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 Nevermind ; Privé Lewis.

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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Nevermind ; Privé Lewis.   Mar 25 Oct - 1:10

La plage d'Amenthalys. Un endroit calme où les seules personnes qui étaient visibles au loin riaient tendrement. Endroit parfait pour passer du temps hors des conflits du pays. Un endroit où le temps semblait s'être arrêté.

Sandra allait vomir. Elle n'avait pas spécialement voulu venir ici, mais les gens d'Alzen avaient beaucoup trop insisté. Elle avait beau crier que non, il n'y avait pas plus de choses à faire qu'à Alzen et que non, ils n'étaient pas obligés de passer par Amenthalys pour aller à Opale. Mais le bateau, c'était quelque chose de "nouveau" pour ces fêtards. Combien de temps déjà Sandra avait-elle quitté son lit ? Combien de temps avait-elle passé à bouger dans tous les sens, en oubliant presque ses devoirs de traqueur ? ... Assez longtemps pour qu'elle cède aux caprices de ses camarades qui, vivant au dessus des nuages, avaient bel et bien décidé de faire vomir à la petite Lutwidge ce qu'elle avait bu et/ou avalé la veille. Un bateau pour Opale. Mais quelle merveilleuse idée ! Rien que d'y penser, elle en avait la tête qui tournait. Il n'était pas plus de sept heures, le soleil allait se lever. Le bateau était prévu pour l'heure suivante, mais dans une cité où les bourgeois se côtoient jour après jour, la venue de personnes n'ayant pour but que de s'amuser n'était pas bien vu. Les plus courageux et lèves-tôt avaient décidés de se donner rendez-vous avant que le soleil ne tape trop sur leur fragile petit tête.

Joris, le plus vieux d'entre eux et surtout le plus résistant à la'lcool, avait encore une fois pensé à apporter de quoi mettre KO le reste de la bande qui, il fallait le reconnaitre, ne tenait plus que sur une jambe et avec le quart d'un cerveau actif. La guide, c'est à dire Sandra, résistait aussi bien à l'alcool que lui mais n'était pas assez stupide pour se lancer dans un défi tel que de rester parfaitement clean sur un bateau qui tanguait dangereusement pour arriver dans une ville que Sandra n'appréciait pas plus que ça. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle dise oui ? Pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas simplement décliné l'offre en prétextant une tempête naissante sur sa ville natale ? Pas pensé, tout simplement.

En plus de ça, ils commençaient à crier. Le bruit ici, ce n'était pas toléré. Du moins, théoriquement, techniquement, rien n'empêchait la blondinette de leur sauter au coup et de les endormir avec un coup sec derrière la nuque. Rien ne l'empêchait d'utiliser comme excuse qu'elle avait sentit un Karnevale étrange. Mais non, elle, elle laissait faire. Parce que, plus que tout ce qu'elle a dans le ventre, ce sont les couples qui lui donne réellement envie de tout vider par terre. Ces derniers, bien trop loin pour identifier le visage de la déshéritée, se contentait de froncer les sourcils et continuer leur route vers une chemin menant autre part que vers eux. Elle savait qu'au moins, avec les idioties de ses confrères d'insomnie, elle ne risquait pas de voir deux jeunes gens se bécoter jusqu'à ce que l'un se fasse frapper par la foudre. Bonne chose de faite.
C'est là qu'un irréductible s'approcha dangereusement d'eux. Peut-être était-il sourd et aveugle et qu'il ne pouvait pas savoir qu'un petit troupeau de brebis bruyantes s'était installé sur la plage attendant le bateau tant désiré ? Ou peut-être était-ce simplement un visage familier qui s'approchait. Joris faisait passer les bouteilles à une vitesse folle et les autres laissaient leur cadavre ainsi que ceux des bouteilles sur le sable. Sandra elle, s'était levée pour reconnaitre le garçon s'avançant nonchalamment vers le champ de mines. Il ne s'agissait que de Lewis. Lui, elle l'avait déjà vu. Et ne le connaissait uniquement que pour sa volonté de devenir traqueur.
    « Je ne pensais pas trouver un Fils Waldorf sur cette plage aussi tôt. »
Et elle le regardait, à la limite de l'indifférence et de la pitié. Lui, jeune homme encore incapable d'entrer dans le même terrain de jeu qu'elle.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mar 25 Oct - 3:20

Le soleil levant sur une belle plage déserte, décor romantique par excellence. Dans un autre contexte, Lewis aurait sûrement pu en profiter pour jouer de ses charmes, mais en l'occurrence, il n'était pas là pour ça. A vrai dire, il avait en horreur ce genre d'endroits et c'était probablement la première aube qu'il voyait de sa vie. Lewis était un oiseau nocturne. Il n'avait d'ailleurs pas dormi cette nuit. Non, pas occupé à s'enivrer dans les bras d'un éphèbe qu'il aurait quitté au réveil. A vrai dire il menait la vie de célibataire - de vrai célibataire - depuis à présent quelques semaines, lassé des visages humains, il avait vécu en parfaite autarcie plusieurs jours durant et puis, la veille, avait ressenti le besoin de respirer le grand air. Il avait erré dans les rues, et finalement, ce fut l'appel du grand large auquel il succomba. La nuit, c'était un bel endroit, reposant, presque intimidant. Et puis il avait attendu que le jour pointe sans ressentir aucune fatigue - il était habitué aux rythmes décousus.
Il n'était pas là totalement innocemment; il avait appris par un contact que des traqueurs devaient embarquer ici au petit matin. Des contacts... il ne lui restait que cela pour conserver l'illusion du nom, celui des Waldorf. Un nom dont il se fichait bien par ailleurs. Mais sans lui, il n'aurait jamais pu établir ces solides contacts dont il profitait allègrement.

Il les avait vu arriver, alors qu'il était posté plus loin, les avait entendus, leur voix portée par le vent frais du matin. Non pas qu'ils fussent discrets. Il était resté là à les observer, appuyé nonchalamment contre le muret qui bordait la plage, puis était allé à leur rencontre sans se presser. Dans quel but? Il ne savait pas trop. Oui, il voulait devenir Traqueur. Plus que tout. Il pensait - non, il
savait - en avoir les compétences. Mais quelque chose qu'il ne pouvait pas nommer - doute, fainéantise ou autre - l'avait toujours empêché de vraiment sauter le pas. Il y avait très certainement de la curiosité dans sa démarche qui n'était pas désintéressée. Peut-être de la jalousie et un doux masochisme aussi. Peu lui importait.

Il finit par arriver à leur hauteur, accueilli par une jeune femme qui se tenait debout et l'observait approcher. Il la connaissait - pas vraiment personnellement, bien qu'il l'eu déjà aperçue, mais il connaissait de nom et sans faillir presque tous les traqueurs, et en particuliers ceux issus d'Amenthalys.
    « Je ne pensais pas trouver un Fils Waldorf sur cette plage aussi tôt. »
Il sourit. Le vent jouait avec ses mèches blondes, et il s'appuyait d'une main sur sa canne, l'autre enfouie dans son manteau élégant. En la regardant, il cru discerner une sorte de mépris dans son attitude. Son sourire s'élargit. Il ne doutait pas de la raison, mais cela ne le heurtait pas vraiment.
    « Et vous aviez raison; penser autrement aurait été bien mal me connaître, miss Lutwidge. »
Il prit soin de prononcer son nom à la perfection, et appuya ses propos d'une légère révérence.
Visiblement sa réputation le précédait. Il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment pris à coeur de se montrer discret. Ses déboires étaient bien connus de ceux qui s'y intéressaient et personne ne l'avait jamais vu levé avant que le soleil ne soit à son zénith. Lewis n'était pas matinal. Oh, il était un gentleman, mais il avait son côté irrévérencieux.

Il tendit la main qui n'était pas appuyée sur la canne vers la vaste étendue de sable qui longeait la mer et qui s'étendait jusqu'à l'horizon.
    « Le départ n'est pas pour tout de suite, à ce qu'il me semble. Vous m'accorderez bien une promenade? »
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mar 25 Oct - 18:19

Lui était habillé élégamment, canne en main. Il avait l'air d'un jeune homme frais dispo', prêt à affronter n'importe quelle épreuve. Surtout celle d'entretenir une discussion avec elle.
    « Le départ n'est pas pour tout de suite, à ce qu'il me semble. Vous m'accorderez bien une promenade? »
Elle était tentée de dire non. Après tout, qu'est-ce qui la forçait à accepter ? En même temps, la perspective de devoir rester avec ses fréquentations complètement bourrées ne lui plaisait pas plus. L'aîné continuait de faire passer les bouteilles qui se vidaient une à une. A croire qu'il avait un sac sans fond. Fond que les autres commençaient à toucher lamentablement. Elle soupira, replaçant les quelques mèches qui lui gâchait le paysage.
    « Pourquoi pas ? »
Elle laissa ses compagnons de débauche terminer la réserve de Joris. Il lui restait un peu moins d'une heure. Elle avait tout son temps. Un simple signe de la tête suffit au plus lucide d'entre eux. Il savait qu'elle reviendrait. Sandra aime bien trop la fête pour s'en aller au beau milieu. Alors elle enleva le sable légèrement collé sur son short, faisant éternuer un de ses '"ami" qui, sans la moindre retenue, lâcha un tonitruant "fais gaffe Sandra !". Cette dernière ne répondit que par un sourire, leur tourna le dos et commença ladite promenade.

Lewis, elle ne l'a jamais vu passer le test pour devenir traqueur et pourtant, elle savait ô combien il voudrait faire partit de ces chasseurs d'élites. Elle connaissait parfaitement son ambition mais ignorait pourquoi cet homme - qui devait certainement avoir les compétences - n'était pas parmi les siens. Dans le fond, elle ne voulait pas en savoir plus. Elle n'avait que faire des affaires des autres. Les siennes étaient amplement suffisantes. Il n'empêche qu'elle était curieuse. Et que de toute manière, personne ne les entendrait.
    « Vous aviez quelque chose à me dire ? »
Même si ces deux là ne se connaissaient que de noms, il était étrange que ce fils à papa plongé dans une débauche encore plus sombre que celle de la cadette des Lutwidge vienne lui proposer une promenade. Peut-être voulait-il plus d'informations sur les traqueurs ? Elle en doutait assez. Il était d'une bonne famille, il devait donc avoir accès à plusieurs informations sur ce métier qu’exerçaient une poignet de pro-impérialiste. Nul n'ignorait que cet arrogant personnage tenait à entrer dans les rangs des forces de l'ordre - comme disait la plupart des Amentahysiens - sans pour autant toucher au but. Alors, pourquoi a-t-il voulu parler avec elle ? Il fallait le reconnaitre, Sandra n'était pas la plus parfaite, loin de là. Il pouvait donc s'adresser à bien d'autres personnes, peut-être même le Roi en personne. Il y avait plusieurs traqueurs dans les environs, il a fallu qu'il choississe celle qui vivait entre les missions et les party en tout genre.
    « J'espère pour vous que vous n'êtes pas venu dans l'unique but de me demander de l'aide. Même si c'est quelque chose dont je doute fort. »
Les Waldorf ne font pas entendre parler d'eux. Mais Sandra était bien renseignée. Elle savait pour la situation de leur famille, mais aussi de la vie des deux jumeaux. Elle savait bien que malgré les apparences, ces deux fils au visage angélique ne vivaient qu'à crédit. Et même si elle était sceptique sur le fait qu'un presque inconnu vienne lui demander une quelconque aide, cette possibilité n'était pas à écarter.

Voilà ce que ça donnait, une Sandra qui se posait des questions.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mar 25 Oct - 21:56

Il la vit hésiter, peut-être prête à dire non, puis se raviser après avoir jeté un coup d'oeil à ses camarades qui s'éloignaient très visiblement de leur état de sobriété. L'alcool était le seul plaisir que Lewis avait appris à ne pas consommer en excès - il en avait fait les frais. Et Lewis n'aimait pas perdre le contrôle.
Alors qu'il les observait, peut-être pour la première fois, il se fit la remarque qu'il n'aurait pas aimé être parmi eux. Ce n'était pas un jugement, mais un simple constat. Il avait eu une image plus noble des traqueurs. Plus droite. Peut-être s'était-il illusionné. Mais en cet instant précis, sa place lui convenait.
    « Pourquoi pas ? »
Sa voix le fit sortir de ses pensées. Il s'était honnêtement attendu à ce qu'elle refuse. Elle était née à Amenthalys, mais il lui avait suffit d'un coup d'oeil pour comprendre qu'ils ne venaient pas vraiment du même monde. Difficile de dire sur quoi il s'appuyait pour émettre un avis aussi définitif - c'était plutôt du domaine de l'intime conviction.

Elle le suivit après un échange de franche camaraderie avec ses compagnons et ils se mirent en marche sans se presser. Lewis resta quelques secondes silencieux tandis qu'il fixait l'horizon et ce fut finalement elle qui lança le dialogue:
    « Vous aviez quelque chose à me dire ? »
Il lui jeta un coup d'oeil, et soupçonna que cette façon d'aller droit au but devait faire partie intégrante de sa personnalité. Il répondit de but en blanc:
    « Non. »
C'était la vérité; lui-même ne savait pas bien ce qui l'avait poussé à venir ici. Il ne cherchait pas particulièrement la compagnie, il avait simplement été mû par une impulsion et peut-être un peu de curiosité. Il poursuivit:
    « Faut-il vraiment une raison pour vous aborder? Pour être honnête, il est probable que si vous ne m'aviez pas adressé la parole, je me serais contenté de passer en saluant, nous aurions échangé quelques banalités et je serais aussitôt reparti. »
Il inspira profondément; les premiers rayons du soleil apparaissaient et ce n'était pas désagréable: la nuit avait été fraîche, ses joues étaient froides et ses jambes quelque peu engourdies d'être restées si longtemps inactives par une telle température.
Il la sentait cogiter intérieurement - ou du moins, lui semblait-il. Probablement perturbée par sa démarche qu'elle n'envisageait pas désintéressée. Il fallait bien reconnaître que Lewis agissait rarement de façon désintéressée. Ainsi, la question suivante ne le surprit qu'à moitié

    « J'espère pour vous que vous n'êtes pas venu dans l'unique but de me demander de l'aide. Même si c'est quelque chose dont je doute fort. »
    « Là en revanche, ce serait mal me connaître. », répondit-il avec amusement.« Un Waldorf a sa fierté. Nous ne venons pas quémander l'aide des autres. »
Oh que non. Au risque d'y laisser des plumes. En revanche, parfois ils arrivaient à se faire aider sans avoir à subir une telle humiliation, car ils excellaient dans l'art de la manipulation et des faux-semblants - mais Lewis tut cette partie. Qu'avait-elle bien pensé pouvoir lui apporter? Tout ce dont Lewis avait besoin dans l'immédiat c'était... à vrai dire, lui-même ne le savait pas. D'argent, de temps, de compagnie? Non, rien d'aussi futile. Il savait développer des ressources insoupçonnées pour ce genre de choses. Il n'était pas inquiet.
Il désigna d'un mouvement de tête l'équipage de fortune de la jeune femme et l'interrogea:

    « Quel est votre objectif aujourd'hui? »
Il aurait sûrement pu trouver la réponse à cette question tout seul, de son côté, mais il n'en avait pas vraiment envie. Puisqu'il avait une traqueuse sous la main, il était infiniment plus intéressant de l'apprendre de sa bouche.

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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mer 26 Oct - 1:17

Le soleil commençait à pointer le bout de son nez. Sandra n'avait pas prévu de parapluie et avait la flemme de se laver les cheveux dès qu'elle rentrerait chez elle, c'est donc dans un élan de bonté envers elle-même qu'elle décida qu’aujourd’hui, il ne pleuvrait et qu'aucune tornade ne sera annoncer dans les prochains endroits qui auront l'honneur d'être foulés par les pieds de la petite princesse déchue. Les premiers rayons lui firent le même effet qu'un matin de grasse matinée : ça faisait du bien. Même si la soirée, elle l'avait passé bien au chaud dans les différentes places d'Alzen, il fallait avouer qu'Amenthalys restait plus frais qu'à l'habitude.
Quand Lewis reprit la parole, elle fut assez surprise de son franc parlé. A vrai dire, elle pensait que par politesse ou même par sentiment d'infériorité, il ne lui raconterait un mensonge éhonté. Elle sourit. Ce genre de personne pouvait avoir le droit d'être considéré comme propre par la blondinette.
    « Quel est votre objectif aujourd'hui? »
Il avait, d'un mouvement gracieux de la tête, désigné les cadavres qui commençaient à intéresser les oiseaux de la mer. On aurait dit une scène de crime si Joris n'était pas en train de rigoler et de ramasser les bouteilles en verre vides. Sandra eu un regard emplit de pitié pour ses camarades qui ne redoraient vraiment pas leur titre de traqueur. Même s'il fallait le dire, certain d'entre eux étaient d'une efficacité dont le Roi même ne pouvait douter. Il suffisait simplement de les voir en action pour prouver qu'ils avaient parfaitement leur place chez ces barbares selon les points de vue.
    « Pensez-vous que je révélerai une information aussi importante à un outsider ? »
Elle rit. Même si le monde entier avait savait que Lewis était un homme d'exception capable d'entrer par un simple claquement de doigt chez les traqueurs -en exagérant le tout- jamais elle ne ferait l'erreur de dévoiler ses missions aux gens n'étant pas dans les mêmes rangs qu'elle. Rien ne disait qu'il était peut-être un espion pour les rebelles et qu'il était prêt à tuer ces fêtards dans la seconde qui suit. Sandra était trop lucide pour révéler quelque chose qui pouvait coûter la vie à plusieurs tueurs comme eux.
Non, elle ne fera jamais cette faute.
    « Je vous l'aurais bien dis si vous auriez fait l'effort de passer le test des Traqueurs. Mes amis et moi-même savons parfaitement que -même en état d'ébriété avancé- nous ne devons jamais révéler l'ordre des missions que nous recevons. Comprenez-le, nous ne savons pas ce qui se cache derrière un masque. Votre réputation vous précède de bien trop près, monsieur Wardolf. »
Elle eut un sourire cynique. Non vraiment, ce garçon était un mystère, aussi bien pour elle que pour la société. Il est monnaie courante, lorsque l'on demande des nouvelles de l'illustre famille Wardolf, d'avoir vent des quelques manipulations de l'aîné ou des petites histoires amoureuses du second jumeau.
En tout cas, elle était sûr qu'il ne le prendrait pas mal. Non. Ce n'était certainement pas son genre.

Les gens commençaient à arriver un à un. Ou plutôt, deux par deux. Cette plage n'était vraiment fréquentée que par des couples. Une chance pour eux, dans une heure, elle ne serait pas là pour gâcher leur petit moment intime. Et elle espérait bien que personne ne pensait ça du jeune homme et de sa petite personne. Elle savait les gentils couples loin du territoire provisoire de la petite bande, le temps que le bateau arrive et leur fasse recracher tout ce qu'ils avaient bu l'heure d'avant. Elle était bien consciente que partir en mission dans cet état, ce n'était pas très professionnel. Mais c'est souvent dans cet état que la majorité d'entre eux réussissaient le mieux les choses. C'était bien cruel comme conclusion.
    « Et vous, que comptez-vous faire ? »
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mer 26 Oct - 3:46

Il ferait bientôt entièrement jour à présent et la cité commençait à s'éveiller, la place à gagner son habituelle activité des jours cléments. Lewis réalisa qu'il n'était pas venu ici depuis très, très longtemps. En voyant à quoi ressemblait la fréquentation du lieu, il comprit pourquoi et dissimila un sourire qui n'en était pas un. Les couples étaient si prévisibles!
Le groupe de traqueurs imbibés de si bonne heure allait commencer à faire tâche dans ce décor idyllique, mais cela ne fit qu'élargir le sourire de Lewis davantage. Après tout, un peu de barbarisme ne pouvait que faire du bien à ces aristocrates accrochés aux bras les uns des autres. Il se surprit à penser qu'il lui faudrait se tirer une balle dans le crâne si l'on devait un jour l’apercevoir ici, couple parmi les couples, se pavaner dans un lieu si convenu.
    « Pensez-vous que je révélerai une information aussi importante à un outsider ? »
Au moins il ne pouvait douter de sa conscience professionnelle. Elle rit - elle avait un joli rire, et il fallait le reconnaître, contagieux: il eut un petit rire en répondant:
    « Touché. Mais ça ne coûtait rien d'essayer, je suppose. »
Il haussa les épaules, pas plus ébranlé que ça et elle reprit:
    « Je vous l'aurais bien dis si vous auriez fait l'effort de passer le test des Traqueurs. Mes amis et moi-même savons parfaitement que -même en état d'ébriété avancé- nous ne devons jamais révéler l'ordre des missions que nous recevons. Comprenez-le, nous ne savons pas ce qui se cache derrière un masque. Votre réputation vous précède de bien trop près, monsieur Wardolf. »
Il fit un petit moulinet du poignet, l'air de dire que ça allait de soi, et ne releva pas sa remarque sur son absentéisme aux fameux tests d'entrée. Il tiqua en revanche sur sa dernière phrase:
    « Vraiment? Il faut se méfier des rumeurs... »
Il eut un petit sourire énigmatique: en l'occurrence, les rumeurs qui courraient sur lui étaient avérées pour la plupart, mais s'en tenir à ça aurait été des plus réducteurs.

Alors qu'ils continuaient leur marche paisible, il surprit ça et là quelques regards envieurs dans leur direction et réalisant qu'ils devaient paraître comme un couple de plus, il se rapprocha intentionnellement de la jeune femme. Autant leur donner du grain à moudre! Cela l'amusait d'autant plus que les apparences étaient trompeuses: sous leur côté bien sous toutes coutures, ces regards envieux en disaient plus long sur l'état de leur relation que la proximité de leur corps ou le contact de leurs mains. Sans doute n'aurait-il pas eu de mal à obtenir quelques sourires et clins d'oeil s'il avait été seul. Voire plus.
    « Et vous, que comptez-vous faire ? »
    « Moi? Qui sait? Il est bien trop tôt pour le dire... »

Lewis ne planifiait rien, ou si peu. Il aimait laisser les choses aux mains du hasard. Il lui était impossible de prédire où il se trouverait à l'heure suivante, ce qu'il y ferait, et en compagnie de qui. Il préférait les choses ainsi.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mer 26 Oct - 15:04

Elle soupçonnait le jeune bourgeois d'avoir réduit la distance qui séparait leur corps -et qu'elle avait consciencieusement respecté depuis le début- à cause des regards lancés par les autres couples. Elle regrettait amèrement d'avoir autorisé les autres à venir sur Amenthalys. Surtout sur cette plage, le reste de la ville aurait été plus choquée qu'autre chose de voir des fêtards d'Alzen en train de boire bouteille sur bouteille à la terrasse d'un café chic. Ici, rien ne choquait, ou du moins, les amoureux étaient bien trop occupés à se regarder mutuellement pour poser un regard sur la dizaine de personnes étendue sur le sable, en train de gémir bruyamment qu'il faudrait un bouteille en plus pour les motiver à se bouger. Ce spectacle était lamentable. Pour ne pas dire navrant. Heureusement pour eux -et pour elle- personne ici, hormis l'aîné des Wardolf, ne savait quelle fonction était attribuée à ce tas d'abrutis temporaire. Personne ne savait réellement donner un nom ou un visage aux chasseurs. Sauf eux-même.
    « Moi? Qui sait? Il est bien trop tôt pour le dire...
    - Trop tôt pour votre horloge interne, je présume ? »
Elle disait ça au hasard. Peut-être était-il du matin, elle n'en savait rien. Et puis, elle entendit un peu plus loin :
    « Sandra, j'ai besoin d'eau pour les réanimer ! »
Elle savait parfaitement ce que Joris voulait dire. Tout le monde excepté ce dernier devait être en train de rêver paisiblement à la prochaine virée. Mais comme elle n'était pas d'humeur à devoir prendre une douche après Opale, elle fit un non de la tête. Mais le plus grand de la bande avait l'air d'insister. Sandra soupira. Mais se dit que si elle lui rendait service -parce qu'elle savait bien qu'ils se réveilleraient tous pour monter sur le bateau- lui-même allait le lui rendre à un moment ou un autre. Résignée, le ciel bleu se couvrit petit à petit de nuage d'un gris tellement déprimant que même le plus optimiste des Amenthalysien en pleurerait. La pluie ne tarda pas, la plage et ses environs étaient d'ors et déjà mouillés. Et le groupe réveillé.
    « Vous m'excuserez pour cette intempérie. »
Même si elle se fichait bien que Lewis soit trempé pour son retour. Elle, elle avait l'habitude, mais pestait intérieurement sur la futur perte de temps que lui procurerait son shampoing. Une chance qu'elle ne soit pas de très mauvaise humeur -contrairement à ses camarades, la foudre ne frappera pas. Du moins, pas pour l'instant. Ce ne fut qu'une fois que le pouce et l'index de Joris formèrent un "O" que la pluie cessa, arrêtant de faire râler les quelques couples qui s'étaient abrités sous la veste de l'homme ou l'ombrelle de la femme. Non en fait, elle devrait venir plus souvent ici, pour embêtant le monde. Ça rendrait son humeur un peu moins ronchon la prochaine fois. Qui sait.

Les autres commençaient à émerger doucement de leur coma, les filles préférant râler contre les garçons pour leur avoir donner trop d'alcool, les garçons pestant contre Joris d'avoir prit des bouteilles en plus, Joris rigolant comme si rien n'était. Ils étaient tous en piteux état, leurs vêtements dégoulinant d'eau n'aidant en rien.
    « Ne pensez pas que nous sommes tous comme ça. Beaucoup sont bien plus professionnel ou aime garder une image propre à leur rang. Pardonnez notre âge puéril. »
Elle sourit. Elle n'en pensait pas un seul mot, du moins, pour sa dernière phrase. Ils aimaient la vie et la fête, ce ne sera pas leur travail qui les empêcheront de jouir des plaisirs des jeunes adultes. Ni même les paroles de leur supérieur si un jour, il découvre quelle genre d'occupation cette joyeuse bande d'immatures préfère.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mer 26 Oct - 21:11

    « Trop tôt pour votre horloge interne, je présume ? »
Lewis arqua un sourcil à cette question, intrigué. Il eut été plus juste de dire qu'il n'avait pas du tout d’horloge interne: le temps était une abstraction pour Lewis qui ne le mesurait pas. C'était aussi la raison pour laquelle sa montre à gousset était purement décorative: en réalité elle ne fonctionnait pas et il n'en avait jamais vu l'intérêt. Même les semaines n'avaient pas de sens pour lui: il eût été bien en peine de dire quel jour ils étaient. Une autre manie qui prouvait qu'il n'était sûrement pas taillé pour un métier qui exigeait autant de rigueur que celui de Traqueur. A choisir, il était évident qu'il eût préféré le faire à son propre compte, et en solitaire. D'une façon ou d'une autre, il ne planifiait pas ses journées: elles étaient déjà assez ennuyeuses sans avoir à subir le poids de la routine - et la spontanéité dans tout ça? Non, il aimait à penser que l'heure suivante il serait dans un endroit totalement inattendu, il voulait se surprendre lui-même, s'il le pouvait.
Mais il n'eut pas l'occasion de lui demander ce qu'elle entendait par là, interrompu par la voix d'un des camarades de Sandra. A en juger par sa stature, son âge et sa résistance à l'alcool, il devait probablement être le plus expérimenté de la bande. Lewis n'analysa pas immédiatement la nature de sa requête. Il vit la jeune femme refuser d'un signe de tête puis se résigner face à l'insistance du bonhomme.

Presque aussitôt, le ciel, alors d'un bleu immaculé, promesse d'un temps radieux, se couvrit subitement de nuages noirs surgis de nulle-part qui se dirigeaient vers eux en moitié moins de temps qu'il n'en avait fallu au soleil pour se lever. Et une pluie s'abattit sur eux soudainement, froide, intense. Pénétrante. Lewis resta parfaitement immobile et muet, regardant d'un air amusé les couples fuir, courant aux abris: voilà qui réveillait, aucun doute. Il observait son interlocutrice: d'extérieur, il aurait été difficile de dire que c'était elle qui avait fait ça tant elle l'avait fait avec une facilité déconcertante, presque indépendamment de sa volonté. Il leva les yeux vers le ciel tandis que ses mèches blondes ruisselaient sur son visage fin et, presque aussi vite et aussi brutalement qu'ils étaient apparus, les nuages gris repartirent et le soleil darda à nouveau quelques rayons timides sur la plage, plus mouillée qu'elle ne l'aurait été après avoir subi l'attaque de gigantesques vagues s'abattant sur le sable fin.
    « Vous m'excuserez pour cette intempérie. »
Son ton était faussement désolé: il était évident qu'elle n'avait pas de réels remords ou si c'était le cas, certainement pas vis à vis de lui. Lewis cependant, n'était pas vraiment affecté. S'il avait été soucieux de son physique, il n'aurait pu s'inquiéter de son apparence, au contraire: son charisme devait s'accroître encore lorsqu'il avait les cheveux mouillés - en revanche, c'était plus embêtant pour ses vêtements, coûteux, et dont la composition fragile nécessitait un nettoyage à sec.
Sandra ajouta ce qui lui paru être un semblant de justification quant à l'attitude de son équipage, probablement consciente de l'apparence désordonnée et peu sérieuse qu'ils donnaient à leur profession. Lewis n'émit aucun jugement, occupé à évaluer les dégâts de la pluie sur ses vêtements. La montre avait aussi prit l'eau mais après tout, ça ne changeait pas grand chose. Il se redressa finalement après un silence et lança d'un air malicieux:
    « Vous me devez à présent une redingote en velours dévoré... »
Encore qu'elle n'avait sûrement aucune idée du coût d'un tissu pareil. Elle ne semblait pas réellement désolée et l'envie le démangeait de la provoquer un peu et c'est pourquoi, sans réfléchir, il ajouta:
    « A moins que vous ne me laissiez vous dérober un baiser. »
Lui-même ne savait absolument pas à quoi il jouait: un sourire un brin machiavélique jouait sur ses lèvres tandis que ses yeux brillaient de leur éclat tentateur tout en la regardant intensément. Il n'était qu'un vil séducteur, après tout, mais il n'était pas question de ça ici. Elle ne l'intéressait pas - non pas qu'elle fut trop quelconque, au contraire, elle était plutôt jolie - mais c'était une femme et il n'était pas prêt de virer sa cutie. Il aimait simplement jouer.
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Jeu 27 Oct - 0:55

Les gouttes glissaient un à un sur les mèches couleur blé de Sandra. Elle n'y faisait même plus attention, elle préférait regarder son équipage en train de se relever avec toutes les peines du monde et, à coup sûr, avec un magnifique mal de crâne. Dessouler en une quinzaine de minutes, ça n'avait pas que des avantages. La pluie avait rendu grognon la plupart des couples qui, d'un pas lourd et les sourcils froncés, regagnèrent la ville. Elle était assez fière d'elle finalement. Ils avaient la plage pour eux maintenant. Quel bonheur de ne plus entendre des rires niais et des gloussements innocents.
Par contre, son interlocuteur n'avait pas l'air de se soucier de l'éveil du troupeau. Elle comprit qu'il y avait un problème avec ses vêtements. Forcément, avec du tissus aussi luxueux, il faut toujours se promener avec un parapluie. Apparemment, Lewis allait payer cher sa redingote. Elle sourit. Les riches, que d'histoire pour un simple vêtement. Surtout que ce riche là n'avait certainement pas les moyens de s'en payer une nouvelle. Après un silence plutôt amusant, il se redresse avec un air qu'elle qualifierait de... Malicieux ?
    « Vous me devez à présent une redingote en velours dévoré... »
Elle eut un petit rire. Vu le prix, il allait devoir attendre qu'elle tombe sur un riche rebelle. Elle n'eut néanmoins pas le temps de lui répondre qu'il continua.
    « A moins que vous ne me laissiez vous dérober un baiser »
Sur le coup, elle fut surprise. Puis partit dans un rire franc. L'aîné des Wardlof était essentiellement vu avec des très beaux spécimens d'homme. Mais très peu souvent avec des femmes. Il jouait, aucun doute. Mais Sandra n'était pas quelqu'un qui se laissait faire. Ses compagnons s'étaient à moitié retournés, surement curieux de savoir ce qui la faisait autant rire.
    « Navrée. Mais je suis la seule à dérober les baisers. »
Ce qui était parfaitement vrai. Et elle reprit un rire plus calme. Ce garçon était peut-être intéressant. Elle aurait été enchantée de l'avoir dans sa bande en tant que co-équipier s'il s'était donné al peine de bien vouloir entrer dans les rangs de traqueurs. Enfin, ce sentiment n'était certainement pas réciproque. Surtout qu'il n'arriverait jamais à suivre un rythme tel que le leur. N'était-il pas plutôt une personne qui aimait passer ses nuits aux côtés d'un autre corps ? Cette pensée la fit sourire. Les bourgeois aujourd'hui, tout une histoire.
Le vent recommença à souffler, doucement. Elle n'était en rien coupable de cet air frais, la nature était aussi capricieuse que la jeune Lutwidge. Les quelques irréductibles couples qui étaient restés en espérant peut-être un grand soleil qui les réchaufferait, grelottaient. Et ça se voyait même de loin. Le groupe de chasseurs ne bougeait pas. Les éléments de la nature, ils les affrontaient bien trop souvent pour sentir une agression externe. Le froid, le chaud, la neige, le vent. Ils résistaient à tout. Sandra mieux que les autres, vu que c'était elle l'origine de tous ces changements de températures. Comment passer de l'hiver glacial au printemps fleurit. Elle retira les mèches dégoulinantes de ses joues, se fichait éperdument de les savoir emmêlés ou non.
    « Pourquoi ne pas tenter votre chance avec l'un des traqueurs ici présent ? »
Sourire goguenard.



Dernière édition par Sandra V. Lutwidge le Jeu 27 Oct - 20:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Jeu 27 Oct - 19:26

Sandra ne se trompait pas: si Lewis n'était pas réellement heurté par la perte de cette redingote (bien qu'il l'aimât beaucoup), il était en revanche beaucoup plus ennuyeux de songer qu'il ne pouvait clairement pas la remplacer en un claquement de doigts. Il allait devoir partir à la recherche de conquêtes plus fortunées que lui à nouveau, semblait-il. L'idée ne lui offrait plus le même goût de défi et de découverte qu'elle avait autrefois, l'ayant trop expérimentée: c'était devenu trop facile pour lui.
    « Navrée. Mais je suis la seule à dérober les baisers. »
Le regard pétillant, il l'observa rire de bon coeur en réponse à sa préposition avant de la refuser - mais Lewis ne s'était pas attendu à autre chose et n'était nullement offusqué, elle n'était visiblement pas de ces femmes qui succombent au premier compliment ou à la première tentative de séduction - et tant mieux, c'était bien plus amusant ainsi. Il s'étonna cependant qu'elle se présentât comme une voleuse de baisers elle-même - mais après tout, il ne savait pas grand chose d'elle, il aurait été présomptueux de penser le contraire. Cependant elle dégageait une certaine fraîcheur presque juvénile... Lewis sourit; il devait reconnaître qu'il l'aimait bien et songea que certainement ils auraient formé un drôle de duo si aujourd'hui il n'était pas venu lui parler en tant que jeune aristocrate libertin mais en tant que traqueur. Mais il était trop tard pour avoir des remords, et il n'était peut-être pas trop tard pour changer cela. Il n'était seulement plus tout à fait sûr de le vouloir.

Un petit vent se leva et avec ses vêtements mouillés, Lewis dû prendre sur lui pour ne pas grimacer: il était bien parti pour rester au lit plusieurs jours après ça. Mais il devait reconnaître que le Karnevale de Sandra était particulièrement pratique - il ne pouvait pas en dire autant: sur cette plage en particulier; il était assez inutile. L'acier ne se trouvait pas partout, encore moins en grosse quantité.
    « Pourquoi ne pas tenter votre chance avec l'un des traqueurs ici présent ? »
Lewis posa son regard sur la dite troupe: lui lançait-elle un défi? Ou disait-elle cela par pure provocation? A son sourire, il jugea qu'il s'agissait très certainement de la seconde solution et répondit après avoir jaugé silencieusement ses différents compagnons:
    « Je n'aurais pas de mérite: ils sont tous encore imbibés d'alcool. Je préfère les proies plus résistantes...»
Il esquissa un sourire carnassier et son regard ressembla fugitivement à celui d'un prédateur qui a repéré sa prochaine victime. Il s'amusait; aucun doute là-dessus.

Se retournant vers la jeune traqueuse, il fouilla dans l'une de ses poches intérieures pour en sortir un joli mouchoir en dentelle propre, le déplia d'un geste de la main, et s'approcha de la jeune femme avec toujours le même sourire énigmatique. Il s'approcha dangereusement d'elle, puis essuya délicatement le contour de son visage mouillé à l'aide du mouchoir avant de se pencher vers son oreille en susurrant:
    « Dommage... j'espère que vous ne finirez pas par le regretter!»
Puis il se recula, porta le mouchoir imprégné de l'odeur de la jeune femme à ses narines avant de le ranger soigneusement dans sa poche. En réalité, il se fichait bien de savoir s'il parviendrait à lui voler ce baiser ou non; ce n'était pas tant le but que le chemin y menant qui le divertissait et la seule chose dont il était sûr, c'était qu'il n'en avait pas fini avec elle.
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Ven 28 Oct - 12:51

Joueur. Elle sourit. Les proies résistantes étaient, certes, très intéressantes à capturer, mais quoi de mieux parfois d'avoir recourt à la facilité ? De plus, le jeune homme devrait au moins se douter qu'un traqueur, même dans un état si déplorable, ne relâcherait jamais sa vigilance. En ce qui concerne les proies faciles avec eux, ce n'était pas gagné. Dans le fond, ce fils Wardolf était plutôt intéressant. Il était bien dommage qu'elle ne puisse discuter avec lui sur un pied d'égalité.
    « Vous devriez tout de même essayer. Ils ont beau être des bouteilles d'alcool vivantes, vous risquez fort d'être surpris par leur réflexes quand ils sont dans cet état. »
Un autre rire franchit la barrière de ses lèvres, son cristallin qui se perdit sur cette plage quasi-déserte.
Elle n'eut pas le temps de tourner vers la tête vers un de ses camarades criant son nom, surement encore en train d'émerger doucement. L'aristocrate s'approchait d'elle d'une façon qu'elle aurait qualifié de dangereux, avec un sourire qu'elle ne connaissait que trop bien pour l'avoir eut elle-même plusieurs fois dans sa vie. Elle sentit un tissu passer doucement sur le contour de son visage. Sandra sourit. Il en avait du cran, ce jeune homme pour l'approcher sans avoir peur d'entendre la foudre éclater à quelques mètres de lui. Il montait dans son estime et plus encore, lui qui osait aussi murmurer dans son oreille une phrase qu'elle ne pensait jamais entendre. Des regrets ? Allons bon, ce sentiment n'existait pas chez la Lutwidge. C'était bien trop faible comme sentiment. Et très contrariant quand on est traqueur.
    « Pensez-vous, cher monsieur, qu'un traqueur puisse avoir des remords, quelque soit la situation ? Ce serait bien embêtant dites moi. »
Si à chaque vie enlevée, à chaque famille déchirée, à chaque cri entendu, des regrets la rongeaient, Sandra ne serait plus en vie maintenant. Pourquoi regretter une action déjà commise ? Ce n'était pas avec ça que le monde pourrait faire revivre les morts et encore moins tuer les meurtriers de leur proche. Et si elle pouvait ne ressentir un quelconque remord vis-à-vis de ceux qu'elle envoie à la mort, ce n'était pas un simple jeu qui allait la changer. Il en fallait bien plus pour l'avoir.

Son sourire s'élargit lorsqu'il porta le mouchoir à son nez. Il n'y avait bien que ce genre de personne arrogante qui avait un tel comportement. Elle croisa les bras, mais fut bientôt interpellée de nouveau par... Le plus bruyant de tous, alias le plus soul. Amance ne tenait même pas droit, ni même debout. Ils n'étaient pas si loin que ça et pourtant, rien ne l'empêchait de crier avec toutes ses forces qu'il ne faudra pas de tempête sur Opale. Elle devinait bien qu'il espérait ne pas tout redonner au sol durant la mission, mais elle ne répondit rien. Cette bande, plus que tous les autres chasseurs d'élites, savait que Sandra était incontrôlable en mission. C'est alors que lui vint une illumination.
    « Je suis curieuse de voir ce que vous donnez sur le terrain, Lewis. Votre vie est peut-être un peu trop calme pour que vous ne jouissiez d'un peu d'adrénaline de temps à autre ? »
Elle n'avait pas la même définition d'adrénaline que les autres. Mais il était vrai que ça ne devait pas faire plaisir à beaucoup de monde de passer des nuits enflammées avec des riches nobles aux nuits à chasser le rebelle.
    « Ou avez vous si peur que ça d'avoir affaire à plus forts que vous ? »
Provocation ? Point du tout.

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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Dim 30 Oct - 0:34

Oh oui, joueur, Lewis l'était. La vie n'était qu'un jeu pour lui. Quoi d'autre sinon? Il n'avait pas vraiment envie de devenir un de ces bourgeois austères et ennuyeux qui courent après le temps en se tuant à petit feu.
Mais en ce qui concernait les traqueurs, il n'allait pas lui offrir ce plaisir: elle l'avait repoussé et conséquemment, était devenue, pour le moment, sa "proie" numéro un. Si elle avait accepté, il aurait dérobé le baiser, constaté qu'il était toujours homosexuel et aurait cessé de l'ennuyer. Maintenant en revanche, au lieu d'être découragé, il se piquait du défi de parvenir à lui voler ce débat avant qu'ils ne se séparent. Il n'était pas vexé: aussi séduisant fut-il, le caractère de Lewis était loin de toujours plaire aux femmes et ce n'était pas la première fois qu'il était rejeté, même si la situation inverse était plus courante. En vérité elle lui plaisait bien: elle avait du caractère et de la répartie, elle était intéressante. C'était assez rare pour être souligné. Il avait bien envie d'en savoir plus sur elle.
    « Vous devriez tout de même essayer. Ils ont beau être des bouteilles d'alcool vivantes, vous risquez fort d'être surpris par leur réflexes quand ils sont dans cet état. »
Il jeta un oeil à ses vêtements mouillés: si elle parlait de ce genre de réflexe, il la croyait aisément! Elle partit d'un rire joyeux et il se joignit à elle sans réfléchir.
    « Pensez-vous, cher monsieur, qu'un traqueur puisse avoir des remords, quelle que soit la situation ? Ce serait bien embêtant dites moi. »
Embêtant? C'était une façon de voir les choses, oui. Certes, Lewis détestait vivre avec les remords et l'évitait autant que possible. Mais il savait d'expérience qu'à moins d'avoir vécu une vie parfaite et irréprochable - ce qui n'existait pas -, il était impossible de vivre sans regrets. Surpris par sa réponse, Lewis se fit soudainement plus sérieux et plus grave et répondit après quelques secondes de silences sur un ton qui ne lui ressemblait pas:
    « Au risque de vous contredire, je pense que non seulement un traqueur mais qu'à plus forte raison, tout être humain éprouve du remords lors des moments les plus égarés de sa vie... » réalisant que la discussion risquait de partir dans de la philosophie de comptoir, il s'interrompit et reprit un air plus enjoué.
Alors que la jeune femme se faisait héler par un camarade non loin, ils se rapprochèrent de leur campement de fortune. Visiblement, le lunatisme météorologique de la jeune femme était assez redouté. Cela ne le surprenait guère et il s'en amusa intérieurement.
    « Je suis curieuse de voir ce que vous donnez sur le terrain, Lewis. Votre vie est peut-être un peu trop calme pour que vous ne jouissiez d'un peu d'adrénaline de temps à autre ? Ou avez vous si peur que ça d'avoir affaire à plus fort que vous ? »
Peur? Lewis n'était ni particulièrement peureux, ni plus brave que la moyenne et s'il était arrogant, ce n'était certainement pas par excès de confiance en sa force, même s'il savait manier l'épée et qu'il commençait à avoir une bonne maîtrise de son pouvoir. En l'occurrence il n'était pas sûr de comprendre ce que Sandra était en train de lui dire. Mais puisqu'elle en parlait, sa vie n'était en effet pas très mouvementée ces temps-ci et un petit vent de nouveauté n'était pas pour lui déplaire et il était toujours intéressé par de nouveaux défis à relever. Il arqua un sourcil, intrigué.
    « Dois-je le comprendre comme une invitation? »
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Lun 31 Oct - 4:53

Une invitation ? Ahah, sérieusement, les bourgeois d'aujourd'hui sont d'un mystère... Presque intéressant. Presque.
    « Interprétez cela comme bon vous semble. »
Et puis, elle voulut lui rendre la pareil. Et c'est en s'approchant de son oreille qu'elle lui souffla doucement :
    « N'oubliez cependant pas à qui vous avez affaire, monsieur Wardolf. »
Elle eut un sourire carnassier. Sandra se recula, se doutant parfaitement que ce jeu risquait de devenir fort intéressant. Non pas qu'elle le prenne réellement au sérieux. Et il était fort probable que Lewis aussi trouve son compte dans ce genre de jeu. Ce n'était professionnellement pas correct, mais qu'est-ce qu'elle faisait de correct depuis sa naissance ? Entre sa guerre éternelle et fraternelle, ses fêtes qui n'en fissent pas et les quelques erreurs faites durant les missions du genre détruire une ou deux habitations sans le faire exprès... Elle ne les comptait plus. L'heure avançait, mais la blondinette n'avait aucune idée de quelle heure il était. Si ça se trouve, le bateau allait arriver et le jeu prendrait fin avant même d'avoir réellement commencer.

Mais non en fait, ses camarades étaient encore trop souls. C'était une bonne indication de temps, ils auraient à peu près dessouler le temps que le férie arrive et les emporte pour Opale. Elle devait le reconnaitre, c'était plaisant ce genre d'occupations, surtout avec un homme celui qu'elle avait en fasse de son minois. Il était vrai que ses vêtements n'étaient plus en aussi bon état qu'au début, mais ça ne posait de problème ni à elle, ni à lui. Surtout à elle en fait. Et c'était bien ce qui comptait le plus. Sans aucune gêne, elle prit délicatement le bras du gentilhomme, comme s'il était fait de verre. Puis observa les dégâts. Elle rit.
    « En effet, la pluie n'est pas un allié pour vos vêtements. Sachez qu'il faut toujours se promener avec un parapluie, on peut être surpris par l'eau quand nous nous y attendons le moins. »
Une leçon de moral, une. Toujours avoir un parapluie quand on est dans le périmètre de Sandra, juste au cas où sa mauvaise humeur reviendrait lui tourner autour. Ou quand, comme dans le cas présent, on lui demandait de réveiller des cadavres avant une mission plus ou moins risquée. Elle reposa le bras, essorant le bas de sa tunique. Celle-ci était bonne pour la poubelle, elle en était consciente. Mais au pire, elle pouvait toujours acheter des habits sur Opale, ce sera de toute manière la cas de toute sa bande. Les vêtements de soirées n'étaient pas vraiment pratique pour bouger lors de chasse à l'homme. Enfin, ça dépend du point de vue mais, ce n'était pas en étant habillé comme le pauvre blond trempé qu'ils réussiront mieux ce qu'on leur avait demandé.
    « J'espère pour vous que, si un jour, il vous vient de passer le fameux test, vous ne viendrez pas avec ce genre de redingote. Ou bien n'espérez pas pouvoir la porter de nouveau. »
Bien sûr que non, elle ne se moquait pas de lui. Elle ne faisait que l'avertir. Enfin, théoriquement.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mer 2 Nov - 22:14

Lorsque Sandra s'approcha de lui pour chuchoter un petit avertissement à son oreille et lorsqu'elle saisit son bras pour inspecter l'état de ses vêtements, il se laissa complètement faire, un sourire mi-figue mi-raisin flottant toujours sur ses lèvres. Elle n'était pas farouche, il devait bien lui reconnaître ça. Et elle savait entrer dans la "danse". Il était à présent difficile de dire qui menait, qui était le chat et qui la souris, tant les deux se rendaient tour à tour la réplique impunément, avec une facilité presque enfantine. Mais c'était plus amusant ainsi. Lewis n'éprouvait aucun plaisir à manipuler des marionnettes: une fois de plus, il préférait lorsqu'on lui offrait un peu de résistance. D'autant que dans ce cas précis, si l'un et l'autre se montraient quelque peu familiers alors qu'ils ne se connaissaient qu'à peine, il était intéressant de voir à quel point Lewis pouvait se sentir plus proche de ce bout de femme en cet instant que de n'importe quelle autre demoiselle rencontrée dans sa vie. Trop peu savaient contre-attaquer, trop peu savaient laisser de côté leur bienséance. Sandra, elle, ne s'embarrassait pas de bonnes manières inutiles, mais comme Lewis, sans jamais franchir la limite de l'indécent. D'extérieur, ils auraient sûrement pu ressembler à de vieilles connaissances se chamaillant.

Elle lui fit ce qui ressemblait plus à une remontrance qu'à un conseil, sûrement pour le provoquer. Après tout, même si Lewis avait eu un parapluie sur lui, il était probable qu'il eut été trempé avant même d'avoir eu le temps de l'ouvrir pour se protéger. Qu'importe, les vêtements n'étaient qu'un prétexte pour la charrier. Elle avait raison après tout, s'il avait été vraiment dérangé à l'idée de les abîmer, il n'aurait pas manqué d'emmener quelque chose pour se couvrir et il ne serait certainement pas venu se promener sur le bord d'une plage. La vérité était qu'il n'avait pas pensé à cela, à vrai dire il se souvenait à peine d'avoir franchi le seuil de sa propriété tant tout s'était passé de façon mécanique et irréfléchie. Et il n'avait certainement pas anticipé qu'il passerait la nuit dehors à errer. Néanmoins, il était certain que s'ils étaient amenés à se revoir, il ne referait pas la même erreur : il y songerait à deux fois avant de sortir avec de si riches et délicats vêtements.

Il plaça une mèche blonde mouillée derrière son oreille lorsqu'elle ajouta, visiblement décidée à le remettre à sa place:
    « J'espère pour vous que, si un jour, il vous vient de passer le fameux test, vous ne viendrez pas avec ce genre de redingote. Ou bien n'espérez pas pouvoir la porter de nouveau. »
Il sourit. Il se doutait bien qu'elle se moquait gentiment de lui mais il n'avait pas l'intention de se faire ainsi. On pouvait être tenté en effet de penser que Lewis n'était qu'un arrogant et suffisant personnage, plus préoccupé de son allure que de ses capacités intellectuelles: ce serait faire une grossière erreur. Il se rapprocha d'elle une nouvelle fois, pas de son oreille cette fois, mais bien de son visage, face à face. Il pouvait discerner les nuances de couleur dans ses pupilles à cette distance. Mais il respecta le périmètre de sécurité lorsqu'il répondit dans un souffle:
    « Je n'oublierai pas à qui j'ai à faire mais vous non plus, ne faites pas l'erreur de me sous-estimer. »
Il resta quelques secondes ainsi, à quelques centimètres de la jeune traqueuse, détaillant son visage, presque hésitant, avant de reculer d'un pas pour revenir à une distance respectable presque à contrecoeur, avant d'ajouter, une lueur de douce animosité dans les yeux:
    « Je ne suis pas un simple d'esprit, miss Lutwidge. », en insistant légèrement une fois de plus sur le nom de la jeune femme.
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Ven 4 Nov - 20:09

L'erreur de le sous-estimer ? Non, jamais elle ne ferait ce genre d'erreur. Rien qu'extérieurement, elle pouvait sentir qu'elle n'avait pas affaire à un simple snobinard orgueilleux et qui ne cherchait que les grâces de l'Empereur. Il avait du répondant, elle aimait bien ça. Ça prouvait aisément que c'était une personne qui avait un minimum de cerveau, assez pour la divertir en tout cas. Elle ne recula pas quand il approcha son visage en face du sien, c'était quelque chose d'assez normal pour la jeune fille qui passait ses nuits aux côtés de bien belles créatures nocturnes. Et puis, il n'était pas repoussant, aucune raison de l'esquiver. Ça n'empêchait pas la traqueuse de garder son fin sourire, le jeu était loin d'être terminé. Et tant mieux. Un jeu , contrairement à une blague, c'était bien mieux quand ça durait. Un jeu intéressant cela dit.
Il avait gardé cette distance durant quelques secondes, bien assez pour qu'elle sente son souffle se répéter trois fois et pour dire que ses yeux étaient d'une couleur bien peu commune. C'était visiblement avec une pointe de regret qu'il se dégagea, reprenant la distance initial. Le sourire de Sandra se fit un peu plus grand. Cet homme était vraiment un spectacle à lui seul.
    « En effet, vous êtes une personne bien compliqué à cerner. Je dois reconnaitre que je n'avais pas eu ce genre de conversation depuis bien longtemps. »
La dernière fois ? Il y a bien trop de semaines qui séparaient ce moment et celui où elle avait prononcé cette phrase pour qu'elle ne s'en souvienne exactement. Ou ne s'en souvienne tout simplement. Elle lui était déjà reconnaissant de ne pas écorcher son nom qui, même s'il n'avait plus aucune valeur financière pour la déshéritée, était un symbole de respect pour le reste de la populace. Et puis, elle n'en avait pas d'autre, elle se contentera de celui-là, le temps qu'elle trouve un homme assez résistant pour la supporter. Encore fallait-il imaginer qu'il existe ce genre de personnage dans les rues de Sphera. Et s'il existait, ça remettrait en question toute l'espèce humaine.

Le vent souffla encore une fois, moins fort, plus doux. Ses camarades avaient partiellement arrêté de râler, ce qui apportait aussi un peu plus de calme à cette plage déserte et tranquille qui n'était qu'en premier lieu, réservée aux amoureux. Les pauvres, devoir supporter une bande de bourrés à une heure aussi matinal devait être une véritable épreuve. La preuve est aussi simple que concrète : voilà bien une dizaine de minutes que deux couples lançaient des regards aussi tueurs qu'un couteau de boucher au petit groupe bruyant, même quand ils se taisaient. Et un autre avait des vues sur Lewis et Sandra, comme quoi, les apparences sont bien trompeuses.
    « Quand bien même je ne vous comprendrais pas avant la millième lune d'un mois inexistant, vous n'en restez pas moins une personne fascinante. Je me demande bien qui peux discuter avec vous plus d'une heure sans en avoir le cerveau qui fume. Ne le prenez pas mal, je dis simplement qu'il faut savoir vous domptez avant de pouvoir vous comprendre ne serait-ce qu'un peu. »
Oui, Sandra aimait se compliquer la vie. Sinon elle ne serait pas là en ce moment même. Le vent était bien d'accord avec elle d'ailleurs il plussoiyait en devenant un peu plus intense. Et encore une fois, ce n'était pas de sa faute.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Lun 14 Nov - 18:18

Compliqué, Lewis? Certainement. Pas que pour les autres, d'ailleurs. Lui-même comprenait souvent assez mal ce qui le poussait à agir de telle ou telle façon. Il était son propre mystère, et son seul mot d'ordre était: fuir l'ennui à tout prix. Voilà pourquoi il était parfois si impulsif. Quant à comprendre ce qu'il pouvait avoir derrière la tête à ce moment... bah, il aimait se laisser surprendre, à trop analyser on détruit toute spontanéité. Il n'avait pas d'idées derrière la tête, en vérité il agissait de façon assez insouciante (et inconsciente?) - le résultat, il le verrait bien par lui-même. Alors probable que vu de l'extérieur il puisse paraître complexe et insaisissable. Il fallait bien dire aussi qu'il se livrait peu et qu'au fond il se moquait pas mal de son image. Il se méfiait des personnes trop faciles à cerner: elles étaient non seulement ennuyeuses mais souvent également hypocrites. Il aimait la franchise. Et si Lewis n'avait pas été homosexuel, Sandra aurait été son genre de femme. Impétueuse, drôle, jolie... définitivement plaisante. Encore qu'il eût du mal à l'imaginer autrement qu'en célibataire solitaire endurcie, elle semblait assez fière et indépendante pour ne pas avoir besoin d'un homme à sa botte. Et ça aussi, ça lui plaisait, c'était ce qui la rendait intéressante. Au fond ils se ressemblaient un peu. Mais il ne pouvait regretter ne pas être attiré par les femmes, c'était bien plus amusant ainsi - quelque chose de sérieux n'aurait pu que gâcher ce petit jeu.

S'il se fichait des apparences et de ce qu'on pouvait penser de la sienne, il n'en était pas moins très alerte: il n'avait pas besoin de scruter tous les promeneurs du dimanche égarés sur cette plage pour savoir que certains leur jetaient des regards qui allaient de l'agacement à l'amusement en passant par une très nette jalousie. Il en avait conscience, sentait le poids de leur regard, connaissait leurs pensées, car il les avait fréquentés, tous ces gens ennuyeux... et ils pensaient tous de la même façon. Mais cela ne suffisait pas à le perturber, bien au contraire, il s'en amusait également.

L'ambiance se fit peu à peu plus calme: les camarades de Sandra décuvaient progressivement, le vent était doux et frais ce qui permettait à leurs vêtements de sécher doucement, et les quelques personnes qui n'avaient pas fui à cause de la pluie se promenaient presque silencieusement, chuchotant pour préserver la fausse intimité qu'ils pouvaient bien partager en ce lieu si fréquenté. Il avait conscience de tout cela, pourtant il n'avait pas un instant détaché son regard de la jeune femme, visiblement aussi intriguée et amusée que lui par cette conversation.
    « Quand bien même je ne vous comprendrais pas avant la millième lune d'un mois inexistant, vous n'en restez pas moins une personne fascinante. Je me demande bien qui peux discuter avec vous plus d'une heure sans en avoir le cerveau qui fume. Ne le prenez pas mal, je dis simplement qu'il faut savoir vous domptez avant de pouvoir vous comprendre ne serait-ce qu'un peu. »
Lewis ne put s'empêcher: il éclata d'un rire franc, à la fois surpris et sincèrement amusé: c'était bien la première fois qu'on lui disait une chose pareille, même s'il était probable qu'elle n'avait pas été la première à le penser. Oui décidément, il aimait bien cette petite (pourtant pas bien plus jeune que lui). Et il n'était pas vexé, loin de là: il était peu susceptible et pour le vexer il eût encore fallu qu'il prêta une quelconque importance à ce que l'on pouvait penser de lui, ce qui était loin d'être le cas. Un sourire persistant et tout à fait sincère continua de flotter sur ses lèvres même lorsqu'il s'arrêta de rire. Il s'inclina légèrement, une main sur le torse, l'autre dans le dos, et répondit alors qu'il exécutait sa courbette:
    « Je vous remercie de ce compliment...», bien conscient que ce n'en était pas réellement un.
Mais il était rare qu'on lui parlât ainsi franchement et à vrai dire, penser qu'on le trouvât à la fois complexe et fascinant ne pouvait être que flatteur pour lui. Il ne se faisait pas un devoir d'être une personnalité ambiguë, bien au contraire. Il aurait d'ailleurs pu lui retourner le propos qui s'appliquait bien à elle également, même s'il était difficile à savoir si elle était uniquement ainsi avec lui parce qu'elle entrait dans son jeu ou si son caractère était habituellement aussi fougueux et joueur qu'en ce jour.

Provocateur, il ne put s'empêcher d'ajouter (car il retenait bien ce qu'il voulait):
    « ... Je suis cependant tout enclin à me laisser dompter, miss, n'en doutez pas. Je ne souffrirai pas de faire... fumer votre cerveau.»
Son sourire était redevenu malicieux et à n'en pas douter, il ne se forçait pas.
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Lun 28 Nov - 21:20

Elle fut surprise par se rire si tonitruant. Et pas qu'elle d'ailleurs, Sandra sentait les regards appuyés et curieux de ses collègues. Ils commençaient donc à redevenir lucide, quelle bonne nouvelle. Ou pas. Quelque fois, elle les appréciait bien plus étant en état limite comateux plutôt que bien réveillés, pouvant bouger n'importe où et donc l'ennuyer au possible. Et quand Lewis s'arrêta de rire, elle pouvait y distinguer un sourire. Sincère ou non, amusé ou pas, elle n'en avait que faire, il était bien trop difficile à décrypter. Mais elle n'abandonnerait pas la partie, non. Ce serait contre son honneur de grande joueuse. Et elle sourit à sa réplique. Un compliment. Il avait de la répartie, c'était inévitablement vrai. Et c'était plutôt amusant.
    « ... Je suis cependant tout enclin à me laisser dompter, miss, n'en doutez pas. Je ne souffrirai pas de faire... fumer votre cerveau »
Elle n'en doutait pas une seule seconde. Mais lui, se faire dompter ? A moins de l'imaginer au lit avec une autre personne, elle en riait bien, la petite Lutwidge. D'ailleurs, elle lui rendit ce sourire si énigmatique. Un sourire bien étrange qu'elle ne se lassait pas de voir, au moins, elle savait qu'il ne s'ennuyait pas avec elle et vice-versa.
    « Mon cerveau ne risque pas de fumer autant. Votre présence suffit bien assez pour que je ne sache plus ou donner de la tête. »
Un petit rire se fit entendre. c'était plutôt plaisant de discuter avec ce jeune homme, bien plus qu'avec les autres avec plus de deux grammes d'alcool dans le sang - et pourtant elle savait ô combien ils pouvaient être amusant de les écouter blablater sur un sujet dérisoire tel que la couleur des carottes dans une dizaine d'année. Non, elle n'avait pas le cerveau fumant, mais elle était sûre que c'était le cas de beaucoup de personnes. Le bourgeois aujourd'hui étaient fait pour être des personnes mystérieuses et provocantes, ça, Sandra ne le savait que trop bien. Mais Lewis dépassait bien la barre de la moyenne qui était déjà elle-même assez élevée. Se pourrait-il qu'il soit le maître en la matière ? Fort probable, elle le testait depuis tout à l'heure et n'avait encore rien de bien concret sur sa personne. Quoi que cela ne la dérangeait nullement, c'était plus drôle d'avoir un inconnu en face de soi tout en ayant l'impression de le connaitre. On en apprend ainsi tous les jours, à ses risques et périls -bien qu'il n'y ait aucun risques et périls avec le jeune Waldorf. Du moins, pas pour le moment.
    « J'imagine que votre entourage doit vouloir toujours en savoir plus sur vous. Je vous plains. »
Elle le savait aussi, que l'aristocratie était avide de pouvoir, de richesse et tout ce qui allait avec. Lewis était certainement un bon partie, beaucoup de mères voudraient voir leur fille au bras d'un si charmant garçon. Par déduction, Lewis était une rareté en ce qui concerne ce genre de relation. Et puis oui, Sandra le plaignait, énormément. Elle qui a connu nombre d'homme prêt à lui enfiler la bague au doigt, elle qui a dû, pour le plaisir de sa mère, accepter ces rendez-vous avec des questions qui se ressemblaient toutes, elle plaignait le pauvre Lewis qui était l'aîné d'une famille qui devait connaitre le même train-train que les autres. Bien que ce spécimen là devait plus passer ses nuits autre part que dans sa chambre.
    « Enfin, je ne pense pas que cela ne vous dérange, vous avez été élevé pour ça, non ? »
Car comme tout enfant à sa maman, un jeune homme se devait être courtois avec le reste du monde.
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Mar 29 Nov - 8:29

Lewis avait beau être quelqu’un de relativement incernable et difficile à suivre, la jeune Traqueuse commençait cependant visiblement à comprendre certains aspects de son mode de fonctionnement. Car, en effet, Lewis n’était pas quelqu’un que l’on domptait et ce même s’il le laissait parfois croire. Mais cela faisait partie du jeu. Et qui sait, peut-être qu’un jour il se laisserait réellement attraper… mais ce jour n’était pas arrivé. Il n’était pas vraiment pressé de toute façon.

D’ailleurs la jeune femme lui rendait bien la réplique. Après tout, outre ce que ses relations avaient bien pu révéler, il ne savait pas grand-chose d’elle non plus, et n’avait rien appris d’elle durant leur échange. Il était vrai également qu’il ne s’y attelait pas particulièrement. Paradoxalement, en la découvrant ainsi, il en savait probablement plus sur elle que bien des personnes de son entourage. Ce qu’on sait de quelqu’un ne se résume pas à des choses factuelles comme la date de naissance, le CV ou la couleur des yeux. En revanche, il apprenait à découvrir son étonnante personnalité, qui révélait plus de surprises qu’une quelconque carte d’identité. Et puis Lewis devait l’admettre, le plus souvent il ne cherchait pas à connaître les gens, en particulier s’il envisageait quoique ce soit avec eux. Il n’aimait pas construire des liens durables avec ses conquêtes. Les seules relations qui lui réussissaient étaient platoniques ; autrement, il était trop souvent déçu. Assez bizarrement, construire quelque chose de l’ordre de l’amitié ou tout du moins, relevant d’une quelconque forme de complicité, était chose bien plus difficile et méritante avec Lewis que de partager sa couche (où un beau minois suffisait), car il avait dans ce domaine des attentes assez élevées, probablement accentuées par la vanité du monde aristocrate, souvent aussi étourdissant que creux. Voilà pourquoi il avait bien plus de conquêtes à son actifs que d’amis – en avait-il, d’ailleurs ? Ceux qui pouvaient se vanter de connaître un peu Lewis se comptaient sur les doigts d’une main – ceux qui pouvaient se vanter de le comprendre n’étaient pas encore nés. Et il devait avouer que cette idée l’amusait. Il préservait son âme bien plus que son corps, car elle lui semblait infiniment plus précieuse.
    « J'imagine que votre entourage doit vouloir toujours en savoir plus sur vous. Je vous plains. »
Lewis haussa un sourcil intrigué par cette remarque et ce soudain changement de ton. Elle le plaignait ? Oh, certes, le milieu de la bourgeoisie était très commère et tout ce savait. Mais Lewis ne cherchait pas à s’en cacher. Il préférait que l’on s’offusque de ses penchants sexuels plutôt que de savoir ses pensées violées, à la portée de tous. Non pas qu’il eut réellement de quoi s’en cacher, ni en avoir honte, mais tant qu’ils parlaient de ça, ils ne parlaient pas d’autre chose et Lewis préférait les choses ainsi.
Quant à son entourage, quel était-il ? Un père mort, une mère mourante qui ne se souvenait plus de lui (à ses yeux, elle était déjà morte), un frère qui était son opposé et avec qui il avait toujours eu une relation conflictuelle et qu’il n’avait de toute façon pas vu depuis longtemps ? C’était là tout l’entourage de Lewis ; personne d’autre n’était réellement proche de lui, il ne l’avait pas permis. Et il n’avait de toute façon pas un sens du devoir familial très élevé.

D’autant que malgré son physique avenant, les rumeurs et son caractère cynique faisaient plus souvent fuir les gens qu’ils n’attisaient leur curiosité. En somme, non, il ne pouvait pas réellement se plaindre de cela.

Quant à ce qu’on eut pu attendre de lui, certes, il avait été un temps où de grands espoirs avaient été placés : mariage important, reprise du domaine familial, et autres mondanités, mais Lewis n’en faisant qu’à sa tête, ils avaient très vite compris qu’insister ne mènerait nulle-part. Son frère était plus discipliné mais timide et mal à l’aise, il ne raffolait pas de ce genre de chose et il aurait probablement nuit à l’image de leur famille le cas échéant. Aujourd’hui plus personne n’attendait rien de lui, et c’était mieux ainsi.
    « Enfin, je ne pense pas que cela ne vous dérange, vous avez été élevé pour ça, non ? »

Sa perplexité se changea à nouveau en amusement. Elevé pour ça ? On eût dit qu’elle parlait de porcs que l’on élevait pour les abattre. A vrai dire, Lewis avait été plutôt mauvais élève dans l’éducation qui lui avait été inculqué : s’il était intelligent, il avait toujours préféré flirter avec d’autres étudiants que de se consacrer à ses devoirs. Son précepteur avait vite perdu patience également. C’était Carol le bon élève, sérieux, sage, responsable. Mais voilà, Carol n’avait pas la carrure. Les Waldorf n’avaient pas été gâtés par leur progéniture, leur fortune ruinée, déjà leur nom tombait en miettes. Dans quelques générations, ils ne seraient ni plus ni moins que des gens de la pègre, il y avait fort à parier. Mais Lewis n’en avait cure. En outre, il était évident que si Lewis n’avait pas eu la force de caractère pour s’opposer à ce qui l’attendait, il n’aurait pas été heureux – élevé pour cela ou non, la simple idée de suivre la voie de ses parents l’horrifiait. Visiblement, Sandra se faisait de lui une image très éloignée de la vérité.
    « Sachez, jeune demoiselle que je ne suis pas le brave héritier que mes parents auraient voulu que je sois et que nul n’a su me remettre dans le droit chemin. Ne me plaignez donc pas, je suis aussi libre dans mes mouvements que vous, je ne dois rien à personne. Mon entourage ne me demande pas de compte non plus, car il eut fallut pour cela que j’en eusse un. »
C’était peut-être la première chose de sincère, bien qu’énoncée sur un ton amusé, qu’il disait depuis le début de leur conversation, et la première chose qu’il révélait à son sujet. Il lui adressa un sourire, cette fois franc et complice plutôt que provocateur, et ajouta, plus malicieux cette fois :
    « Vous inquiéteriez-vous donc de moi ? Je suis touché ! »
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Sandra V. Lutwidge
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MessageSujet: Re: Nevermind ; Privé Lewis.   Ven 17 Fév - 4:39

( très à la bourre je sais désolée x_x )

    « N'est-il pas ? Mais il est inutile de vous sentir flatter, ce n'était pas mon but premier. »
Les Wrldof étaient dans le déclin. Ça, Sandra ne le savait que trop bien. Mais pour le moment, elle ne s'en préoccupait pas, elle n'avait que faire d'un titre s'il n'était pas celui de sa famille et encore plus d'une fortune qui commence, pour la famille déchue, à pointer vers le bas. Elle resta professionnelle, ne s'étendant pas plus sur le sujet qui pour son interlocuteur, commençait certainement à être pesant et gênant.
    « De toute manière, ce genre de choses arrive bien souvent. Nous en sommes de parfaits exemples. »
Sandra était la première à pouvoir dire qu'être bien élevé ne servait absolument à rien. Si l'éducation apprit théoriquement étant enfant n'est pas mise en pratique durant la phase adulte, ce n'était que du temps perdu. La preuve même ; la déshéritée faisait tellement souvent la fête que l'on pouvait très sérieusement se demander si elle était sensée préserver l'ordre dans Sphéra. Pour Lewis, c'était une autre affaire, les histoires de meours en tout genre étaient bien courantes dans la Cour de Raziel. La blonde avait elle-même entendu des ragots plus ou moins croustillants, les dames rirent comme des dindes farcies car un tel avait perdu sa fortune aux jeux ou qu'une telle été tombée enceinte de son amant. Un merveilleux cocktails pour le jeune homme qui devait subir les pires brimades de la Cour ; quand on passait ses nuits en compagnie de jeunes éphèbes, ça ne pardonnait pas. Fort heureusement, il existait beaucoup de personnes ayant un esprit un peu plus ouvert et réfléchit que ceux des dames de la Cour.

Un bruit se fit entendre derrière Sandra. Un autre venait de sortir ce qu'il avait mangé et bu durant la nuit, ce qui n'était pas un joli spectacle. Elle grimaça, s'excusant d'un regard envers monsieur Warldof. C'était vrai, parfois, la demoiselle se demandait pourquoi rester avec ces fêtards de première qui ne respectaient pas plus la loi de Sphéra que les chassés. Cette bande, elle était surtout surnommée La bande. Celle qui, après les missions en tout genre, partait sur Alzen faire la fête. Le bateau pour Opale allait arriver et une bonne partie de la troupe n'avaient pas encore digérés les nombreux coktails de l'after.
    « Monsieur aurait-il quelques idées pour nous permettre d'arriver sur Opale le plus rapidement possible ? Il me semble que vous connaissez aussi bien les moyens de faire descendre l'alcool que certain médecins. »
Non en fait, Sandra n'avait dit ça uniquement dans l'espoir qu'il connaisse réellement un moyen pour faire dessouler plus vite ses compagnons de route. Le soleil pointait de plus en plus son nez, le bateau arriverait et comme tout le monde le sait, être saoul sur un bateau n'était pas forcément une bonne idée pour passer un agréable voyage.
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