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 & Down the Town {Pv Obli'}[Suspendu]

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MessageSujet: & Down the Town {Pv Obli'}[Suspendu]   Sam 2 Avr - 22:32

    « _ Franchement mec, je sais pas c'que tu fous. T'es costaud, bien foutu et t'arrives encore à tomber sur un taf plus pourri que mes dents ! T'as jamais songé à monter ta propre agence de mercenaire ? T'sais, tu serais le grand manitou comme ça. Plus besoin de faire de boulot ingrat pour avoir de quoi bouffer, tu pourrais refiler ça à des larbins à ta botte... le pied nan ?

Mais Neil n'écoutait même plus Machin. Ou plutôt, il n'avait jamais commencé à écouter. L'homme qui lui parlait était une vague connaissance, un de ces types à qui le blond avait du parler un jour qu'il s'ennuyait. Et qui par malheur se souvenait de lui. Mais si, t'es ce grand type qui s'est exilé on sait pas trop pourquoi et qui cherche toujours un os à se mettre sous la dent ! Pire qu'un chien affamé qu'on dit ! Ha ha ha. Ouais, c'était lui, le chien affamé. D'ailleurs, s'il avait été un cannibale peut regardant, il aurait probablement bouffé l'importun, histoire qu'il la ferme. Mais après réflexion, il se dit que même un cannibale n'ayant que la peau sur les os ne voudrait pas de ce truc. Enfin bref. Il avait eu le malheur de lui dire qu'il s'était dégotté un boulot pour qu'il lui lâche la grappe avec ses questions. Livreur ou escorte d'il savait pas trop quoi, mais livreur ou escorte quand même. Un type l'avait grassement payé pour qu'il aille récupérer un colis aux portes de la ville et le lui apporte. Il n'allait pas se plaindre. En plus, son genou lui faisait un mal de chien et il aurait été bien incapable de quitter Opale dans cet état. Toujours était-il que ce lourdingue commençait à lui taper sur le système. Il prit quelques pièces, posa le paquet de cigarette sur le guichet et paya la caissière, la gratifiant d'un charmant sourire. Si même sortir s'acheter des clopes dans le tabac du coin devenait une épreuve, mais où allait le monde ? Il sortit et réalisa que Machin avait fait de même et il ne semblait pas décider à le lâcher d'une semelle. Bon, optons pour la méthode de brute épaisse.
    « _ Ecoute bien : ici, t'es rien de plus qu'un péquenaud sans avenir qui parvient à soustraire juste ce qu'il faut aux honnêtes citoyens pour t'acheter de l'alcool de dernier rang, même pas buvable en plus. Alors tu la fermes et tu t'aplatis devant les gens qui, eux, triment pour vivre convenablement, pigé ?

    « _ Eh, baisse d'un ton ou j'te démon-

Neil n'était pas vraiment sujet aux excès de violence d'habitude. Mais là, faut le comprendre. Déjà il a mal et ensuite il tombe sur un punching ball volontaire, c'est pas comme si le destin voulait autre chose n'est-ce pas ? Intérieurement, le blond repensa à l'idée farfelue de Machin, qu'il monte sa propre agence, tout ça, tout ça. Ouais, sauf que Neil était juste un peu recherché par les Traqueurs pour avoir liquidés trois types de l'Ordre, sa tête aurait vite fait de remonter au QG s'il commençait à prendre de l'envergure dans cette ville de truands et de combattants du pire genre. Et lui même ne valait pas mieux au final. Sans compter qu'il se voyant mal utiliser les autres comme ses larbins, il n'en était pas encore rendu au niveau de Machin tout de même. Erf, que c'était fatiguant de réfléchir en fait. Il s'accroupit en refusant de prêter attention à la douleur lancinante qui ne manqua pas de se faire sentir dans son genou, Neil est un con bien trop fier pour ça, et il choppa Machin, qui s'était retrouvé à terre sous le coup par le col de sa chemise. Machin commençait d'ailleurs à avoir un bel hématome sur la joue et il cracha un jet de sang visqueux. L'ex-Traqueur remarqua que Machin avait perdu des dents. Cela le fit sourire malgré lui.
    « _ Oups, mon poing est parti tout seul. Ah, je crois que t'as perdu tes fameuses dents pourries d'ailleurs. J'me demande si t'arriveras à trouver un dentiste d'ici notre prochaine rencontre. Si jamais je revois ta sale gueule édentée, j'te jure que je t'arrache la mâchoire.

Oui, il était sérieux. Oui, il pouvait faire flipper s'il s'en donnait la peine. En tout cas, l'autre dû le comprendre car il ne demanda pas son reste pour détaler en gémissant comme une femme battue. Non pas que Neil sache à quoi ça ressemble, hein, les cris d'une femme battue. Mais il se dit que ça devait ressembler à ça. Bref. Neil se redressa comme il put et cette fois-ci, n'ayant personne alentour pour le dévisager avec pitié ou curiosité, il s'autorisa une petite grimace de douleur. Mais juste une toute petite. Il fouilla dans sa poche et y trouva le paquet de cigarette fraichement acquis, ainsi que son portable qui, miraculeusement, fonctionnait encore malgré toutes ces années de durs et loyaux services. Étonnant qu'il ne soit pas encore tombé en miette d'ailleurs. L'ouvrant, il lut l'heure et constata avec un grognement qu'il allait être en retard pour le colis à cause de toutes ces conneries. Pas le temps de trainer. Ni de s'allumer une garo. Dommage.

Marchant aussi vite qu'il le pouvait, il descendit les rues de la cité en direction de la porte principale, véritable portail de géant qui venait briser la continuité du mur d'enceinte. Le soir tombait et le ciel s'illuminait d'un orangé qui donnait aux murs de la ville un aspect doré et chaud. Terminées, les façades d'un blanc trop aveuglant pour qu'on puisse les regarder. A cette heure de la journée, l'architecture Opalienne resplendissait dans toute sa grandeur et son élégance. A partir du moment où l'on faisait l'effort de lever un peu les yeux, on se voyait devenir le spectateur privilégié d'une mise à nue de toute beauté de la part des édifices minutieusement sculptés. Certains comportaient même de fins dessins en mosaïque qui luisaient de mille feux dans les derniers rayons de soleil. Mine de rien, dans ces rares instants, Neil était fier de sa ville natal. Mais comme partout, quand on lève les yeux, que ce soit pour admirer les bâtiments ou bayer aux corneilles, on finit par rentrer dans quelque chose. Ou quelqu'un. Neil en fit l'expérience, ramené plutôt brutalement à la réalité. Baissant les yeux, il vit que les gigantesques portes de l'entrée de la ville étaient devant lui. Les baissant encore un peu, il vit une jeune fille, tombée sur les fesses, qui se tenait la tête en grimaçant. Merde. Enfin, sa version à lui fut plus polie.
    « _ Mince ! Je suis désolé, je ne faisais pas assez attention. Tu ne t'es pas fait trop mal j'espère ?

Ses excuses lui parurent un peu bancales. Le mercenaire jeta rapidement un coup d'oeil alentour. Pas de signe d'un quelconque coursier en bleu comme celui que lui avait décrit son commanditaire. Le colis n'était donc pas encore arrivé, cool, ça lui laissait un peu de temps pour s'occuper de la fillette. Ou jeune femme, il ne savait pas trop quel âge lui donner. Enfin. Il se pencha un peu et l'aida à se relever. Ouais, bah mine de rien, elle semblait prête à lui vomir sur les pieds la petiote. Il se sentit vaguement coupable. On ne pouvait quand même pas être autant secoué à cause d'une simple chute. Si ?
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MessageSujet: Re: & Down the Town {Pv Obli'}[Suspendu]   Mar 31 Mai - 1:06

Un dromadaire. Oblivion senti ses organes protester à la simple vu de l’animal. La mâchoire disgracieuse du mammifère se promenait d’un côté, puis de l’autre, mâchant une quelconque substance. Si la femme n’était pas aussi concernée par l’état de son estomac, celle-ci aurait surement remarqué le manque d’herbes à brouter et aurait surement longuement tergiversé sur le contenu de la bouche de son prochain véhicule. Mais cette dernière devenait verte, tellement verte qu’on aurait peut-être pût la prendre pour de la végétation. L’idée d’être digérée ne fit qu’empirer son teint. Sentant le temps venu d’aggraver son cas, son camarade crut bon de faire résonner sa voix métallique de faux aristocrate dans sa boîte crânienne.

« Lady très chère, comptez-vous réellement poser votre divin derrière sur cet animal indigne? »

Sa réponse fut courte et claire.

« Tu la ferme ou je dégobille dans ton fourreau. »

La guerrière n’était pas prompte à quelconque excès de colère et peu de choses pouvait la faire défaillir. Pourtant, elle devenait complètement inapte à cause de simple maux de mer. Néanmoins, elle se laissait quand même convaincre de monter à bord de navires. Elle était facilement influençable quant au choix des missions qu’elle effectuerait et ne discutait pas lorsqu’on lui refilait les plus exécrables. Sa condition la tenait toutefois assez en mal pour qu’elle refuse de mettre les pieds dans un aéronef, et par incident, d’aller à Alzen. Mais on avait réussi à la convaincre de se rendre à Opale. Habituée à marcher de longue distance dans tout Almenthalys, elle avait cru pouvoir traverser le désert à pied pour atteindre la flamboyante citée. Aussi inusable qu’elle puisse être, ce n’était pas une bonne idée. Elle s’était donc rabattue sur un traditionnel marchand de dromadaire. Cela dit… Elle commençait à douter de son choix.

« Ma dame, votre véhicule vient de déféquer à virgule un millimètre de votre chaussure. »

« … »


En fait, c’était très facile de se remettre de ses voyages. La traqueuse devait marcher, pour maintenir une douce brise sur son visage, inspirer lentement cet air frais et boire beaucoup d’eau. Mais là, c’était plus difficile. Le soleil, malgré son début de descente, tapait comme un boxeur, le vent chaud ne soufflait pas, au contraire, il semblait ralentir le temps, et sa langue était aussi sèche et râpeuse que le sable sous ses pieds. Oblivion voulait vomir. Ou mourir. Peut-importe. Pour l’instant, le mieux qu’elle pouvait faire, c’était de longer les murs pour éviter le semblant de foule qui allait et venait et de ce fait rester à l’ombre. Aussi, elle gardait ses yeux fixés sur le sol, les mains en visière, pour éviter d’aggraver son mal de tête à cause de la splendeur de l’astre solaire.

Garder ses yeux fixer sur le sol est synonyme de ne pas regarder devant soit. Synonyme de ne pas regarder devant est équivalent à se faire rentrer dedans. C’est comme ça. Obli se fait donc rentrer dedans. Obli tombe donc sur les fesses, parce qu’Obli n’a pas de chance, et quand elle se fait rentrer dedans c’est par des gens plus grands et gros qu’elle. C’est comme ça.

« Le truand, le vagabond! Milady, il vous a trébuché! Scandale, je veux lui couper quelque chose. N’importe quel morceau fera l’affaire »

Oblivion marmonna quelque chose entre ses dents. On ne parle pas à ses épées quand quelqu’un en chair et en os vous cause.

« Mince ! Je suis désolé, je ne faisais pas assez attention. Tu ne t'es pas fait trop mal j'espère ? »

Obli lève les yeux, parce qu’au moins, la personne a la décence de lui demander si elle ne s’est pas trop fait mal.

Il semblait à la traqueuse reconnaître vaguement ce visage, mais aucun souvenir ne lui revenait. Elle n’avait jamais été bonne pour retenir tous ces minois, de toute façon. En fait, c’était complètement faux. Pourquoi pensait-elle comme ça? Oblivion avait excellente mémoire, n’est-ce pas? Elle se rappelait de… beaucoup de choses. Ou pas? Ah putain qu’elle avait mal au cœur. Et sa tête tournait aussi. Parlant de tête, n’avait-elle pas déjà vu celle qui se penchait vers elle? Quelque part? Oh bordel, elle avait intérêt à ne pas trop se pencher, cette tête. Sinon Obli allait lui vomir dessus. Tient, c’est fou comme le soleil d’Opale faisait tout briller, et celui du soir tombant tout reluire d’orangé. Elle avait presque envie de flatter les cheveux sur la tête du garçon. Comme un chat. Miaou miaou. Putain de tête qui tourne. Non non, pas celle qui se penche, celle d’Obli. C’est facile de se confondre. Ah la la. La traqueuse commençait à se sentir coupable. Pendant qu’elle essayait de comprendre ses propres pensées, lui, semblait vraiment s’inquiéter. Après tout, il n’était pas au courant de son mal des transports et pensait probablement que son expression torturée était causée par leur collision. Alors Obli décida de se remettre sur ses pattes. Vous savez, quand on a la nausée, c’est complexe de se relever. La jeune femme tituba, mimant la grâce caractéristique des ivrognes. Elle fit mine de préciser son état plus que merveilleux à l’homme devant lui, de la même façon qu’un soulon essayerait de convaincre son interlocuteur « qu’il n’avait pris qu’un ou deux verres », ironiquement, le résultat aurait été le même dans l’un ou l’autre des cas.

Elle vida le contenu de son estomac.

Sur les pieds du pauvre gars.

Elle s'excusa ensuite. Sans grande conviction. La fontaine qu'elle apercevait du coin de l'oeil l'attirait comme des mouches à du miel et ce malgré le nombre de chameaux qui s'y désaltéraient.
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