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 Autour du feu, il s'en dit des choses [PV] Seryozha

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MessageSujet: Autour du feu, il s'en dit des choses [PV] Seryozha   Sam 7 Mai - 1:01

Ziazan se rapprocha du feu, tendant un verre d’un liquide douteux à son blondinet numéro un : non, pas d’alcool pour lui, car malgré tout ce qu’il pouvait bien dire, avec un visage angélique comme le sien, c’était difficile de faire croire à qui que ce soit qu’il était majeur. De toute manière, lorsqu’ils étaient à Almancar, très peu de gens buvaient vraiment : pas les prudents en tout cas. Il y avait bien les gros balèzes et les imbéciles qui buvaient comme des trous, il fallait se l’avouer, mais ceux-là ne se réveillait souvent pas le lendemain, du moins pas entier et avec toutes leurs possessions, aussi maigres soient-elles. C’est vrai qu’eux n’avaient pas grand-chose à perdre, leur seul possession valable ayant été donnée à contrecœur à un réparateur d’Alzen qui s’était donné comme but de retaper Digger à crédit. Il était gentil, ce gars, et heureusement qu’il acceptait les paiements qui ne brillaient pas, parce qu’eux n’auraient jamais eu assez d’argent pour le rembourser, et ça aurait été dommage de devoir s’enfuir, parce qu’elle se doutait qu’ils auraient bien besoin de ses services plus tard. Elle s’assit en indien, son pantalon ample se froissant dans l’air de la nuit. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas visitée la magicienne d’Almancar, qui, même si elle se moquait bien de leur ridicule groupe de pirate et ne leur donnait jamais de quoi s’occuper la dent, restait tout de même une personne relativement bien. Bien pour les standards de l’endroit, évidemment, et puis elle avait des positions assez intéressantes sur la vie et ses mystères. S’il y avait une chose que Ziazan aimait, c’était bien le mysticisme –et un jour, elle réussirait bien à convaincre la grande dame d’Almancar de lui apprendre ses arts. En attendant, elle se contentait de flouer les plus stupides et de passer ses jours en s’amusant de peu. On fait ce que l’on peut avec ce que l’on a, après tout, et ils ne manquaient que rarement de l’essentiel, Seryozha et elle.

Portant le verre de terre cuite à ses lèvres, Ziazan prit une grande gorgée et profita de l’inattention de Seryozha pour lui jeter un regard par en-dessous. Il y avait plus d’un an qu’ils voyageaient ensemble, et ils ne se connaissaient toujours pas : enfin, elle savait qu’il mentait sur son âge, mais c’était un détail secondaire. Il était du genre à s’emporter par la passion facilement, aussi, et il avait un cœur enfantin endurcit. Pas dans le même genre qu’elle, évidemment : chez elle, les gens voyaient tout de suite qu’elle venait d’une famille simple et qui n’avait jamais eu de problème. Ça se voyait probablement dans sa démarche et sa manière de porter attention à tout autour d’elle plutôt que de se centrer sur l’important, alors que lui avait de ces petites manies qui montraient qu’il en avait déjà vu d’autre et que pour lui cette vie n’était en fait que la conclusion logique de celle qu’il avait vécut avant, pas un avancement. Est-ce qu’il avait des frères et sœurs? Venait-il vraiment du désert? Parfois, lorsqu’elle regardait ses réactions, elle ne doutait, et pourtant il avait ce genre d’entêtement que l’on ne retrouve que chez les gens qui estiment que de se battre est un chemin de vie plausible, et disons que c’était le genre de chose que l’on rencontrait moins ailleurs sur le globe qu’à Opale, vu comme les gladiateurs étaient vénérés. La jeune fille entoura ses épaules de son petit manteau couleur terre et en resserra les pans autour d’elle : si Almancar était moins propices aux chutes de températures extrêmes que le désert, il restait qu’il faisait nuit noire en ce moment et que la température allant en conséquence.

Il y avait quelque chose d’envoutant dans les nombreuses discussions qui se faisaient autour des multiples feux et du bruit venant des tentes (certains qu’elle préférait ignorer mais qui faisaient néanmoins partis du fond sonore) et dans l’éclat presque inquiétant que prenait la végétation du marécage. C’était le temps de l’année où il y avait le plus de ‘touristes’ dans les environs, où le travail allait reprendre son essor plus plusieurs, juste après la fonde des glaces et les vents violents. Pour eux, ce temps de l’année où l’activité baissait était plus près de l’automne, au moment où les tempêtes de sables étaient si violentes qu’on craignait souvent de les voir se transformer en tornade –et pour elle, vraiment, toutes les saisons étaient bonnes, même si les jours de fêtes étaient largement plus lucratifs que les autres. Attrapant à l’aide d’un linge la canne de féculents qui avait été déposé de manière précaire sur un assemblage de bâton qui n’avait pas l’air plus solide, elle déposa devant elle ce qui devait constituer son repas de la soirée : ils avaient bien d’autres provisions, mais elle n’avait pas envie de se faire autre chose, à croire qu’elle avait finit par apprécier ce genre de cuisine. À l’aide d’une petite fourchette en fer, elle piqua dans la conserve, soufflant sur les binnes avant de jeter en regard avec Seryozha.

-T’es certain que t’en veux pas? Ça donne rien de se coucher le ventre vide, tu sais. Mais fait attention, c’est brûlant.

Elle retourna à son silence : il lui semblait qu’ils n’avaient rien à se dire, puisqu’ils n’avaient jamais commencés à vraiment se parler. Ils étaient rendus au point où ils ne voyaient pas l’intérêt de se parler des petites choses de la vie parce qu’ils pensaient tout avoir définis entre eux, alors qu’ils n’avaient en fait jamais même parlés de la pluie et du beau temps, ce qui rendait difficile les conversations plus élaborées. Oh, oui –ils parlaient, mais le plus souvent pour savoir ce qu’ils allaient manger et comment ils allaient obtenir de l’argent pour le faire, ou bien alors c’était qu’il y avait quelqu’un d’autre avec eux. C’était pas plus mal en même temps, parce que souvent, plus on en sait sur les autres, plus on a de risques d’être déçu, après tout. Elle poussa un peu la conserve vers lui à l’aide de son linge et lui donna sa fourchette, reportant son attention vers les autres feux. Ils avaient l’air bien seuls, à deux autour de leur campement alors que les autres pirates et malfrats se baladaient généralement en grosses troupes ou petits détachements. En même temps, ils étaient beaucoup plus discrets ainsi, et ça lui allait, parce qu’ils avaient eu assez d’ennuis dernièrement pour toute une vie. Et dire que pour eux, c’était juste une semaine comme les autres.

-T’as des plans pour le paiement de Digger? lâcha-t-elle, tombant encore une fois dans le piège de la routine. Parce que la routine, ça a quelque chose de rassurant, il faut se l’avouer. Surtout lorsque l’on est en terre inconnue. Et il n’y a rien de plus inconnu qu’Almancar, même pour les natifs. Parce que qui dit Crédit dit argent temporaire, et qu’il va falloir repayer. Ça te dirais un tour à Amenthalys? Il paraît qu’ils ont une grande fête bientôt.
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Autour du feu, il s'en dit des choses [PV] Seryozha

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