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 Andy R. Jacobsen - version 2 underco

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Andy R. Jacobsen
Jack Obscène

♦ Inscription le : 10/04/2010
♦ Mes messages : 939
♦ Etoiles ★ : 479
♠ Humeur : Hostile
♠ Emploi(s) : Aucun actuellement.
♠ Nationalité : Amenthalysien
♠ Karnevale : Pyrokinésie, pyrurgie
♠ Sexualité & Statut : Ta gueule.
♠ Mon rêve : Faire tout ce qu'aucun être humain n'a jamais réussi à réaliser.
♪ RP(s) en cours : Goodmorning Clarice.
[Event] Perfect Weapon.

MessageSujet: Andy R. Jacobsen - version 2 underco   Mer 30 Mar - 19:37


Andy R. Jacobsen
putting out fire



Nom ▬ Jacobsen, ce nom si connu dans Amenthalys, difficile de passer à côté.
Prénoms ▬ Andy. Ainsi l'a voulu sa mère. Et Richard parce qu'il fallait bien que le fils Jacobsen soit un richissime aristocrate par définition.
Surnom ▬ Non, oubliez ça.
Âge ▬ 27 ans.
Nationalité ▬ Amenthalys.
Rang Social ▬ Il appartient à la haute aristocratie. Le sommet, s'il vous plait. Ce n'est pas n'importe qui. Il est celui qui peut s'acheter le plus somptueux des palais sur un caprice et peut vous faire emprisonner à vie si vous l'importunez de quelque manière que ce soit.
Sexualité ▬ Honnêtement, il n'en sait fichtrement rien.
Métier ▬ Grand pianiste connu dans tout Sphera, mais cela n'a duré que quelques pauvres années. Désormais... traqueur. Et pas n'importe lequel, puisqu'il a rapidement gagné l'entière confiance de l'Empereur grâce à son dévouement - même si sadisme serait le terme plus approprié.
Habitation ▬ Un très beau palais dans le centre d'Amenthalys, bordé d'un jardin plus somptueux que ce que votre imagination vous permet d'envisager. On l'appelait le Palais de cendres, il fut un temps, à cause de son propriétaire qui l'a totalement incendié quelques années plus tôt. Il a été reconstruit par la suite. Il dispose également d'un palais à l'allure novatrice, construit sur un immense nuage qui flotte au dessus d'Alzen.

I GOT THE POWER


Karnevale ▬
Armes ▬
Équipements ▬


TRY TO RULE THE WORLD WITH...


Qualités ▬
Défauts ▬
Phobies ▬



Dernière édition par Andy R. Jacobsen le Mar 26 Juil - 14:09, édité 5 fois
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Andy R. Jacobsen
Jack Obscène

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MessageSujet: Re: Andy R. Jacobsen - version 2 underco   Mer 30 Mar - 19:38


Story
of the flare

Première braise.
Je n'ai jamais cru au mensonge. Peut-être que ma vie en elle-même est un mensonge. Mais cela m'est égal. Je veux vivre, c'est tout. Je ne demande pas le bonheur ; je demande la vie. Et depuis tout petit, je ne fais que me noyer dans des songes interminables, je ne dis rien, je ne fais que penser. Je suis né muet. Je n'ai jamais parlé. Je ne le voulais pas. Ou peut-être que je ne pouvais pas. Quoiqu'il en soit, seuls mes yeux et mes oreilles me permettaient toute communication avec l'extérieur. Oui, l'extérieur. Tout ce qui se trouvait hors de ma petite tête bornée. Et qui sait si ma vue ne me trompait pas. Peut-être que cette vision était fausse. Cette beauté immense qui s'étendait à perte de vue. Peut-être qu'elle n'existait pas. Ce bleu, ce bleu magnifique qui n'était qu'une illusion. Je m'appelle Andy. Je n'étais qu'un petit garçon ordinaire. Le genre que vous croisez n'importe où et n'importe quand. En vérité, j'ai beaucoup changé depuis mon enfance ; mais au fond je reste le même. Le même Andy. Les mêmes molécules assemblées les unes aux autres qui forment toujours le même être humain. Comme je l'ai dit, je suis né muet. Mais pas seulement. Je suis né en arrachant la vie de ma génitrice. Je ne ressentais aucun regret face à cela, je ne l'avais pas connue, et je ne lui étais pas non plus reconnaissant de m'avoir offert cette vie si fade. Ma volonté de vivre a toujours été inexistante. C'est pourquoi je manquais cruellement d'énergie. Mes os étaient faibles, mes muscles pas assez puissants pour supporter le poids de mon corps. Alors j'attendais. Je regardais le temps passer, assis sur mon fauteuil roulant. Peut-être était-ce ma révulsion à l'égard de la vie qui me rendait ainsi. Je ne sais pas. Mais je m'en foutais, à l'époque.

J'aimais la musique. La première fois que j'en ai entendu, je ne me rendais pas compte de ce que cela était. Mon handicap m'avait toujours empêché de sortir, de rencontrer des gens, et peut-être de nouer des liens avec eux. Je ne pouvais que observer le monde à travers un écran, à travers une vitre. Il me paraissait irréel. Intouchable. Comme si je n'y avais aucun droit d'accès, moi qui ne pouvais même pas tenir debout sur mes jambes. Je n'aurais été rien de plus qu'un boulet que les gens porteraient au pied. Quelque chose de gênant, qui n'est pas à sa place. Je sais où est ma place depuis longtemps ; loin des autres, isolé dans le manoir de mon père. Je n'étais pas seul, au fond. Mon majordome, Alphonse, faisait beaucoup pour moi. L'école, je n'y suis jamais allé, c'est lui qui m'a tout appris. Ainsi que le piano. Il était la seule personne que je fréquentais. Celui avec qui j'ai grandi, celui qui m'a éduqué. Celui que je considérais comme mon véritable père, à l'inverse de celui dont le sang coulait dans mes veines. Alphonse, mon cher Alphonse, j'avais toujours besoin de sa présence près de moi, de sa voix chaleureuse qui me parle, même s'il n'avait jamais pu espérer avoir de réponse à ses paroles. Ses cheveux étaient gris comme de la cendre et touffus, il n'avait pourtant que vingt-quatre ans. Sa peau était lisse et brillante, et j'observais souvent les courbes de son visage qui me semblait si doux, si affectif. Au fond, je savais que cet homme n'était pas mon père. Je voulais qu'il le soit. Mais je me rendais alors compte qu'un caprice ne suffisait pas à changer le cours d'une vie. Si j'avais vraiment été son fils, peut-être n'aurais-je pas été muet, peut-être que ma volonté de vivre serait plus forte. Aussi forte qu'une flamme ardente brûlant tout sur son chemin. Pour le moment, le moins que l'on puisse dire, c'est que la flamme demeurait éteinte.

Do Ré Mi Fa Sol La Si Do ♫
Mon handicap m'empêchait de nombreuses choses. Beaucoup trop même. Qui sait, peut-être que j'étais voué à vivre ainsi pour toujours. Je n'y avais jamais pensé. Je n'avais jamais songé que cela pouvait s'avérer éternel, au final. Mais je me surprenais à vouloir marcher. Je regardais souvent mes pieds durant de longues heures, me demandant si je ne pouvais pas tenter. Mais jamais je ne l'ai fait. Je ne l'ai jamais fait seul, en tout cas. Mais les premiers que j'ai utilisé, ce sont mes doigts. Un jour, Alphonse m'apprit que ma mère avait été une femme merveilleuse, et que je pouvais en être très fier, même si je l'avais tuée en venant au monde. J'étais encore très jeune, et je ne visualisais pas correctement ce qu'était la mort. Je savais juste que ma mère était partie et qu'elle ne reviendrait plus. Je ne l'avais pas connue. Mais j'ai connu la seule chose qu'il me restait d'elle. Alphonse poussa mon fauteuil roulant jusqu'au devant d'une porte que je ne connaissais pas. La demeure était grande, il y avait beaucoup de salles que je n'avais jamais visité. Les enfants normaux en ont la possibilité d'habitude, mais moi, je ne pouvais même pas marcher, ni même parler. J'étais prisonnier de mon propre Enfer. À l'intérieur de la salle en question, je voyais un énorme objet à pieds recouvert par un drap blanc poussiéreux. De nombreux tableaux étaient rangés ici, ainsi que du matériel de peinture. Mon père était peintre et il laissait trainer ses oeuvres un peu partout dans la maison, même hors de son atelier. Mais ce n'est pas cela qui attira particulièrement mon attention. Je n'avais jamais été aussi impressionné par un objet, je n'avais jamais accordé autant d'attention à un morceau de bois sans vie. Non d'ailleurs, ce n'était pas un simple morceau de bois. Lorsque Alphonse retira le drap, je n'éternuai même pas sous l'effet de la poussière que cela m'envoya à la figure, je ne bronchai pas. Je n'avais jamais vu ça. C'était comme dans un rêve. C'était un superbe piano en bois verni noir que je trouvais d'une beauté indescriptible. J'avais déjà vu des pianos comme celui-ci, mais je ne leur avais jamais rien trouvé de spécial. Celui-là me rendait euphorique rien qu'à le regarder. Les gravures sur les côtés aux motifs florissants avaient probablement été faites par un véritable expert, et même le piano dans son entièreté était à n'en pas douter l'oeuvre d'un grand prodige. Alphonse me l'expliqua. Ce piano avait été l'un des premiers à être fabriqué depuis la renaissance de Sphera. Le son qu'il produisait me paraissait incroyable, tellement différent de celui des autres pianos. La première fois que mon doigt se posa sur une touche de cette merveille, le son grave de la corde fit battre mon coeur. Je me sentais vivant, étrangement, ce que je n'avais jamais ressenti. Je n'étais plus le même Andy ; j'avais la sensation d'être un jeune enfant dévalant une colline en courant.

Do Si La Sol Fa Mi Ré Do ♫
Le vent soufflait, soufflait fort au loin. Je sentais la fraîcheur de l'herbe humide sous mes pieds, la brise qui baignait ma tête délicatement. Et la douce odeur des pétales de fleurs de cerisier qui virevoltaient autour de moi. J'avais peut-être onze ans. Après la première fois que je me suis levé de mon fauteuil roulant, je n'ai plus compté les heures, ni les jours, ni les mois. Ni les années. Je l'avais perdu, ce cruel manque de volonté qui m'empêchait de vivre. Je ne sais pas ce qui a déclenché cela en moi. Je ne le saurai peut-être jamais, mais je ne tenais pas à le savoir. Tout avait changé. La pluie s'était arrêtée de tomber, le ciel de ma vie s'était dégagé de ses nuages gris et les fleurs s'ouvraient sur mon passage en laissant glisser la rosée sur leurs délicats pétales. Cette fois, je ne rêvais pas. Ce n'était pas mon imagination. Je la voyais, cette merveilleuse verdure, ces champs de fleurs qui me rendaient si heureux à leur seule vue. Le jardin arrière de la demeure était mon petit paradis personnel. Alphonse me le fit découvrir un peu après que mon apprentissage du piano ne commence. Il y avait deux jardins ; le central, que mon père occupait, et celui qui se trouvait derrière la maison. Un jardin de cinq hectares dont personne ne s'occupait. Et pourtant, il n'y en avait probablement pas deux au monde qui soit comme celui-ci. J'avais toujours l'impression d'avoir atterri dans un autre monde lorsque j'y pénétrais. Je me sentais ailleurs. Et cela me plaisait, m'évader de cette vie. Pour moi, la richesse ne représentait rien. Ma famille est depuis longtemps l'une des plus riches de Sphera, mais nous aurions pu être pauvres ; cela aurait été pareil pour moi. J'étais jeune, insouciant et amoureux de la vie ; l'argent, je m'en foutais.

Je n'ai jamais cru au mensonge. Pourtant j'ai cru en Alphonse. Je l'aimais, je l'aimais vraiment, sincèrement. Au final, je ne savais pas. Je ne savais pas ce que je ressentais réellement pour lui. Le soleil était haut dans le ciel. J'avais seize ans. Je m'étais enfin habitué à marcher comme un être humain normal de mon âge, et je passais beaucoup de mon temps à aiguiser mes talents de musicien sur mon piano, devant une baie vitrée qui donnait directement sur mon jardin secret. Il y avait une allée où s'alignaient deux rangées de cerisiers en fleur de chaque côté. Lorsqu'il y avait un peu de vent, le spectacle était magnifique. Je ne saurai vous le décrire. J'avais comme l'impression que ce jardin magique vivait, qu'il me parlait, qu'il me communiquait ses sentiments. Et je le comprenais, la musique que je produisais au piano changeait d'intonation en fonction de ce que je voyais. Je suis né muet. Et mon seul ami était ce jardin. Comme s'il était animé par une fée, il me faisait part de tout ce qu'il ressentait ; en faisant éclore certaines fleurs par exemple, c'est pourquoi j'appris à connaitre le langage des fleurs. Et moi, je lui parlais à travers ma musique. Et il me faisait profiter de tous les instants d'extrême beauté que l'on y trouvait. Dont le spectacle éblouissant de sa fontaine centrale illuminée par des milliers de lucioles qui voletaient autour pendant la nuit. Une immense vague de couleurs et d'émotion qui envahissait mon coeur. Cette eau si pure devenue arc-en-ciel me pinçait le coeur de joie. C'était comme un rêve. Mais la réalité me ramena bien vite sur terre, lorsque Alphonse disparut de ma vie. Du jour au lendemain, comme ça. Je tenais à lui... Qu'il s'en aille, cela m'était insupportable... il me disait qu'il n'allait rien lui arriver. Qu'il reviendrait pour moi. Je le croyais. Il me promit de revenir trois jours plus tard. Il ne revint jamais. Je savais pourquoi il était parti, je savais où il était parti, et pire encore, je savais qu'il avait toujours été pour la rébellion contre l'empereur... je serrai les poings. J'en avais assez. Les larmes me montèrent aux yeux. C'est à dix-sept ans que j'ai prononcé mon premier mot. J'avais toujours été muet ; désormais, je ne l'étais plus. Je répétais ce nom entre chacune des larmes brillantes qui perlaient sur mes joues : Alphonse, Alphonse... Alphonse... penser à lui me mit hors de moi. Alors qu'une chaleur épouvantable envahissait la pièce, une épaisse fumée noire commençait à s'évader par les fenêtres. D'immenses flammes ardentes se mirent à engloutir la salle. On parvint à me sauver, moi et mon piano. Mais la demeure de mon père partit en fumée et fut réduite à l'état de cendres au bout d'une heure. Le jardin brûla. Mon père aussi, il mourut dans l'accident. J'ai hérité de son immense fortune, et j'ai fait reconstruire le manoir, qui est désormais mon lieu de résidence. Le jardin avait brûlé, mais elle était toujours là, la fontaine magique, elle trônait toujours fièrement en son centre. Au bout de quelques années, les plantes repoussèrent, il reprit sa beauté florissante d'avant. Et moi je composais. Pour Alphonse qui n'était peut-être déjà plus de ce monde. Et pour ce jardin que je chérissais depuis tout petit. On peut aujourd'hui voir une petite trace de brûlure sur un côté de mon piano ; il la porte tout comme moi, comme si nous étions liés, comme si cette cicatrice était aussi la mienne. Je me suis fait connaître pour mes compositions. J'étais apprécié du public... mais au final, le mérite ne me revenait pas, il revenait à Alphonse, ou à ce jardin aux cerisiers, je ne sais pas. Mais je n'avais jamais eu le sentiment d'être un homme méritant. Quoiqu'il en soit, les souvenirs du passé restent gravés dans mon coeur, qui se consume au fil des années.

Deuxième braise.

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