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 Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]

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Raz-Raz Ray
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♦ Inscription le : 28/08/2010
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MessageSujet: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Dim 17 Juil - 16:41

Une odeur de renfermé plane dans la chambre d’hôtel. La poussière s’accumule sur les meubles, les plateaux repas consommés jonchent le bas du lit. Des miettes sont visibles de parts et d’autre de la housse de couette qui aurait bien besoin d’être changée. La taie d’oreiller devrait subir le même sort, des taches jaunâtres, auréoles de tasses de café, lui donnent un motif n’étant pas présent à sa création. Au milieu de cet ignominie que certain fous qualifieraient d’œuvres contemporaines représentant l’usure qu’exerce l’homme sur l’objet, une tête se repose, endormie.

La femme ferme la porte sans un bruit, il ne faut pas réveiller brutalement cette personne. Faisant voler les minons au sol, sentant les restes d’aliments sales sur le sol, elle approche de la fenêtre. Après avoir écarté doucement les rideau, elle ouvre les volets sans pouvoir les empêcher de grincer. Un grognement venant du lit s’élève dans la pièce. La lumière parvient difficilement à entrer : la vue donne sur un mur aveugle situé à moins de cinq mètres. Les objets ont beau réfléchir et renvoyer les rayons lumineux, il leur est difficile de faire parvenir un éclairage correct jusqu’ici. De toute façon seul l’air est recherché dans cette manœuvre. Grâce à ce petit éclairage supplémentaire, l’opalienne est en mesure de constater correctement le piteux état de la chambre. Cette fois elle va vraiment râler à la réception.

- Cet établissement n’est vraiment pas sérieux. Tu es sûr de ne pas vouloir changer d’hôtel ?
- Je suis né dans ce taudis et je mourais dans ce taudis !

L’éveillée soupire en entendant les marmonnement grincheux de son père. L’entendre parler de sa propre mort ne lui plait pas du tout. Jamais elle n’admettra qu’il puisse être condamné ou quoi que se soit d’autre. Un jour elle gagnera assez d’argent pour l’emmener chez un bon docteur, un homme à la pointe. Une belle somme devrait pouvoir convaincre un des meilleurs de s’intéresser au cas de moins que rien comme eux.

La fille ramasse les grosses saletés au sol pour les mettre à la poubelle et ainsi remplir complètement le sac et éviter le gâchis de place. Elle se lave les mains, aide son père à se redresser pour qu’il puisse respirer et parler correctement. Aujourd’hui elle lui a amené des fruits achetés un peu plus tôt au marché car la journée est déjà bien avancé. Il lui demande ce qu’elle faisait cette dernière semaine sans venir le voir, elle lui répond qu’elle était sur un gros contrat. Elle a réussit, comme toujours, il lui a rapporté beaucoup. Elle demande s’il veut quelque chose, il répond que oui, mais il ne veut pas formuler son désir. Elle insiste. Il dit que ça l’énerverait de savoir. Elle s’en fiche, si cela peut le rendre heureux elle peut bien garder pour elle une petite colère. Il se résigne.

- Je veux que tu arrêtes de t’occuper de moi, que tu vives ta vie. Ca ça me rendrait heureux, vraiment.
- Mais tu ne le serais pas si je me forçais à le faire sans le vouloir vraiment.
- Tu ne peux pas vouloir rester avec un vieillard comme moi, enfin !
- Si.
- Menteuse.

>> Plus tard dans la journée.

Une nouvelle fois le soleil tape fort sur Opale, principale ville receveuse de ses rayons brûlants. La femme ayant vécu toute sa vie ici y est habituée, elle frissonne de froid lorsqu’elle se trouve ailleurs. Cette température lui convient parfaitement. Cette lumière intense fait ressortir un bâtiment de la masse : le Red Dragon stadium. Une structure de Colisée et des couleurs attirantes pour l’œil. Ici se retrouve régulièrement la quasi-totalité des habitants et un bon nombre de touristes. Assister à des affrontements à toujours plu, sans parler des paris qui se font dans l’ombre sur les participants. En clair c’est une endroit grouillant de populasse au sang chaud qui ne demande, la plupart du temps, qu’à se taper mutuellement dessus jusqu'à ce qu’un seul reste debout. Il n’est pas rare pour Raz-Raz de participer à ces rixes vulgaires de rue ou se faire de l’argent de poche sur la tête de quelques participants.

Aujourd’hui elle est juste venue regarder, pour se détendre un peu après avoir accompli un gros contrat d’assassinat. La cible était plutôt coriace, elle garde encore quelques blessures de la course-poursuite et des courbatures. Bien sûr elle a pris soin de cacher tout ceci sous ses vêtements habituels, surtout son bras droit. Un long gant lui remonte jusqu’à l’épaule : il est tranché dans la longueur. Les couteaux peuvent être dévastateurs. Il a le trou dans la main, aussi. Cadeau d’un sale gosse il y a quelques temps maintenant. Il s’est rebouché grâce à une régénération naturelle, mais les tendons et os ont légèrement morflés. Ainsi elle a quelques problèmes de coordinations au niveau des doigts et certains ne veulent parfois même plus bouger, comme s’ils étaient complètement déconnectés du reste du corps. Tant pis, il faut bien faire avec.

Slalomant entre les bourrins locaux qui n’ont que de la gueule et n’auront jamais le cran de mettre un seul doigt de pied dans l’arène, elle approche d’un muret depuis lequel elle pourra prendre de la hauteur. Une fois grimpée dessus avec aisance, elle regarde autour d’elle, cherchant la porte d’entrée parmi la foule grouillante. Elle la trouve, un peu plus loin sur le mur. Le problème sera désormais de l’atteindre. Alors qu’elle réfléchit, elle repère un personnage, sûrement d’Alzen vu son accoutrement, qui brandit désespérément un objet coloré à l’attention des passants. Intriguée, et ayant du temps à perdre, elle s’approche.

- Exusez-moi, quelque chose ne va pas monsieur ?
- Ah enfin ! Bonjour made… Mademoiselle je suppose. Je suis un marchand ambulant et…

Oh la bourde. La grosse, mais vraiment énorme bourde. Un marchand, elle aurait pourtant du s’en douter : il trimballe un énorme sac. Maintenant il ne va plus la lâcher jusqu’à ce qu’il ait réussit à lui vendre quelque chose. Venant de sa ville d’origine, on peut être certain qu’il s’agira d’une pauvre babiole sans valeur et qui, en plus, ne servira absolument à rien. La dernière fois elle était repartie avec le moins chère : un coupe-ongle disco lumineux. Ce truc a finit au fin fond d’un placard et, le jour où il a eu le malheur de s’allumer en pleine nuit et réveiller son père, a migré et finit sa vie dans une poubelle. Cette fois elle tiendrait bon, refuserait poliment ses offres. S’il insiste, elle s’énervera et menacera de lui casser la figure. Aucun risque d’être poursuivie puisque, l’ambiance aidant, elle serait certainement assistée par quelques mauviette n’ayant pas le cran de se présenter pour de vrais combats.

L’homme commence par lui présenter une marchandise. Les matières, pourquoi ses couleurs, la date de fabrication, les détails de la main d’œuvre… Tellement d’informations que l’assassin en est surprise. Surtout qu’il ne lui a pas encore expliqué à quoi cela peut bien servir. Il espère certainement faire du suspens en attendant la fin de son monologue pour donner le renseignement crucial et plus important que tout le reste. Dommage pour lui cela ne fonctionne pas avec elle. Tourner autour du pot est une chose qu’elle ne supporte pas, la franchise il n’y a que ça de vrai. Même si cette dernière peut parfois blesser les gens, elle vaut mieux qu’un adoucissement menant inévitablement à cette même peine. On la croit atténuer, mais l’impact est le même sur la personne. Du moins c’est ce que pense l’assassin. Tourner autour du pot c’est bien pour berner les cibles quelquefois, point barre.

- Pardon de vous interrompre, mais à quoi ça sert ?
- Si vous trouvez toute seule, il est à vous.

Ouais, à tout les coups c’est un truc difficile à faire fonctionner et qui en sert strictement à rien. Elle se retourne vers l’arène, considère la foule monstre se pressant à l’entrée. Apparemment le champion participe aujourd’hui, bonne raison de s’agglutiner. Tout compte fait le petit défi du marchand peut être un bon passe-temps en attendant de pouvoir rentrer sans risquer de se heurter aux aisselles pleines de sueurs de machos plus grands qu’elle. Perspective absolument immonde qu’elle veut éviter à tout prix, elle a déjà donné lorsqu’elle n’était qu’une jeune fille inexpérimentée.

Elle attrape l’objet que lui tend l’Alzenien. Après l’avoir longuement examiné, sous toutes les coutures, elle n’a rien repéré qui pourrait être un moyen de déclencher la science retenue à l’intérieur de cette boîte métallique dont la forme ne porte pas de nom connu. Soit. Elle essaye donc de le tordre dans tous les sens, pour voir si quelque chose tourne, comme une sorte de code pour le faire fonctionner. Ou alors c’est peut-être une boîte scellée pour y cacher une chose précieuse.

Rien à faire. Elle a beau s’acharner pendant une bonne vingtaine de minutes, elle n’arrive à rien d’autre que de s’énerver toute seule contre elle-même. Décidemment elle aime de moins en moins la technologie. Si un jour elle se rend à Alzen elle s’arrangera pour casser quelque chose, même s’il s’agit d’un raisonnement de gamine. Ces gens ont peut-être inventé la boule à facette brosse à dent, les Steve Jobs de la Sphère là, à faire des révolutions technologiques avec des gratte pare-brise sachant faire des manucures, mais le fil à couper le beurre, ô combien plus utile que ces choses là. C'est pas eux. Elle ne sait pas qui c'est, mais elle en est sûre.

- C’est une arnaque votre truc !
- Pas du tout. Vous n’êtes pas très douée.
- Pardon … ?

Voilà, elle est en colère. La frustration qu’elle ne peut pas transmettre à un objet est renvoyée sur un pauvre homme qui ne cherche qu’à faire honnêtement son travail. On voit que son boulot fraîchement terminé l’a bien épuisée celle-ci.

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Tyler H. Moore
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Dim 17 Juil - 18:06

    Un rayon de lumière venait de traverser les rideaux fins pour se poser et réveiller un peu brusquement le jeune homme qui dormait là, paisiblement. Néanmoins, il se leva tranquillement, enfila sa chemise et son pantalon, sans réveiller sa conquête qui dormait encore. Tyler contempla le léger désordre qu’ils avaient mis la veille, avec un petit sourire.

    En silence, il se quitta la chambre pour préparer un petit déjeuner. En jetant un coup d’œil par la fenêtre, il devina sans peine que la journée serait chaude – en même temps, Opale a un climat similaire à celui du désert proche, alors il ne fallait pas s’en étonner. Il soupira. La chaleur et lui ne faisait pas bon ménage, on ne pouvait pas être parfait en transpirant ou en attrapant un coup de soleil.

    Attendant que le café ait fini de couler, Tyler s’alluma une cigarette. Il entendit un mouvement dans la chambre, puis la porte se refermer. Il esquissa un sourire quand sa conquête colla son torse à son dos pour lui emprunter sa cigarette.

    - Petit déjeuner ? Sourit Tyler en lui tendant une tasse de café.

    L’autre garçon sourit en retour en prenant la tasse, et lui rendit sa cigarette. Tyler passa une main dans ses cheveux en s’appuyant contre le meuble de cuisine. Il n’avait plus qu’à laisser son numéro, et rentrer chez lui et, éventuellement, travailler. Il finit son café et sa cigarette, et fila prendre une douche pour se faire encore plus beau qu’il n’était déjà.

    >> Plus tard.

    Même jamais au grand jamais Tyler ne l’admettrai, au fur et à mesure qu’il passait dans les rues, il avait fini par se perdre. Quelque part, c’est logique, il n’est pas du coin. Cherchant les coins d’ombre pour éviter que sa peau blanche ne se teinte d’une jolie couleur rouge, Tyler se retrouva non loin de « l’arène » ; le Red Dragon stadium. Rien a voir avec ce qu’il voulait, c'est-à-dire, sortir de la ville et rentrer chez lui.
    Il admira le grand bâtiment, impressionné. Quelqu’un le bouscula, ce qui le sortir de ses pensées. Tyler se décida à faire un tour dans le coin, et entreprit de traverser la foule.

    Il y avait là des tas de gens, des grosses brutes qui devaient au minimum faire trois fois son poids en muscle, des gens juste là pour parier, des touristes de tous les coins, et Tyler préférait éviter de se frotter à ce genre de personne, et il continua de se faufiler parmi eux. Il y avait là des tas de vendeurs ambulants, et il se surprit à regarder les marchandises.

    Tyler remarqua un vendeur, sûrement de sa ville d’origine. Avec un sourire amusé, il s’en approcha non loin, où une jeune fille semblait perplexe vis-à-vis de l’objet présenté.

    - Pardon de vous interrompre, mais à quoi ça sert ?
    - Si vous trouvez toute seule, il est à vous.


    Le rouquin observa rapidement l’objet, et se dit qu’il allait laisser à la fille une chance de trouver à quoi servait la petite machine.
    Il s’amusa de la voir tordre la petite boite dans tout les sens, la secouer, la tourner, sans pouvoir l’actionner. A ses yeux, Tyler ne voyait rien de plus facile qu’ouvrir cette chose, et il étouffa un rire. La jeune fille sembla s’énerver.

    - C’est une arnaque votre truc !
    - Pas du tout. Vous n’êtes pas très douée.
    - Pardon … ?


    Tyler s’approcha, et prit la boîte en métal des mains de la fille, avec un sourire poli et charmant, pas la moindre trace d’hypocrisie.

    - C’est pourtant simple, vous ne devriez pas vous énerver.

    Il repéra une légère fente, qui lui permit d’actionner la petite machine. Celle-ci s’ouvrir, doublant quasiment de taille, révélant plusieurs petits compartiments, utiles pour ranger pleins de choses sans prendre trop de place. Il remit la boite ouverte dans la main de la fille.

    - Et voilà, ce n’était pas plus compliqué que ça.

    Le vendeur avait l’air ravi. Tyler ne put s’empêcher d’ajouter quelques remarques, mais avec un sourire.

    -S’énerver sur les objets ne sert à rien, ça ne les fait pas fonctionner mieux, vous savez. Surtout celui là, il est très simple à ouvrir, il suffit juste de regarder au bon endroit.

    Sans doute, ce n'était pas vraiment la bonne façon de calmer la fille. Mais il n'avait pas pensé à ça.
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Raz-Raz Ray
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Mar 19 Juil - 1:56

Elle aurait pourtant du le savoir que ce type avait l'allure type d'un vendeur. Sûrement son inconscient le savait, mais il l'a tout de même fait s'approcher de l'énergumène. A croire que l'instinct de survie est parti en vacances. Il se fait la malle de plus en plus souvent celui-ci, il y a de quoi en devenir folle parfois. La dernière fois elle a faillit se retrouver en très mauvais état. Un poing dans la figure ne fait jamais du bien, elle se souvient encore des saignements de son nez. Elle n'a pu les voir qu'un court instant puisqu'elle s'est évanouit ensuite, mais des bons saignements tout de même. Ce traqueur doit lui porter malheur... La preuve, elle pense à lui lorsqu'elle est énervée. Les sourcils froncés, alors qu'elle s'apprête à taper de toutes ses forces sur l'objet afin de l'ouvrir par forfait de la matière, un homme vient s'interposer, sauvant "héroïquement" la petite chose sans âme qui n'a rien demandé à personne.

Il est grand, plutôt beau et roux. Le tout accompagné d'un air suffisant et poli et vous n'avez pas de quoi calmer l'assassin. Ce sourire sûrement sans arrière penser lui fait croire qu'il se moque d'elle, qu'il la prend pour une grosse rustre de la ville des bourrins. Car, cela se voit, il n'est pas d'ici. Il semble fatigué par la chaleur et pas une seule trace de bronzage sur sa peau toute blanche. Un étranger qui croit pouvoir arriver et se proclamer intelligence supérieure. Les paroles qui suivirent son apparition dans la journée de Raz confirment une partie de ce qu'elle a déjà pu penser. "Ce n'était pas plus compliqué que ça", forcément lorsqu'on vient d'une ville ou la technologie perce de partout et fait partie intégrante du quotidien. Ce qui est sûr c'est que ce type ne pourrait pas se débrouiller deux jours sans électricité et électronique, la plupart des citadins sont ainsi et il a bien la tête de l'emploi, bien habillé et tout le reste. Certes il ne faut pas juger les gens sur les apparences, mais du peu qu'elle a pu voir de lui, la femme ne peut lui accorder un autre portrait. Elle reste ouverte sur toute action pouvant changer ce jugement.

Là, elle entend ceci :

-S’énerver sur les objets ne sert à rien, ça ne les fait pas fonctionner mieux, vous savez. Surtout celui là, il est très simple à ouvrir, il suffit juste de regarder au bon endroit.

Elle lui prend la boîte des mains dans un geste dosé d'une certaine forte, donnant un avant goût de son agacement. Elle observe un moment les compartiments plutôt finement décorés. C'est vrai que cette boîte aurait pu être utile si elle avait pu réussir à l'ouvrir d'elle même. Surtout que maintenant cet inconnu la prend pour une attardée. Ce qui est simple pour lui ne l'est pas forcément pour elle, c'est une notion de base lorsque l'on ne connait pas quelqu'un. L'un saura se faire cuire un œuf, l'autre les fera exploser au micro-onde.

Sans dire un mot, elle la lui repose entre les mains. Il l'a ouverte, elle est à lui désormais. Ce qu'elle trouve étrange, c'est que cette boîte ne possède pas "la fonction qui sert à rien" propres à toutes les babioles d'Alzen que l'on vient tenter de refourguer à Opale. Comme le dernier qu'elle a acheté là... Cela l'intrigue et n'arrive donc pas à lever les yeux de l'objet, même lorsqu'elle parle :

- C'est vrai, même les nourrissons devraient savoir faire ça après tout ! Oui, je devrais m'acheter des lunettes.

Ou comment faire comprendre avec ironie qu'elle n'aime pas ses grands airs qu'il se donne. Si c'est sa tête normale, elle plaint ce pauvre garçon, franchement. Parce qu'il a beau être beau et tout le reste, si c'est pour ne pas pouvoir afficher une autre expression que cet air suffisant, elle le plaint. Bah, il semble que ce genre plait à la plupart des gens, il ne doit avoir aucun mal à se trouver des amis et autres.

Soudain elle remarque un point un peu plus foncé au fond d'un des petits compartiments. C'est sûrement là, le truc qui ne sert à rien. Elle avance son doigt et appuie dessus en même temps qu'elle demande :

- Et ça c'est pour quoi ?

Oui, bien sûr. C'est tellement évident et logique. Cela ne pouvait rien être d'autre que cela. Oui, oui, n'importe quel inventeur aurait pensé à ça en créant cet objet. Une boîte à petit bijoux s'associe toujours avec un jet d'encre de calligraphie noire. A se demander où ils cachent la réserve vu la taille de l'objet. Toujours est-il qu'un mec encore un peu dérangé d'Alzen a intégrer un propulseur dans son invention et que le bouton déclencheur est pile sous le doigt de Raz-Raz. Elle a donc l'honneur de vous présenter l'inconnu roux après lifting : ajout d'un bronzage cramé et grillé noir sur une bonne partie inférieure du visage. La grosse blague. Bien sûr rien ne peut retenir son fou-rire. Et elle s'en donne à cœur joie ! Le vendeur semble amusé lui-aussi, mais ne peut rivaliser aves les éclats de rire de la femme.

- Ah punaise ! Ils sont tarés à Alzen, mais qu'est-ce qu'ils sont drôles !

Rien à faire, elle n'arrive pas à s'arrêter.
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Mar 19 Juil - 16:13

    La jeune femme avait l’air plutôt énervée, et Tyler pensa qu’il était peut-être allé trop loin en intervenant comme ça. Bah, ce qui est fait est fait, on ne peut pas revenir en arrière, alors autant assumer. Elle lui prit la boite des mains, un peu brusquement.

    -C'est vrai, même les nourrissons devraient savoir faire ça après tout ! Oui, je devrais m'acheter des lunettes.

    Dit-elle d’un ton ironique en lui rendant la boite. Tyler ouvrit la bouche pour la contredire, et se ravisa. Elle avait l’air déjà assez embêté, il n’avait pas vraiment de s’attirer les foudres de la fille, on sait tous qu’une fille en colère peut être très dangereux. Il ne voulait pas se retrouver avec des marques sur son beau visage.

    Visiblement, elle avait l’air « intéressée » par l’objet. Il la trouva un peu étrange, un coup à considérer l’objet comme une arnaque et maintenant ne plus le quitter des yeux. Enfin, lui, il a l’habitude des objets de ce genre, mais tout le monde n’est pas comme cela, il le reconnait.
    Tyler ne fit pas attention à ce que pointait son interlocutrice, jusqu'à-ce qu’elle pose la question.

    - Et ça c'est pour quoi ?

    Il baissa les yeux, sur le doigt appuyé de la fille. Oh-oh. Il avait l’habitude des boutons dans ce genre là, qui déclenchent des effets plutôt improbables. Du genre, propulser de l’eau ou bien d’autres choses …

    - Ah, att… !

    Trop tard. Le rouquin n’eut pas le temps de finir sa phrase, qu’il se retrouva couvert d’encre noire. Il avait eu heureusement le réflexe de fermer la bouche pour éviter d’en manger, mais le bas de son visage, sa chemise, eux, n’ont pas été épargné. Quelle horreur. Il sentait l’encre couler sur lui comme une sensation désagréable. Il fit une grimace.
    Il entendait la fille et le vendeur rire, mais lui, ça ne le faisait pas du tout, du tout rire. Loin de là.

    - Ah punaise ! Ils sont tarés à Alzen, mais qu'est-ce qu'ils sont drôles !

    Drôle ? Tyler ne doit pas avoir la même définition du mot « drôle ». Il s’essuya le visage comme il le put, en fronçant les sourcils. Il ne s’était pas moqué de la fille quand elle se battait avec la boite, lui .

    - Tu ferais mieux d’arrêter de rire, toi !

    Il se retient d’appuyer lui-même sur le bouton pour qu’elle se retrouve elle aussi couverte d’entre. C’était stupide, puéril, mais il se sentait ridicule, et Tyler détestait ça. Finalement, le fait qu’elle n’arrête pas de rire ne l’arrangea pas du tout et, irrité, il décida appuyer sur le petit bouton, face à la fille.

    - En effet, c’est très amusant, tu as raison. Avec un petit sourire en coin.

    En fait, même s’il ne devait ressembler plus à rien, que sa beauté devait être ternie par l’encre, il se sentait moins stupide maintenant que l’inconnue partageait le même sort. Et en même temps, cela ressemblait aux disputes d’enfants où se venge pour rien. En gros, ça ne vole pas très haut. Tyler fixa son interlocutrice pleine d’encre, satisfait de sa « vengeance ».

    - Je ne vois pas pourquoi j’aurais du être le seul à subir ça !

    Il eut un sourire, mais au fond, il était sérieux.
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Ven 22 Juil - 23:37

La scène repasse au ralenti dans la tête de l’assassin. Son doigt qui appuie sur le bouton, l’homme qui tente de la prévenir, les jet d’encre qui s’envole… Et le résultat comique. Plus elle se le repasse, plus elle a envie de rire. Surtout qu’elle s’imagine les sons au ralenti tous déformés comme on peut les entendre dans certaines mauvaises séries télévisées. Avec le bouche qui semble se déformer et les répliques qui ressemblent plus à des dialogues entre baleine qu’à autre chose. Bref, pour parler un poil vulgairement, elle se fend la gueule.

- Tu ferais mieux d’arrêter de rire, toi !

Il semble énervé, ce qui est normal vu la situation dans laquelle il se trouve. Après tout, n’importe qui serait frustré su un jet d’encre noir venait pourrir vos vêtements et visages alors que vous n’avez absolument rien demandé à personne. Enfin pour Raz il l’a un peu cherché en la dévalorisant involontairement devant un vendeur X dont elle ne connaît pas le prénom. En plus cela confortait l’avis populaire comme quoi les opaliens sont des grosses brutes dépourvues de cervelles, hors elle se sentait exclu de ce stéréotype… Comme la plupart des habitants si ce n’est tous dans la théorie. Car personne n’a envie de se faire voir ainsi. Dans les faits c’est une autre histoire. Il suffit de regarder les barbares qui se tapent dessus dans l’arène où elle se dirigeait. Ces personnes sans finesses qui se contentent de bourriner avec une énorme massue ou des bêtises du genre. S’ils gagnent contre une personne subtile c’est un énorme coup de chance, vraiment énorme.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’homme retournait le jet de la boîte contre l’assassin, lui infligeant le supplice de l’encre. Elle tourna la tête au dernier moment, mais pas assez rapidement. Ses cheveux furent donc aspergés de noir coulant tout leur long jusqu’au pointe pour goutter au sol. Les créateurs n’y étaient pas allés de main morte au niveau du réservoir. On pourrait presque croire qu’elle s’est faite une longue mèche sombre dans sa chevelure sablonneuse. Son visage n’est pas épargné : sa joue gauche a prend la charmante couleur du mazout au fur et à mesure que l’encre se répand le long de sa figure pour lui couler dans le cou. Les dégâts au niveau des vêtements sont minimisés par la couleur identique à celle du liquide de ses derniers. L’odeur est d’ailleurs insupportable.

- En effet, c’est très amusant, tu as raison.

Nya, nya, nya… L’assassin doit s’imaginer la scène d’un point de vue extérieur pour garder le sourire. Après tout, oui, c’est tout de même drôle. Même si elle est également devenue une victime. Les humiliations partagées sont toujours moins honteuses que celles où l’on se retrouve seuls face à un bain de foule. Ici ils sont deux face à un vendeur hilare et quelques curieux à qui aucun des protagonistes ne doit avoir demandé quoi que se soit.

- Je ne vois pas pourquoi j’aurais du être le seul à subir ça !

Sur ce point il a raison. La boîte a été « découverte » à deux, il faut subir à deux. Et puis c’est elle qui a commencé, elle ne peut s’en prendre qu’à elle-même. Les seules choses l’ennuyant réellement sont le shampoing qu’elle allait devoir subir dès que possible et l’odeur à supporte jusque là. La première raison étant qu’avec la tignasse qu’elle se trimballe il faut toujours sacrifier énormément de liquide pour réussir à nettoyer un minimum. Pas comme si elle s’en soucie énormément, mais en civil c’est mieux d’avoir les cheveux propres.

- Le pire c’est que vous avez raison…

Un sourire reste dessiné sur son visage, preuve que ses paroles sont sincères, qu’elle ne cherche pas l’entourloupe pour en rajouter une nouvelle couche. D’ailleurs le réservoir doit être vide maintenant… A moins que les super scientifiques Alzeniens n’aient trouvé le moyen de créer un réservoir qui se rempli automatiquement tout seul. Ces gens sont les champions de la farce et attrape. En tout cas elle conclu bien vite qu’il vaut mieux refermer cette boîte. Ses mains se posent donc sur l’objet dont elle essaye de repousser les compartiments pour retrouver la forme d’origine. Sans grand succès. Elle a beau, une nouvelle fois, faire se contorsionner l’objet dans tous les sens rien n’y fait. Ce truc reste désespérément ouvert. Après maintes tentatives acharnées et une bonne séance de gymnastique pour la poignet de l’inconnu –car elle n’a pas pensé à la lui retirer des mains- elle abandonne et râle à nouveau :

- Mais c’est pas vrai ! Me dites pas qu’il y a encore un bouton pour la fermer ?!

Cette fois elle la prend et la jette contre le mur, pour observer une quelconque réaction. Manque de chance, la boîte n’est pas aussi résistante que prévu et se dérègle un peu sous le choc. Conclusion l’assassin se reçoit la vengeance de l’objet en plein sur les jambes : un bon gros jet d’encre bien gras.

Silence du côté de la femme. Le désespoir commence à l’envahir. Comme l’objet et déjà détruit, elle ne peut plus frapper dessus. Frustrée, mais ne souhaitant pas réellement faire mal, elle esquisse un bref coup de poing à l’attention du rouquin. Bien sûr il est calculé pour ne pas faire de mal.
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Tyler H. Moore
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Jeu 4 Aoû - 15:03

    Tyler continuait à sourire, malgré l’encre encore présente sur son visage. Bah, il était quasiment certains que cela n’entachait en rien sa beauté. Son charme lui permettrait sans doute d’utiliser une douche d’un hôtel gratuitement, il l’avait déjà testé une ou deux fois.
    Le jeune homme laissa Raz-Raz essayer de refermer la boite, même si cela envisageait que son poignet face des contorsions quelques peu douloureuses, et il n’avait aucune idée que comment cette boite pouvait se fermer. Il savait l’ouvrir, c’était facile, mais la fermer..

    - Mais c’est pas vrai ! Me dites pas qu’il y a encore un bouton pour la fermer ?!

    Tyler haussa les épaules, mais avant qu’il n’ait pu essayer quoi que ce soit, ou même évoquer une possibilité, la jeune femme lui avait pris la boite des mains, pour l’envoyer valser et s’écraser contre le mur le plus proche. Evidemment, ce geste n’est pas sans conséquence puisque la boite, comme dans un dernier soupire, crache son ultime jet d’encre sur les jambes de la femme, lui donnant une jolie teinte noirâtre qui les couvrait déjà. Il eut un sourire amusé.

    - La boite s’est vengée, il faut croire !

    Mais bon, apparemment, la blonde n’avait pas apprécié, et avait besoin de passer sa colère, et la seule personne qui pouvait l’essuyer était … Lui. La jeune femme lança son poing, et Tyler ne réalisa pas tout de suite jusqu'à ce que ledit poing vienne s’écraser contre son torse. Pas non plus très fort et très douloureux, mais un coup de poing reste un coup de poing. Il aurait pu l’esquiver facilement, mais non, il n’avait pas bougé d’un poil.

    - C’est sympa de frapper les gens comme ça.

    Bon, certes, il disait ça avec un peu humour, mais il n’aimait pas particulièrement être frappé, le masochisme, c’est pas son truc hein. Il baissa le poing de Raz-Raz, en soupirant. Dire qu’au départ il s’était juste perdu en rentrant chez lui, le voilà en train de se faire taper sous un soleil de plomb.
    Il tendit quelques pièces au marchand ambulant.

    - Si ça peut rembourser la boîte qu’elle vient de casser.

    Le vendeur, qu’on avait presque oublié jusque là, paraissait ravi. La somme que lui tendait Tyler était largement supérieure à la valeur de l’objet, mais ça, il se garda bien de le dire.

    - Bon, toi, si tu veux te défouler, tu n’as qu’à aller défier une brute du coin. Lança-t-il à son interlocutrice.

    Il y avait une légère teinte d’agacement dans sa voix. Peut-être la chaleur, combiné à l’encre et son odeur, ça mets rarement de bonne humeur. Plus, se prendre un coup de poing, aussi, on le comprends.
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Raz-Raz Ray
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Ven 2 Sep - 11:17

Le poing de Raz vient rencontrer le torse de l'homme. Pas fort, son intention n'était pas de faire du mal. Le simple fait d'esquisser le geste lui a suffit pour évacuer une partie de son énervement et c'est très bien. Ce qui l'étonna c'est que monsieur n'avait même pas cherché à esquiver alors que cette attaque frontale n'était pas des plus rapides. Un enfant courant pour se prendre un poteau en pleine face et deux fois plus véloce. Du moins il lui semble des brèves rencontre qu'elle a pu faire. Il est rare que des petits s'arrêtent devant une danseuse des rues ou soient impliqués dans un assassinat. De toute façon elle refuse pour le moment catégoriquement de s'en prendre à un gosse, il ne faut pas abuser non plus. Ils ne sont pas là pour servir aux règlements de comptes entre adultes.

- C’est sympa de frapper les gens comme ça.

Oh, mais si vous voulez elle peut volontiers recommencer, il n'y a aucun problème. Elle a saisit l'ironie de la phrase, bien sûr, et n'a de toute manière aucune envie de lui taper dessus pour le moment. Répondre à une fausse provocation serait admettre qu'elle ne vaut pas mieux que les espèces de gorilles qui agitent leurs épées dans tous les sens pour un oui ou pour un non.

L'homme rembourse le marchand pour la boîte cassé, une grimace légère se dessine sur le visage de l'assassin tandis qu'elle adresse un geste d'excuse à l'homme d'affaire. Elle aurait très bien pu le faire elle-même. La prend-il pour une pauvre ? D'un œil critique, la jeune femme se regarde du mieux que lui permet l'articulation de son cou de haut en bas. Elle n'est pas vêtue de haillons, n'est pas sale si l'on omet les affreuses traces d'encre et ne pense pas avoir l'odeur significative d'une personne qui n'a pas vu la couleur d'une douche depuis trois mois. Peut-être se dit-il qu'elle est venue au Colisée pour parier de l'argent et n'a pas plus que la somme nécessaire sur elle. Certes les jeux d'argent c'est son truc, elle adore, mais si elle casse quelque chose elle peut le rembourser. Et puis pourquoi s'occuper des "dettes" d'une parfaite inconnue ? Vraiment bizarre.

- Bon, toi, si tu veux te défouler, tu n’as qu’à aller défier une brute du coin.

Non, elle n'a plus aucun besoin de se défouler. Elle ne compte pas développer sa réponse à cette "provocation" car cela ne mènerait qu'à une dispute et préfère se concentrer sur une question qui commence à la turlupiner. Au vu de son accoutrement et les gouttes de sueur qu'elle peut repérer, ce mec n'est jamais venu ici, ou alors pas souvent. Sinon il aurait prévu le coup et de quoi se rafraichir. Il a du penser pouvoir s'en sortir rapidement sans avoir à subir la chaleur accablante.

- Pas besoin de me défouler. Dîtes-moi plutôt... Ne seriez-vous pas un peu perdu ?
"Les matchs vont commencer, nous ouvrons toutes les portes !"

Le haut-parleur du stade vient de faire son annonce. De la peur vient se loger dans le regard de l'assassin. Elle sait très bien ce qu'il va se passer maintenant. Dans la seconde suivant l'annonce, un flot humain se déverse sur les deux personnages et le marchand. Le seul réflexe de conservation, humain, mais très con de Raz-Raz est de s'accrocher à la première chose qui vient : le col de monsieur le génie. Comme s'il allait tenir aussi bien qu'un poteau sans se faire emporter par le monde. Vient ensuite le deuxième réflexe, inutile et sans intérêt cette fois, alors qu'elle n'a pas lâché prise et se sent emportée :

- Waaaah !

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Sam 17 Sep - 4:01

    - Pas besoin de me défouler. Dîtes-moi plutôt... Ne seriez-vous pas un peu perdu ?

    Ah, il aurait bien voulu rétorquer, une petite remarque bien placée pour remettre la demoiselle là où Tyler pensait que sa place était. Oui, il avait même déjà ouvert la bouche pour parler, les premiers mots étant déjà prononcé mais … Couvert par la voix grésillant sortie du haut parleur du stade. Coupé dans son élan, Tyler distingue les mots « ouverture des portes. » Et vu le regard que la jeune femme afficha, cela ne prévoyait pas une entrée calme et sans bousculade non.

    Non, non, ça ressemble plus tout à une sort de raz-de-marée d’humains, aussi agité et grouillante qu’une fourmilière. Une foule, donc, visiblement hâtive, comme si elle avait attendu cette annonce depuis l’aube en campant devant les portes. Un flot incontrôlable et que Tyler n’avait pas prévu du tout, du tout. S’il avait su, il ne serait pas venu, voilà.

    Lui aussi aurait bien voulu se raccrocher à quelque chose, quand il senti Raz-Raz s’accrocher à lui. Il avait été pris par surprise et n’avait pas eu le temps de s’encrer au sol que déjà il était emporté par cette vague humaine. Bêtement, car cela ne servait à rien, il attrapa le bras de la demoiselle qui avait poussé une exclamation – sûrement aussi surprise que lui. Autant rester avec une personne qu’il « connaissait », si on peut dire, car il ne connaissait rien d’elle.

    Quand ils furent enfin, finalement, et avec soulagement, sortis de cette bousculade floue, Tyler put analyser la situation un peu plus clairement. Ils se trouvaient donc dans un stade, entre deux gradins dans l’entrée. Un peu au milieu de tout. Et Tyler se tenait, bêtement, là, tenant encore le bras de la jeune femme, presque comme une bouée de sauvetage. Il regarda avec un regard interrogatif cette foule maintenant répartie, se demandant bien ce qui allait pouvoir arriver. Il se tourna vers Raz-Raz, dans l’espoir qu’elle lui apporte une réponse. Oui, lui, pour une fois, n’avait pas la réponse, il avait presque honte de ça. Comme s’il n’avait pas déjà assez la honte d’être là, au milieu de gens couvert d’encre sans raison apparente.

    - Où est-ce qu’on a atterri, exactement ? Et … pourquoi ?

    L’idée de se retrouver empêtré dans une histoire pas possible lui déplaisait. Il aurait volontiers échangé sa place avec n’importe qui présent ici pour rentrer chez lui et vaquer à ses occupations. Mais non, personne ne semblait vouloir soustraire Tyler à son destin, si on exagère.
    Il réalisa qu’il tenait fermement le bras de l’assassin, et le lâcha, se donnant l’air de rien.

    - Et qu’est-ce qui se passe exactement ?

    C’était la totale incompréhension. Il n’était pas familier avec ce lieu, ni les « coutumes », bien qu’il ai vaguement lu des trucs dessus… La réalité est bien différente de ce qu’on peut lire dans les livres, évidemment. Il est donc là, tout penaud, complètement perdu, pour la deuxième fois de la journée en peu de temps. Décidemment, sa journée commençait d’une manière étrange, très étrange.
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MessageSujet: Re: Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]   Dim 9 Oct - 17:34

Alors que les deux se font brusquement emporter par la foule, l'assassin sent son bras être saisit par l'homme à qui elle se raccroche déjà. Cette position ridicule car inutile étant donné que les deux personnages sont dans la même situation lui donne l'impression d'être en train de faire la ronde dans une grande cour d'école. Il faut dire que son esprit rattache facilement l'excitation ambiante à celle d'une classe en sortie scolaire ou pendant le spectacle de fin d'année. Surtout que dans les premières années de scolarisation, à part des rondes, on ne voit pas grand chose. Bref, tout ceci lui occupe l'esprit tandis qu'ils bougent sans savoir où ils se font emporter. Du coup elle ne retient pas le chemin qui pourra être grandement utile pour sortir de cette galère. Tant pis, elle se débrouillera sur le tas.

Lorsque les turbulences cessent, ils se trouvent au beau milieu des gradins. Les spectateurs ayant déjà pris place et d'autres étant forcés de se tenir debout, faute de sièges libres. De toute manière dès que le premier combat commencera ils seront tous debout à crier, gesticuler et peut-être même se battre. Raz-Raz lâche le col du rouquin sans noter qu'il s'agrippe encore fermement à son bras. Elle tente d'évaluer un peu la situation.

- Où est-ce qu’on a atterri, exactement ? Et … pourquoi ?

Il semble un peu paniqué, comme un petit chaton perdu dans un lieu inconnu. On voit qu'il n'a pas l'habitude de venir. Il faut dire que la plupart des habitants d'autres citées sont vite dissuader de passer leurs vacances à Opale en raison de la chaleur étouffante qui y règne toute l'année. L'idéal serait d'expliquer aux demoiselles qu'un séjour dans la ville désert est bien plus saint qu'une séance d'UV, mais c'est une autre histoire.

- Et qu’est-ce qui se passe exactement ?

Enfin il lui lâche le bras. Sans lui répondre immédiatement, elle regarde encore un peu aux alentours, repère deux ou trois couloirs menant à des salles qu'elle ne connaît pas vraiment. Habituellement elle ne rentre pas dans le stade par cette entrée, mais pas une une entrée un peu moins prisée sous prétexte que les gradins auxquels elle mène ne permettent pas une aussi bonne vue du combat que les autres.

- Je crois... On est sur les gradins inférieurs en tout cas. Je pense... Ce couloir là-bas, elle désigne celui de droite. Il mène plus prêt de la sortie.

Elle avance vers la porte qui permet d'y accéder en faisant un vague signe à l'homme de la suivre s'il lui fait un minimum confiance en tant que boussole. Sur la porte, la plaquette d'indication a été arrachée et il n'y a pas de plan dans les environs. Aucun moyen de savoir s'ils se dirigent dans la direction indiquée par l'assassin. Elle soupire et lance un petit sourire à Tyler.

- Bon bah... Au petit bonheur la chance ! Oh ! A moins que vous ne souhaitiez rester regarder quelques combats... C'est la bonne occasion !

Pour sa part, avant de regarder et agir comme ses congénères simiesques pour une heure ou deux, il faut impérativement qu'elle fasse ses paris... Et le bureau se trouve prêt de l'entrée. Son sang bouillonne déjà d'excitation pour savoir si elle va gagner ou non. Avec les années d'expériences, elle commence à bien connaître les capacités des anciens et il lui faut encore observer les plus jeunes. C'est une stratégie !
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Z'ont pas inventé le fil à couper le beurre ! [PV Tyler]

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