergique lui irritait l’épiderme, mais bien parce qu’il commençait à avoir froid. Il fallait dire que depuis le temps qu’ils étaient là, le ciel s’était quelque peu couvert, cachant les rayons de soleil printaniers qui leur permettait de rêver à l’été : maintenant, il ne restant plus que l’apparente fraicheur qui se dégageait du sol qui, pas très longtemps auparavant, était encore gelé. Fallait dire que pour un Opalien, la température de ce moment était si fraîche qu’il n’aurait pas été étonnant qu’il attrape la crève sur l’heure, mais pour le reste le temps étant tout de même agréable si on bougeait un peu. Ce qui n’était pas le cas de ce cher Czeslaw (enfin, Julien Juillet), comme nous avons tous pu le remarquer il y a une bonne demi-heure. Owen était habituellement assez loquace, mais en ce moment, quelque chose le turlupinait, l’empêchant de mettre deux remarques une à côté de l’autre dans sa tête avant de les formuler. Plongeant la main dans un de ses multiples poches sans fond, il en ressortit un barre tendre aux arachides et fruits des champs (c’est pas parce qu’il avait des allergies que ça le dérangeait de peut-être tuer quelqu’un d’autre en grignotant, hein) et se mit à la mâchouiller sans grand intérêt, après avoir enlevé la papier d’emballage évidemment.

-C’qui est bizarre, c’est que moi il ne me mange pas, tu trouves pas? Et puis ces barre tendres, pourquoi elles ont ce nom si elles craquent autant sous la dent? Franchement, c’est des barres croustillantes… Tu penses que j’ai mes chances si j’envois une plainte au service à la consommation? C’est pas que j’ai un soucis de la précision, mais si une grand-mère sans dentier essai d’en manger, le résultat pourrait être catastrophique, ou du moins douloureux. En tout cas, j’ai hâte de rentrer à la maison pour goûter le bœuf de ma mère –elle a dit qu’elle en ferait, et si je rentre pas vite, tout va avoir été mangé. T’sais, le bœuf de ma mère, il est légendaire, même que quand elle en fait, tout le quartier essaie de trouver une raison de s’inviter à la maison. C’est probablement pour ça que je n’aimais pas ça quand j’étais plus jeune, parce que ça me purgeait de voir autant de gens passer devant la maison.

Un éclat de couleur vive dans son champs de vision le tira hors de sa réflexion à voix haute, l’obligeant à détourner le regard. De nos jours, vraiment, qui porte un habit aussi… jaune? Pour peu, on aurait crû que le soleil s’était écrasé dans le parc tellement l’ensemble brillait de mille feux en contraste avec l’horizon devenu morne avec l’apparition des nuages. À voir son air, on aurait dit qu’elle venait d’assister à un mariage : et ce n’était certainement pas le sien, vu les rides qui cachaient ses yeux tellement il y avait de replis sur son visage. Est-ce qu’elle s’était perdue, devenue aveugle à cause du manque de tonus de sa peau? Il se retint de respirer, étouffé comme il était par le parfum à l’odeur s’approchant du camphre tant elle était puissante. Il sentit l’eau lui monter aux yeux, et le fait de cligner comme s’il tentait de parler en morse ne l’aidait aucunement à faire passer cette désagréable impression.

[]color=seagreen]-J’peux t’aider p’t’être?[/color] fit-il en remarquant qu’elle s’était arrêtée devant eux, probablement troublée de voir un amalgame de personnes aussi troublant. Comme si elle pouvait parler, hein. Et faites attention à votre cabot…

Le dit cabot, pas plus haut que son mollet, c’était approché du petit homme-grenouille et le reniflait avec un vif intérêt, menaçant de lever la patte à n’importe quel moment. Côté hygiène, on repassera, mais ce n’était probablement pas le premier chien à essayer de marquer son territoire sur la patte du banc de parc, non plus –sauf qu’habituellement, il ne devait pas y avoir de gamin qui y était attaché, non plus. La dame, d’une voix tremblotante, rappela son chien et, probablement courroucée par le manque de respect d’Owen (elle ne serait pas la première quand même), tourna les talons et sortit son téléphone cellulaire pour faire un appel en vitesse. Son neveu allait-il venir la sauver des affres de cette population médiocre et peu éduquée? En attendant, lui s’en fichait un peu. C’était peut-être l’humidité dans l’air, mais quelque chose lui disait qu’ils feraient mieux de pas trop trainer dans le coin.

-Ils ont annoncés des averses pour aujourd’…

Sa voix grave fût interrompue par un tintement léger comme une étincelle de fée –tintement qui lui tomba en plein milieu du visage, et qui fût suivit par un vacarme inégalé jusqu’à ce moment. C’était pas de la pluie qui leur tombait dessus, c’était de la grêle. Et les morceaux de glace qui vous tombent dessus et qui sont gros comme des billes, c’est jamais vraiment amusant, peu importe où vous êtes.
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♪ Fiche : Les grenouilles règnent sur le monde.
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   Lun 27 Juin - 10:45

    Après avoir écouté le monsieur Czeslaw, tu sais deux choses : déjà, il est bien loin d'être aussi technophile que toi, car les engrenages sont bien sûr à reléguer aux pauvres moulins trouvable dans les endroits sous développés, histoire de moudre du grain pour nourrir les grouillots d'habitants de pain plat. Oui, une contrée, genre Opale. Mais ça, on évite de le dire à un opalien de souche, même si celui ci ne dissimule pas le mépris qu'il a pour les habitants de la ville du ciel. De plus, tu ne te lancera pas dans un cour théorique sur les circuits électroniques et les mécanismes d'inversion magnétique, non, ne gaspille pas ta salive. Après tout, tu es vexé dans ton orgueil, tu ne peux supporter, toi et ta sensibilité d'alzenien patriote que l'on remette en cause la stabilité de ta cité. Quoique, non, ce n'est pas du patriotisme. En fait c'est juste que toi, pitoyable vermisseau, tu fait dans ton froc en imaginant que ta maison puisse tomber du ciel et toi avec. Parce que mine de rien, ça fait sacrément haut. C'est pour ça que tu n'aime pas les voyages en aéronef, on ne voit que trop bien qu'il n'y a que le vide sous tes pieds, le sol de la ville, lui au moins, n'est pas transparent.
    Seconde chose que tu aura apprise aujourd'hui : le monsieur, là, il n'a pas l'air d'être un grand pote des karnevaliens. Or, bien que tu n'habites pas dans la ville rebelle, tu possède dans tes gènes un espèce de bug que l'on nomme Karnevale, ce qui fait de toi, par extension, un karnevalien. Donc tu vas éviter d'émettre l'hypothèse que « ouhlala, mon karnevale qui me fait traverser les murs doit mal marcher, ouhlala, quel maladroit je fais hihihi » ce serait du plus mauvais goût, et en plus tu aurais l'air encore plus stupide. Ou au moins évite le « hihihi », là, c'est vraiment du plus mauvais genre. Et d'une telle virilité... Bref.
    Le monsieur qui s'appelle Owen mange une barre de céréale. Mais oui, bien sûr. Je ne vois pas où est le problème. À part peut être que tu es sans doutes en train de te faire bouloter la jambe par un banc. Voilà, ce repas a sans aucuns doutes donné faim à monsieur l'opalien... « MAIS CE TYPE N'A PAS DE COEUR ? » est ce que tu demande alors que ton antique instinct de petit garçon te fait monter les larmes aux yeux. Un virilité à toute épreuve je vous disais. Quand on accepte de voir en Lulu, six ans, blondes à couette et adepte des robes roses à froufrou, le summum de la virilité. Et voilà que le rustre opalien se plaint en plus. Ha, Czeslaw, tu aurais tout donné pour échanger vos places et comme tu ne grignote pas entre les repas, tu n'aurais même pas eu à te plaindre de la consistance d'une barre de céréales, et ce grossier personnage, cette loque du désert incapable de comprendre le phénomène d'inversion magnétique, se serait fait manger par ce banc sauvage.

    Qu'on imagine la scène. Un type mal habillé, à l'hygiène douteuse et la peau basanée, mangeait son goûter assis sur un banc mangeur d'hommes, banc qui était au même moment en train de... Disons mâcher, un innocent jeune homme connu dans le quartier pour être le meilleur réparateur de fer à repasser du coin (le seul aussi) et ayant un passé si tragique (dieux du ciel ! Ses parents sont séparés ! C'est contraire à ce que dis monsieur l'abbé sur le couple et l'éducation des enfants !) Ha, fi, cet opalien serait-il insensible ? Serait-il le maître de ce banc maudit ?
    Telle était la vision que ta voisine, une petite mamie d'âge non connu, grande adepte des couleurs vives (« ça améliore le teint » disait-elle dans ses jeunes années) et, bien malheureusement, atteinte d'une triste maladie cérébrale que l'on connaissait avant l'ère de la Sphère sous le nom de maladie d'Alzheimer, du nom d'un médecin buveur de bière, Aloïs Alzheimer, mort en 1915 après Jésus-Christ. Sauf qu'ici, peu de monde sais qu'il y avait un « Avant Sphèra » et bien évidement, tu ne sais pas qui était Aloïs Alzheimer, et encore moins Jésus-Christ. Le fait est que madame Micheline, âge indéterminé, canari de son état, perdait la mémoire depuis quelques années. Pourtant... Pourtant, toi pauvre petit innocent brimé par un rustre opalien, tu n'espérais qu'une chose : qu'elle ai sorti son téléphone cellulaire pour appeler la police et leur signaler qu'un pauvre petit (toi) était présentement en train de se faire bouffer par une dangereuse bestiole (le banc) sous les yeux d'un sadique psychopathe incapable de comprendre les bases de la théorie de la relativité (Owen). Oui, oui, ouiiiii ! Elle a sorti son téléphone! Au prix d'efforts insensés, elle le porte dans son champ de vision (soit relativement près de visa... De son agglomérat de rides.) et...Elle stoppe ses mouvements, jette un nouveau coup d'œil sous ses paupières tombantes, comme pour s'assurer de tous les détails de la scène... Semble hésiter... Puis compose un numéro ! Messieurs-dames, cet instant est HISTORIQUE. Quelques « bips » plus tard, soit environ quarante deux secondes, Micheline porte son concentré de haute technologie à son oreille, et...

    « -ALLO ? LOTHAIRE ? TU M'ENTENDS ? JE RENTRE A LA MASON, TU AS DU SEL A LA CUISINE ? MERCI MON POUSSIN, MAMIE TE FAIS DES BISOUS. »

    Epic fail mon cher Julien, pardon, Czeslaw. Apparemment, entre le moment où elle s'est dit « il faudrait que je prévienne la police » et celui où elle a commencé à composer un numéro, un trou noir s'est emparé de son esprit et c'est le numéro de son petit neveux (alors pourquoi « mamie » ?) qui était sorti.. Ainsi, c'est l'univers tout entier qui se ligue contre toi dans cette mortelle bataille qui t'oppose, toi et ton immense courage, à un banc sauvage et un opalien public. Ou l'inverse. Tu aimerais bien expliquer ta situation à la pauvre petite vielle amnésique,mais avant que tu n'ai pu articuler quelque chose,Micheline se retourne vers vous, étire la peau autours de sa bouche en un rictus... Jovial ? Et marmonne quelque chose. Enfin, non, elle ne marmonne pas.

    « -AMUSEZ VOUS BIEN LES ENFANTS. LAVEZ VOUS LES MAINS APRES SUR LE SOL C'EST CACA. »

    Et elle part, trainant derrière elle son chariot de courses.
    Oui Czes, tu vies de te faire prendre de vitesse par une mamie sourde et Alzheimer qui semblait vouer un culte au jaune caneton. D'ailleurs, trop occupé à penser à protéger tes yeux délicats du scintillement des habits de la vielle, tu n'avais même pas remarqué que la dite vielle était au bout d'un laisse tenue par un caniche pelé. Ou l'inverse, encore une fois. Et, trop occupé à maudire l'univers qui mange la mémoire des mémés, tu n'a pas pensé à remercier ce même univers qui avait fait hurler l'antique sourde au moment où son clebs' tentait de soulager sa vessie sur l'ensemble pied de banc / Pied de grenouille qui s'était formé dernièrement. Le chien avait ainsi poussé un glapissement aigu avant de se réfugier derrière e chariot à courses (jaune, bien évidement) de sa maitresse.

    Je ne voudrais pas interrompre tes intéressantes (je n'en doute pas !) réflexions sur la race géronto-canine, mais il serait bon que tu analyses la nature de ce truc qui viens de te percuter le crâne, et que tu fasse le lien avec ce que ton bourreau d'homme du désert venait de dire. Même si tu n'as rien écouté. Il avait parlé de grêle. Maintenant, tu comprends ce que sont ces billes qui tombent du ciel, nombreuses et douloureuses. Là, ton instinct de survie fait tilt, « DANGER METEOROLOGIQUE » voilà.
    N'écoutant que ton courage, tu te lève d'un bond, et, protégeant ta petite tête des projectiles des cieux, laissant échapper de ridicules petits cris, tu mobilise tes petites jambes et tu cours -miracle!- jusqu'au kiosque à musique à quelques mètres delà. Un lieu assez peu utilisé pour faire de la musique mais qui avait l'avantage d'être couvert, le seul endroit couvert d'ailleurs à moins d'une cinquantaine de mètres.
    Bien, aménageons nous un petit temps de réflexion mon cher Julien Juillet :

      1) Où est le monsieur qui fait peur, qui est méchant, qui doit sûrement cracher sur les bébés chat ?
      2) Et si, -malheur !- il t'avait suivi ?!
      3) Et s'il avait deviné ta nature profonde de passe muraille ? Ou du moins de karnevalien ?!
      4) Qu'allait penser Madame Micheline de toi ?
      5) Et si elle pensait que cet Owen était était une de tes connaissance ?
      6) Pire ! Si elle pensait que vous étiez... Amis ?!
      7) C'en serait sans doutes fini de ta clientèle de petites vielles bien propres sur elles n'est-ce pas?
      8) Etc...

    Mais tu t'égare là,mon pote. La question que tu devrais te poser est :

      9) Comment t'est-tu sorti des entrailles de ce banc sauvage ?!


    En fait, il s'agit juste de ton Karnevale qui s'est brusquement remit en marche sous l'effet de l'adrénaline, alors que tu craignais de voir ta petite santé dégradée par la grêle, d'ailleurs, je te signale que plusieurs billes de glace t'ont traversé la caboche durant ton trajet. Pauvre petit. Si jamais ce type a un appareil sophistiqué... Non, trop rustre pour ce genre de technologie.. Disons que s'il possédait un gri-gri vaudou bénit par le chaman de son village et pouvant détecter la présence d'un kanevale, tu es grillé. Pauvre petit.


[HRP : Trois ans après le déluge... \o/ Sorry, le Jaune de Micheline pète les yeux...]
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MessageSujet: Re: Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw   

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Crème glacée limonade sucrée, Dit-moi le nom de mon Cavalier [pv] Czeslaw

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